Manuel du conducteur professionnel - 5

 

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Manuel du conducteur professionnel - 5

 

 

Raccordement de véhicules

Lors du raccordement d’un tracteur et d’une semi-remorque, 

les barres ou les systèmes d’attelage doivent respecter les 

dispositions du Code de la route et de ses règlements.
Les règlements exigent que le système soit suffisamment 

robuste pour maintenir les véhicules attachés ensemble et  

soit fixé à des parties intégrantes du châssis des véhicules.  

Si le poids nominal brut de la remorque est inférieur à  

900 kilogrammes, le système d’attelage peut être fixé à  

une partie solide du châssis du véhicule remorqueur.
Sauf dans le cas d’un véhicule motorisé tirant une  

semi-remorque à poutre télescopique, la longueur de la barre 

ou du système d’attelage entre le véhicule motorisé et la 

remorque ne doit pas excéder cinq mètres.
Lorsqu’un système d’attelage de véhicules autre que 

l’ensemble sellette-cheville d’attelage d’une semi-remorque est 

utilisé, il faut se servir en même temps d’une chaîne auxiliaire 

de sécurité ou d’un câble métallique d’une solidité équivalente 

à celle du système d’attelage, pour prévenir une séparation de 

la remorque et du tracteur en cas de défaillance du système 

d'attelage.
La remorque ne doit pas faire d’embardée ou zigzaguer de 

façon excessive lorsqu’elle est tirée par un véhicule motorisé. 

Si cela se produit, le conducteur doit ralentir et s’arrêter pour 

en déterminer la cause et faire en sorte que cette situation ne 

se répète pas.

Attelage

Suivez les étapes suivantes pour atteler un camion-tracteur et 

une remorque :
1.    

Inspectez le camion-tracteur.

 Assurez-vous que le 

camion-tracteur est immobilisé. Vérifiez si la sellette 

d’attelage est endommagée ou défectueuse. Assurez-

vous que la glissière de la sellette d’attelage est 

verrouillée et attachée solidement au châssis. Assurez-

vous que les mâchoires de la sellette d’attelage sont 

ouvertes, que la poignée de déblocage est déverrouillée 

et que la plaque est abaissée à l’arrière et lubrifiée. 

Vérifiez que les conduits d’air et les câbles électriques, 

ainsi que les connecteurs, sont en bon état.

2.    

Positionnez le camion-tracteur et alignez la remorque. 

Vérifiez la zone autour du véhicule. Entrez dans la 

cabine. Si le véhicule n’est pas muni d’un avertisseur 

sonore automatique de marche arrière, utilisez le klaxon. 

Faites reculer le camion-tracteur vers la remorque à une 

vitesse de marche. Il devrait être plus ou moins en ligne 

droite avec la remorque afin que la sellette d’attelage 

soit alignée avec la cheville d’attelage. Arrêtez lorsque 

la sellette d’attelage est en avant de la remorque et que 

l’essieu arrière est sous la partie avant de la remorque.

3.    

Inspectez la remorque.

 Serrez les freins de 

stationnement, placez la transmission au point mort 

et sortez du véhicule. Inspectez la plaque et la cheville 

d’attelage, les raccords à air comprimé et les connexions 

électriques pour déceler les dommages. Confirmez que 

la cheville d’attelage est alignée pour entrer en contact 

avec les rampes de guidage du raccord inférieur de la 

sellette d’attelage. Réglez la hauteur afin que la remorque 

entre en contact avec la sellette d’attelage dans la partie 

inférieure de la surface de la plaque d’attelage.

4.    

Calez les roues.

 Au besoin, utilisez des cales de roue 

pour immobiliser la remorque. Les cales peuvent être 

inutiles si votre véhicule est muni d’un système de 

freinage de remorque, mais les conducteurs doivent 

néanmoins être en mesure de placer des cales en toute 

sécurité.

5.    

Engagez la sellette d’attelage.

 Relâchez les freins de 

stationnement et reculez le véhicule sous la remorque. 

Utilisez les rétroviseurs pour confirmer l’alignement et la 

stabilité de la remorque. (Si vous utilisez un mécanisme 

d’abaissement de suspension pneumatique, abaissez la 

suspension avant de reculer, puis relevez-la jusqu’à sa 

hauteur normale une fois que la sellette d’attelage est 

sous la remorque, en avant de la cheville d’attelage.) 

Engagez la sellette d’attelage en douceur et assurez-vous 

qu’elle se place en position verrouillée.

6.    

Vérifiez et confirmez les verrous.

 En utilisant la vitesse 

de marche avant la plus faible, effectuez un « test 

de traction » en faisant avancer le camion-tracteur. 

La sellette d’attelage se détachera si elle n’est pas 

entièrement verrouillée. Dans un tel cas, vous devrez 

recommencer la manœuvre de recul pour verrouiller la 

sellette. Serrez les freins de stationnement et sortez du 

véhicule afin de confirmer visuellement que le contact 

est complet (aucun écart) entre la sellette et la plaque 

d’attelage. Confirmez que la sellette d’attelage est bien 

verrouillée en vérifiant la poignée de déblocage et 

regardez sous la remorque pour confirmer visuellement 

que le verrou de la sellette d’attelage est bien fermé.

7.    

Raccordez les conduits et connectez les câbles.

 

Raccordez les conduits d’air et connectez les câbles 

électriques. Remontez au maximum les béquilles et 

replacez la manivelle dans le support de fixation.

