Manuel du conducteur professionnel - 6

 

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Manuel du conducteur professionnel - 6

 

 

Itinéraires prévus pour le transport des marchandises 

dangereuses

Dans certaines villes et certains villages, des itinéraires sont 

parfois prévus pour le transport de marchandises dangereuses. 

Ils sont reconnaissables grâce à des panneaux indicateurs. 
C’est par arrêté municipal que l’on autorise l’adoption 

d’itinéraires pour le transport de tels produits et il est possible 

de s’adresser aux autorités municipales pour connaître les 

détails d’un tel arrêté.

Documentation nécessaire 

Des renseignements pertinents sur le document d’expédition 

contribuent à la manutention et au transport sécuritaires des 

marchandises dangereuses. Ils servent également à informer 

les personnes susceptibles de prendre des mesures à la suite 

de situations dangereuses ou de collisions mettant en cause ce 

type de matières.
L’expéditeur doit veiller à ce que le document d’expédition 

contienne tous les renseignements requis dans l’ordre prévu; à 

ce qu’il soit signé et accompagné de tous les autres documents 

ou certificats nécessaires; et enfin, à ce qu’il soit remis au 

transporteur initial.
Aux termes des règlements, le document d’expédition doit se 

trouver aux endroits suivants pendant le transport :

• 

lorsque le conducteur est dans la cabine, une copie doit se 

trouver dans la cabine à portée de main du conducteur ou 

dans une pochette installée sur la portière du conducteur;

• 

lorsque le conducteur n’est pas dans la cabine, une copie 

doit se trouver sur le siège du conducteur ou dans la 

pochette installée sur la portière du conducteur;

• 

si l’unité de transport est un camion-remorque et que la 

remorque contenant les marchandises dangereuses est 

détachée et stationnée dans une zone prévue à cet effet, 

une copie du document d’expédition doit être confiée à la 

personne responsable de la zone de stationnement;

• 

dans les autres cas, il faut laisser le document dans un 

contenant accessible, identifiable et imperméable qui est 

solidement fixé à l’unité de transport.

Le transporteur doit également veiller à transmettre le 

document en même temps que les marchandises dangereuses 

au transporteur suivant ou au destinataire.
Sauf dans les cas où des marchandises dangereuses doivent 

être transportées à titre de « déchets » ou par air, tout 

document d’expédition est acceptable, pourvu qu’il respecte 

tous les critères prescrits par les règlements.

Lorsque les marchandises dangereuses sont déchargées 

mais qu’en raison de résidus laissés dans l’unité de transport, 

un danger persiste (p. ex., les transporteurs de combustible 

en vrac), la copie du document d’expédition destinée au 

transporteur doit, aux termes des règlements, porter une 

mention indiquant la présence de résidus et accompagner 

l’unité de transport jusqu’à ce qu’elle soit vidée, nettoyée ou 

purgée et qu’elle ne présente plus aucun risque.
La réglementation prévoit l’utilisation obligatoire d’un  

« manifeste » pour le transport de « déchets » dangereux. Les 

ministères fédéral ou provincial de l’environnement distribuent 

des brochures expliquant comment se procurer le manifeste et 

comment s’en servir.
Tous les véhicules affichant une plaque signalant la présence 

de produits dangereux doivent s’arrêter à tous les passages à 

niveau dépourvus de signalisation.
En cas de déversement ou d’autre accident impliquant des 

marchandises dangereuses, les conducteurs sont tenus 

d’avertir le service de police ou d’incendie le plus proche et, 

si l’accident a lieu au Manitoba, le bureau de Conservation 

Manitoba. Le fait de signaler un déversement le plus vite 

possible permet d’éviter des accidents graves.
En cas d’urgence, appeler CANUTEC (le Centre canadien 

d’urgence transport) à frais virés au 613 996–6666 ou  

*666 (tél. cellulaire). Si l’incident a lieu au Manitoba, appeler 

aussi le service téléphonique de secours de Conservation 

Manitoba au 204 945–4888 ou  

204 944–4888 (24 heures sur 24).
Ne composer les numéros ci-dessus qu’en cas d’urgence.
Pour de plus amples renseignements sur la façon d’obtenir 

un certificat de formation, s’adresser à la Manitoba Trucking 

Association.
Pour des renseignements sur la manutention et le transport de 

marchandises dangereuses au Manitoba, s’adresser à :

Conservation Manitoba 

Division de la surveillance environnementale  

Région de Winnipeg

200, croissant Saulteaux 

Winnipeg (Manitoba)  R3J 3W3 

Téléphone : 204 945–7025
Communiquer avec le bureau ci-dessus pour des 

renseignements seulement et non pour une intervention  

en cas d’urgence.
Pour des renseignements concernant les règlements fédéraux 

en matière de transport de marchandises dangereuses, 

s’adresser au gouvernement du Canada, Transport de 

marchandises dangereuses, au 204 983–5969.

Manuel du conducteur professionnel  

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Transport d’explosifs

Selon le type d’explosif à transporter, un permis spécial 

peut être exigé. Pour des renseignements sur le transport 

d’explosifs, s’adresser au :

Gouvernement du Canada 

Transport de marchandises dangereuses 

344, rue Edmonton, bureau 204 

Winnipeg (Manitoba)  R3B 2L4 

Téléphone : 204 983–5969

Transport de bétail

Le conducteur d’un véhicule transportant du bétail a la 

responsabilité de veiller à ce que le transport se déroule 

conformément aux conditions prévues dans le Code de la route.
Le conducteur d’un tel véhicule doit le tenir propre et éviter 

de le surcharger. 
La loi interdit la cruauté vis-à-vis du bétail. Pendant le 

transport de bétail ou d’autres animaux dans un véhicule 

motorisé, personne ne doit permettre quelque dommage ou 

blessure que ce soit à un animal, ou transporter les animaux 

de façon à leur infliger une souffrance inutile. De plus, le 

véhicule servant à transporter le bétail doit être muni de 

cloisons permettant de regrouper les bêtes selon l’espèce, la 

classe, le type ou la taille.
Les animaux ont tendance à se déplacer vers l’avant et vers 

l’arrière, ainsi que vers les côtés, pour se maintenir en équilibre 

lorsqu’ils sont debout dans un véhicule en marche. Il est 

important que le conducteur tienne compte de ceci avant 

d’aborder un virage, car ces déplacements pourraient avoir 

pour effet de modifier le centre de gravité de son véhicule.

