Manuel du conducteur professionnel - 3

 

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Manuel du conducteur professionnel - 3

 

 

Freinage

Pour arrêter un véhicule sur un terrain plat, il suffit en général 

de freiner une fois. La force de freinage à exercer dépend de 

la vitesse, du poids et de l’urgence.
Lorsque la vitesse du véhicule a suffisamment diminué, le 

conducteur relâche doucement le frein pour pour arriver à 

l’arrêt progressivement. Le conducteur professionnel peut 

améliorer ses arrêts en s’exerçant à relâcher le frein de façon à 

éviter une secousse au moment de l’arrêt. De plus, si vous :

• 

regardez la route devant vous pour prévoir les arrêts;

• 

conservez une distance prudente par rapport aux  

autres véhicules;

• 

réglez votre vitesse selon votre visibilité; 

vous êtes assuré de vous arrêter en douceur à chaque fois. 

C’est en fonction de ces mesures de prévoyance que la plupart 

des passagers jugent la compétence d’un conducteur.
Pour arrêter un véhicule qui n’est pas équipé de freins 

antiblocage sur une route verglacée, le conducteur devra 

appuyer sur le frein puis le relâcher plusieurs fois ou « pomper 

le frein » pour empêcher les roues de bloquer. Une roue 

tournant lentement sur une surface glacée sera plus efficace 

qu’une roue bloquée qui dérape. 
Les conducteurs qui doivent descendre une pente raide avec un 

véhicule chargé devraient se mettre en plus petite vitesse avant 

la descente. Ceci permettra au véhicule de rouler à la vitesse 

de contrôle, soit la vitesse à laquelle le véhicule descendra 

la pente sans dépasser le nombre maximal de tours/minute 

fixé par le régulateur. Pour ce faire, il faut choisir la vitesse la 

mieux adaptée à l’état de la route et au moteur du véhicule. Les 

vitesses doivent être enclenchées avant d’amorcer la descente, 

puisque le véhicule est censé ralentir pour permettre de 

rétrograder. Ceci ne serait pas le cas si le conducteur tentait de 

changer de vitesses dans une pente raide.

Pour descendre une pente, le conducteur contrôle la vitesse 

de son véhicule en « freinant par à-coups ». Autrement dit, 

freiner par intervalles pour réduire la vitesse du véhicule, puis 

relâcher les freins. Cette façon de freiner devrait réduire la 

vitesse du véhicule de 8 km/h en trois secondes. On peut se 

souvenir de cette façon de faire sous le nom de règle du « 8 

en 3 ». Le conducteur ne devrait pas permettre à la vitesse du 

véhicule de dépasser de 8 km/h la vitesse de contrôle avant 

de commencer à freiner par à-coups. Ceci évitera également 

l’échauffement des freins. Si les freins s’échauffaient, les 

tambours du frein s’élargiraient, entraînant ainsi une perte 

d’efficacité des freins ou une perte totale de la puissance de 

freinage. Les arrêts dans les pentes légères se font de la même 

façon que sur terrain plat.
Le conducteur doit s’arrêter et vérifier ses freins lorsqu’un 

panneau l’indique. Dans certaines provinces canadiennes et 

certains États américains, les conducteurs qui ne respectent 

pas cette consigne sont passibles d’une amende. Cette 

vérification doit être inscrite dans le carnet de route.

Ralentisseurs

Certains véhicules sont équipés de ralentisseurs sur 

moteur qui aident à ralentir et à freiner le véhicule. Il en 

existe plusieurs types : ralentisseurs sur échappement, et 

ralentisseurs hydrodynamiques et électromagnétiques. 
Il est conseillé d’utiliser des ralentisseurs sur moteur en 

plus de freiner par à-coups. Ceci permettra de maintenir le 

véhicule à la vitesse de contrôle et les tours-minute du moteur 

en-dessous du nombre fixé par le régulateur. Si la vitesse du 

véhicule fait augmenter le nombre de tours-minute au-delà 

de la limite fixée par le régulateur, le moteur pourrait en être 

endommagé. Le conducteur professionnel contrôle la vitesse 

de son véhicule de manière à pouvoir s’arrêter en tout temps. 

Il peut s’avérer nécessaire d’arrêter le véhicule en cours de 

descente pour éviter une collision ou en cas d’urgence.
Tous les ralentisseurs peuvent être actionnés ou désactionnés 

par le conducteur, et certains sont réglables. Les ralentisseurs 

sur moteur produisent plus de bruit, donc les conducteurs de 

véhicules qui en sont équipés doivent éviter de les utiliser sans 

motif valable en ville et dans les zones résidentielles. Le choix 

des vitesses est important, car les ralentisseurs fonctionnent 

le mieux à régime élevé. Il faut enclencher une vitesse avant 

d’aborder la pente, plutôt que de tenter de changer de vitesse 

pendant la descente. Si le conducteur manque une vitesse et 

n’arrive pas à la trouver, il ne disposera que des freins pour 

contrôler la vitesse du véhicule et ceux-ci pourraient tomber 

en défaillance. Le conducteur d’un véhicule équipé d’un 

ralentisseur sur moteur doit connaître les recommandations 

du fabricant quant à son utilisation, quels que soient l’état de 

la route ou les conditions météorologiques. 
Nota : L’utilisation de ralentisseurs sur moteur est interdite 

pendant l’épreuve pratique de conduite.

