Manuel du conducteur professionnel - 2

 

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Manuel du conducteur professionnel - 2

 

 

Suspension du permis de conduire pour 

d’autres infractions au Code criminel  

du Canada

Au Manitoba, conduire un véhicule est un privilège. Les 

personnes déclarées coupables de certaines infractions au 

Code criminel perdront ce privilège. Voici certains exemples 

d’infractions au Code criminel : conduite dangereuse, 

négligence criminelle, prendre la fuite pour échapper à la 

police, automobiles incendiées ou vandalisées, utilisation d’un 

véhicule sans la permission du propriétaire, vols de voitures, 

possession de biens volés, et possession, vente ou achat de 

clés maîtresses.
Une déclaration de culpabilité* entraîne une suspension 

automatique du permis de conduire ou une suspension du 

droit d’obtenir un permis de conduire. Elle vous empêche 

également de conduire un véhicule à caractère non routier. 

Toute personne trouvée coupable de ces infractions doit 

faire face à une suspension de permis de conduire qui peut 

s’étendre d’un an à toute la vie. Le permis de conduire des 

contrevenants de moins de 16 ans sera suspendu à compter 

du jour de leur 16e anniversaire.

 * Pour certaines infractions liées à la conduite d’un véhicule, une absolution 
en vertu du Code criminel du Canada peut être traitée comme une 
déclaration de culpabilité en vertu du Code de la route.

Conduire alors que le permis  

est suspendu — Conséquences

Tout véhicule à caractère routier ou non routier est 

immédiatement mis en fourrière pendant au moins 30 jours 

lorsque le conducteur a conduit sous le coup d’une suspension 

ou d’une interdiction, ou pendant qu’il était privé du droit de 

conduire un véhicule à caractère non routier. 
Le véhicule sera mis en fourrière. Il importe peu que le 

véhicule appartienne à quelqu’un d’autre ou qu’il soit 

immatriculé au nom d’une personne autre que le conducteur 

au moment de l’infraction. Il incombe au propriétaire du 

véhicule de s’assurer que la personne à laquelle il prête le 

véhicule ne fait pas l’objet d’une suspension de permis, d’une 

interdiction ou d’un retrait de permis. Le propriétaire doit 

payer le remorquage et l’entreposage, plus les frais de mise en 

fourrière, avant que le véhicule puisse lui être rendu.
Si vous conduisez alors que votre permis a été suspendu, vous 

risquez aussi, entre autres :

• 

une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans ou une 

amende maximale de 2 000 $ ou les deux;

• 

une interdiction de conduire aux termes du Code criminel 

et vous ne pourrez pas faire appel, ce qui signifie que vous 

ne pourrez pas demander un permis restreint aux activités 

liées à votre emploi;

• 

une suspension à vie du permis en vertu du Code de la route;

• 

des primes supplémentaires à payer au moment où votre 

permis sera rétabli.

Sécurité — Points à prendre 

en considération

Intoxication au monoxyde de carbone

L’intoxication au monoxyde de carbone est un risque 

qui guette constamment tout conducteur d’un véhicule 

automobile.  Le monoxyde de carbone n’a pas d’odeur, de 

couleur ou de goût, et il est difficile à détecter. Il y en a 

dans les gaz d’échappement de presque tous les véhicules 

automobiles. C’est pourquoi il est essentiel que vous vérifiiez 

régulièrement le système d’échappement de votre véhicule 

pour d’éventuelles fuites. 
Ne faites jamais tourner votre moteur dans un garage fermé. Ne 

suivez aucun véhicule de trop près et maintenez une distance 

de sécurité entre votre véhicule et celui qui vous précède 

lorsque vous attendez à un feu rouge ou faites un arrêt.
Si vous devenez étourdi ou somnolent en conduisant, arrêtez 

le véhicule, sortez et respirez de l’air frais.

Émotions 

Certaines enquêtes sur les collisions ont montré que la cause 

était une agitation affective qui avait distrait le conducteur de 

sa tâche principale, qui est de conduire le véhicule.
La conduite prudente exige la vigilance entière du conducteur 

en tout temps. 
Parmi les situations qui peuvent accaparer les pensées du 

conducteur et le distraire de la tâche importante qu’est la 

conduite du véhicule, il y a les disputes à la maison ou au 

travail, la colère contre un autre conducteur, la maladie ou les 

difficultés financières.
Pour conduire en toute sécurité, le conducteur doit consacrer 

une attention constante et entière aux situations qui peuvent 

se présenter sur la route.

Manuel du conducteur professionnel  

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Somnolence et fatigue 

La majorité des conducteurs professionnels sont confrontés à 

des problèmes liés à la fatigue, bien que ces problèmes ne leur 

soient pas réservés.
Selon les estimations, le niveau de fatigue du conducteur 

constitue un facteur dans 30 à 40 pour cent des accidents 

mortels impliquant des camions lourds. Les conducteurs 

fatigués souffrent de troubles de mémoire, et leur vigilance, 

leur concentration et leur capacité de réaction sont affaiblies. 
Les études ont démontré que les conducteurs ne sont 

habituellement pas conscients qu’ils deviennent fatigués et 

qu’ils sont susceptibles de dépasser leurs propres capacités, ce 

qui augmente considérablement le risque d’avoir une collision. 