8.    

Alimentez la remorque en air comprimé.

 Confirmez que 

la pression d’air est à un niveau normal. Si vous devez 

régulariser la pression d’air, faites démarrer le moteur 

du véhicule et ouvrez le robinet d’alimentation en air 

comprimé de la remorque. La pression devrait s’établir 

à un niveau normal et ne devrait pas diminuer. Éteignez 

le moteur et écoutez pour déceler les fuites d’air sur la 

tête d’accouplement de l’alimentation. Serrez les freins 

de service, confirmez que la pression d’air demeure 

normale et écoutez pour déceler les fuites d’air sur la tête 

d’accouplement de service.

9.    

Enlevez les cales de roue et testez les freins de service.

Manuel du conducteur professionnel  

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Dételage

Suivez les étapes suivantes pour dételer une remorque d’un 

camion-tracteur :
1.   

Stationnez dans un lieu sûr.

 Choisissez un endroit adapté 

au poids de la remorque. Stationnez le plus possible en 

ligne droite. Serrez les freins de stationnement sur le 

camion-tracteur et la remorque.

2.   

Calez les roues de la remorque.

 Utilisez des cales, au 

besoin, pour empêcher que la remorque se déplace. Les 

cales peuvent être placées sur les deux côtés d’un essieu 

ou entre deux essieux.

3.   

Supportez les béquilles et réglez la suspension.

 Placez 

des éléments de support sous les béquilles, au besoin. 

Des charges lourdes exigent une surface revêtue ou 

bétonnée. Utilisez les commandes de suspension 

pneumatique de la remorque, au besoin.

4.   

Abaissez les béquilles.

 Abaissez les béquilles jusqu’à 

ce qu’elles touchent le sol ou jusqu’à moins de 2 cm 

au-dessus du sol. N’abaissez pas les béquilles jusqu’au 

point de soulever la remorque. Il ne devrait exister aucun 

écart entre la sellette d’attelage et la remorque. Si de l’air 

est expulsé des coussins pneumatiques de suspension 

du camion-tracteur, utilisez les béquilles pour régler la 

hauteur de la remorque. Replacez la manivelle dans le 

support de fixation.

5.   

Déconnectez les conduits d’air et débranchez les câbles 

électriques.

 Débranchez les connexions et rangez-les. 

Veuillez prendre note qu’il est acceptable de déverrouiller 

la sellette d’attelage avant de déconnecter les conduits 

d’air comprimé et de débrancher les câbles électriques. 

 

 

6.   

Déverrouillez la sellette d’attelage.

 Tirez sur la poignée 

de déblocage pour déverrouiller la sellette d’attelage. Si la 

remorque bouge et qu’il n’est pas possible de tirer sur la 

poignée de déblocage, reculez un peu le camion-tracteur 

pour réduire la tension.

7.   

Dégagez la sellette d’attelage.

 Faites avancer légèrement 

le camion-tracteur afin de séparer la sellette d’attelage de 

la cheville d’attelage. Arrêtez lorsque la sellette d’attelage 

n’est plus sous la remorque, mais que le châssis du camion-

tracteur est toujours sous la remorque. Si le camion-tracteur 

est muni d’un mécanisme d’abaissement de suspension 

pneumatique, faites-le avancer lentement pour libérer la 

sellette d’attelage de la plaque d’attelage. Abaissez ensuite 

la suspension et utilisez les rétroviseurs ou la lunette arrière 

pour confirmer la stabilité de la remorque.

8.   

Vérifiez que la remorque est sécuritaire.

 Placez 

la transmission au point mort, serrez le frein de 

stationnement du camion-tracteur et coupez le moteur. 

Sortez du camion-tracteur et confirmez visuellement que 

la remorque et les béquilles sont sécuritaires et stables.

9.   

Éloignez-vous de la remorque.

 Faites avancer 

lentement le camion-tracteur jusqu’à ce qu’il soit dégagé 

entièrement de la remorque. Si le camion-tracteur est 

muni d’un mécanisme d’abaissement de suspension 

pneumatique, relevez la suspension du camion-tracteur 

jusqu’à sa hauteur normale.

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  Manuel du conducteur professionnel  

Dimensions des véhicules et  

des charges

Le Code de la route du Manitoba et ses règlements 

d'application imposent des limitations de hauteur, de largeur, 

de longueur et de poids. Toutefois, des permis spéciaux 

peuvent être délivrés pour les véhicules transportant des 

charges dont la taille ou le poids dépassent les limites. 
Avant de transporter des charges dont les dimensions 

dépassent les limites (excédent de largeur, de poids, de 

hauteur ou de longueur), le conducteur doit s’assurer d'être 

en possession des permis exigés. Les permis nécessaires 

pour transporter des charges sur les grandes routes sont 

délivrés conformément aux dispositions du Code de la route 

du Manitoba. Les permis autorisant le transport sur les routes 

d’une ville ou d’une municipalité sont délivrés par leurs 

administrations respectives.
Pour toute question relative aux transports routiers ou à la 

conduite de véhicules réglementés, telles que les dimensions 

et poids légaux, les permis, l'arrimage des chargements et 

les certificats de sécurité, veuillez visiter manitoba.ca ou 

communiquer avec la Division des transports routiers à 

motorcarrier@gov.mb.ca ou appeler le 204 945–3890  

(appels sans frais : 1 877 340–9068).
Le permis peut stipuler des mesures de sécurité  

additionnelles telles que drapeaux, panneaux, feux ou 

l'utilisation d'une voiture-pilote. Le conducteur doit se 

conformer à ces exigences.
Peu importe le type de permis ou d’autorisation, il faut 

respecter tous les panneaux de signalisation installés par le 

ministère provincial compétent qui indiquent les dimensions 

ou le poids de chargement maximums autorisés sur une 

section de route. Afin d’éviter d’endommager le véhicule et 

son chargement et, éventuellement, de blesser un usager  

de la route, le conducteur doit faire attention aux signaux  

de danger ci-contre.
Il importe de respecter ces panneaux de signalisation et 

de prendre les mesures appropriées, car au Manitoba, le 

conducteur ou la compagnie de transport sont responsables 

des dommages causés à une route ou une structure routière 

par leur véhicule ou sa cargaison.

