Manuel de santé et sécurité de l'industrie de la construction (2008) - 5

 

  Index      Manuals     Manuel de santé et sécurité de l'industrie de la construction (2008)

 

Search            copyright infringement  

 

   

 

   

 

Content      ..     3      4      5      6     ..

 

 

 

Manuel de santé et sécurité de l'industrie de la construction (2008) - 5

 

 

s'agit simplement d'utiliser une autre taille, mais certains
conduits auditifs, en raison d'une obstruction, d'une forme
unique ou d'une déformation, ne peuvent pas accepter de
bouchons. De fait, la forme du conduit auditif peut être très
différente d'une personne à une autre.

4)

Il faut laver les bouchons réutilisables dans l'eau tiède,
avec du savon, tous les jours afin de prévenir les infections
et tout autre inconfort. Lorsqu'on ne les utilise pas, il faut
les conserver dans un contenant propre.

5)

Il faut remplacer les bouchons d'oreille présentant des
déchirures ou dont les bords sont abimés.

AVERTISSEMENT :

Les lanières de coton ne

procurent pas une protection suffisante contre les
bruits d'un environnement de construction.

Formation

Les travailleurs portant un protecteur auriculaire doivent
recevoir une formation sur la façon de l'ajuster, de l'utiliser et de
l'entretenir correctement. Les travailleurs doivent comprendre :

qu'ils risquent de perdre l'ouïe s'ils ne portent pas un
protecteur auriculaire dans un environnement bruyant
(exposition de huit heures à un niveau de 85 dBA) 

que le port d'un protecteur auriculaire est exigé dans les
cas où une exposition au bruit risque d'endommager l'ouïe

que pour qu'un protecteur auriculaire soit efficace, il ne faut
pas l'enlever, même pour de brèves périodes

que différents protecteurs auriculaires sont offerts selon les
différences de taille du conduit auditif, la taille de la
mâchoire, la taille et la forme de la tête, le niveau de
confort, la compatibilité avec d'autre ÉPI, etc.

qu'il est essentiel que le dispositif soit bien ajusté pour
obtenir la protection maximale. 

Audiométrie

Quiconque travaille régulièrement avec de l'équipement
bruyant doit passer régulièrement un examen audiométrique,
d'évaluation de la capacité auditive, pour les raisons suivantes :

1)

Pour déterminer s'il a subi une perte auditive. 

Même

s'ils ne détectent aucune diminution de leur capacité
auditive, les travailleurs exposés à un niveau de bruit dont
le niveau est supérieur à 90 dBA doivent porter un
protecteur auriculaire. Les travailleurs qui ont déjà subi une
perte auditive doivent porter un protecteur auriculaire afin
de minimiser toute perte supplémentaire.

2)

Pour déterminer le type de perte auditive.

Certaines

pertes auditives peuvent être guéries. Certaines personnes
ont enduré une perte auditive toute leur vie pour découvrir
que leur problème aurait pu être réglé avec une
intervention chirurgicale. Il s'agit habituellement de
déficience congénitale, aussi appelée « perte de
transmission ».

3)

Pour déterminer l'efficacité des programmes de
contrôle du bruit et de protection de l'ouïe.

Il est

important d'identifier rapidement des problèmes d'audition
afin de pouvoir mettre en œuvre, maintenir ou corriger, au
besoin, les pratiques de prévention.

Sommaire

En raison de l'augmentation des demandes d'indemnisation à
la suite d'une perte auditive, le contrôle du bruit sur les
chantiers de construction est de plus en plus important.

Il est possible d'analyser la plupart des problèmes de bruit en
termes de source, de voie de transmission et de récepteur.
Cette méthode permet de comprendre facilement le problème
général et d'adopter une approche utile dans le cas de la mise

en œuvre des mesures correctives. On peut habituellement
traiter ces trois composants séparément, quoiqu'il soit parfois
nécessaire de les aborder de front pour maîtriser un niveau de
bruit inacceptable.

À la source, les mesures correctives visent à diminuer le bruit
généré.

Le long de la voie de transmission, il est possible de mettre en
place des barrières visant à réduire ou à éliminer le bruit avant
qu'il n'atteigne l'oreille.

Dans le cas du récepteur, les mesures correctives nécessitent
le port d'équipement protecteur correctement choisi, ajusté et
porté. Dans un environnement bruyant, il faut porter
l'équipement 

en tout temps.

Le fait de ne pas adopter de mesures de prévention ou de
contrôle entraîne, au bout du compte, une perte auditive
temporaire, voire permanente.

L'Association ontarienne de la sécurité dans la construction
peut aider les gestionnaires et la main-d'œuvre en leur
fournissant de l'information, des résultats de recherche et de la
formation qui peut leur être utile.

14 – 7

15 – 1

15 PROTECTION DE 

L'APPAREIL RESPIRATOIRE

Introduction

Dans le cadre de leur travail, les travailleurs de la construction
sont souvent exposés à des dangers pour l'appareil respiratoire,
sous forme de gaz, d'émanations, de brumes et de vapeurs
dangereux.