Il est important que le conducteur maintienne, dans la mesure 

du possible, un sommeil régulier. Un régime équilibré et de 

l’exercice physique aident aussi à contrer la fatigue et la 

somnolence. On peut accumuler les périodes d’exercice tout 

au long de la journée en s’y prenant pendant 10 minutes à 

trois reprises, par exemple, ce qui correspond à 30 minutes 

d’exercice. Avant d’entamer un programme d’exercice, 

toutefois, consultez votre médecin.
Rythmes circadiens — Il s’agit de l’horloge interne qui dicte 

au corps quand s’éveiller et quand s’endormir. La majorité 

des gens sont plus éveillés pendant la journée et doivent 

se reposer la nuit. Selon leur physiologie, la plupart des 

personnes ont besoin de six à huit heures de sommeil par 

nuit. Si la personne manque de sommeil pendant une durée 

prolongée, le corps commencera à accumuler une dette de 

sommeil qui devra être remboursée. Les heures de sommeil 

manquées devront être récupérées par des périodes de 

sommeil prolongées. La plupart des personnes se rendront 

compte qu’elles ont besoin de repos et dormiront pendant 

beaucoup plus d'heures que d'habitude après avoir manqué 

de sommeil pendant une assez longue période de temps 

(normalement après huit à dix jours). 
Si une personne persiste à dérober au corps ces heures de 

sommeil dont il a besoin, cela commencera à affecter sa santé. 
Lorsque vous êtes fatigué, dormez!
Le conducteur peut se retrouver dans une situation appelée 

« micro-sommeil ». Il s’agit d’une courte période de temps, 

normalement quelques secondes, pendant laquelle le cerveau 

est déconnecté par rapport à ce qui se passe autour de lui. Le 

conducteur n’aura alors aucun souvenir de ce qui s’est passé 

au cours des dernières secondes, voire minutes, ni de ce qu’il 

vient de se passer sur la route. Il pourrait ainsi manquer une 

sortie ou ignorer un poste de pesage, sans le savoir.

Les conducteurs fatigués peuvent aussi être victimes de 

l’hypnose de la route. Ils ont du mal à se concentrer en raison 

de la monotonie du paysage. Lorsque ce phénomène se 

produit, les conducteurs peuvent devenir inconscients de ce 

qui les entoure et ne pas réagir adéquatement à des situations 

pouvant survenir dans la circulation. Ils pourraient être en 

train de talonner un véhicule et ne se rendre compte du 

danger que présente la situation qu’au moment où il est déjà 

trop tard.
Les conducteurs qui sont extrêmement épuisés peuvent 

s’endormir au volant pendant qu’ils conduisent sur la route. 

Avant d’en arriver à ce point, quittez la route et dormez un peu. 
Par hygiène du sommeil, on entend la qualité et le nombre 

d’heures de sommeil qu’une personne obtient chaque jour. Il 

est essentiel que les conducteurs aient suffisamment d’heures 

de sommeil de qualité.
Les effets et les premiers signes de la fatigue sont différents 

chez chaque individu. Il incombe à chaque personne de 

réguler et de contrôler ses heures de sommeil. Il faut surveiller 

les signes avant-coureurs et être à l’écoute de son corps.

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  Manuel du conducteur professionnel  

Règlement relatif aux heures de service

Ce règlement a été élaboré dans le but d’aider les conducteurs 

et les propriétaires des entreprises de camionnage à gérer 

le facteur de fatigue, cause importante des collisions 

impliquant des camions. Il est important que les conducteurs 

professionnels connaissent très bien les règlements se 

rapportant aux heures de service. 
Pour obtenir des renseignements sur les règlements relatifs 

aux heures de service, veuillez vous adresser à :

Division des transports routiers

Téléphone : 204 945–3890

Coussins gonflables

De nombreux véhicules sont équipés aujourd’hui de coussins 

gonflables. Il a été démontré qu’ils contribuent à réduire le 

nombre de blessures dans les collisions à grande vitesse. Ils 

réduisent le choc de la collision en répartissant son impact sur 

une surface plus grande du corps.
Les coussins gonflables peuvent être installés devant et à côté 

du siège du conducteur ainsi que devant le siège du passager 

avant. Certains véhicules sont également équipés de coussins 

latéraux qui couvrent l’étendue des glaces de côté à l’avant et 

à l’arrière. L’espace situé devant les coussins gonflables doit 

demeurer dégagé en tout temps; ne posez pas d’objets sur le 

tableau de bord à l’endroit où se trouve le coussin gonflable. Si 

votre véhicule est équipé de coussins gonflables, positionnez 

votre siège à au moins 25 cm (10 po) du volant. Cet espace 

permet au coussin de se déployer et de vous protéger contre 

les blessures.
Consultez le manuel d’utilisation de votre véhicule pour 

connaître les précautions à prendre en matière de sécurité.
Il arrive que, dans certains cas, le fonctionnement du coussin 

gonflable doive être désactivé. Pour le faire, vous devez 

obtenir l’autorisation de Transports Canada.
Pour de plus amples renseignements, communiquer avec :

Transports Canada

1 800 333–0371

Ceintures de sécurité 

Le conducteur et tous les occupants doivent porter leur 

ceinture de sécurité dans la cabine ou la couchette, sauf s’ils 

en sont dispensés par la loi. Le conducteur a la responsabilité 

de veiller à ce que tout mineur soit correctement attaché. 
Nota : La loi exige que les enfants soient assis, la ceinture bouclée, 

dans des sièges ou dispositifs spéciaux pour enfants jusqu’à ce 

qu’ils aient atteint la taille de 1,45 m, un poids de 36 kg ou l’âge  

de neuf ans.
Personne ne doit conduire un véhicule automobile dont les 

ceintures de sécurité ont été enlevées ou modifiées de façon à 

réduire leur efficacité. 
Des milliers de Manitobains et de Manitobaines sont victimes 

chaque année de blessures à la tête, essentiellement lors 

d’accidents de la circulation. Le port de la ceinture de  

sécurité contribue nettement à réduire l’incidence de ce  

type de blessures.

Distractions

Les distractions peuvent être dangereuses, car en cas 

d’urgence, elles peuvent vous empêcher de réagir aussi 

rapidement qu’il le faudrait. Par exemple, des études 

démontrent qu’il existe un lien direct entre les appareils 

électroniques portatifs et la conduite dangereuse. Les 

conducteurs qui se servent de leur appareil électronique 

portatif au volant accroissent considérablement leurs risques 

de collision. C’est la raison pour laquelle au Manitoba, il 

est illégal de conduire en utilisant un appareil électronique 

portatif.
La distraction au volant survient chaque fois que l’attention du 

conducteur se porte sur une activité autre que la conduite de 

son véhicule. Voici d’autres formes de distractions au volant 

susceptibles d’augmenter le risque de collision : régler la radio 

ou un lecteur MP3, changer un disque compact, parler aux 

occupants d’autres véhicules, manger, faire sa toilette, fumer 

et interagir avec les passagers de son véhicule.