Manuel du conducteur professionnel  

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Système de freinage antiblocage (ABS)

Il s’agit d’un système électronique qui surveille et contrôle la 

vitesse des roues pendant le freinage. Le système contrôle 

la vitesse des roues en tout temps. Aussitôt qu’il détecte le 

blocage d’une roue pendant une manœuvre de freinage, le 

système relâche la pression exercée sur le frein de cette roue 

seulement. Ceci empêche la roue de patiner et augmente la 

stabilité et la maîtrise du véhicule, même dans les conditions 

les plus défavorables, comme le freinage sur des routes 

mouillées ou verglacées, ainsi que dans les virages et pendant 

les changements de voie. Le conducteur d’un véhicule équipé 

du freinage ABS n’a qu’à freiner normalement pour s’arrêter à 

temps. Lorsque le système ABS se met en marche, il ne faut 

pas relâcher la pression appliquée sur la pédale du frein. Il 

faut aussi éviter d’appuyer sur la pédale à plusieurs reprises, 

car le système serre et desserre les freins jusqu’à cinq fois la 

seconde, soit beaucoup plus rapidement que le conducteur 

ne pourrait le faire. Si le véhicule est muni d’un ralentisseur 

sur moteur et que la chaussée devient glissante, le système 

ABS détectera automatiquement le blocage des roues et 

désactivera le ralentisseur jusqu’à regain d'adhérence, puis le 

réactivera.
Pour des renseignements spécifiques s’appliquant à votre 

véhicule, veuillez vous reporter au manuel d’utilisation de 

celui-ci.

Freinage combiné

Dans les ensembles de véhicules (comme un camion tracteur 

et une remorque, ou un tracteur et une semi-remorque) 

équipés de freins à air comprimé, les freins de la remorque 

et ceux du tracteur sont actionnés en même temps à l’aide 

d’une pédale de contrôle. Ce système de freinage est souvent 

connu sous le nom de « freinage équilibré ». La force de 

freinage exercée sur la remorque est égale à celle exercée sur 

le tracteur. Il est possible d’utiliser les freins de la remorque 

indépendamment des freins du tracteur au moyen de la 

soupape manuelle de contrôle. Si le conducteur le désire, il 

peut augmenter la puissance de freinage de la remorque grâce 

à la soupape manuelle tout en utilisant la pédale de freinage. 

Les remorques équipées de freins électriques ou de freins à 

dépression fonctionnent de la même façon.
Il faut prêter une attention particulière au freinage dans les 

virages ou sur une chaussée humide ou verglacée. Un freinage 

excessif risque de provoquer une mise en portefeuille (voir 

définition à la page 53) ou un dérapage.

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  Manuel du conducteur professionnel  

Voies de détresse

Les routes des régions montagneuses sont dotées de voies de 

détresse. Ces voies servent de zones de secours et ont pour 

but d’immobiliser les camions dont les freins ont fait défaut 

pendant la descente d’une pente très raide. Ces voies sont 

recouvertes de matériaux meubles, tels que le gravier, les 

cendres et les copeaux de bois, et ont pour seul but d’arrêter 

les camions en détresse. Lorsqu’un véhicule hors de contrôle 

entre dans une de ces voies, les matériaux meubles freinent 

le véhicule et ralentissent son élan. Les voies sont placées à 

des endroits stratégiques afin que les conducteurs puissent en 

faire usage et s’arrêter sans mettre leur sécurité ou celles des 

autres conducteurs en danger.
Le conducteur qui veut entrer dans une voie de détresse 

doit enlever son pied de l’accélérateur, bien tenir le volant et 

s’engager tout droit dans la voie. Suivre ces étapes simples 

permettra de maintenir le camion d’aplomb et d’éviter une 

mise en portefeuille ou un chavirement.
Il est important de savoir quand utiliser une voie de détresse. 

Si le conducteur descend une pente raide, il peut se rendre 

compte que ses freins commencent à perdre de leur efficacité, 

voire à défaillir complètement, en observant la quantité 

de pression d’air utilisée pendant le freinage par à-coups. 

Pendant la descente d’une longue pente au cours de laquelle 

le conducteur freine par à-coups, les freins seront serrés et 

relâchés à plusieurs reprises. Si la pression d’air du véhicule se 

situe habituellement à 9 lb/po2 lors d’un serrage complet du 

frein et que cette pression augmente à chaque compression  

du frein pendant la descente d’une pente raide

, il y a un 

problème.

 Par exemple, la pression d’air exercée pourrait 

augmenter à chaque utilisation du frein de 9 à 15 lb/po2, de 

15 à 20 lb/po2 et de 30 à 55 lb/po2, avant que les freins ne 

tombent en défaillance. Beaucoup de conducteurs hésitent 

lorsqu’ils se rendent compte de la perte de puissance des freins 

et croient pouvoir se rendre au bas de la côte sans danger.  

Il n’en est pas toujours ainsi,

 toutefois, et le conducteur doit 

prendre des mesures immédiates aussitôt qu’il décèle un 

problème. S’il ne le fait pas, la vitesse du véhicule continuera 

d’augmenter et, une fois arrivé en bas de la côte, il aura atteint 

sa vitesse maximale et n’aura plus de freins.
Ces situations exigent que le conducteur prenne des décisions 

rapides et réagisse sans tarder. En cas de doute, le conducteur 

doit s’arrêter à un endroit sûr et inspecter le système de 

freinage de son véhicule.