Transport de pièces de viande

Les pièces de viande suspendues dans un camion frigorifique 

peuvent être très instables en raison du centre de gravité 

très élevé du chargement. Le conducteur doit être 

particulièrement vigilant lorsqu’il aborde des virages serrés, 

change de vitesse, freine ou accélère pour garder la maîtrise 

du véhicule.

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  Manuel du conducteur professionnel  

Transport de matières en vrac

L’expression « matières en vrac » signifie toute matière 

transportée non emballée. Par exemple, le sable, la terre, le 

gazon, les copeaux de bois représentent des catégories de 

matières qui sont habituellement transportées par camion à 

benne basculante. Dans la plupart des cas, les chargements 

de matières en vrac doivent être recouverts d’une bâche et le 

conducteur doit veiller à ce que rien ne tombe du véhicule. Il 

n’est pas nécessaire de recouvrir les chargements de neige, de 

terre ou de boue pendant le transport, à condition qu’aucune 

partie du chargement ne s’échappe du camion. 

Transport des liquides

Le transport des liquides ou des gaz liquéfiés se fait par 

camion-citerne. Ce type de transport demande des habiletés 

particulières de la part du conducteur. Le mouvement du liquide 

dans la citerne et la hauteur du centre de gravité créent des 

conditions particulières de conduite. De même, le mouvement 

du liquide dans une citerne partiellement remplie peut avoir 

un effet direct sur la maniabilité et la maîtrise du véhicule.

Éléments particuliers à considérer lors 

de la conduite de camions-citernes

Au moment d’un ralentissement ou d’un freinage du camion-

citerne, le liquide se déplace tout d’abord de l’arrière vers 

l’avant, pour ensuite retourner vers l’arrière, puis de nouveau 

vers l'avant. Quand la vague ainsi formée heurte l’extrémité 

du réservoir, elle provoque une poussée dans la direction où 

elle se déplace. Si le véhicule circule sur une surface glissante, 

cette poussée peut provoquer le déplacement du véhicule et 

le mettre ainsi dans une situation dangereuse. Le conducteur 

doit en tout temps tenir compte de ces risques.
Il existe différents types de citernes, dont les citernes 

compartimentées.Au moment du chargement ou du 

déchargement, le conducteur doit faire attention à la 

distribution du liquide dans les compartiments et éviter de 

mettre ou de laisser trop de poids à l’avant où à l’arrière du 

véhicule. Certaines citernes sont construites de façon à ce que 

les cloisons permettent la circulation entre les compartiments 

grâce à des trous dans les cloisons. Ces chicanes permettent 

de contrôler davantage le déplacement du liquide vers 

l’avant et vers l’arrière. Il faut cependant se souvenir que le 

mouvement latéral n’est pas arrêté pour autant et qu’il peut 

faire perdre au conducteur la maîtrise du véhicule et, dans 

des cas extrêmes, faire capoter le véhicule. Les conducteurs 

doivent donc prendre des précautions particulières dans les 

virages prononcés ou les virages aux intersections, surtout 

quand la citerne n’est que partiellement remplie.
Certains liquides prennent de l’expansion lorsqu’ils sont 

exposés à la chaleur. Il est donc important d’éviter de remplir 

la citerne à sa pleine capacité afin d’empêcher que le liquide 

ne déborde de la citerne ou l’endommage. On considère qu’un 

chargement atteint son point critique lorsque le réservoir est 

rempli à 70 pour cent de sa capacité.
Les conducteurs doivent connaître le poids et les 

caractéristiques des produits avant le chargement. Certains 

liquides comme l’acide ont une densité qui peut faire excéder 

les limites autorisées de poids. Il peut donc arriver qu’il faille 

ne remplir un réservoir que partiellement, afin de ne pas 

dépasser les limites autorisées.

Transport de substances sèches

Les camions transportant des substances sèches en vrac dans 

une citerne ont un centre de gravité élevé et une attention 

particulière doit être apportée dans les virages prononcés 

et les virages aux intersections. Les substances transportées 

peuvent se déplacer dans le réservoir et rendre le véhicule 

instable et difficile à maîtriser.

Manuel du conducteur professionnel  

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Train routier

Dans ce manuel, on appelle train routier un ensemble de 

véhicules composé d’un tracteur attelé à plus d’une remorque 

avec, parfois, un diabolo convertisseur.
Ce type d’attelage est généralement plus difficile à conduire. 

Le poids, la taille et le nombre d’articulations ont une grande 

influence sur la maîtrise et la stabilité des véhicules. Pour 

diminuer les risques de collision, le conducteur d’un train 

routier doit :

• 

éviter de faire des mouvements brusques avec le volant;

• 

rester vigilant en permanence pour ne pas avoir à changer 

de direction soudainement.

Si vous ne suivez pas ce conseil, vous risquez de déraper et de 

perdre la maîtrise du véhicule.
Les manœuvres et les techniques d’urgence suggérées pour 

les camions-remorques ne s’appliquent pas toujours très bien 

aux trains routiers. Les conducteurs de ces derniers devraient 

être formés à la procédure d’urgence recommandée pour ce 

type de véhicules. 
Les ensembles routiers composés de plus d’une remorque 

sont soumis à l’« amplification à l’arrière ». Il y a amplification à 

l’arrière quand l’accélération latérale du tracteur augmente pour 

les remorques à l’arrière. Le facteur d’amplification est de 2, ce 

qui signifie que l’accélération latérale du tracteur est doublée 

pour la remorque à l’arrière. Ce facteur peut augmenter dans 

des virages serrés, à un point tel que la remorque à l’arrière ne 

peut plus rester droite et bascule. Les conducteurs qui n’ont pas 

été formés à la conduite de trains routiers risquent de faire une 

manœuvre qui, selon eux, ne présente pas de danger, mais qui 

peut toutefois faire basculer la dernière remorque.

Risques de dérapage et de mise en portefeuille

La mise en portefeuille peut résulter de l’un des  

facteurs suivants : 

• 

les roues arrière du tracteur dérapent en raison d’un 

freinage irrégulier ou d’une mauvaise adhérence;

• 

l’arrière du tracteur fait une embardée à la suite d’un 

freinage irrégulier, d’une chaussée très accidentée, de vents 

forts ou d’un brusque coup de volant;

• 

 la dernière remorque pousse la première remorque en 

raison d’une mauvaise répartition du chargement et d’un 

brusque coup de frein.

Lorsque l’angle de la mise en portefeuille est supérieur à 

15°, il est presque impossible de stabiliser le véhicule. Une 

fois le dérapage amorcé, si aucune mesure n’est prise pour y 

remédier, il suffit d’une seconde et demie pour atteindre le 

point critique, après quoi il est pratiquement impossible de 

redresser la situation.