Manuel du conducteur professionnel  

19

30 m

30 m

3 m

Les chaussées ne sont pas séparées

Équipement de sécurité 

Tous les véhicules réglementés servant au transport de 

passagers, les véhicules servant à transporter des matières 

inflammables (avec ou sans charge) et les véhicules pilotes 

doivent être munis d’extincteurs tel que précisé dans le 

Règlement sur l’équipement, la sécurité et l’inspection des véhicules. 

Ces extincteurs doivent être maintenus en bon état. D’autres 

types de véhicules peuvent devoir être munis d’un extincteur 

conformément aux exigences d’un permis. Il est toutefois 

recommandé qu’il y ait un extincteur à bord de tout véhicule. 
De plus, tout véhicule ou camion réglementé ayant un poids 

Tout autobus et tout camion ayant un poids total en charge 

inscrit d’au moins 4 500 kg doit toujours être équipé de trois 

réflecteurs conformes aux exigences de la norme SAE J774. 

S’il tombe en panne, il faut l’éloigner le plus possible de la 

portion fréquentée de la route en plaçant les réflecteurs 

comme suit.

Si les chaussées ne sont pas séparées, il faut placer un 

réflecteur à chacun des trois endroits suivants :

• 

3 m devant le véhicule et faisant face à la circulation qui 

s’approche de l’avant du véhicule;

• 

30 m devant le véhicule et faisant face à la circulation qui 

s’approche de l’avant du véhicule;

• 

30 m derrière le véhicule et faisant face à la circulation qui 

s’approche de l’arrière du véhicule.

Si les chaussées sont séparées, il faut placer un réflecteur à 

chacun des trois endroits suivants :

• 

3 m derrière le véhicule et faisant face à la circulation qui 

s’approche de l’arrière du véhicule; 

• 

30 m derrière le véhicule et faisant face à la circulation qui 

s’approche de l’arrière du véhicule;

• 

60 m derrière le véhicule et faisant face à la circulation qui 

s’approche de l’arrière du véhicule.

 Il est également conseillé de garder à bord du véhicule une 

trousse de premiers soins, une hache de pompier, des outils 

pour effectuer des réparations mineures, ainsi qu’une trousse 

de survie pour la conduite par temps froid et dans des régions 

peu peuplées.

60 m

30 m

3 m

Les chaussées sont séparées

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  Manuel du conducteur professionnel  

Incendie à bord d’un véhicule

Pour combattre un incendie de façon efficace, il faut réfléchir 

et agir rapidement en fonction de la formation que l’on a reçue. 

Tous les conducteurs devraient inspecter quotidiennement le 

matériel de lutte contre l’incendie de leur véhicule, connaître les 

différents types d’incendies qui peuvent se produire ainsi que la 

marchandise qu’ils transportent.
Voici quelques directives générales qui pourraient sauver 

une vie ou prévenir des blessures, et réduire les dommages 

aux biens : 

• 

Ne risquez pas votre vie. Les feux dus à l’essence peuvent 

se propager rapidement et provoquer des explosions.

• 

Demandez à la première personne qui passe d’appeler 

les pompiers. Avertissez les autres personnes du 

danger d’explosion due à l’essence ou aux chargements 

inflammables, ou du danger d’exposition à des substances 

toxiques, et demandez-leur de se tenir à bonne distance.

• 

Incendie dans un ensemble de véhicules : détachez le 

tracteur de la remorque et éloignez-les suffisamment l’un 

de l’autre, mais seulement si vous êtes certain de pouvoir le 

faire sans danger.

• 

Autant que possible, placez-vous dos au vent pour lutter 

contre l’incendie (afin de diminuer les risques de suffocation).

• 

Dans le cas d’un feu d’origine électrique, débranchez 

d’abord les fils de batterie, si possible. (Le fait de couper le 

contact et de débrancher les fils de batterie des véhicules 

accidentés peut prévenir les incendies provoqués par une 

fuite de carburant.)

• 

Incendies sous le capot : ne soulevez pas le capot d’un coup. 

Soulevez-le très légèrement pour combattre le feu. Si vous 

ne pouvez pas le soulever, dirigez l’extincteur par-dessous le 

véhicule ou à travers le radiateur.

• 

Ne vous servez de l’extincteur que pour abattre les flammes; 

gardez du produit en réserve au cas où l’incendie reprendrait.

• 

L’eau propage les incendies dus à l’essence, à l’huile ou à la 

graisse. Utilisez des extincteurs, du sable ou de la terre pour 

étouffer le feu.

Extincteurs

Les extincteurs à poudre polyvalente, marqués B.C., éteignent 

les feux dus à la graisse, à l’huile ou à l’essence, ainsi que les 

feux d’origine électrique. Si l’extincteur est marqué A.B.C., 

il éteint aussi les feux de classe « A » dus au papier, aux 

tissus, etc. Vous pouvez vous servir de ce type d’extincteur 

sans nuire à votre santé ou vous blesser. N’utilisez pas un 

extincteur au CO

2

 (gaz carbonique) dans un endroit fermé; 

il y a danger de suffocation et le produit peut provoquer 

l’apparition d’ampoules sur la peau.

Prévention des incendies

Il est plus facile et moins coûteux de prévenir un feu dans un 

véhicule que d’en combattre un. Suivez les règles suivantes :

• 

Ne faites jamais démarrer un véhicule dont le réservoir de 

carburant fuit. Réparez la fuite, puis nettoyez le carburant 

qui s’est déversé sur le véhicule et sur le sol.

• 

Coupez le moteur pendant que vous faites le plein.

• 

Collez toujours le bec du tuyau de carburant contre l’orifice 

de remplissage du réservoir pendant que vous faites le plein.