Manuel du conducteur professionnel  

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Vérification des pneus, des roues et des 

pièces d’attache

La capacité du conducteur de maîtriser son véhicule est 

fonction du degré de frottement entre les pneus et la surface 

de la chaussée. Il est interdit de rouler avec des pneus lisses 

ou endommagés, car ceci pourrait avoir des conséquences 

négatives sur la conduite du véhicule. 
Avant d’entreprendre un voyage, le conducteur doit inspecter 

les pneus pour s’assurer qu’il n’y a pas de coupures, de signes 

d’abrasion et de hernies, et vérifier la bande de roulement et la 

pression des pneus (seule l’utilisation d’un manomètre permet 

de déterminer si la pression est adéquate).
Lors de l’inspection des pneus d’un autobus, d’un camion, d’un 

tracteur dont le poids nominal brut est de 4 500 kilogrammes 

ou plus, il faut s’assurer que la profondeur de sculpture des 

pneus avant n’est pas inférieure à 3 millimètres et que celle 

des pneus arrière n’est pas inférieure à 2 millimètres. Dans le 

cas des véhicules dont le poids total en charge inscrit est de  

4 499 kilogrammes ou moins, la profondeur de sculpture de 

tous les pneus ne doit pas être inférieure à 1,6 millimètres. 

L’usure de la bande de roulement doit être égale sur toute la 

circonférence du pneu et elle doit être vérifiée à trois endroits 

sur le pneu.
Il est interdit de rouler avec des pneus avant rechapés. Il faut 

vérifier les flancs de chaque pneu pour s’assurer qu’ils sont 

sans coupures, fissures ou hernies. Il faut aussi s’assurer que 

les pneus ne sont pas mal appariés : pneu radial avec pneu non 

radial ou pneus de différentes dimensions sur le même essieu.
La pression des pneus affecte considérablement la rapidité de 

leur usure et le contrôle de la direction du véhicule. Un pneu 

trop gonflé s’use plus vite au centre de la bande de roulement 

et a moins d'adhérence, en raison du fait que seulement une 

partie de la bande entre en contact avec la route.

Un pneu insuffisamment gonflé entraîne une usure plus rapide 

des bords extérieurs de la bande de roulement. Sur une route 

mouillée, un pneu insuffisamment gonflé ne chasse pas aussi 

bien l’eau sous la bande de roulement que le ferait un pneu 

adéquatement gonflé, et il est plus probable qu’une couche 

d’eau se forme sous le pneu. On parle alors d’aquaplanage, 

dont il sera question plus loin dans cette section. L'adhérence 

entre le pneu et la route est alors considérablement réduite, 

comme la capacité de contrôle de la direction du véhicule.
La rotation des pneus soumis à une charge entraîne la pliure 

de l’enveloppe du pneu. Cette pliure provoque un frottement 

interne qui produit de la chaleur. Les pneus diffusent la 

chaleur dans l’atmosphère. Si la taille des pneus correspond 

au poids de la charge à transporter et que les pneus sont 

gonflés correctement au début du voyage, l’échauffement 

cumulatif interne atteindra un équilibre thermique pour lequel 

le pneu est conçu. Il y aura un équilibre entre la vitesse de 

refroidissement et la vitesse d’échauffement.
Si le pneu est insuffisamment gonflé, surchargé ou soumis à 

une vitesse excessive, sa capacité de pliure augmentera. Il en 

résultera une vitesse d’échauffement qui dépassera la vitesse 

de refroidissement, et le pneu surchauffera. À mesure que la 

chaleur s’accumule, la pression interne du pneu augmentera à 

des niveaux supérieurs à ceux pour lesquels il a été conçu.
Si le pneu est gonflé correctement lorsqu’il est froid, un 

échauffement normal fera augmenter la pression interne 

et réduira la capacité de pliure des parois, empêchant un 

échauffement trop élevé. Si le conducteur réduit la pression 

lorsque le pneu est chaud, il détruira l’équilibre thermique et le 

pneu s’échauffera davantage. Ne diminuez jamais la pression 

d’un pneu chaud. Il faut la vérifier et la régler lorsque les 

pneus sont froids.
Ces renseignements ne sont fournis qu’à titre d’orientation. 

Pour obtenir les exigences spécifiques relatives aux pneus 

du véhicule que vous conduisez, veuillez consulter votre 

employeur ou le fabricant du véhicule.

1.  Usure normale 

On aperçoit les 

indicateurs d’usure 

entre deux rainures 

voisines ou plus. Il 

faut remplacer le 

pneu dès que les 

indicateurs d’usure 

apparaissent.

2. Pression  insuffisante 

Le pneu s’use 

d’abord à l’extérieur. 

Les bords lisses 

risquent de 

provoquer des 

dérapages dans les 

virages si la chaussée 

est humide. Il faut 

remplacer ce pneu.

3.  Pression excessive 

Le pneu s’use 

d’abord au centre. 

Ce pneu est 

dangereusement 

usé et doit être 

remplacé.

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  Manuel du conducteur professionnel  

Vérifiez les goujons des roues pour vous assurer qu’aucun 

d’entre eux n’est cassé, et vérifiez s’il y a des écrous 

desserrés ou manquants. Une roue qui se détache de l’essieu 

d’un véhicule en mouvement provoque une situation très 

dangereuse pouvant entraîner des blessures et même la mort.
Il existe deux types de défaillances de la roue :
1. La roue se détache du moyeu.
2. Tout le train de roues se détache du véhicule.
L’entretien inadéquat après l’installation d’un pneu constitue 

l’une des principales raisons pour lesquelles les roues se 

détachent des remorques et des camions. Après la pose 

d’un pneu, les écrous des goujons sont serrés contre la jante. 

À mesure que le véhicule roule, la jante se réchauffe et se 

dilate. Lorsque le véhicule s’arrête, la jante se refroidit et se 

contracte. À force de se reproduire, cette alternance entraîne 

un desserrage des écrous. 
Après la réinstallation d’une jante, il est important de resserrer 

les écrous au couple de 210 à 260 lb-pi sur les roues coulées à 

cinq et six rayons munies de goujons de ¾ po et de  

450 à 500 lb-pi sur les roues à disque. Il faut aussi resserrer 

les écrous des goujons au couple après chaque entretien 

majeur du véhicule ou de la remorque.