Chaussée rétrécie  

des deux côtés  

(signal avancé)

Pont à une voie 

(signal avancé)

Limitation de hauteur 

4,1 mètres

Panneaux qui indiquent 

une voie que les véhicules 

utilitaires ne sont pas 

autorisés à emprunter

Panneaux qui indiquent 

les routes que les 

véhicules utilitaires  

ne sont pas autorisés 

à utiliser

Panneaux qui indiquent 

les routes que les 

véhicules utilitaires sont 

autorisés à utiliser

Panneau indiquant une 

limitation de poids de 

10 tonnes sur une route 

ou un pont

Manuel du conducteur professionnel  

67

Hauteur

Le conducteur doit toujours connaître la hauteur du véhicule 

et de son chargement. Sauf indication contraire sur le permis, 

la hauteur maximale autorisée sur les routes est 4,15 mètres. 

La hauteur libre des passages souterrains et des tunnels est 

indiquée à l’avance.

À certains endroits, des barres de contrôle suspendues et 

des dispositifs d’avertissement permettent au conducteur de 

vérifier la hauteur de son véhicule.
Durant les mois d’hiver, l’épaisseur de la couche de neige sur la 

chaussée peut réduire la hauteur libre. 

Faire particulièrement attention aux hauteurs libres restreintes 

non signalées. En voici quelques exemples :

• 

escaliers de secours dans un passage;

• 

portes de garage;

• 

auvents d’immeubles;

• 

fils aériens trop bas traversant une voie;

• 

branches d’arbres du terre-plein qui surplombent 

la chaussée.

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  Manuel du conducteur professionnel  

Excédent de hauteur

Un permis spécial est exigé lorsque la hauteur dépasse 

4,15 mètres. Ce permis n’est délivré que pour les chargements 

qui ne peuvent pas être divisés (indivisibles). Il n’est donc pas 

permis de transporter deux pièces de matériel empilées l’une 

sur l’autre et dépassant ainsi 4,15 mètres.
Les hauteurs libres maximales sur les ponts et les panneaux de 

signalisation détermineront la hauteur maximale autorisée par 

un permis spécial. Le permis que vous obtenez de la Division 

des transports routiers doit être approuvé par Bell MTS si 

la hauteur totale dépasse 4,6 mètres. Si la hauteur totale 

dépasse 5,2 mètres, le permis doit aussi être approuvé par 

Hydro Manitoba.
Selon le Code de la route, le propriétaire et le conducteur 

d’un véhicule utilitaire peuvent être tous les deux tenus 

responsables des dommages causés à un passage supérieur 

si le conducteur n’a pas respecté la signalisation indiquant la 

hauteur permise.

Largeur

La largeur légale maximale d’un véhicule et de son chargement 

est de 2,6 mètres. Les véhicules transportant du foin, de la 

paille ou du fourrage en vrac peuvent avoir un chargement 

maximal de 3,7 mètres de largeur.
Les rétroviseurs latéraux et les feux de gabarit n’entrent pas 

dans la mesure de la largeur totale du véhicule, et peuvent 

dépasser de 20 centimètres de chaque côté la largeur du 

véhicule. Les dispositifs d’arrimage des chargements peuvent 

dépasser de 10 centimètres de chaque côté la largeur totale 

du véhicule.
Les conducteurs qui conduisent des véhicules larges doivent 

être particulièrement attentifs sur les ponts étroits, dans les 

passages exigus et sur les portions de route en construction.
En hiver, les conditions de conduite peuvent augmenter les 

risques dûs à la largeur d’un véhicule, particulièrement dans 

les régions où il y a d’importantes accumulations de neige. 

Dans de telles conditions, la première règle de sécurité 

consiste à réduire sa vitesse.

Excédent de largeur

Un permis spécial est exigé lorsque la largeur dépasse 

2,6 mètres.
En règle générale, il faut, pour obtenir ce permis, que le 

chargement soit indivisible; il n’est donc pas permis de charger 

côte à côte deux pièces de matériel dépassant la norme de 

2,6 mètres de largeur.
Lorsque la largeur excède 4,6 mètres, le véhicule doit être 

précédé et suivi de véhicules d’escorte conformes aux 

règlements du Code de la route. Le permis peut devoir être 

soumis à l’approbation des autorités locales.

Chargements saillants

Le panneau « D » ne doit être utilisé que lorsque le 

chargement transporté est d’une largeur excessive. 

Longueur

La dernière dimension à considérer pour la conduite de gros 

véhicules en est la longueur. Par exemple, le conducteur 

d’un camion se prolongeant par un « surplomb » à l’arrière 

doit être particulièrement prudent sur les routes et dans les 

ruelles étroites lorsqu’il prend un virage serré. Il faut tenir 

compte de ce « surplomb » pour éviter de heurter certains 

objets : poteaux, voitures en stationnement, bâtiments, etc. 