• 

Ne fumez pas dans les garages ou près des points de 

remplissage.

• 

Ne jetez jamais des mégots de cigarette par les fenêtres de 

la cabine.

• 

Vérifiez la pression des pneus souvent. Les pneus 

insuffisamment gonflés accumulent de la chaleur. Il faut 

laisser les pneus ayant roulé à une pression insuffisante ou 

à plat se refroidir avant de tenter de déplacer le véhicule. S’il 

faut absolument déplacer le véhicule, le pneu doit d’abord 

être remplacé.

• 

Assurez-vous que les freins de stationnement sont 

complètement relâchés et que les freins de service sont 

correctement réglés. Les freins qui traînent produisent de 

la chaleur et peuvent enflammer la graisse qui se trouve 

dans les moyeux à l’arrêt du véhicule. Vérifiez les moyeux 

et les tambours de frein fréquemment pour voir s’ils sont 

surchauffés.

• 

Ne mettez jamais des chaufferettes au gaz propane en 

marche lorsque les portes de la semi-remorque sont fermées.

• 

Maintenez les extincteurs en bon état de fonctionnement.

Manuel du conducteur professionnel  

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Éclairage, réflecteurs et feux de position

Nota. Les feux, réflecteurs et dispositifs de visibilité doivent être 

fixés de façon permanente et doivent être conformes à toutes 

les exigences prescrites par les règlements FMVSS/NSVAC 108. 

La face de tout dispositif à l’avant, à l’arrière et sur les côtés 

devrait être perpendiculaire et parallèle respectivement à l’axe 

longitudinal du véhicule à moins d’une certification photométrique 

selon l’angle de positionnement. Aucune partie du véhicule ne 

doit compromettre la conformité de tout dispositif aux exigences 

prescrites, à moins qu’un dispositif auxiliaire satisfaisant à  

toutes les exigences prescrites ne soit installé.
Au Canada, les fabricants et les importateurs de véhicules 

doivent détenir les rapports d’essai liés à la certification qui 

démontrent la conformité de toutes les composantes du 

système d’éclairage aux exigences prescrites*.

Phares

La loi exige que tous les véhicules fabriqués le 1

er

 décembre 

1989 ou après soient équipés de phares de jour qui 

fonctionnent en permanence. Les phares de jour doivent 

fonctionner et être toujours allumés. Garder les phares 

allumés pendant la journée peut considérablement réduire les 

risques de collision en rendant votre véhicule plus visible.

 *Source : Transports Canada

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  Manuel du conducteur professionnel  

Conduite de nuit 

Ne conduisez jamais à une vitesse telle que vous ne pourriez 

pas freiner dans l’espace éclairé par vos phares; ce qui signifie 

que vous devez conduire plus lentement que d'habitude, 

puisqu’en temps normal, vous ne voyez qu’à 30 mètres avec les 

phares de croisement et à 110 mètres avec les phares de route.
Pour être moins gêné par l’éblouissement, détournez les 

yeux des phares et regardez le bord droit de la route. Pour 

éviter d’être ébloui par les véhicules derrière vous, ajustez le 

rétroviseur ou utilisez un rétroviseur anti-éblouissement. 
Ralentissez tant que vos yeux ne se seront pas réadaptés à 

une clarté moindre. 
Voici quelques autres conseils utiles pour améliorer la sécurité 

la nuit :

• 

Vérifiez régulièrement que les phares de croisement 

éclairent à 30 mètres au moins de distance, sans pour 

autant aveugler les automobilistes qui viennent en  

sens opposé. 

• 

Baissez les phares de route à 450 mètres au moins des 

véhicules venant en sens contraire, et à 60 mètres de ceux 

que vous suivez. 

• 

Assurez-vous que les phares sont propres. 

• 

Éteignez l’éclairage intérieur afin que vos yeux restent 

habitués à l’obscurité. 

• 

Ralentissez quand vous croisez un autre véhicule ou quand 

vous vous approchez d’une courbe. 

• 

Attention aux piétons et aux véhicules arrêtés sur le bord 

de la route. 

• 

Si vous devez vous arrêter, regagnez l’accotement et 

allumez les clignotants de détresse ou tout autre dispositif 

d’avertissement approuvé. 

• 

Attention aux panneaux indicateurs! Ils sont plus difficiles à 

distinguer et à déchiffrer la nuit. 

• 

Veillez à ce que le pare-brise reste toujours propre, à 

l’intérieur comme à l’extérieur. 

Lorsque d’autres véhicules arrivent en sens contraire, utilisez 

toujours les phares de croisement, car les phares de route 

éblouiraient les autres conducteurs.

N’utilisez vos phares de route qu’à l’extérieur des villes, 

lorsque vous êtes seul sur la route.

Utilisez également les phares de croisement dans les rues 

éclairées, par temps de brouillard et lorsque vous suivez de 

près une autre voiture.

Baissez les phares de route à 450 mètres au moins des véhicules venant en sens contraire.

Manuel du conducteur professionnel  

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Conduite du véhicule 

Position des mains sur le volant

Il faut posséder des compétences supérieures de conduite 

pour conduire des poids lourds, que ce soit un autobus, un 

camion porteur ou un camion-remorque. Étant donné la 

très grande taille de ces véhicules, les conducteurs doivent 

acquérir de l’expérience pour pouvoir les manœuvrer 

correctement. 
Pour exécuter un virage complet, à droite ou à gauche, 

avec un gros véhicule, il est parfois nécessaire de tourner 

plusieurs fois le volant (jusqu’à huit fois dans certains cas). La 

plupart des véhicules sont équipés d’une direction assistée 

et d’un volant réglable, ce qui facilite beaucoup la tâche du 

conducteur. On recommande à ce dernier de tenir le volant 

avec les deux mains en position 9 heures et 3 heures. 
Cela permet de bien maîtriser le véhicule et, en cas de collision 

et si le véhicule est équipé d’un coussin gonflable, le coussin 

se gonfle sans blesser les bras du conducteur ni être entravé 

par ceux-ci. Un conducteur ne devrait jamais tourner le volant 

avec une seule main (à l’aide de la paume) ou un seul doigt, car 

il risque ainsi de ne pas maîtriser complètement son véhicule.

