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Freinage Pour arrêter un véhicule sur un terrain plat, il suffit en général de freiner une fois. La force de freinage à exercer dépend de la vitesse, du poids et de l’urgence. conducteur relâche doucement le frein pour pour arriver à l’arrêt progressivement. Le conducteur professionnel peut améliorer ses arrêts en s’exerçant à relâcher le frein de façon à éviter une secousse au moment de l’arrêt. De plus, si vous : • regardez la route devant vous pour prévoir les arrêts; • conservez une distance prudente par rapport aux autres véhicules; • réglez votre vitesse selon votre visibilité; vous êtes assuré de vous arrêter en douceur à chaque fois. C’est en fonction de ces mesures de prévoyance que la plupart des passagers jugent la compétence d’un conducteur. antiblocage sur une route verglacée, le conducteur devra appuyer sur le frein puis le relâcher plusieurs fois ou « pomper le frein » pour empêcher les roues de bloquer. Une roue tournant lentement sur une surface glacée sera plus efficace qu’une roue bloquée qui dérape. véhicule chargé devraient se mettre en plus petite vitesse avant la descente. Ceci permettra au véhicule de rouler à la vitesse de contrôle, soit la vitesse à laquelle le véhicule descendra la pente sans dépasser le nombre maximal de tours/minute fixé par le régulateur. Pour ce faire, il faut choisir la vitesse la mieux adaptée à l’état de la route et au moteur du véhicule. Les vitesses doivent être enclenchées avant d’amorcer la descente, puisque le véhicule est censé ralentir pour permettre de rétrograder. Ceci ne serait pas le cas si le conducteur tentait de changer de vitesses dans une pente raide. Pour descendre une pente, le conducteur contrôle la vitesse de son véhicule en « freinant par à-coups ». Autrement dit, freiner par intervalles pour réduire la vitesse du véhicule, puis relâcher les freins. Cette façon de freiner devrait réduire la vitesse du véhicule de 8 km/h en trois secondes. On peut se souvenir de cette façon de faire sous le nom de règle du « 8 en 3 ». Le conducteur ne devrait pas permettre à la vitesse du véhicule de dépasser de 8 km/h la vitesse de contrôle avant de commencer à freiner par à-coups. Ceci évitera également l’échauffement des freins. Si les freins s’échauffaient, les tambours du frein s’élargiraient, entraînant ainsi une perte d’efficacité des freins ou une perte totale de la puissance de freinage. Les arrêts dans les pentes légères se font de la même façon que sur terrain plat. panneau l’indique. Dans certaines provinces canadiennes et certains États américains, les conducteurs qui ne respectent pas cette consigne sont passibles d’une amende. Cette vérification doit être inscrite dans le carnet de route. Ralentisseurs Certains véhicules sont équipés de ralentisseurs sur moteur qui aident à ralentir et à freiner le véhicule. Il en existe plusieurs types : ralentisseurs sur échappement, et ralentisseurs hydrodynamiques et électromagnétiques. plus de freiner par à-coups. Ceci permettra de maintenir le véhicule à la vitesse de contrôle et les tours-minute du moteur en-dessous du nombre fixé par le régulateur. Si la vitesse du véhicule fait augmenter le nombre de tours-minute au-delà de la limite fixée par le régulateur, le moteur pourrait en être endommagé. Le conducteur professionnel contrôle la vitesse de son véhicule de manière à pouvoir s’arrêter en tout temps. Il peut s’avérer nécessaire d’arrêter le véhicule en cours de descente pour éviter une collision ou en cas d’urgence. par le conducteur, et certains sont réglables. Les ralentisseurs sur moteur produisent plus de bruit, donc les conducteurs de véhicules qui en sont équipés doivent éviter de les utiliser sans motif valable en ville et dans les zones résidentielles. Le choix des vitesses est important, car les ralentisseurs fonctionnent le mieux à régime élevé. Il faut enclencher une vitesse avant d’aborder la pente, plutôt que de tenter de changer de vitesse pendant la descente. Si le conducteur manque une vitesse et n’arrive pas à la trouver, il ne disposera que des freins pour contrôler la vitesse du véhicule et ceux-ci pourraient tomber en défaillance. Le conducteur d’un véhicule équipé d’un ralentisseur sur moteur doit connaître les recommandations du fabricant quant à son utilisation, quels que soient l’état de la route ou les conditions météorologiques. pendant l’épreuve pratique de conduite. Manuel du conducteur professionnel 33 Système de freinage antiblocage (ABS) Il s’agit d’un système électronique qui surveille et contrôle la vitesse des roues pendant le freinage. Le système contrôle la vitesse des roues en tout temps. Aussitôt qu’il détecte le blocage d’une roue pendant une manœuvre de freinage, le système relâche la pression exercée sur le frein de cette roue seulement. Ceci empêche la roue de patiner et augmente la stabilité et la maîtrise du véhicule, même dans les conditions les plus défavorables, comme le freinage sur des routes mouillées ou verglacées, ainsi que dans les virages et pendant les changements de voie. Le conducteur d’un véhicule équipé du freinage ABS n’a qu’à freiner normalement pour s’arrêter à temps. Lorsque le système ABS se met en marche, il ne faut pas relâcher la pression appliquée sur la pédale du frein. Il faut aussi éviter d’appuyer sur la pédale à plusieurs reprises, car le système serre et desserre les freins jusqu’à cinq fois la seconde, soit beaucoup plus rapidement que le conducteur ne pourrait le faire. Si le véhicule est muni d’un ralentisseur sur moteur et que la chaussée devient glissante, le système ABS détectera automatiquement le blocage des roues et désactivera le ralentisseur jusqu’à regain d'adhérence, puis le réactivera. véhicule, veuillez vous reporter au manuel d’utilisation de celui-ci. Freinage combiné Dans les ensembles de véhicules (comme un camion tracteur et une remorque, ou un tracteur et une semi-remorque) équipés de freins à air comprimé, les freins de la remorque et ceux du tracteur sont actionnés en même temps à l’aide d’une pédale de contrôle. Ce système de freinage est souvent connu sous le nom de « freinage équilibré ». La force de freinage exercée sur la remorque est égale à celle exercée sur le tracteur. Il est possible d’utiliser les freins de la remorque indépendamment des freins du tracteur au moyen de la soupape manuelle de contrôle. Si le conducteur le désire, il peut augmenter la puissance de freinage de la remorque grâce à la soupape manuelle tout en utilisant la pédale de freinage. Les remorques équipées de freins électriques ou de freins à dépression fonctionnent de la même façon. virages ou sur une chaussée humide ou verglacée. Un freinage excessif risque de provoquer une mise en portefeuille (voir définition à la page 53) ou un dérapage. 34 Manuel du conducteur professionnel |