Le conducteur n’aura pas l’occasion, pendant l’inspection 

préalable, de vérifier le couple des écrous avec précision. Si 

le conducteur détecte, à l’aide d’une clé, un écrou de goujon 

desserré, il doit se rendre à un centre de réparation et laisser 

un mécanicien qualifié inspecter le véhicule.
Pendant le serrage au couple d’un écrou déjà serré, s’il 

faut plus de ⅔ d’un tour avec une clé dynamométrique, 

ceci pourrait indiquer un problème plus sérieux au sein de 

l’ensemble de la roue. L’ensemble doit être démonté par un 

mécanicien qualifié afin de déterminer la cause du problème.
Les conducteurs peuvent vérifier les jantes et s’assurer 

qu’il n’y aucune trace de fissures, d’écrous desserrés, de 

glissement, etc. En cas de doute, le conducteur doit s’adresser 

à une personne qualifiée.
Lorsque l’ensemble entier tombe en défaillance, ceci est 

normalement attribuable à une détérioration des roulements. 

Il est difficile pour le conducteur de repérer une telle 

défaillance pendant une inspection préalable. Il y aura, 

cependant, des signes avant-coureurs, tels que des fuites 

provenant de l’ensemble des roulements et un surchauffement 

extrême des moyeux des roues. Le conducteur devrait veiller 

à ce que le véhicule se trouve dans un état impeccable en tout 

temps. Pendant le voyage, il devrait s’arrêter toutes les deux 

ou trois heures pour vérifier l’état des roues (écrous desserrés, 

fuites, glissement de la jante).
Lorsqu’une roue ou un ensemble de roues se détache du 

véhicule, sa vitesse sera en fait supérieure à celle du véhicule. 

Ceci s’explique par le fait que le pneu n’aura plus de charge 

à supporter. Le poids moyen d’une roue de camion est de 

181 kilogrammes. Un objet de 181 kilogrammes qui se déplace 

à une vitesse de 100 km/h pourrait causer beaucoup de 

dommages aux autres véhicules ou personnes s’il les heurtait. 

Si la roue s’immobilise sur la chaussée, d’autres véhicules 

pourraient se heurter contre elle.

Manuel du conducteur professionnel  

37

Situations courantes sur la route

Dépasser

Se faire dépasser par un camion ou dépasser un camion peut 

prendre beaucoup de temps, surtout si l'écart de vitesse entre 

les deux véhicules est faible. 
Lorsque vous dépassez un autre véhicule, prenez soin 

de ne pas occuper la voie réservée aux véhicules rapides 

plus longtemps que nécessaire, car cela pourrait forcer les 

véhicules qui vous suivent à réduire leur vitesse. Il pourrait 

alors se former une file de voitures derrière vous, ce qui peut 

être dangereux, particulièrement sur les autoroutes.
Les véhicules lourds ont un dispositif d’échappement plus 

bruyant que celui des automobiles. Leurs dimensions et leur 

bruit donnent souvent l’impression qu’ils circulent à des 

vitesses beaucoup plus élevées qu’ils ne le font en réalité. 

Lorsqu’il doit dépasser une automobile, le conducteur d’un 

véhicule lourd doit prendre soin de ne pas effrayer un 

automobiliste qui serait peu expérimenté ou nerveux.

Les véhicules lourds qui roulent à grande vitesse créent 

différents niveaux de turbulence (vent) qui peuvent être 

dangereux pour les véhicules de plus petite taille. Les 

véhicules qui roulent le long des réservoirs latéraux ou près 

de la partie arrière de la remorque sont plus susceptibles de 

subir des turbulences. Les conducteurs de véhicules lourds 

doivent surveiller les conducteurs imprévoyants qui pourraient 

se trouver dans ces zones, car ils peuvent être déportés, si la 

route est étroite, ou aspirés le long du véhicule.

Se faire dépasser

N’incitez pas les autres conducteurs à vous dépasser, car cela 

risquerait de les encourager à aller au-delà de leurs capacités. 

Cependant, lorsqu’un conducteur s’apprête à vous dépasser, 

aidez-le à le faire sans danger en ralentissant. Évitez de rouler 

à côté d’un autre véhicule pendant trop longtemps.

Un petit véhicule 

roulant dans 

cette zone 

pourrait causer 

des ennuis. 

Un petit véhicule 

roulant dans 

cette zone 

pourrait causer 

des ennuis.

Zone de  

turbulence

Zone de  

turbulence

Zone de  

vibration

Zone de  

vibration

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  Manuel du conducteur professionnel  

Changements de voie

Quel que soit le véhicule, il est important de s’assurer que le 

passage est libre avant de changer de voie. Les conducteurs 

de véhicules lourds doivent être extrêmement prudents, car 

ils ont aussi de grands angles morts qu’il faut vérifier avant de 

changer de voie.
La bonne méthode consiste à regarder dans les rétroviseurs 

pour voir si des véhicules circulent d’un côté ou de l’autre 

ou s’il y a des véhicules qui s’approchent rapidement et 

pourraient nuire au changement de voie. Une fois que le 

passage est libre, il faut activer le clignotant gauche ou droit, 

selon le changement de voie, regarder une fois de plus dans 

les rétroviseurs et, le cas échéant, dans le rétroviseur convexe, 

et vérifier les angles morts en jetant un coup d’œil sur le côté 

de la cabine ou par-dessus son épaule, selon le véhicule. Si le 

passage est toujours libre, effectuez le changement de voie 

et laissez le clignotant en marche jusqu’à ce que le véhicule se 

trouve entièrement dans la nouvelle voie. 
Les conducteurs de gros véhicules, qui doivent se fier aux 

rétroviseurs pour voir derrière le véhicule, ne devraient pas 

faire des changements de plus d’une voie à la fois lorsqu’ils 

circulent sur des routes à plusieurs voies. Les conducteurs 

qui sont en mesure de vérifier la route derrière en regardant 

par-dessus l’épaule peuvent faire des changements de 

plus d’une voie à la fois sur une route à plusieurs voies, à 

condition d’activer les clignotants, d’effectuer les vérifications 

nécessaires et d’être certains de pouvoir le faire en sécurité. 