L’accélérateur

Pour mettre un véhicule en mouvement, il faut appuyer 

doucement et graduellement sur l’accélérateur pour 

éviter d’avancer par saccades. Le pied doit être à plat sur 

l’accélérateur, le talon au plancher. Pour que le moteur 

fonctionne le mieux possible, le conducteur doit éviter 

d’appuyer brusquement sur l’accélérateur et de le relâcher 

brusquement. 
Pour démarrer un véhicule à l’arrêt, il faut accélérer 

doucement et de façon régulière. Ainsi, le conducteur maîtrise 

mieux son véhicule. Des accélérations trop brusques, surtout 

lorsque la chaussée est mauvaise ou glissante, peuvent causer 

le dérapage des roues motrices et entraîner une perte de dela 
maîtrise du véhicule.

La pédale de débrayage

La pédale de débrayage permet de désaccoupler la 

transmission et le moteur. En appuyant sur la pédale de 

débrayage, la liaison est interrompue entre ces deux éléments 

et le conducteur peut changer de vitesse. Il faut appuyer sur 

cette pédale à l’aide du pied gauche et maintenir la pression 

pour pouvoir actionner le levier de changement de vitesse. 

Il faut éviter de la relâcher trop rapidement, car cela peut 

endommager le mécanisme et rendre le véhicule inutilisable. 

De même, il ne faut pas la relâcher trop lentement ni faire 

glisser l’embrayage de façon à empêcher le véhicule arrêté en 

côte de reculer. En effet, cela cause une chaleur excessive et 

une usure prématurée. 
Certains véhicules sont équipés d’un frein d’embrayage qui 

empêche la rotation des engrenages quand la pédale de 

débrayage est poussée à fond. Lorsque le véhicule se déplace, 

il faut donc veiller à ne pas appuyer à fond sur la pédale de 

débrayage pour changer de vitesse. Il ne faut le faire qu’au 

moment où le véhicule est arrêté.

Le double débrayage

La plupart des véhicules lourds équipés d’une transmission 

manuelle requièrent le double débrayage pour changer de 

vitesse plus facilement. Pour effectuer un double débrayage, 

il suffit d’appuyer sur la pédale de débrayage à chaque 

mouvement du levier de vitesses. Les mouvements doivent 

être faits en même temps (synchronisés) et vous devrez donc 

vous exercer pour maîtriser la technique. On doit utiliser cette 

dernière aussi bien pour passer à une vitesse supérieure que 

pour rétrograder. Même avec un véhicule équipé d’une boîte 

de vitesses synchronisées, le changement de vitesse se fait 

plus rapidement et plus doucement avec le double débrayage. 

Notons qu’il existe des transmissions manuelles pour 

lesquelles le double débrayage n’est pas nécessaire; veuillez 

de consulter le manuel d’utilisation de votre véhicule. 
Pour effectuer un double débrayage : 

• 

Relâcher l’accélérateur et appuyer en même temps sur la 

pédale de débrayage. 

• 

Placer le levier de vitesses en position neutre. 

• 

Relâcher la pédale de débrayage. 

• 

Augmenter ou diminuer le régime (tours par minute) afin 

d’engager le prochain rapport de vitesse. Il faut faire 

tourner le moteur au régime approprié (par rapport à la 

vitesse), donc appuyer légèrement sur l’accélérateur (pour 

augmenter le régime du moteur afin de rétrograder) ou le 

relâcher légèrement (pour diminuer le régime du moteur 

afin de passer à une vitesse supérieure); cette technique 

exige un peu d’entraînement. 

• 

Appuyer de nouveau sur la pédale de débrayage. 

• 

Placer le levier de vitesses dans le rapport désiré. 

24

  Manuel du conducteur professionnel  

• 

Relâcher la pédale de débrayage et appuyer en même 

temps sur l’accélérateur. Au cours du double débrayage, si le 

moteur reste désengagé trop longtemps, il peut être difficile 

d’embrayer à nouveau. Dans ce cas : 

 

– Ramener le levier de vitesses en position neutre. 

 

– Relâcher la pédale de débrayage 

 

– Augmenter le régime du moteur. 

 

– Appuyer sur la pédale de débrayage. 

 

–  Tenter de passer à une vitesse inférieure, car le véhicule 

a probablement ralenti.

Quand changer de vitesse

Il y a deux façons de savoir quand changer de vitesse:
1.    Selon la vitesse de rotation du moteur calculée en tours 

par minute :

   La vitesse de rotation du moteur ou son régime est 

fonction du rapport de vitesse choisi et de la pression 

exercée sur l’accélérateur. Pour se servir efficacement de 

la puissance du moteur, il faut coordonner le régime du 

moteur et la vitesse du véhicule. En général, plus le régime 

est élevé, plus le rapport est élevé. 

   Pour savoir quand changer de vitesse, il faut regarder le 

tachymètre ou compte-tours qui indique la vitesse de 

rotation du moteur à laquelle il est possible d’engager la 

vitesse suivante. Consulter le manuel d’utilisation de votre 

véhicule afin de connaître les plages du régime du moteur 

recommandées pour les différents rapports de vitesse.

2.    Selon la vitesse du véhicule mesurée en kilomètres/heure : 
   Si l’on conduit un véhicule qui n’est pas équipé d’un 

tachymètre, il faut changer les rapports en fonction de la 

vitesse de déplacement du véhicule. Ici encore, le manuel 

d’utilisation du véhicule indique les vitesses recommandées 

pour effectuer les changements de vitesse.

Vitesse de rotation du moteur

Un moteur qui ne tourne pas assez vite a tendance à causer 

des saccades ou des à-coups et peut endommager le véhicule. 