La meilleure façon d’éviter ce problème, c’est d’être conscient 

des situations qui peuvent rapidement provoquer un dérapage 

ou une mise en portefeuille. Voici quelques-unes des 

situations les plus fréquentes :

• 

virage amorcé trop rapidement, ce qui cause le dérapage de 

la dernière remorque;

• 

freinage excessif au point de bloquer une roue;

• 

mauvais réglage des freins;

• 

coups de volant trop brusques au moment de changer de 

voie, ce qui peut faire faire une embardée à la remorque;

• 

manque d’attention prêtée à la circulation devant soi, ce qui 

oblige à recourir à des manœuvres d’évitement.

Un conducteur de train routier est loin de la dernière 

remorque et, si l’on tient compte en plus des points d’attelage, 

il lui est difficile de sentir un dérapage arriver ou même de 

sentir l’embardée d’une remorque. Aussi, il doit fréquemment 

regarder dans ses rétroviseurs.

Chargement d’un train routier

Au moment de l’accouplement des remorques, la plus lourde 

doit être attelée au tracteur. Si le conducteur ne prend pas 

cette mesure de précaution, il risque de perdre la maîtrise de 

son véhicule.
Chaque remorque doit être chargée de façon à ce que le poids 

du chargement soit également réparti sur les essieux. Cela 

est essentiel pour le freinage, l'adhérence et la maîtrise du 

véhicule. De même, il faut répartir le poids de façon à ce que 

le centre de gravité soit aussi bas que possible, afin de réduire 

le risque d’instabilité et de renversement de la remorque.

Dépanneuses

Ces véhicules servent à réparer ou à remorquer d’autres 

véhicules. Si la dépanneuse a plus de deux essieux ou si le 

poids du véhicule remorqué dépasse 4 540 kilogrammes,  

un permis de classe 3 est nécessaire; sinon, un permis de 

classe 5 suffit. Toutes les dépanneuses doivent être équipées 

d’un phare clignotant ou gyrophare jaune nettement visible à 

une distance de 150 mètres. Ce phare ne doit être actionné 

que pour signaler le lieu d'une collision ou quand un véhicule 

est remorqué. 
Lorsqu’une dépanneuse remorque un véhicule en panne, la 

distance entre les deux véhicules ne doit pas dépasser cinq 

mètres. Un dépanneur doit également dégager de la route  

les véhicules abandonnés ou endommagés pour permettre 

aux autres véhicules de circuler librement, et il doit aussi 

nettoyer tous les débris qui sont restés sur la route à la  

suite d’une collision.

84

  Manuel du conducteur professionnel  

Mettez à l’épreuve vos connaissances  

de la Section 3 

À quel point avez-vous compris l’information contenue 

dans cette section du manuel? Les réponses aux questions 

ci-dessous se trouvent aux pages qui précèdent.
1.   Quels facteurs déterminent l’importance du déplacement 

latéral d’un véhicule?

2.   Quel danger y a-t-il à permettre aux roues arrière d’un 

véhicule de franchir la ligne médiane de la route en 

négociant un virage à gauche ou une courbe?

3.   Quel danger y a-t-il à laisser les roues arrière empiéter sur 

le trottoir en faisant un virage à droite serré?

4.   Quelles précautions le conducteur doit-il prendre avant 

de traverser la ligne médiane de la route pour négocier un 

virage à droite serré à partir d’un passage étroit?

5.   Lorsqu’il est nécessaire d’occuper plus d’une voie 

pour négocier un virage serré, quelles précautions le 

conducteur doit-il prendre?

6.   Quelles mesures préventives le conducteur doit-il prendre 

en négociant un virage à l’entrée d’un pont étroit?

7.   Pourquoi est-il important que le conducteur connaisse la 

hauteur du véhicule et de son chargement?

8.   Nommer quelques-unes des hauteurs libres restreintes 

qui peuvent ne pas être indiquées par un panneau 

d’avertissement.

9.   Quelle est la hauteur maximale autorisée d’un véhicule et 

de son chargement?

10.  Quels facteurs déterminent le poids nominal brut 

autorisé?

11.  Les panneaux d’indication de limite de poids à l’approche 

des ponts, des viaducs et des tunnels s’appliquent-ils à 

tous les véhicules?

12.  Tous les véhicules utilitaires sont-ils obligés de se diriger 

vers les postes de pesage?

13.  Que faut-il se procurer avant de pouvoir transporter des 

chargements dont le poids et les dimensions excèdent les 

limites?

14.  À quel bureau faut-il s’adresser si les dimensions du 

chargement dépassent les limites autorisées?

15.  Peut-on afficher une enseigne « chargement saillant » 

même lorsque l’on n’en transporte pas?

16.  Lorsque vous roulez la nuit, de quelle façon faut-il 

marquer les limites extérieures d’un chargement dont la 

largeur est excédentaire?

17.  Que pourrait-il arriver à un chargement mal arrimé 

pendant un freinage?

18.  Que peut-il arriver si l’on place trop de poids sur un train 

de roues ou sur un groupe essieu?

19.  Dans le cas d’un camion sans remorque, faut-il placer 

la majeure partie du poids du chargement directement 

derrière la cabine, juste devant l’essieu arrière ou juste en 

arrière de celui-ci?

20.  Dans le cas d’une semi-remorque, faut-il placer la majeure 

partie du poids du chargement directement au-dessus de 

la sellette d’attelage, en plein milieu de la remorque ou 

directement au-dessus de l’essieu de celle-ci?

21.  Si un chargement tombe du véhicule, qui peut en être 

tenu responsable?

22.  Est-il nécessaire de recouvrir d’une bâche les 

chargements en vrac composés de copeaux de bois ou 

d’autres matériaux afin d’empêcher que le vent ne les 

emporte?

23.  Dans quelles situations le véhicule d’escorte doit-il suivre 

le véhicule chargé?

24.  Quelle est la largeur maximale autorisée d’un véhicule et 

de son chargement sur une route?

25.  Quelle est la longueur maximale dont un chargement peut 

dépasser le pare-chocs avant d’un véhicule?

26.  Lorsqu’on utilise un système d’attelage autre que 

l’ensemble sellette-cheville d’attelage pour raccorder 

des véhicules, faut-il utiliser en même temps une chaîne 

auxiliaire ou un câble métallique?

27.  Sauf dans le cas d’une semi-remorque à poutre 

télescopique, quelle est la longueur maximale autorisée 

de la barre ou du système d’attelage entre les véhicules?