Le conducteur doit être particulièrement attentif dans les 

espaces restreints.
Les longueurs légales varient selon le type de véhicule.

• 

Véhicule simple — 12,5 mètres.

• 

Ensemble de véhicules comprenant un camion ou  

une voiture tirant une remorque — 21,5 mètres.

• 

Ensemble tracteur-remorque avec chargement —  23 mètres.

Pour obtenir une liste des longueurs maximales permises 

pour d’autres véhicules, veuillez vous adresser à 

Infrastructure Manitoba.

Manuel du conducteur professionnel  

69

Excédent de longueur

En règle générale, les permis spéciaux ne sont délivrés que si 

la longueur est indivisible. Aucun permis n’est émis pour les 

chargements trop longs transportés sur un type de camion 

autre qu’une semi-remorque ou un autre ensemble de 

véhicules.
Lorsque sa longueur totale dépasse 30 mètres, le véhicule 

doit être suivi d’une voiture-pilote munie d’un équipement 

conforme au Code de la route et à ses règlements. Lorsque le 

véhicule tourne pour s’engager sur une route ou en sortir, la 

manœuvre doit être signalée à l’aide de fanions.

Voitures-pilotes

Les voitures-pilotes sont utilisées pour avertir les conducteurs 

qu’ils approchent d’un véhicule ou d’un chargement dont les 

dimensions dépassent les limites.
Lorsqu’un permis pour une taille ou un chargement qui 

dépasse les limites prescrites exige la présence d’une voiture-

pilote, celle-ci doit être équipée d’un feu clignotant jaune et 

d’un panneau lumineux indiquant « WIDE LOAD » ou « D ».
Lorsqu’une voiture-pilote escorte un véhicule ou un 

chargement dont les dimensions dépassent les limites,  

son conducteur doit :

• 

sur une route à deux voies ou à quatre voies, précéder et 

suivre le véhicule ou le chargement en question d’au moins 

100 mètres et d’au plus 500 mètres;

• 

sur une autoroute à quatre voies, suivre le véhicule ou le 

chargement en question d’au moins 100 mètres et d’au plus 

500 mètres.

Les conducteurs doivent savoir que les véhicules ou les 

chargements dont les dimensions dépassent les limites 

peuvent représenter un danger, surtout lorsqu’on les dépasse 

sur une route à deux voies.

Poids

Au Manitoba, les véhicules sont classés selon leur poids 

nominal brut (PNBV), soit le poids combiné du véhicule et de 

son chargement. Le PNBV maximal autorisé est déterminé 

par divers éléments comme le nombre d’essieux, l’espacement 

entre les essieux, la dimension des pneus, etc. Il est illégal 

d’utiliser sur une route un véhicule dont le poids total en 

charge exercé sur un pneu dépasse la capacité prévue de 

ce pneu, ou dont le poids total en charge qui s’exerce  sur 

un essieu dépasse la capacité officielle de l’essieu selon les 

caractéristiques établies par le fabricant de l’essieu, de la 

suspension et des freins. Il est également illégal d’utiliser sur 

une route une remorque dont le poids total en charge dépasse 

les caractéristiques établies par le fabricant.
Pour connaître le poids total en charge autorisé pour un 

véhicule, veuillez vous adresser à Infrastructure Manitoba.

Excédent de poids

Il faut un permis quand les poids maximums indiqués dans 

le Règlement sur les poids et dimensions des véhicules circulant 

sur les diverses catégories de routes sont dépassés. Pour 

des renseignements supplémentaires concernant la politique 

de permis en matière de véhicules dont la taille ou le poids 

dépassent les limites prescrites, veuillez vous adresser à la 

Division des transports routiers.

WIDELOAD

WIDELOAD

70

  Manuel du conducteur professionnel  

Restrictions routières de printemps

Au printemps, lorsque le sol dégèle, la couche de base sur 

laquelle la route est construite s’amollira. S’il était permis aux 

camions de poids normal de circuler sur ces routes amollies, ils 

les endommageraient. C’est pourquoi on limite sur certaines 

routes le poids en charge pouvant être transporté. Des 

panneaux sur les bords des routes en question avertissent les 

conducteurs des limitations de poids. 
Un conducteur qui se ferait arrêter au volant d’un véhicule 

lourd sur une telle route serait passible d’une amende dont le 

montant est calculé en fonction de la différence entre le poids 

réel et le poids autorisé.

Responsabilité relative aux véhicules  

surchargés en cas de dommages 

En vertu du Code de la route, le propriétaire et le conducteur 

d’un véhicule surchargé sont conjointement responsables de 

tout dommage causé par le véhicule surchargé à toute partie 

d’une route.

Ponts

À l’approche d’un pont, le conducteur doit lire les panneaux 

d’indication de limite de poids pour s’assurer que le poids total 

en charge de son véhicule et de son chargement n’excède pas 

le maximum indiqué.
Pour obtenir des renseignements plus détaillés sur la 

réglementation en matière de taille et de poids pour les 

différents groupes d’essieux, s’adresser à Infrastructure 

Manitoba.