Par contre, un moteur qui tourne trop rapidement consomme 

plus d’essence qu’il n’est nécessaire et n’est pas plus puissant 

pour autant.
Les moteurs de véhicules automobiles fonctionnent de façon 

efficace à l’intérieur d’une plage souvent située entre 1 200 

et 1 800 tours par minute, bien que certains fonctionnent 

efficacement à des vitesses de rotation moins élevées.
Consultez le manuel d’utilisation de votre véhicule afin de 

connaître les plages du régime du moteur recommandées pour 

les différents rapports de vitesse.
Il est conseillé de se servir du tachymètre pour savoir quand 

changer de vitesse, parce que cet appareil est plus précis que 

le bruit du moteur et que la vitesse du véhicule.

La transmission automatique

Un grand nombre de véhicules sont équipés d’une transmission 

où les changements de vitesse se font automatiquement 

en fonction de la vitesse de déplacement et de la force 

d'accélération, au moyen de certaines commandes mécaniques, 

électriques ou hydrauliques.
Il demeure possible cependant, pour le conducteur d’un 

tel véhicule, de sélectionner une vitesse plus basse pour 

profiter de l’effet de freinage ainsi obtenu dans une descente. 

Le fait de rétrograder empêche la transmission de passer 

automatiquement à un rapport plus élevé et permet au 

véhicule de ralentir. Cela est très utile, car les freins ne 

surchauffent pas étant donné que, de cette façon, on ne les 

utilise pas autant dans des pentes raides.
Voici un exemple de la façon dont on peut se servir des 

différents rapports avec une transmission automatique :

• 

N (point mort) : pour démarrer le moteur, lorsqu’on veut 

s’arrêter pendant une période prolongée, et pour stationner.

• 

R (marche arrière) : pour reculer (il faut que le véhicule soit 

à l’arrêt avant que l’on puisse passer de la marche avant à la 

marche arrière et vice versa).

• 

D (marche avant) ou 2–5 : pour avancer dans des conditions 

normales.

• 

2–3/2–4 : rapports plus bas pour conduite de véhicules 

transportant de lourdes charges.

• 

2 : pour conduire sur des surfaces glissantes ou pour 

monter et descendre des côtes abruptes.

• 

1 : pour conduire très lentement en-dehors de la route.

Reportez-vous au manuel d’utilisation de votre véhicule pour 

connaître la bonne façon de se servir des différents rapports 

de la transmission automatique de votre véhicule.

Manuel du conducteur professionnel  

25

La transmission manuelle 

Le levier de vitesse sert à changer de rapport. La vitesse 

choisie a un effet sur la performance du moteur. Le choix 

d’une vitesse dépend de la transmission, du moteur, du 

chargement transporté et de l’état de la route. 
Actionner une transmission manuelle et choisir la bonne 

vitesse au bon moment exigent beaucoup d’entraînement et 

d’habileté. Étant donné qu’il existe beaucoup de transmissions 

différentes, il est recommandé de consulter le manuel 

d’utilisation du véhicule que vous conduisez. 

Changer de vitesse avant de s’engager dans une pente

Rétrogradez et ralentissez pour atteindre une vitesse que vous 

pourrez maîtriser sans freinage énergique avant de descendre 

une pente, sinon les freins pourraient surchauffer et perdre 

leur puissance de freinage.

Changer de vitesse avant de s’engager dans un virage

Ralentissez et rétrogradez à la vitesse appropriée avant  

de vous engager dans un virage. Ceci vous permettra 

d’utiliser la puissance du moteur pour maintenir le véhicule 

stable pendant que vous traversez le virage et vous donnera 

une bonne vitesse d’accélération en sortant du virage. La 

procédure à suivre dans les virages sera expliquée en détail 

plus loin dans le manuel.

Changer de vitesse avant ou aprè  

les passages à niveau

Le conducteur ne devrait pas changer de vitesse en traversant 

un passage à niveau. À l’approche du passage à niveau, il 

faut choisir le rapport de vitesses qui permettra au véhicule 

de franchir le passage entier. Ne pas changer de vitesses en 

franchissant le passage évite de rater une vitesse, de caler le 

moteur et de bloquer les rails. 

Visibilité et sécurité

Les véhicules de plus grande taille offrent normalement 

au conducteur une meilleure vue de la route devant lui, 

ainsi qu’une meilleure vue latérale, que les automobiles. La 

grandeur du pare-brise et la position plus élevée du siège 

permettent de mieux voir devant soi, alors que les grands 

rétroviseurs extérieurs offrent au conducteur une bonne vue 

de la route derrière le véhicule.
Cependant, il peut y avoir des angles morts sur les côtés et 

directement à l’arrière du véhicule. Parfois, les rétroviseurs 

convexes ou d’approche permettent de réduire les angles 

morts sur les côtés du véhicule. En outre, certains rétroviseurs 

donnent l’impression que les objets sont plus petits et plus 

éloignés qu’ils ne le sont en réalité.
En ville, le conducteur professionnel doit s’efforcer 

d’emprunter la voie en bordure ou voie de droite, car les 

véhicules lourds ne peuvent normalement pas accélérer ou 

rouler aussi rapidement que les automobiles. C’est pourquoi la 

voie médiane, ou voie de gauche, est d’ordinaire réservée aux 

véhicules qui circulent plus rapidement. 

26

  Manuel du conducteur professionnel  

Sur une autoroute à plusieurs voies, la voie de gauche sert 

normalement de voie de dépassement pour les véhicules plus 

rapides. La loi exige que les véhicules plus lents empruntent la 

voie de droite. Les véhicules plus rapides dépasseront donc du 

côté gauche, ce qui est moins dangereux que de dépasser du 

côté droit.
Le bon conducteur scrute constamment la circulation devant, 

derrière et sur les côtés. Le conducteur qui regarde loin en 

avant peut déceler si la vitesse de la circulation se modifie et si 

certains véhicules s’arrêtent. En jetant fréquemment un coup 

d’œil dans les rétroviseurs intérieur et extérieurs, il percevra 

les véhicules qui s’apprêtent à le dépasser ou ceux qui le 

suivent et qu’il devra avertir bien à l’avance en cas d’arrêt, de 

virage ou de changement de voie.