28.  Quels composants devraient être inspectés pendant 

l’attelage d’un camion-tracteur et d’une semi-remorque?

29.  Comment peut-on vérifier si les mâchoires de la sellette 

d’attelage se sont correctement refermées sur la cheville 

de la remorque?

30.  De quels facteurs devrait-on tenir compte pour le 

choix d’un emplacement adéquat avant de dételer une 

remorque d’un camion-tracteur?

31.  Est-il nécessaire de caler les roues d’une remorque qui 

restera stationnée pendant un certain temps?

Manuel du conducteur professionnel  

85

Manuel du conducteur professionnel  

87

Section 4

4

Renseignements

 supplémentaires pour

 les conducteurs de

 véhicules des classes 2 et 4 

Renseignements supplémentaires 

pour les conducteurs de véhicules  

des classes 2 et 4

Il est aussi recommandé d’étudier la Section 2 du présent 

manuel ainsi que le Guide de l’automobiliste du Manitoba.

Autobus

Les conducteurs d’autobus doivent être titulaires d’un permis 

de conduire de classe 2 ou d’une classe supérieure, si l’autobus 

qu’ils conduisent possède plus de 24 places assises (y compris 

celle du conducteur) lorsqu’ils transportent des passagers. 

Les conducteurs de véhicules transportant des passagers 

dont le nombre de places disponibles se situe entre 11 et 24 

(y compris la place du conducteur) doivent avoir un permis de 

conduire de classe 4, ou d’une classe supérieure.
Les conducteurs de véhicules de tourisme utilisés à des fins 

personnelles par le propriétaire ou avec la permission du 

propriétaire doivent avoir un permis de classe 5 ou d’une 

classe supérieure.

Autobus scolaires

Les conducteurs d’autobus scolaires doivent être titulaires 

d’un permis de conduire de classe 2 ou d’une classe 

supérieure, si l’autobus scolaire qu’ils conduisent possède plus 

de 36 places assises (y compris celle du conducteur) lorsqu’ils 

transportent des passagers. Ils doivent être titulaires d’un 

permis de classe 4 ou d’une classe supérieure, si l’autobus 

scolaire qu’ils conduisent possède entre 11 et 36 places 

assises (y compris celle du conducteur). 

Voies ferrées

À l’approche d’une voie ferrée, le conducteur d’un autobus 

scolaire doit immobiliser complètement l’autobus à une 

distance d’au moins 5 mètres et d’au plus 15 mètres du rail 

le plus proche, mesurée à partir du devant de l’autobus. 

L’autobus doit s’immobiliser complètement, qu’il transporte 

des passagers ou non. Une fois l’autobus arrêté, le conducteur 

doit ouvrir complètement la porte de service, écouter et 

regarder dans les deux sens le long de la voie ferrée pour voir 

s’il y a des trains qui s’approchent et ne pas déplacer l’autobus 

sauf s'il n'y a pas de danger, et fermer la porte de service avant 

de faire repartir l’autobus.
Pour conduire un autobus scolaire transportant des passagers, 

un certificat spécial peut être requis.
Pour des renseignements sur la conduite d’un autobus 

scolaire, ou sur les certificats de conducteur d’autobus 

scolaire, se reporter au Guide du conducteur d’autobus scolaire 

ou s’adresser à :

Section du transport des élèves, 

Éducation et Formation Manitoba

1181, avenue Portage, bureau 507 

Winnipeg (Manitoba)  R3G 0T3 

Téléphone : 204 945–6900 

Sans frais : 1 800 282–8069 poste 6900

Véhicules d’urgence

Lorsqu’ils répondent à un appel d’urgence, les conducteurs 

de véhicules d’urgence ont le droit de dépasser les limites 

de vitesse affichées et de brûler un feu rouge ou un arrêt, à 

condition de faire fonctionner un signal sonore ou une sirène, 

et de faire clignoter des feux rouges ou une combinaison de 

feux rouges et bleus.
Le conducteur d’un véhicule d’urgence doit faire preuve de 

prudence et tenir compte des facteurs suivants :

• 

l’état de la route et l’usage dont on en fait;

• 

le taux de circulation sur la route, ou celui auquel on 

pourrait s’attendre;

• 

la nature du véhicule et l’usage dont on en fait au moment 

de l’urgence.

88

  Manuel du conducteur professionnel  

Conduite d’un autobus

Virages à droite

Lorsqu’il tourne à droite, le conducteur doit éviter de monter 

sur la bordure ou de la racler avec les roues arrière.
Pour effectuer un virage serré à droite (en particulier avec un 

véhicule à cabine avancée devant les roues), le conducteur doit 

placer l’autobus entre 1 et 2 mètres de la bordure en arrivant 

à l’intersection, puis continuer tout droit jusqu’à ce qu’il puisse 

apercevoir la bordure de la rue dans laquelle il tourne à travers 

la portière avant (comme indiqué sur le schéma).
Dans le cas de virages à droite dans des rues très étroites, 

le conducteur peut avoir à s’engager assez loin dans 

l’intersection avant de commencer à tourner. Il peut être 

nécessaire de traverser la ligne médiane en tournant. Dans ce 

cas, le conducteur doit faire très attention et s’assurer que la 

manœuvre ne présente aucun danger.

Virages à gauche

Effectuer un virage avec un grand véhicule exige plus 

d’attention et de soin que pour une voiture de tourisme. 

Pour les autobus, comme pour les autres véhicules, il faut 

amorcer un virage à gauche dans la voie de gauche, aussi près 

que possible de la ligne ou de la bordure centrale. Une fois 

que l’autobus se trouve à environ un mètre de la ligne ou de 

la bordure centrale, le conducteur doit continuer tout droit 

jusqu’à ce qu’il puisse voir la bordure de la rue dans laquelle il 

tourne à travers la vitre avant gauche. Il doit ensuite terminer 

la manœuvre en se dirigeant aussi près que possible de la voie 

gauche de la rue en question. Si les rues sont étroites, il faudra 

peut-être aller tout droit jusqu’au milieu de l’intersection avant 

même de commencer à tourner. Dans ce cas, il faut faire  

très attention.
Pour tourner à gauche d’une rue à sens unique dans une autre 

rue à sens unique, le conducteur doit effectuer son virage 

de la même façon que pour tourner à droite, afin d’éviter de 

monter sur la bordure ou de la racler avec les roues arrière 

gauches. (Pour d’autres renseignements sur les virages, voir la 

Section 3.)