Postes de pesage

Tout camion ou ensemble de véhicules dont le poids nominal 

brut est de 4 500 kilogrammes ou plus doit se diriger vers le 

poste de pesage, ainsi que l’indiquent les panneaux. 
On trouve des postes de pesage dans toute la province, 

précédés de panneaux indiquant aux conducteurs de s’y 

arrêter. 
Au poste, les essieux sont pesés et les dimensions du véhicule 

et de son chargement sont mesurées. Pendant l’opération, 

on vérifie aussi le permis du conducteur, le livre de bord, les 

permis, l’immatriculation du véhicule, son état mécanique et 

l’arrimage du chargement.
Que le poste de pesage soit fixe ou mobile, le conducteur 

doit s’y rendre selon les instructions des panneaux ou à la 

demande d’un agent de la paix.

Manuel du conducteur professionnel  

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Charges et méthodes de chargement

Répartition du poids

La répartition du poids du chargement a un effet direct sur la 

maniabilité du véhicule, ainsi que sur la durée des pneus, du 

châssis, de la suspension, des essieux et des roulements.
Même si le poids total ne dépasse pas la capacité totale de 

charge du véhicule, une mauvaise répartition peut surcharger 

un essieu ou un train de pneus. Le châssis peut devoir 

supporter une tension excessive pouvant entraîner des 

détériorations permanentes et fausser la direction.
La répartition du poids dépendra de la nature du chargement. 

Un chargement fait d’une pièce unique ne présentera pas les 

mêmes problèmes qu’un chargement composé de plusieurs 

éléments.
Les schémas suivants indiquent une règle générale à suivre 

en matière de chargement, sans toutefois traiter de toutes les 

situations dans lesquelles un conducteur peut se trouver.
Si le chargement est lourd et compact, il doit être placé autant 

que possible vers l’arrière et dans le sens de sa longueur. Le 

gros du chargement doit porter sur l’essieu arrière pour que 

la répartition du poids sur les pneus soit équilibrée et que le 

châssis ne se déforme pas.

Pour transporter un chargement tel que celui illustré 

ci-dessous, il convient d’utiliser un ensemble de véhicules 

composé d’un tracteur et d’une remorque. Le choix du bon 

véhicule permet d’éviter d’endommager camion et pneus, et 

peut même éliminer le risque d'une collision grave.

Le chargement compact figurant sur le schéma ci-dessous 

devrait être placé juste devant l’essieu arrière, le côté le plus 

long reposant sur le plancher.

Dans ce chargement, le poids est réparti de façon égale sur 

l’ensemble des pneus arrière, ce qui évite au châssis de se 

tordre et de subir une tension. Un chargement uniforme 

réparti latéralement évite également une surcharge du carter 

de pont et des roulements de roue.

72

  Manuel du conducteur professionnel  

Si le chargement est compact et très lourd, il ne doit pas être 

placé près de la cabine, car la répartition de la charge peut 

déformer le châssis, éventuellement de façon permanente. 

Cela surcharge également les pneus avant et peut même 

provoquer l’éclatement d’un pneu usé. Cela peut aussi 

entraîner un raidissement de la direction.

Si le chargement est très lourd, il ne doit pas être placé d’un 

seul côté, afin de ne pas surcharger les ressorts et les pneus 

du côté en question. Cette mauvaise répartition de la charge 

peut provoquer un blocage des roues au freinage, du côté 

moins chargé, et entraîner l’usure par aplatissement des pneus 

ou un dérapage sur une chaussée mouillée.

Ce genre de chargement ne doit jamais être permis. Il fait plier 

le châssis, surcharge fortement les pneus arrière et enlève 

suffisamment de poids sur les roues avant pour rendre la 

conduite presque impossible.

Ce genre de chargement résulte d’un mauvais choix de 

véhicule. Sur une route en mauvais état, un tel chargement 

risque de faire pivoter le camion sur ses roues arrière, 

décollant complètement les roues avant de la route.

Manuel du conducteur professionnel  

73

Répartition approximative du poids total —  

Véhicule et charge utile

Comme l’indiquent les schémas précédents, les remorques 

sont également conçues pour permettre une répartition 

uniforme de la charge. La différence fondamentale entre la 

répartition de la charge sur les remorques et les camions 

est la suivante : le camion moyen est conçu de façon à ce 

qu’environ 90 pour cent de la charge utile repose sur les pneus 

arrière, contre 10 pour cent sur les pneus avant. Dans le cas 

des remorques, il faut répartir la charge de façon égale entre 

les pneus arrière et la sellette d’attelage, laquelle distribue sa 

charge au véhicule tracteur.

Les méthodes de répartition illustrées dans le schéma 

ci-dessous sont manifestement incorrectes. Dans le cas de la 

première remorque, le chargement lourd placé à l’arrière exerce 

une surcharge sur les pneus arrière de la remorque. Puisque 

pratiquement aucune charge ne repose sur la sellette d’attelage, 

les pneus arrière du tracteur pourraient glisser. La répartition 

du freinage sera également très inégale. Il ne faut évidemment 

jamais placer une charge sur le panneau arrière, même pour 

gagner du temps, car cela exercera une tension extrême sur 

l’équipement et pourrait entraîner une collision rave.

Il faut centrer la charge de façon à répartir le poids 

correctement sur toutes les roues. Le point central de 

répartition du poids d’un camion ordinaire (sans remorque) 

se situe à mi-chemin entre l’arrière de la cabine et le panneau 

arrière. Dans le cas d’un camion tractant une semi-remorque, 

ce point se situe approximativement au centre de la remorque.