Le conducteur doit toujours maintenir une distance 

raisonnable entre son véhicule et celui qui le précède, afin de 

pouvoir s’arrêter sans à-coups et progressivement, même si 

l’autre véhicule effectue un arrêt soudain. L’arrêt progressif 

permettra aussi de réduire les risques de collision par l’arrière 

avec un véhicule qui vous talonne, puisque le conducteur qui 

vous suit de trop près sera averti bien à l’avance de l’arrêt ou 

du ralentissement.

Manuel du conducteur professionnel  

27

Le conducteur devrait repérer de loin les panneaux de 

signalisation et observer les feux de signalisation, afin d’en 

prévoir les changements avant d’arriver aux intersections. 

Les feux de circulation qui sont verts depuis un certain 

temps avant que le conducteur n’ait atteint l’intersection 

peuvent changer à tout instant. Certaines rues ont des feux 

de circulation synchronisés, permettant aux conducteurs de 

régler la vitesse de leur véhicule afin d’en profiter.

Rapport vitesse-poids-distance d’arrêt

La distance requise pour arrêter un véhicule est fonction de 

sa vitesse et de son poids, ainsi que de l’énergie, de la chaleur 

et du frottement. La puissance de freinage nécessaire pour 

arrêter un véhicule varie en rapport direct avec son poids et 

sa vitesse. Par exemple, si le poids du véhicule est multiplié 

par deux, il faut une force de freinage multipliée par deux 

pour arrêter le véhicule dans la même distance. Si la vitesse 

est multipliée par deux, il faut une puissance de freinage 

multipliée par quatre pour arrêter le véhicule. Si le poids et la 

vitesse sont multipliés par deux, la force de freinage doit être 

multipliée par huit pour arrêter le véhicule.
Par exemple, il faut 30 mètres pour arrêter un véhicule 

transportant une charge de 14 000 kilogrammes à une vitesse 

de 16 km/h en appliquant les freins normalement. Si le même 

véhicule transportait 28 000 kilogrammes à une vitesse de 

32 km/h, il faudrait multiplier la force de freinage par huit 

pour arrêter le véhicule dans les 30 mètres, soit une force de 

freinage qui dépasse la capacité des freins.

28

  Manuel du conducteur professionnel  

Zone dangereuse

La zone dangereuse pour tout conducteur se situe devant le 

véhicule : c’est la distance sur laquelle le véhicule ne peut pas 

s’arrêter. Dans le schéma, la zone dangereuse est ombrée  

en rouge. 
Plus la vitesse augmente, plus la zone dangereuse augmente; 

si l’état de la route n’est pas idéal (pluie, neige, verglas ou 

gravier, etc.), la zone dangereuse s’accroît d’autant plus. Si le 

conducteur ne réduit pas la vitesse du véhicule en fonction  

de l'état de la route, la zone dangereuse augmente.
Lorsque l’état de la route devient moins que satisfaisant, 

les conducteurs peuvent diminuer la distance de freinage 

simplement en réduisant leur vitesse.

Si un autre véhicule ou un piéton entrait dans la zone 

dangereuse, il serait physiquement impossible pour le conducteur 

d’arrêter son véhicule à temps pour éviter une collision.
La distance de freinage dans la zone dangereuse variera selon 

le poids du véhicule, ainsi que l’état des freins et la surface de 

la chaussée.
Exemple : Les camions sont environ à deux longueurs et 

demie de voiture du passage pour piétons lorsque leurs 

conducteurs voient le piéton. Dans des conditions idéales, le 

conducteur qui roule à 30 km/h réussira peut-être à s’arrêter 

juste à temps. Cependant, même dans des conditions idéales, 

le conducteur d’un camion qui roule à 50 km/h ne pourra pas 

s’arrêter à temps.

Diminution de la zone dangereuse

Réduire la vitesse diminue la zone dangereuse. La zone 

dangereuse peut également être diminuée si le conducteur 

prend l’habitude de mettre le pied sur le frein chaque fois qu’il 

repère un danger possible.
Dans l'exemple ci-desous, le conducteur a réduit son temps de 

réaction en retirant son pied de l’accélérateur et en le posant 

légèrement sur le frein au moment où il aperçoit le piéton. Sa 

vitesse a progressivement diminué parce qu’il a retiré son pied 

de l’accélérateur. Par conséquent, il a de meilleures chances de 

s’arrêter avant le passage pour piétons plutôt qu’au milieu de 

l’intersection.
N’oubliez pas qu’il est plus facile de ne pas se placer dans une 

situation difficile que de s’en sortir.

Si vous n’aviez  

pas mis le pied 

sur le frein.

Vous vous 

 arrêterez ici.

Freinez  

(à une vitesse  

de 50 km/h  

ou moins).

Mettez 

le pied sur 

le frein ici.

1

2

30 km/h

50 km/h

Manuel du conducteur professionnel  

29

Calcul de l’espace à conserver

Pour les conducteurs d’ambulances ou de 

fourgonnettes

Servez-vous de la règle des « quatre secondes » pour être 

certain de garder une distance de sécurité suffisante. En 

demeurant à quatre secondes d’intervalle du véhicule qui vous 

précède, vous serez toujours à la bonne distance, quelle que 

soit la vitesse à laquelle vous roulez.
Comment utiliser la règle des « quatre secondes ».

1.  Pour établir la distance de quatre secondes, surveillez le 

véhicule B devant vous et, au moment où celui-ci passe 

un point de repère (viaduc, panneau ou marque sur la 

chaussée), commencez à compter. 

2.  Au moment où l’arrière du véhicule B passe le repère, 

commencez à décompter les secondes en disant : 

« une seconde, deux secondes, trois secondes,  

quatre secondes ». Quatre secondes se sont écoulées.

3.  Si vous atteignez le repère après la fin du décompte, vous 

maintenez une distance adéquate dans des conditions de 

conduite idéales.