Comment quitter un espace de stationnement  

le long de la bordure

Le conducteur ne doit pas se fier uniquement à son 

rétroviseur extérieur pour vérifier si la voie est libre avant de 

s’éloigner de la bordure; il doit en plus jeter un coup d’œil par-

dessus son épaule gauche pour s’en assurer.
Avant de quitter la bordure avec un autobus, le conducteur 

devra indiquer son intention en actionnant les clignotants. Il 

ne doit pas les actionner avant d’être prêt à s’éloigner de la 

bordure.
Pour quitter la bordure avec un autobus qui a un surplomb qui 

dépasse les roues arrière, il faut que le conducteur soit vigilant 

afin d’éviter de heurter les piétons, les piliers ou les poteaux 

de signalisation qui se trouveraient près de la bordure. 
Avant de déplacer son véhicule, il doit prendre en 

considération les automobiles stationnées devant lui et  

les véhicules arrivant en sens contraire.

Virages à droite

Quitter un espace le long de la bordure

Manuel du conducteur professionnel  

89

Automobiles stationnées

Lorsqu’il roule près d’automobiles en stationnement, le 

conducteur doit être prêt à réagir en cas de danger tel que 

automobiles quittant leur espace de stationnement sans 

avertir, ouverture soudaine d’une portière du côté de la 

circulation, ou piétons passant entre les voitures.
Soyez attentifs à certains indices. Lorsque vous roulez près 

d’automobiles en stationnement, surveillez les situations 

suivantes :

• 

roues avant dirigées vers l’extérieur;

• 

conducteurs assis au volant;

• 

gaz d’échappement sortant du tuyau d’échappement;

• 

feux de freinage allumés;

• 

clignotants allumés.

Sécurité des passagers

La conduite prudente du véhicule passe avant toute 

considération d’horaire à respecter ou autre facteur qui 

pourrait nuire à la sécurité.
Le conducteur professionnel d’un véhicule de classe 2 ou 4 

doit aussi être attentif au confort de ses passagers.
Le conducteur d’autobus doit développer des techniques 

appropriées à son véhicule. Le rayon de braquage, 

l’importance du déplacement latéral des roues arrière, le 

surplomb du cadre de châssis par rapport aux roues arrière et 

la largeur du véhicule sont autant d’éléments à connaître afin 

de bien conduire l’autobus.

De nombreuses collisions impliquant des passagers sont  

le résultat d’erreurs commises par le conducteur :

• 

un mauvais arrêt à un point d’embarquement;

• 

la montée ou la descente de passagers dans des 

conditions dangereuses;

• 

des arrêts ou des démarrages brusques avec 

des passagers debout;

• 

des virages brusques à trop grande vitesse;

• 

un mauvais actionnement des portes de l’autobus.

Il est possible d’éviter les collisions de ce genre.

Éclairage intérieur

Tout véhicule de transport public doit être muni d’un éclairage 

suffisant pour illuminer tout l’intérieur du véhicule. De plus, 

ces véhicules de transport devraient être équipés d’une 

lumière à chaque portière pour éclairer les marchepieds.

Propreté du véhicule

Tout véhicule de transport public doit être maintenu dans un 

état propre et hygiénique en tout temps.

Inspection du véhicule utilitaire

Le registraire peut exiger que le propriétaire ou le conducteur 

d’un véhicule utilitaire le fasse inspecter, afin de s’assurer qu’il 

est en bon état de marche et conforme aux dispositions du 

Code de la route et de ses règlements d’application.

Défectuosités et pannes

Diverses parties d’un véhicule de transport public peuvent 

devenir défectueuses pendant un voyage. Si poursuivre le 

trajet pourrait mettre en danger la sécurité des passagers ou 

nuire à leur confort, le conducteur doit arrêter le véhicule. 

Il ne doit pas continuer le voyage avec des passagers, tant 

que la défectuosité n’a pas été réparée ou le risque pour la 

sécurité éliminé. Si le véhicule ne peut pas poursuivre son 

trajet par suite d'une collision ou d’une panne, le conducteur 

doit immédiatement prendre des mesures pour transporter les 

passagers à leur destination sans délai.

Ravitaillement en carburant

Il ne faut pas faire le plein du véhicule pendant que le 

moteur tourne ou à proximité d’une flamme nue. Le pistolet 

de la pompe à essence doit demeurer collé contre l’entrée 

du réservoir pendant toute la durée du ravitaillement en 

carburant, de façon à assurer la mise à la masse. L’entrée du 

réservoir doit se trouver à l’extérieur du véhicule de transport 

public et être aérée.

Bagages

Tout bagage et tout effet personnel se trouvant dans ou  

sur un véhicule de transport public doit être chargé de façon  

à ne pas nuire à la descente ou à la montée des passagers,  

et doit être rangé de manière à ne pas tomber sur ou contre 

un passager.

Dangers des automobiles stationnées

90

  Manuel du conducteur professionnel  

Montée et descente de passagers

Avant de laisser monter ou descendre des passagers, le 

conducteur doit s’assurer que cela peut s’effectuer en toute 

sécurité. Lorsqu’il s’agit de faire monter ou descendre des 

passagers à l’extérieur d’une agglomération, le conducteur 

doit, dans la mesure du possible, arrêter le véhicule bien à 

l’écart de la partie fréquentée de la route afin de permettre 

aux autres véhicules de passer tout en restant visible par la 

circulation à l’approche.

Mesures de sécurité

Le conducteur ne doit pas percevoir l’argent des billets, 

donner de la monnaie, ou faire monter ou descendre des 

passagers lorsque le véhicule est en mouvement. Il ne doit pas 

non plus engager de conversation superflue avec les passagers 

pendant qu’il conduit son véhicule.

Champ de vision du conducteur

Le champ de vision du conducteur en avant, à droite et à 

gauche, ne doit être obstrué d’aucune façon. Le conducteur 

doit être en tout moment libre de bouger ses bras et ses 

jambes, et avoir facilement accès au matériel d’urgence. 

Aucun passager ne doit être assis à sa gauche. Dans le cas 

d’un véhicule équipé d’une seule banquette à l’avant, deux 

passagers au maximum, en plus du conducteur, peuvent 

s’asseoir sur la banquette, et cela seulement s’il reste 

suffisamment de place pour que le conducteur puisse 

conduire sans danger.

Passagers debout

Aucun passager n’est autorisé à rester debout à un endroit où 

il obstrue le champ de vision du conducteur.

Refus de transporter des passagers

Aucun conducteur de véhicule de transport public ne peut 

refuser de transporter une personne qui se présente à un 

arrêt prévu à l’horaire et est prête à payer le tarif en vigueur, 

sauf si le véhicule contient déjà le nombre maximum autorisé 

de passagers. Le transport peut être refusé à une personne en 

état d’ivresse, qui cause du désordre ou qui utilise un langage 

grossier.