45 %

45 %

10 %

74

  Manuel du conducteur professionnel  

Arrimage des chargements

Arrimez le chargement tout entier pour en éviter tout 

déplacement ou toute perte. Effectuez fréquemment des 

vérifications pour vous assurer que les dispositifs de fixation 

et les câbles d’arrimage ne se sont pas desserrés ou usés. Un 

chargement qui n’est pas solidement arrimé peut se déplacer 

vers l’avant lorsque le véhicule freine.
Les chargements composés de marchandises en vrac (copeaux 

de bois, papier, détritus, gravier, pierres, etc.) transportées 

dans des conteneurs ouverts doivent être recouverts d’une 

bâche pour éviter qu’elles ne se répandent sur la chaussée. 

Vérifiez régulièrement l’état des bâches, car encombrer la 

voie publique avec des objets constitue une infraction et des 

accusations peuvent être portées contre le conducteur et le 

propriétaire du véhicule.
Les plateformes latérales de la caisse ou de la remorque 

doivent être nettoyées avant le départ. On évitera ainsi les 

éventuels dommages causés par des détritus tombés de 

la caisse ou de la remorque et qui seraient projetés contre 

d’autres véhicules. 

Le Règlement sur l’arrimage des cargaisons adopte la norme 

n° 10 du Code canadien de sécurité pour les transporteurs 

routiers du Conseil canadien des administrateurs en transport 

motorisé, qui énonce les exigences précises relatives à 

l’arrimage de chargements de grumes, de bois ouvré, de 

bobines de métal, de rouleaux de papier, de tuyaux de béton, 

de conteneurs intermodaux, de véhicules, de conteneurs de 

type « Roll-on / Roll-off » ou de type « Hook Lift », ainsi que 

de gros blocs de pierre. Le Code contient également des 

dispositions relatives à l’arrimage général et au confinement 

de tous les chargements. Tout conducteur ayant à transporter 

des marchandises doit connaître les normes précises qui 

existent en matière d’arrimage adéquat et sécuritaire des 

chargements.
Pour de plus amples renseignements sur l’arrimage des 

cargaisons, veuillez communiquer avec la Division des 

transports routiers.

Dispositifs d’arrimage

Arrimer le chargement convenablement

Manuel du conducteur professionnel  

75

Chargements saillants

Vérifiez le chargement et le matériel avant de prendre la route. 

Tout chargement trop large ou trop long exige un permis spécial 

et doit être signalé par les méthodes d’avertissement requis. 
En règle générale, un tel chargement ne peut être transporté 

que lorsqu’il fait jour. Certains chargements ne doivent pas 

excéder la longueur légale, mais peuvent dépasser du véhicule. 

S'ils dépassent d'un mètre ou plus, ils doivent être munis d’un 

drapeau rouge mesurant au moins 30 cm

2

, fixé à l’extrémité 

du chargement. Le drapeau doit être visible à une distance 

d’au moins 60 mètres.
La nuit, il doit y avoir une lumière rouge ou un réflecteur 

rouge tout au bout du chargement en saillie; cette lumière ou 

ce réflecteur doit être visible au conducteur de tout véhicule 

qui s’approche.
Il est interdit de transporter un objet quelconque qui dépasse 

de plus de plus d’un mètre le pare-chocs avant, à moins d’une 

autorisation spéciale figurant sur un permis.

Conduite de nuit — Véhicules à gabarit excessif

Si un permis accordé aux termes du Code de la route autorise 

le déplacement de nuit d’un véhicule à gabarit excessif, le 

véhicule doit être équipé des feux de gabarit décrits ci-après, 

lesquels feux doivent être installés sur la partie la plus élevée 

du véhicule et fonctionner continuellement en cours de 

conduite ou d’utilisation du véhicule sur une route, à savoir :

• 

deux lampes projetant chacune une lumière verte ou jaune 

visible des véhicules qui s’approchent de l’avant, les lampes 

étant installées à l’avant du véhicule ou du chargement, 

l’une du côté droit, l’autre du côté gauche;

• 

deux lampes projetant chacune une lumière rouge visible 

des véhicules qui s’approchent de l’arrière, les lampes étant 

installées à l’arrière du véhicule ou du chargement, l’une du 

côté droit, l’autre du côté gauche;

• 

deux lampes projetant chacune une lumière verte ou jaune 

visible des véhicules qui s’approchent de l’avant, ainsi 

qu’une lumière rouge visible des véhicules qui s’approchent 

de l’arrière, l’une des lampes étant installée sur la partie du 

véhicule ou du chargement qui fait le plus saillie du côté 

droit et l’autre sur la partie du véhicule ou du chargement 

qui fait le plus saillie du côté gauche.

Matériel agricole

Lorsque vous conduisez à la campagne, faites attention au 

matériel agricole qui peut circuler d’un champ à l’autre. De 

nombreuses machines agricoles sont très grosses et ont des 

formes inhabituelles et les tracteurs, les moissonneuses-

batteuses et les autres machines agricoles se déplacent très 

lentement, ne pouvant dépasser 40 km/h. Les conducteurs 

doivent savoir qu’en conduisant à la vitesse normale, ils se 

rapprocheront de ces véhicules en un laps de temps très 

court. De plus, les machines agricoles prennent parfois plus de 

la moitié de la largeur de la route et lorsqu'elles traversent un 

pont, elles peuvent en prendre la largeur complète. 
La chose la plus importante à faire lorsque vous vous 

rapprochez de machines agricoles est de ralentir à l’avance. 