Il ne faut jamais changer de voie dans une intersection ou en 

franchissant une ligne continue.

Virages

Un véhicule qui roule en ligne droite produit ce qu’on appelle 

une force d’impulsion. Plus la vitesse est grande, plus la force 

est importante. Un véhicule qui prend un virage produit 

ce que l’on appelle une force centrifuge. Plus la vitesse à 

laquelle un objet franchit un virage est élevée, plus la force 

centrifuge est grande. Les deux forces (force d’impulsion et 

force centrifuge) entrent en conflit l’une avec l’autre, car la 

force centrifuge a tendance à éloigner le véhicule du centre 

du virage et à le maintenir sur sa ligne droite initiale. Lorsque 

vous freinez dans le virage, toutefois, une autre force entre en 

jeu qui réduit le contrôle de la direction de la voiture, ce qui 

entraîne une augmentation des effets de la force centrifuge. 

Vous risquez alors de faire un tonneau, de déraper ou de 

provoquer une mise en portefeuille. Le risque augmente en 

fonction de la taille, de la vitesse et du poids du véhicule.
Pour réduire les risques, ralentissez avant d’aborder le virage 

et, au besoin, accélérez progressivement dans le virage. Ceci 

vous permettra de mieux maîtriser la direction du véhicule 

pendant le virage.

Force d’impulsion

Force  

centrifuge

Manuel du conducteur professionnel  

39

Intersections

Une intersection est un endroit où se croisent ou se 

rencontrent deux rues ou plus. C’est un endroit où un plus 

grand nombre de collisions est susceptible de se produire 

qu’ailleurs. Il est donc essentiel que chaque conducteur 

connaisse les règles de priorité; le conducteur prévoyant ne 

compte pas sur les autres automobilistes pour les observer.
Afin d’éviter les collisions aux intersections, observez les 

règles pratiques suivantes :

• 

N’abordez jamais une intersection où la visibilité est limitée 

en roulant à une vitesse qui ne vous permet pas de vous 

arrêter en toute sécurité si nécessaire.

• 

Ne présumez pas avoir la priorité, même si des signaux ou des 

feux de circulation l’indiquent. Regardez à gauche et à droite 

avant d’aborder toute intersection. Soyez sur vos gardes : 

attendez-vous à ce quelqu’un brûle le signal ou le feu.

• 

Repérez bien à l’avance les feux verts qui sont sur le point 

de changer, de façon à éviter de traverser l’intersection sur 

un feu jaune ou rouge. Vous pouvez surveiller, par exemple, 

les signaux lumineux pour piétons. Si le signal est rouge ou 

clignote pour les piétons, préparez-vous au changement de 

feu. Lorsque le feu vert s’allume, avant de vous engager, 

regardez à gauche, à droite et devant vous pour voir si 

personne ne passe à la dernière minute.

• 

Dirigez votre véhicule dans la bonne voie avant d’amorcer un 

virage à l’intersection et mettez votre clignotant afin d’avertir 

les autres automobilistes que vous allez tourner. Ralentissez 

progressivement avant de vous engager et n’effectuez le 

virage que lorsque tous les risques sont écartés.

• 

Ne comptez pas sur les autres conducteurs pour mettre leur 

clignotant et pour tourner correctement.

• 

Les intersections sans signalisation, comme leur nom 

l’indique, ne sont pas protégées par des feux de circulation 

ou des panneaux. Lorsque deux véhicules s’approchent 

d’une telle intersection, ils doivent tous les deux ralentir. Le 

véhicule à gauche doit toujours céder la priorité au véhicule 

à droite. Le conducteur qui a la priorité doit néanmoins 

demeurer prudent et attentif afin d’éviter une collision.

Le conducteur d’un gros véhicule ne devrait pas profiter de la 

taille de son véhicule pour intimider les autres automobilistes 

et s’arroger la priorité. Les conducteurs de véhicules lourds 

devraient céder la priorité plutôt que de chercher à la prendre. 
Les conducteurs doivent prêter toute leur attention à 

l’approche de chaque intersection, ruelle ou voie d’accès, et 

garder la maîtrise du véhicule en tout temps.

40

  Manuel du conducteur professionnel  

Marche arrière

Faire marche arrière avec un gros véhicule constitue l’une 

des compétences les plus difficiles et les plus importantes 

qu’un conducteur doit acquérir. Le conducteur est toujours 

responsable des accidents qui se produisent pendant qu’il fait 

marche arrière. La marche arrière devient dangereuse chaque 

fois que le conducteur néglige de s’assurer que la voie est libre. 

Il doit s’assurer que la voie est libre pendant toute la manœuvre.
Les enquêtes sur les accidents survenus pendant des 

manœuvres de marche arrière ont démontré qu’ils ne s’étaient 

pas produits « accidentellement », mais qu’ils étaient plutôt le 

résultat d’un manque de vigilance de la part du conducteur.