Passagers ayant un handicap

Certaines personnes handicapées peuvent être accompagnées 

d’un animal autorisé par la loi. Par exemple, un chien-guide 

peut accompagner une personne malvoyante dans un autobus.

Manuel du conducteur professionnel  

91

Mettez à l’épreuve vos connaissances  

de la Section 4 

À quel point comprenez-vous l’information contenue dans la 

Section 4? Les réponses aux questions ci-dessous se trouvent 

aux pages qui précèdent.
1.  Quel doit être le premier souci du conducteur d’un 

véhicule de transport public?

2.  Est-il important que le conducteur sache la longueur,  

la largeur et l’empattement de son véhicule?

3.  Quel est l’avantage d’aborder un virage serré à  

basse vitesse?

4.  Lorsqu’il s’avère nécessaire de traverser la ligne médiane 

ou une ligne entre les voies pour négocier un virage serré 

avec un véhicule à long empattement, quelles précautions 

le conducteur devrait-il prendre?

5.  Dans une rue à double sens, en plus de jeter un coup d’œil 

dans le rétroviseur extérieur gauche, où le conducteur 

devrait-il regarder avant de quitter un espace de 

stationnement en bordure?

6.  Quelles précautions le conducteur d’un autobus doit-il 

prendre en quittant un espace de stationnement lorsqu’il 

y a des poteaux à proximité du véhicule?

7.  Le conducteur devrait-il actionner ses clignotants avant 

d’être prêt à quitter son espace de stationnement?

8.  Quels risques le conducteur doit-il anticiper en longeant 

une file de véhicules stationnés?

9.  À quels indices le conducteur devrait-il faire attention en 

longeant une file de véhicules stationnés?

10. Dans quelles circonstances le conducteur d’un véhicule 

d’urgence est-il autorisé à dépasser les limites de vitesse 

indiquées?

92

  Manuel du conducteur professionnel  

Manuel du conducteur professionnel  

93

Section 5

5

Inspection d’un

véhicule utilitaire

État du véhicule

Tout conducteur d’un véhicule utilitaire et de certains 

véhicules à usage privé doit procéder à une inspection 

conformément aux dispositions du Code de la route et du 

Règlement sur l’inspection des véhicules utilitaires (95/2008). Le 

Code de la route définit un véhicule utilitaire comme étant :
  a.  un véhicule automobile ayant un poids nominal brut d’au 

moins 4 500 kg qui est un véhicule réglementé;

  b.  un autobus ayant au moins 11 places assises, y compris 

celle du conducteur, et utilisé pour le transport de 

biens ou de personnes sur une route, moyennant une 

rémunération ou un profit;

  c. un autobus scolaire.
L’inspection doit avoir lieu après chaque période de service 

de 24 heures. (Les autobus et les autocars sont soumis à 

une autre fréquence d’inspection. Pour en savoir davantage 

à ce sujet, veuillez consulter le Règlement sur l’inspection des 

véhicules utilitaires.)
Sans égard aux politiques d’entretien prévues par les 

propriétaires d’entreprises ou de véhicules, tous les 

conducteurs doivent être en mesure de déterminer si 

leur véhicule est en état de prendre la route en sécurité 

conformément aux dispositions du Code de la route et du 

Règlement sur l’inspection des véhicules utilitaires
Selon ce règlement, la personne qui procède à une inspection 

d’un véhicule conformément aux exigences du règlement doit 

dresser un rapport d’inspection lisible :
  a.  contenant les renseignements suivants : 

 (i)  le numéro de plaque d'immatriculation ou d'unité 

 

du véhicule, 

(ii)   la lecture de l'odomètre du véhicule s'il est équipé  

 

d'un tel dispositif, 

(iii)  le nom du transporteur, 

(iv)  la date et l'heure de l'inspection, 

 (v)  le nom de la municipalité urbaine où l'inspection 

 

a été effectuée ou, dans le cas où elle a été faite sur 

 

la route, une mention de l'endroit où elle a eu lieu, 

(vi)  son nom en lettres moulées lisibles;

  b.  faisant état de la hauteur et de la largeur du véhicule 

ainsi que de sa charge et, si le paragraphe 7(7) s'applique 

relativement au véhicule, de la hauteur et de la largeur de 

toutes les charges qu'il a transportées depuis la dernière 

inspection dont il a fait l'objet pour l'application du 

règlement.

Si le conducteur croit ou soupçonne que le véhicule utilitaire 

comporte une défectuosité, il doit en aviser le transporteur. 

S’il s’agit d’une défectuosité majeure au sens du Règlement 

sur l’inspection des véhicules utilitaires, le conducteur doit la 

signaler immédiatement et il est alors interdit de conduire le 

véhicule en question. Tous les autres cas doivent être signalés 

le plus tôt possible.
Tout conducteur d’un véhicule utilitaire doit avoir en sa 

possession le rapport d’inspection à jour du véhicule et de 

la remorque y attelée. Vérifier le véhicule avant le trajet, 

conformément aux exigences de la loi, permettra dans la 

plupart des cas d’éviter des retards coûteux, ainsi que les 

risques d’être impliqué dans une collision attribuable à une 

défaillance mécanique.

Le conducteur qui applique une technique d’inspection 

systématique peut mener efficacement l’inspection du 

véhicule dans un délai minimal.
Pour des renseignements sur les inspections des véhicules 

utilitaires et des remorques attelées, s’adresser à la 

Réglementation des transports au 204 945–3890.

Épreuve portant sur l’inspection

Les candidats aux permis des classes 1, 2 et 3 (y compris les 

camionnettes qui tirent une remorque dont le poids total 

dépasse 4 540 kilogrammes), et au permis de la classe 4 

(autobus), doivent effectuer une inspection du véhicule qu’ils 

fournissent pour l’épreuve de conduite. Dans le cadre de cette 

inspection, le candidat doit être en mesure de localiser, nommer 

et vérifier les objets ou les composants conformément aux 

directives contenues dans le présent manuel.
Pour épargner du temps, le candidat est censé effectuer 

l’inspection du véhicule en procédant de manière 

systématique. Cette inspection devrait être effectuée au 

complet en moins de 20 minutes pour les permis des classes 

2, 3 et 4.
Les détails de l’inspection du véhicule utilitaire varieront en 

fonction du véhicule qui fait l’objet de l’inspection. Toutefois, 

il faut toujours en suivre les principes de base. Consultez un 

tableau détaillé des éléments d’inspection pour les permis des 

classes 2, 3 et 4 à la page 102.
On demandera aux candidats au permis de la classe 1 

d’inspecter des composants particuliers des véhicules de 

la classe 1 (voir page 95) et d’effectuer aussi un exercice 

d’attelage.
Si le véhicule est muni de freins hydrauliques, une inspection 

du circuit de freinage hydraulique, telle que décrite au 

point « H » à la page 108 du présent manuel, doit s’ajouter à 

l’inspection.
Si le véhicule est équipé de freins à air comprimé, une 

inspection de ceux-ci doit s’ajouter à l’inspection. Tous les 

candidats qui conduisent des véhicules équipés de freins à air 

comprimé seront tenus d’effectuer l’inspection des freins à air 

comprimé décrite dans le Manuel des freins à air comprimé.
Nota. La démonstration pratique du fonctionnement des freins 