Quand vous les doublez ou que vous arrivez à leur hauteur, 

dépassez-les avec précaution en vérifiant leur largeur et leur 

longueur.
Rappelez-vous que vous devez être titulaire au minimum d’un 

permis de la classe 5 à l’étape intermédiaire pour conduire 

des machines lourdes et du matériel agricole sur les routes 

provinciales et sur les routes en zone urbaine. Ces véhicules 

comprennent les tracteurs, le matériel agricole automoteur 

tel que les moissonneuses-batteuses, et les machines lourdes 

telles que les pelles mécaniques, les grues, les chariots 

élévateurs à fourche et les niveleuses. Les routes provinciales 

et les routes en zone urbaine ne comprennent pas les routes 

municipales rurales, les voies de desserte ou les routes d’hiver 

contrôlées ou entretenues par une administration locale telle 

qu’une municipalité rurale.

Fixation du panneau arrière

Le panneau arrière du camion doit être fermé et fixé, sauf s’il 

faut transporter une pièce d’une longueur telle qu’elle oblige à 

laisser le panneau ouvert.

76

  Manuel du conducteur professionnel  

Transport de marchandises dangereuses

La législation fédérale et provinciale est en vigueur pour 

promouvoir la sécurité du public en ce qui concerne le 

transport de marchandises dangereuses. Les gouvernements 

fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada travaillent 

de concert avec l’industrie du transport afin de veiller à ce 

que les exigences en matière de transport de marchandises 

dangereuses soient les mêmes dans tout le pays et pour faire 

en sorte qu’elles s’appliquent à tous les moyens de transport, 

qu’il soit aérien, maritime, ferroviaire ou routier.
Toute personne responsable de marchandises dangereuses, 

à toutes les étapes du trajet, est également responsable de 

l’aspect sécuritaire de leur transport et doit garder à l’esprit 

les points suivants :

• 

Quiconque a la charge de marchandises dangereuses 

doit en faire rapport à une autorité désignée dans les 

circonstances suivantes :

 ◦

en cas de déversement, d’émission ou d’échappement de 

marchandises dangereuses d’un conteneur, d’un emballage 

ou d’un moyen de transport;

 ◦

lorsqu’il est tenu de signaler une situation dangereuse ou 

une collision mettant en cause ce type de marchandises;

 ◦

lorsque des marchandises expédiées appartenant à 

certaines classes de produits dangereux sont perdues, 

volées ou égarées;

 ◦

lorsqu’il y a un retard dans la livraison de certains explosifs.

• 

Quiconque manipule, offre de transporter ou transporte des 

marchandises dangereuses doit être formé dans ce domaine 

ou doit accomplir ces tâches sous la surveillance directe 

d’une personne qualifiée. C’est l’employeur qui doit s’assurer 

que ses employés ont reçu une formation en ce qui concerne 

les marchandises dangereuses qui leur sont confiées. Lorsque 

la formation est terminée, la personne se voit décerner un 

certificat, qui doit être renouvelé tous les 36 mois.

L’expéditeur doit :

• 

fournir au transporteur initial toutes les marques de sécurité 

nécessaires, comme des plaques (indiquant le bon numéro 

ONU ou NA, ou le numéro d’identification du produit, selon 

le cas); 

• 

il doit aussi lui fournir le document d’expédition ou le 

manifeste relatif aux déchets, lorsque la réglementation 

l’exige.

Le transporteur doit :

• 

afficher les marques de sécurité appropriées de la bonne 

façon et aux endroits prévus;

• 

 remplacer toute marque de sécurité qui est endommagée 

ou perdue lorsque les marchandises à expédier sont 

confiées au transporteur;

• 

s’assurer que tous les documents nécessaires sont au 

complet et qu’ils accompagnent les marchandises expédiées; 

que tout changement dans le lot de marchandises qui lui a 

été confié est répertorié; que, lorsque les marchandises ne 

sont plus à sa charge, il remet au réceptionnaire copie de 

tous les documents nécessaires;

• 

charger et trier les marchandises en consignation si cela est 

nécessaire;

• 

refuser la consignation de produits dangereux qui ne 

respectent pas la réglementation;

• 

conserver les documents pendant deux ans.

• 

Le destinataire doit :

• 

remplir et signer tous les documents nécessaires relatifs aux 

déchets et les transmettre aux autorités compétentes;

• 

satisfaire aux exigences de l’expéditeur lorsqu’il retourne 

des emballages, des conteneurs ou des véhicules vides qui 

n’ont pas été nettoyés ou purgés de manière à ce qu’ils ne 

présentent aucun danger.

Classification des marchandises dangereuses

La Loi sur la manutention et le transport des marchandises 

dangereuses prévoit la répartition de ces produits en neuf 

classes selon les risques possibles. Certaines de ces classes 

sont divisées en d’autres catégories qui précisent davantage 

les dangers. (Voir les illustrations dans les pages qui suivent.) 

Le règlement contient une liste de marchandises dangereuses 

qui énonce leur appellation d’expédition, leur classification et 

leur numéro ONU, NA ou d’identification de produit. C’est le 

fabricant qui est responsable de la classification et, dans le cas 

des déchets dangereux, il s’agit du producteur. La procédure de 

classification doit être terminée avant l’expédition du produit.