Tous les conducteurs peuvent éviter les accidents pendant une 

marche arrière en suivant les règles suivantes :

• 

Éviter toute marche arrière inutile : planifier à l’avance afin 

de réduire la longueur des marches arrière.

• 

Demander l’aide d’un guide aussi souvent que possible. Le 

guide doit se placer à l'arrière du véhicule de façon à avoir 

une vue claire et continue du trajet que le véhicule fera 

en marche arrière, tout en restant dans le champ visuel du 

conducteur pendant toute la manœuvre.

Le guide ne peut pas suivre la trajectoire du véhicule.

Le guide peut suivre la trajectoire du véhicule et 

demeure en contact visuel avec le conducteur.

Manuel du conducteur professionnel  

41

• 

Autant que possible, prévoir un angle d’approche de façon à 

voir l’endroit où le véhicule va reculer.

• 

Ne pas reculer le véhicule du côté sans visibilité quand il est 

possible de le reculer du côté avec visibilité.

Côté avec 

visibilité

Côté sans 

visibilité

42

  Manuel du conducteur professionnel  

• 

Ne reculer que pour sortir de la circulation et non pour 

y entrer. Le conducteur dans le schéma A s’est garé en 

marche arrière. Quand il quittera le passage, il n’aura aucune 

peine à voir les véhicules qui passent. 

• 

Le conducteur dans le schéma B a choisi la solution facile 

pour quitter la circulation, mais maintenant il doit faire face 

au problème d’une marche arrière pour quitter l’endroit où 

il se trouve.

• 

En l’absence d’un guide, avant de reculer un véhicule,  

le conducteur doit :

 ◦

Descendre du véhicule et examiner les dangers éventuels 

dans la zone de marche arrière.

 ◦

Vérifier les dimensions du passage et les obstacles  

au-dessus, au-dessous, sur les côtés, à l’arrière et à l’avant 

du véhicule.

 ◦

Remonter dans la cabine, klaxonner et regarder dans  

les deux rétroviseurs en reculant très lentement.

Il est conseillé de klaxonner à chaque longueur de véhicule 

parcourue en marche arrière. Si la marche arrière à effectuer 

est longue, s’arrêter de temps à autre pour revérifier en 

arrière, au-dessus, au-dessous, sur les côtés et devant. Il est 

moins dangereux de faire une série de courtes marches arrière 

qu’une seule longue manœuvre.

A

B

Manuel du conducteur professionnel  

43

Terrains de stationnement, ruelles et  

rues transversales

Si vous passez d’un terrain de stationnement, d’une ruelle, d’un 

chemin privé ou d’une rue transversale à une rue, une route 

secondaire ou une route à grande circulation, vous devez vous 

arrêter avant le trottoir ou la zone tenant lieu de trottoir. 
Après avoir cédé le passage aux piétons, avancez et arrêtez-

vous juste avant la route, et vérifiez s’il y a des véhicules qui 

s’approchent. Après les avoir laissés passer et vous être assuré 

que la voie est libre, vous pouvez avancer.

Véhicules non surveillés ou stationnés

Avant de quitter un véhicule qu’il vient de stationner, le 

conducteur doit s’assurer que le véhicule va demeurer à 

l’endroit où il l’a stationné.
Il faut prendre les précautions suivantes pour s’assurer  

que le véhicule reste en place :
1.  Mettre le frein de stationnement.
2.  Couper le moteur et enclencher la vitesse suggérée dans 

le manuel d’utilisation du véhicule.

3.  Si le véhicule est équipé d’un pont à deux vitesses, choisir 

le rapport inférieur.

4.  Retirer la clé pour verrouiller le contact.
5.  Si le véhicule est stationné dans une côte ou sur un 

plan incliné, il faut tourner les roues avant de façon à ce 

que le véhicule, s’il venait à bouger, quitte la chaussée. 

Il faut être particulièrement prudent en stationnant un 

ensemble de véhicules, et prendre soin de tourner les 

roues avant de manière à ce que la remorque quitte la 

chaussée plutôt que de se diriger vers la circulation.

6.  S’il s’agit d’un tracteur avec semi-remorque, le conducteur 

ne doit en aucun cas utiliser uniquement la soupape 

manuelle pour retenir un véhicule stationné sans 

surveillance.

44

  Manuel du conducteur professionnel  

Passages à niveau

Le panneau ci-dessous (à gauche) indique la proximité 
d’un passage à niveau. Ralentissez, regardez à droite 
et à gauche selon l’angle de la voie ferrée indiqué sur le 
panneau, et ne continuez votre chemin qu’en l’absence de 
tout danger.

Le passage à niveau proprement dit est indiqué par une 
croix de Saint-André (à droite).

Lorsque vous vous approchez d’un passage à niveau, 
regardez des deux côtés de la voie ferrée pour voir si 
un train s’approche et n’oubliez pas que les trains ont 
toujours priorité.

Quand vous vous arrêtez à un passage à niveau, vous 
devez rester à 5 m au moins du rail le plus proche si vous 
êtes dans une zone de limitation de vitesse, et à 15 m 
au moins si la vitesse n’est pas limitée. (On entend par 
« zone de limitation de vitesse » toute zone à l’intérieur de 
Winnipeg, d’une municipalité urbaine, d’un district local 
urbain aux termes de la Loi sur les municipalités

 

ou toute 

autre zone, route ou section de route désignée par un 
règlement.)

Si vous voyez un train s’approcher, préparez-vous à 
vous arrêter. La plupart des conducteurs se trompent 
sérieusement quand il s’agit d’évaluer la vitesse d’un 
train. L’erreur commune est de croire que les trains vont 
plus lentement qu’ils ne le font en réalité, ou encore 
de présumer que les trains sont obligés de ralentir aux 
passages à niveau (ce qui n’est pas le cas).