à air comprimé doit faire partie de toutes les épreuves visant un 

permis de la classe 1.
Si le candidat ne réussit pas à terminer de façon satisfaisante 

l’inspection du véhicule, l’exercice d’attelage (au besoin) 

et l’inspection des freins à air comprimé ou à commande 

hydraulique, selon le cas, il en résultera un échec et l’épreuve 

de conduite sera annulée.

94

  Manuel du conducteur professionnel  

Tous les véhicules de la classe 1

Le conducteur d’un véhicule de la classe 1 doit inspecter le véhicule pour déceler les défectuosités mineures et majeures suivantes 

dans le cadre de l’inspection quotidienne requise. Le tableau suivant suggère aussi des méthodes d’inspection.

Systèmes 

et éléments

Notes

Défectuosités mineures 

et majeures

Méthodes d’inspection

Système de 

freins à air 

comprimé

• 

Consulter le Manuel des 

freins à air comprimé 

pour obtenir plus 

d’information, y compris 

des instructions pour 

effectuer les tâches 

requises (en ligne sur le 

site mpi.mb.ca).

Mineures

• 

Fuite audible d’air.

• 

Augmentation trop lente de la 

pression d’air.

Majeures

• 

La course de la tige de poussée de 

n’importe quel frein dépasse la limite 

de réglage (ce qui constitue une 

condition dangereuse).

• 

Le taux de fuite d’air dépasse la 

limite (ce qui constitue une condition 

dangereuse).

• 

Bris ou activation de l’avertisseur de 

basse pression.

• 

Frein de service, de stationnement 

ou d’urgence non fonctionnel.

• 

Soupape de protection du véhicule 

tracteur non fonctionnelle lorsqu’une 

remorque y est accouplée.

• 

Vérifier le fonctionnement du système 

d’avertissement.

• 

Vérifier le fonctionnement du 

compresseur.

• 

Vérifier le fonctionnement du 

régulateur de vitesse du moteur.

• 

Procéder à une épreuve d’étanchéité.

• 

Vérifier le fonctionnement du clapet de 

protecteur du camion-tracteur.

• 

Vérifier le fonctionnement du robinet 

d’alimentation en air comprimé de la 

remorque.

• 

Mesurer la course de la tige de poussée 

des régleurs de jeu et confirmer qu’elle 

ne dépasse pas les limites permises.

• 

Procéder à une épreuve de 

performance de freinage (test de 

traction).

Cabine

• 

Inclure toutes les portes 

de la cabine et du 

compartiment couchette.

• 

Les conducteurs doivent 

aussi être conscients des 

conditions dangereuses 

dans la cabine et autour 

d’elle et des risques à 

l’intégrité structurelle de 

la cabine.

Mineure

• 

La porte du conducteur ou du 

passager ne s’ouvre pas.

Majeure

• 

Une porte ne se referme pas de 

façon sécuritaire.

• 

Vérifier le fonctionnement des portes 

de la cabine et du compartiment 

couchette pour confirmer qu’elles 

s’ouvrent adéquatement et se ferment 

en toute sécurité.

Arrimage des 

cargaisons

• 

La cargaison comprend 

tout le matériel et les 

articles transportés par 

un véhicule, y compris 

le matériel utilisé pour 

le fonctionnement du 

véhicule.

• 

« Système d’arrimage de 

la cargaison » désigne la 

méthode par laquelle la 

cargaison est contenue 

ou sécurisée et elle 

comprend les structures 

du véhicule, les éléments 

de fixation et tous les 

éléments du système.

• 

Pour plus d’information 

sur les exigences, 

consulter le Règlement sur 

l’arrimage des cargaisons 

(en ligne sur le site 

Manitoba.ca).

Mineure

• 

La cargaison est recouverte, mais 

le dispositif de recouvrement n’est 

pas fixé ou ne recouvre pas la 

cargaison d’une manière conforme 

au Règlement sur l’arrimage des 

cargaisons.

Majeures

• 

La cargaison n’est pas recouverte ou 

est mal arrimée. 

• 

Le dispositif d’arrimage de la 

cargaison est manquant ou 

défectueux ou n’est pas conforme 

au Règlement sur l’arrimage des 

cargaisons.

• 

Le dispositif de recouvrement de 

la cargaison n’est pas conforme 

au Règlement sur l’arrimage des 

cargaisons.

• 

Veiller à ce que la cargaison soit 

arrimée en conformité avec les 

exigences gouvernementales en 

matière de chargement et de véhicule. 

Cela peut inclure ce qui suit : 

 ◦

 ouvrir les portes de chargement et 

vérifier physiquement si la cargaison 

est sécurisée; 

 ◦

examiner les dispositifs d’arrimage de 

la cargaison pour assurer qu’ils sont 

sécuritaires et qu’ils fonctionnement 

adéquatement; 

 ◦

veiller à ce que le hayon arrière ou 

les portes de chargement soient 

sécuritaires et que toutes les 

charnières soient sécuritaires et non 

endommagées.

• 

Inspecter la cabine, les aires 

d’entreposage, la passerelle et les 

autres endroits pour assurer qu’aucun 

objet ne peut être déplacé ou projeté. 

Manuel du conducteur professionnel  

95

Systèmes 

et éléments

Notes

Défectuosités mineures 

et majeures

Méthodes d’inspection

Dispositifs 

d’attelage de 

remorque

• 

Inclure la sellette 

d’attelage, la cheville 

d’attelage, la plaque 

d’attelage, la glissière, 

le mécanisme de 

verrouillage et les 

fixations.

• 

Les conducteurs 

doivent aussi être 

conscients de tous les 

dommages causés à 

la cheville d’attelage 

qui peuvent nuire à la 

sécurité de l’attelage.