Marques de sécurité

Les marques de sécurité servent à indiquer la présence de 

produits dangereux et à identifier leur classe de dangers. Les 

marques visibles sont généralement les étiquettes, les plaques 

et le numéro ONU, NA ou d’identification du produit. 
Les étiquettes sont placées sur les paquets, les cylindres, les 

bidons et autres petits conteneurs. 
Les plaques sont installées sur des conteneurs de grande 

dimension (capacité supérieure à 454 litres) et sur des unités 

de transport.
Les numéros ONU, NA ou d’identification de produit 

comportent quatre chiffres assignés à un produit particulier; 

p. ex., le numéro de l’essence correspond à ONU 1203. Il est 

obligatoire d’afficher un tel numéro sur une plaque dans le cas 

de marchandises dangereuses (n’appartenant pas aux classes 

1 et 7) transportées en vrac ou visées par les règlements 

fédéraux.

Manuel du conducteur professionnel  

77

Marques de sécurité

Classe 1 — Explosifs

1.1

   Substance ou article qui présente un danger d’explosion en masse.

1.2

   Substance ou article qui présente un danger de projection  

de fragments, mais non un danger d’explosion en masse.

1.3

   Substance ou article qui présente un danger d’incendie, ainsi  

qu’un danger mineur de détonation ou un danger mineur de 

projection ou les deux, mais non un danger d’explosion en masse.

1.4

   Substance ou article qui ne présente aucun danger important;  

les effets de l’explosion sont en grande partie limités à l’emballage 

et on ne doit prévoir ni projection ni fragments de taille 

appréciable à distance.

1.5

   Substance très insensible qui néanmoins présente un danger 

d’explosion en masse comme les substances du point 1.1.

1.6

   Substance extrêmement insensible qui ne présente pas un danger 

d’explosion en masse.

Classe 2 — Gaz

2.1

  Gaz inflammable (rouge).

2.2

  Gaz ininflammable (vert).

2.2

  Gaz oxydant (jaune).

2.3

  Gaz toxique (blanc).

2.4

   Gaz corrosif (blanc avec illustration de bouteille  

de gaz comprimé).

Classe 3 — Liquides inflammables

3.1

   Liquide avec un point d’éclair en vase clos égal ou 

inférieur à 61 °C.

 

Classe 4 — Solides inflammables; substances qui peuvent 

s’enflammer spontanément; substances qui en contact  

avec l’eau émettent des gaz inflammables (matières réagissant 

au contact de l’eau)

4.1

   Les solides qui, dans les conditions normales de transport, 

sont soit facilement combustibles, soit susceptibles de causer 

ou de favoriser un incendie sous l’effet du frottement ou de la 

chaleur qui subsiste après leur fabrication ou leur traitement, soit 

des matières autoréactives qui sont susceptibles de subir une 

réaction fortement exothermique, soit des explosifs flegmatisés 

susceptibles de détoner s’ils ne sont pas assez dilués afin d’éliminer 

leurs propriétés explosives.

4.2

   Substance qui peut s’enflammer spontanément dans les conditions 

normales de transport ou, lorsqu’elle est en contact  avec l’air, 

peut provoquer un échauffement spontané jusqu’au point 

d’inflammation.

4.3

   S

ubstance qui, en contact avec l’eau, émet des quantités  

dangereuses de gaz inflammable ou devient spontanément 

inflammable au contact avec l’eau ou la vapeur d’eau.

78

  Manuel du conducteur professionnel  

Classe 5 — Substances comburantes et  

peroxydes organiques

5.1 

  

Substance qui provoque la combustion d’autres matières ou 

y contribue en formant de l’oxygène ou d’autres substances 

comburantes, que la substance elle-même soit combustible  

ou non.

5.2

   Composé organique qui renferme la structure bivalente  

« -O-O- » qui est un fort agent comburant et qui peut se 

décomposer explosivement, qui peut être sensible à la chaleur, 

aux chocs ou à la friction, qui peut réagir dangereusement avec 

d’autres marchandises dangereuses ou qui peut causer des 

dommages aux yeux.

Classe 6 — Substances toxiques et substances infectieuses

6.1

    Solide ou liquide qui est toxique par l’inhalation de ses 

vapeurs, par le contact avec l’épiderme ou par ingestion.

Classe 7 — Matières radioactives

7.1

    Matières radioactives selon le sens de la Loi sur le contrôle de 

l’énergie atomique et dont l’activité est supérieure à 74 kBq/kg. 

Classe 8 — Substances corrosives — Gaz inflammables

8.1

    Substance qui provoque la nécrose visible de la peau ou qui 

corrode l’acier ou l’aluminium non cuirassé.

Classe 9 — Divers produits et substances

9.1

   Divers matériaux dangereux; substance ou produit présentant 

des dangers suffisants pour justifier la réglementation de son 

transport, mais que l’on ne peut pas attribuer à l’une des  

autres classes.

9.2

  Substance dangereuse pour l’environnement.

9.3

 

 Déchets  dangereux. 

Manuel du conducteur professionnel  

79

Plaques et étiquettes spéciales

Écriteau de fumigation

Exigences 

d’aération

Sens du colis

Exigences spéciales 

pour DPC

Exigence pour 

chargement mixte

Wagon-citerne seulement 

Résidu après le 

déchargement

Polluant marin 

Convention internationale de 1973  

pour la prévention de la pollution 

par les navires (MARPOL 73/78)

Le numéro d’identification du produit  

est requis pour les envois en vrac.

80

  Manuel du conducteur professionnel  

 

 

 

 

 

 

 

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