La plupart des passages à niveau ne sont pas équipés 
de signaux électroniques vous indiquant quand vous 
devez vous arrêter. Donc, la règle la plus importante à 
observer est que les trains ont toujours la priorité à tous 
les passages à niveau. En d’autres mots, aux passages à 
niveau, votre sécurité et celle de vos passagers dépend 
entièrement de vous, le conducteur.

Autres éléments de sécurité à retenir :

• 

Lorsqu’il y a plus d’une voie ferrée, il est imprudent de 

commencer à traverser le passage à niveau juste au moment 

où le train finit de passer. Il vaut mieux prendre le temps 

de s’assurer qu’il n’y a pas un autre train qui s’en vient sur 

l’autre voie ferrée.

• 

Lorsqu’il y a une collision la nuit à un passage à niveau situé 

sur une route à grande circulation, il s’agit, dans la moitié 

des cas, d’un véhicule qui entre en collision avec un train. 

Vous pouvez éviter ces collisions en ralentissant dès que 

vous voyez le signal avancé de passage à niveau, ce qui vous 

permettra, le cas échéant, d’arrêter à temps.

• 

Ne commencez jamais à traverser la voie ferrée si vous n’êtes 

pas certain d’avoir suffisamment d’espace de l’autre côté pour 

que l’arrière de votre véhicule dépasse le passage à niveau. 

S’il y a trop de véhicules devant vous et que vous ne pouvez 

pas traverser, arrêtez-vous et attendez à cinq mètres au 

moins de la voie ferrée jusqu’à ce que le passage soit dégagé 

et qu’il vous soit possible de traverser sans danger.

• 

Certains véhicules doivent s’arrêter à tous les passages 

à niveau (p. ex., autobus ordinaires, autobus scolaires et 

véhicules transportant des marchandises inflammables). Si 

vous suivez un des ces véhicules, soyez prêt à vous arrêter. 

Il est illégal :

• 

de traverser un passage à niveau lorsque les avertisseurs 

lumineux fonctionnent (sauf dans les circonstances 

particulières décrites ci-dessous);

• 

de changer de vitesse au moment de traverser une voie 

ferrée en dehors d'une zone de limitation de vitesse;

• 

de contourner ou de forcer une barrière qui est baissée, 

ou qui est en train de descendre ou de monter, ou encore 

d’essayer de passer sous cette barrière;

• 

d'essayer de franchir un passage à niveau s’il n’y a pas 

suffisamment d’espace de l’autre côté pour que le véhicule 

puisse dégager complètement la voie ferrée;

• 

de stationner un véhicule à moins de 30 mètres du rail le 

plus proche du passage, sauf indication contraire.

Manuel du conducteur professionnel  

45

Dans les cas suivants, un conducteur peut traverser le passage 

à niveau même si les avertisseurs lumineux sont allumés :

• 

le conducteur s’arrête complètement avant de traverser;

• 

le passage n’est pas protégé par une barrière;

• 

le passage en question se trouve dans une zone de 

limitation de vitesse;

• 

le train est arrêté ou suffisamment éloigné du passage  

à niveau;

• 

le conducteur peut traverser sans danger.

Il n’est en aucune circonstance permis de traverser si la 

barrière est baissée, à moins que ne l’ordonne un signaleur ou 

une personne ayant autorité.

Si le véhicule endommage les dispositifs d’avertissement du 

passage à niveau ou les rails, il est impératif que le conducteur 

avertisse les autorités compétentes de la compagnie 

ferroviaire immédiatement. Si, par exemple, une remorque 

surbaissée accrochait un rail au passage et le délogeait de sa 

position normale, ou si un véhicule renversait un avertisseur 

lumineux, il faudrait en avertir la compagnie ferroviaire afin 

d’éviter toute possibilité de collision.
Pour signaler une collision impliquant la propriété du chemin 

de fer ou pour obtenir plus de renseignements, veuillez 

composer les numéros suivants :

Service de police du Canadien Pacifique : 

1 800 551–2553

Service de police du Canadien National : 

1 800 665–0581 ou 1 800 465–9239

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  Manuel du conducteur professionnel  

Conditions météorologiques défavorables

Les conducteurs doivent tenir compte des conditions 

météorologiques susceptibles de rendre l’état des routes 

dangereux (pluie, verglas, neige, brouillard, etc.) et 

modifier leur conduite en conséquence. Si les conditions 

météorologiques deviennent trop mauvaises pour poursuivre 

le voyage, il faut s’arrêter quelque part et attendre que le 

temps s’améliore. Le conducteur doit s’assurer de transporter 

du matériel de survie dans son véhicule.
Voici les mesures à prendre en cas de verglas, de pluie,  

de grésil, et de neige :

• 

Démarrez lentement et vérifiez, en douceur, l’efficacité de  

la direction et des freins.

• 

Adaptez votre vitesse à la chaussée verglacée ou enneigée 

(posez des chaînes d’adhérence sur les pneus, au besoin).

• 

Freinez par petits coups pour éviter de bloquer les roues 

(pompez le frein légèrement, si le véhicule n’est pas équipé 

de freins antiblocage).

• 

Évitez les coups de volant brusques ou trop prononcés.

• 

Maintenez les vitres et le pare-brise dégagés, à l’intérieur 

comme à l’extérieur. Gardez les balais d’essuie-glace, le 

système de dégivrage et les phares en bon état de marche. 

Ainsi, vous verrez bien et les autres conducteurs vous 

verront aussi.

• 

Gardez la cabine bien aérée et assurez-vous que les 

systèmes d’échappement n’ont pas de fuites.