4.  Si, en revanche, vous atteignez le repère avant la fin du 

décompte, vous suivez le véhicule de trop près. Ralentissez, 

fixez-vous un autre repère et recommencez à compter.

Pour les conducteurs d’autobus, de camions  

ou de camions attelés à des remorques

Arrondissez au mètre près la longueur de votre véhicule et 

divisez-la par trois pour obtenir le nombre de secondes à 

décompter. Le décompte ne doit jamais être inférieur à quatre 

secondes, même si vous arrivez à un nombre inférieur à quatre 

en suivant le calcul ci-dessus.
Exemple : Si la longueur du camion et de la remorque est de 

14,4 mètres, arrondissez à 15 mètres.
15 ÷ 3 = décompte de 5 secondes
Lorsque l’état de la route change à cause de la pluie, de la 

neige ou du verglas, augmentez le décompte en fonction des 

conditions modifiées.
Une courte observation de la façon dont le conducteur 

du véhicule qui vous précède conduit peut vous donner 

une idée de ce à quoi vous pouvez vous attendre. S’il s’agit 

d’un talonneur, vous pouvez vous attendre à des freinages 

fréquents et soudains. Ne tenez jamais pour acquis que le 

conducteur devant vous sait ce qu’il fait.

Le bon conducteur conserve une distance prudente et  

peut se permettre de freiner plus légèrement et sur une plus 

longue distance pour s’arrêter. Ainsi, le conducteur qui le suit a 

amplement le temps de s’apercevoir que la vitesse diminue.
Les ensembles de véhicules composés d’un tracteur et d’une 

semi-remorque nécessitent une plus longue distance d’arrêt 

que la plupart des autres véhicules, en raison de leur poids.
Le réglage des freins, l'état et la pression des pneus, ainsi que 

l'équilibre de la charge et le poids, sont des facteurs essentiels 

pour s’arrêter en toute sécurité.

3 seconds

Start counting

4 seconds

30

  Manuel du conducteur professionnel  

Conduire à la bonne vitesse

Vitesse de la circulation

La vitesse à laquelle les véhicules circulent devrait être 

fonction de l’état des routes et de la fluidité de la circulation. 

Cependant, le conducteur doit aussi s’efforcer de se 

maintenir à la vitesse des véhicules qui l’entourent (vitesse de 

circulation), tout en respectant les limites de vitesse affichées.
Le conducteur qui roule à une vitesse supérieure à celle de 

la circulation augmente ses chances d’être impliqué dans un 

accident, du fait qu’il ne conserve pas une distance prudente 

par rapport aux véhicules qui le précèdent, se laissant ainsi peu 

d’espace en cas de freinage soudain. Il lui faudra aussi changer 

plus souvent de voie afin de se faufiler entre les véhicules plus 

lents, et il devra prendre de plus en plus de décisions à mesure 

qu’il crée des situations problématiques, ce qui augmente le 

risque de prendre une mauvaise décision. De plus, se faufiler 

dans la circulation tout en conduisant plus vite peut entraîner 

de la fatigue mentale.
Rouler à une vitesse prudente et constante vous permet 

d’épargner de l’argent, tout en protégeant l’environnement par 

une consommation d’essence réduite.
En revanche, le conducteur qui roule plus lentement que 

le flux de la circulation peut aussi augmenter les risques de 

collision par derrière ou par les côtés. Les autres conducteurs 

peuvent s’impatienter et le suivre de trop près, ou tenter de 

le dépasser dans des situations où cela est dangereux. Ils 

peuvent lui faire une queue de poisson après l’avoir dépassé, 

laissant au conducteur plus lent peu ou pas d’espace pour un 

freinage rapide.

Manuel du conducteur professionnel  

31

Talonneurs

Les conducteurs de véhicules lourds, tels que les autobus, 

les camions et les remorques tractées, doivent se fier à des 

rétroviseurs extérieurs pour voir derrière eux. Le véhicule 

qui talonne est souvent dans l’angle mort, juste derrière le 

véhicule lourd, et peut donc ne pas être visible.
Celui qui talonne est en général un conducteur qui manque 

autant de patience que de prévoyance. Ce manque de 

patience peut avoir été provoqué par la vitesse et le 

comportement d’un autre conducteur. 
En surveillant les véhicules qui le suivent dans son rétroviseur, 

le conducteur d’un véhicule lourd peut se protéger en 

permettant au véhicule qui le talonne de le dépasser. Il sera 

plus facile à surveiller quand il est devant, que derrière.
Il ne sera pas toujours possible d’éviter une collision par 

derrière avec un conducteur aussi irresponsable. Cependant, 

si vous vous arrêtez progressivement, le choc sera 

considérablement moins violent.

Il est interdit aux véhicules réglementés, aux camions, aux 

autobus et aux véhicules automobiles qui remorquent une 

pièce d’équipement sur une route à l’extérieur d’une zone  

où la vitesse est limitée de se suivre à moins de 90 mètres  

de distance.
En abordant une côte où se trouve une voie spéciale de 

dépassement, le conducteur d’un véhicule roulant plus 

lentement que la normale doit utiliser la voie de droite. S’il n’y 

a pas de voie spécialement prévue, le conducteur du véhicule 

lent doit laisser passer la file qui s’est formée derrière lui à la 

première occasion qui lui semble prudente.
Le conducteur d’expérience se fixe un rythme compatible avec 

l’état des routes et le débit de la circulation. Il conserve une 

distance prudente devant et derrière son véhicule, se garde 

assez d’espace de manœuvre tout autour de celui-ci, fait en 

sorte d’avoir assez de temps pour évaluer ce qui se passe 

autour de lui et ne cesse de se préparer une voie de sortie au 

cas où les zones dangereuses venaient à être occupées.

Véhicules lents

Le conducteur d’un véhicule autonome, de véhicules attelés 

ou de machinerie peut afficher une enseigne « Véhicule lent » 

pour indiquer qu’il roule à une vitesse de 40 km/h ou moins.

32

  Manuel du conducteur professionnel  

 

 

 

 

 

 

 

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