Mineure

• 

Attelage ou fixation lâche ou 

manquant.

Majeures

• 

Attelage mal fixé ou mouvement 

plus important que la limite 

(ce qui constitue une condition 

dangereuse).

• 

Mécanisme d’attelage ou de 

fixation endommagé ou impossible 

à verrouiller. 

• 

Vérifier qu’aucune fixation du 

dispositif d’attelage n’est manquante 

ou endommagée et que le dispositif 

d’attelage est bien assis.

• 

Serrer les freins de la remorque 

et relâcher les freins du camion-

tracteur. Faire avancer lentement le 

camion-tracteur, puis faire marche 

arrière, pour vérifier tout mouvement 

perceptible du dispositif d’attelage.

• 

Vérifier si des éléments sont 

endommagés, desserrés ou 

manquants.

• 

Vérifier que la poignée de blocage 

de la sellette d’attelage est bien 

verrouillée.

• 

Sous la remorque, inspecter 

visuellement la position des mâchoires 

de retenue pour assurer qu’elles sont 

fermées. 

Marchandises 

dangereuses

• 

Pour plus d’information, 

consulter le Règlement 

sur la manutention 

et le transport 

des marchandises 

dangereuses (en ligne 

sur le site Manitoba.ca).

Majeure

• 

Ne répond pas aux exigences 

du Règlement sur la manutention 

et le transport des marchandises 

dangereuses relatives au 

transport et à la manutention des 

marchandises dangereuses.

• 

Veiller à satisfaire toutes les exigences 

en matière de marchandises 

dangereuses stipulées dans le 

Règlement sur la manutention et le 

transport des marchandises dangereuses.

Commandes du 

conducteur

• 

Inclure la pédale 

d’accélération, la 

pédale d’embrayage, les 

cadrans, les indicateurs 

et les instruments.

Mineure

• 

L’accélérateur, l’embrayage, les 

cadrans, les indicateurs audibles et 

visuels ou les instruments de bord 

ne fonctionnent pas correctement.

• 

Tourner la clé de contact et confirmer 

que tous les cadrans et témoins 

lumineux pertinents fonctionnent.

• 

Faire démarrer le moteur et veiller 

à ce que les cadrans, les indicateurs 

audibles et visuels et les instruments 

de bord fonctionnent correctement.

• 

Vérifier le fonctionnement des 

indicateurs visuels pour les 

clignotants, les feux de détresse et les 

feux de route.

• 

Appuyer sur la pédale d’accélération, 

puis la relâcher. Vérifier la réaction du 

moteur et s’il y a du coinçage ou du 

collage.

• 

Appuyer sur la pédale d’embrayage 

et passer à une vitesse inférieure 

pour assurer que la transmission est 

dégagée. Passez au point mort et 

relâcher la pédale d’embrayage. Vérifier 

s’il y a du coinçage ou du collage.

96

  Manuel du conducteur professionnel  

Systèmes 

et éléments

Notes

Défectuosités mineures 

et majeures

Méthodes d’inspection

Siège du 

conducteur

• 

Inclure le siège du 

conducteur, le verrou 

de position siège et la 

ceinture de sécurité.

Mineure

• 

Le siège est endommagé ou ne 

reste pas dans la position requise.

Majeure

• 

Ceinture de sécurité ou sangle 

d’ancrage mal fixée, manquante ou 

défectueuse.

• 

Inspecter le siège du conducteur pour 

veiller à ce qu’il ne soit pas endommagé 

au point d’exposer une pièce métallique 

ou un ressort.

• 

Tirer sur le siège pour assurer qu’il 

demeure dans la position requise.

• 

Vérifier que la ceinture de sécurité est 

équipée et fixée en route sécurité.

• 

Assurer que la ceinture non bouclée 

peut être étirée à sa longueur maximale 

et qu’elle se rétracte adéquatement.

• 

Boucler la ceinture de sécurité et 

l’étirer pour assurer qu’elle se verrouille 

dans sa position et qu’elle se rétracte 

adéquatement.

Équipement 

d’urgence et 

dispositifs de 

sécurité

• 

Inclure l’extincteur 

d’incendie et la 

trousse de détresse, 

tel que requis par le 

gouvernement.

• 

Au Manitoba, consulter 

le Règlement sur 

l’équipement, la sécurité 

et l’inspection de 

véhicules (en ligne sur le 

site Manitoba.ca).

Mineure

• 

De l’équipement d’urgence 

manque, est endommagé ou est 

défectueux.

• 

Localiser l’extincteur d’incendie et 

examiner le cadran pour vérifier qu’il 

est chargé adé-quatement.

• 

Localiser la trousse de détresse et 

vérifier qu’elle satisfait aux exigences 

gouvernementales.

Système 

d’échappement

• 

Inclure le collecteur, 

le silencieux, le tuyau 

d’échappement et le 

turbocompresseur.

Mineure

• 

Toute fuite qui n’entraîne pas une 

infiltration des gaz d’échappement 

dans le compartiment des 

passagers.

Majeure

• 

Toute fuite qui entraîne une 

infiltration des gaz d’échappement 

dans le compartiment des 

passagers.

• 

Faire démarrer le moteur.

• 

Ouvrir le capot ou d’autres 

compartiments et vérifier les éléments 

visibles pour déceler des signes 

visibles ou audibles de fuite des gaz 

d’échappement. (Une fuite mineure 

et des traces de suie résultantes sont 

normales sur les joints.)

Cadre de 

châssis et 

carrosserie 

cargo

• 

Inclure le cadre, le 

plancher, le tablier, les 

traverses, les points 

ou les dispositifs 

d’immobilisation de la 

cargaison, les panneaux 

de carrosserie, le hayon 

arrière, la trappe de 

déchargement ou la 

porte de vidage par 

l’arrière. 

Mineure

• 

Cadre de châssis ou carrosserie 

cargo endommagé (à l’exception 

des défectuosités majeures).

Majeure

• 

Élément de cadre visiblement 

en glissement, fissuré, écrasé ou 

affaissé.

• 

Ouvrir le capot.

• 

Vérifier si le cadre et les traverses du 

camion-tracteur et de la remorque 

affichent des fissures ou des coudes.

• 

Vérifier si le cadre et les traverses sont 

déplacés, fissurés, écrasés ou affaissés.

• 

Vérifier si l’extérieur de la carrosserie 

cargo est endommagé. Vérifier 

soigneusement les côtés, le plancher 

(sous la carrosserie), le tablier (pour 

une remorque à plate-forme) et les 

traverses.

Manuel du conducteur professionnel  

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