• 

Demeurez vigilant afin de repérer bien à l’avance les 

piétons, plaques de verglas, ponts, intersections sans 

visibilité, chasse-neige et niveleuses.

Si le véhicule est équipé d’un répartiteur de freinage des roues 

avant, le conducteur peut diminuer l’effort de freinage sur 

les roues avant, ce qui permettra d’améliorer le contrôle de la 

direction sur une chaussée glissante.

Visibilité réduite

Lorsque la visibilité est réduite :

• 

Réduisez la vitesse à laquelle vous roulez normalement si 

vous ne pouvez pas voir la route devant vous.

• 

Allumez vos phares de croisement afin de réduire la 

réflexion aveuglante de la lumière sur le brouillard épais, 

la pluie intense et la neige. Les phares antibrouillard 

permettent d’améliorer la visibilité.

• 

Ralentissez lorsque vous apercevez des phares ou des 

feux arrière. Les phares peuvent être ceux d’un véhicule 

qui pourrait présenter un risque tant que vous n’avez pas 

déterminé s’il est immobilisé ou s’il se déplace sur la route.

• 

Soyez prêt à vous arrêter d’urgence. Si la visibilité devient 

telle qu’il est impossible de conduire en sécurité, allumez 

vos signaux de détresse, quittez prudemment la partie 

fréquentée de la route et arrêtez-vous à un endroit protégé. 

Attendez que la visibilité s’améliore avant de poursuivre 

votre route.

• 

Si vous roulez très lentement, allumez vos feux de détresse, 

pour que les autres conducteurs puissent voir votre véhicule. 

Manuel du conducteur professionnel  

47

Conduite en hiver

Lorsque vous conduisez en hiver, rappelez-vous que les 

ponts et les viaducs peuvent être particulièrement dangereux 

lorsque la température atteint presque le point de congélation 

ou lorsqu’il fait très froid. En raison de la condensation, ils sont 

parfois recouverts d’une couche de glace invisible appelée « 

glace noire ».
En hiver, les routes risquent d’être couvertes par endroit de 

plaques de verglas, de glace noire ou de bancs de neige. Il faut 

donc adapter votre conduite en fonction des circonstances. 

Par ailleurs, si vous conduisez un véhicule lourd pendant une 

tempête, n’oubliez pas que certains conducteurs de petits 

véhicules se servent parfois d’un gros véhicule comme guide. 

Pensez-y lorsque vous freinez. 

Conduite sur les routes d’hiver

Le réseau de routes d’hiver du Manitoba se compose de 

routes qui donnent accès aux collectivités éloignées du nord 

de la province, mais qui ne correspondent à aucune norme 

d’alignement. Il n’y a pas de panneaux de limitation de vitesse et 

la vitesse maximale recommandée sur les routes de glace pour 

les véhicules d’un poids nominal brut maximum de sept tonnes 

ou plus est de 15 km/h. Les routes d’hiver sont aménagées sur 

des terrains naturels (terre et plans d’eau gelés). Elles traversent 

le muskeg, les arêtes rocheuses, les ruisseaux, les rivières et 

les lacs. La surface de la route peut se détériorer rapidement 

en raison des modifications des conditions météorologiques. 

La possibilité de collision s’accroît si vous ne conduisez pas en 

tenant compte des conditions de la route.

Voici certains renseignements et conseils de sécurité qui 

visent à réduire les risques de la conduite d’un véhicule sur  

les routes d’hiver.

• 

Les déplacements sur les routes d’hiver ne sont pas 

approuvés avant l’ouverture officielle des routes. Étant 

donné que les routes ne font l’objet d’aucune inspection 

périodique et d’aucun entretien avant leur ouverture et 

après leur fermeture, les conducteurs font face à des 

risques accrus. Il est possible d’obtenir un rapport sur l’état 

des routes d’hiver donnant accès aux collectivités éloignées 

du nord du Manitoba en téléphonant aux services de 

renseignements sur l’état des routes au 204 945–3704 ou 

au 1 877 627–6237 (sans frais).

• 

Le fait de circuler sur une route d’hiver qui n’est pas encore 

ouverte pourrait en endommager la surface et la détériorer. 

Les ornières creusées dans le muskeg et le sol nuisent à 

l’environnement et à la sécurité. La fermeture temporaire 

de certaines routes peut s’avérer nécessaire pour prolonger 

leur durée d’utilisation. 

• 

Le revêtement des routes se compose de neige tassée ou 

de glace et la distance d’arrêt de tous les véhicules est ainsi 

plus longue que sur les routes construites sur la terre ferme. 

À titre de conducteur, vous devriez rouler à une vitesse qui 

vous permettra de ralentir en toute sécurité ou d’arrêter 

si vous faites face à un danger ou rencontrez un véhicule 

venant en sens contraire.

• 

Les chaînes offrent une plus grande adhérence; cependant, 

il est important de s’en servir judicieusement, car elles 

peuvent détériorer la neige tassée.

• 

Les routes d’hiver sont principalement utilisées par les 

camions lourds qui livrent du combustible, des marchandises, 

des denrées alimentaires, des machines et des matériaux de 

construction. Les véhicules d’entretien se déplacent à vitesse 

réduite et peuvent apparaître soudainement devant votre 

véhicule dans un virage sans visibilité.

• 

La saison des routes d’hiver peut être réduite en raison des 

conditions météorologiques et le volume de la circulation 

augmentera en conséquence. On recommande donc les 

déplacements la nuit afin de mieux voir les autres véhicules. 

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  Manuel du conducteur professionnel  

 

 

 

 

 

 

 

 

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