Dans certains cas, une sélection attentive des matériaux et des
pratiques de travail permet de pratiquement éliminer les dangers
pour l'appareil respiratoire. Lorsqu'il n'est pas possible d'appliquer
ces mesures, les mesures d'ingénierie, comme un système
d'évacuation des émanations, constituent la deuxième meilleure
solution, car elles permettent d'éliminer le danger à la source.

Les respirateurs constituent la moins bonne méthode de
protection, car

ils ne s'attaquent pas à la source du danger;

ils ne sont pas fiables s'ils sont mal ajustés et mal entretenus;

ils peuvent s'avérer inconfortables.

Malgré ces inconvénients, les respirateurs constituent la seule
solution applicable dans de nombreux projets de construction.

Dangers pour l'appareil respiratoire

Les dangers pour l'appareil respiratoire peuvent prendre plusieurs
formes :

gaz

vapeurs

émanations

brumes

poussières.

Gaz —

composé de molécules individuelles de substances et

demeure à l'état gazeux à la température et à la pression
ambiantes Parmi les gaz toxiques que l'on retrouve sur les
chantiers de construction, il y a le monoxyde de carbone,
provenant de l'échappement des moteurs, et le sulfure
d'hydrogène, produits par des matières en décomposition qui se
trouvent dans les égouts et à d'autres endroits.

Vapeurs — 

elles sont similaires aux gaz, sauf qu'elles sont

produites par l'évaporation de liquides (p. ex., vapeur d'eau). Les
vapeurs les plus courantes sur les chantiers de construction sont
produites par des solvants comme le xylène, le toluène, et les
essences minérales utilisées dans la peinture, les enduits et les
dégraissants.

Émanations — 

elles sont très différentes des gaz et des vapeurs,

même si on utilise souvent ces termes de façon interchangeable.
Techniquement, les émanations consistent en de petites
particules formées par la condensation de matériaux qui ont été
soumis à des températures très élevées. Sur un chantier de
construction, les émanations de soudage sont les émanations les
plus souvent rencontrées. On peut aussi trouver des émanations
de brai, provenant du goudron de houille, utilisé sur les toitures, et
les émanations provenant des moteurs diesel.

Brumes —

il s'agit de petites gouttelettes de liquide en

suspension dans l'air. La peinture pulvérisée, l'huile de coffrage et
d'autres matériaux produisent des brumes de composition
diverse.

Poussières —

il s'agit de particules qui sont beaucoup plus

grosses que les particules d'émanation. On produit de la
poussière lors des activités de concassage, de meulage, de
ponçage, de coupage ou de démolition. Les deux types de
poussières dangereuses le plus souvent présentes sur un
chantier de construction sont la poussière fibreuse provenant des
matériaux isolants (comme l'amiante, la laine minérale et la fibre
de verre) et la poussière de silice non fibreuse provenant du
ponçage, du coupage de béton ou du perçage dans la pierre.

Dans un contexte de construction, les dangers pour l'appareil
respiratoire peuvent s'accumuler, selon la variété du travail

effectué. Par exemple, il peut y avoir des brumes et des vapeurs
provenant de l'application de peinture au pistolet ou des gaz et
des émanations provenant d'activités de soudage.

Effets sur la santé

On divise les dangers pour l'appareil respiratoire dans les
catégories suivantes, selon le type d'effet qu'ils causent.

Les irritants

sont les matériaux qui causent des irritations des

yeux, du nez, de la gorge ou des poumons. Ce groupe inclut la
poussière de fibre de verre, le chlorure d'hydrogène gazeux,
l'ozone et la vapeur de nombreux solvants. Dans le cas de
certains matériaux (p. ex., les émanations de cadmium produites
par le soudage ou le coupage de métaux enduits de cadmium
avec une torche oxyacétylène), cette irritation entraîne un trouble
semblable à la pneumonie appelé œdème pulmonaire. 

Cet effet

peut n'apparaître que quelques heures après la fin de
l'exposition.

Les asphyxiants

sont des substances qui causent un manque

d'oxygène dans le corps. Il existe deux types d'asphyxiants : 

des

asphyxiants simples 

et des

asphyxiants chimiques.

Les asphyxiants simples sont d'autres gaz ou vapeurs
causant des déplacements d'oxygène, créant ainsi une
atmosphère déficiente en oxygène

. Une concentration

d'oxygène de 18 % peut entraîner de la fatigue à l'effort. Une
concentration d'oxygène inférieure à 15 % peut entraîner une
perte de conscience et peut s'avérer fatale. Par exemple, l'azote
utilisé pour purger les réservoirs peut remplacer l'oxygène et
entraîner une perte de conscience et même le décès de toute
personne entrant dans le réservoir. L'oxygène peut également
être consommé par une activité chimique ou bactériologique,
comme la rouille ou les bactéries digérant les eaux usées.

Les asphyxiants chimiques

nuisent à la capacité du corps à

transporter ou à utiliser l'oxygène. Deux exemples d'asphyxiants
chimiques sont le monoxyde de carbone et le sulfure
d'hydrogène.

Les dépresseurs du système nerveux central

interfèrent avec

les fonctions nerveuses, causant des symptômes comme des
maux de tête, des étourdissements, de la nausée et de la fatigue.
La plupart des solvants sont des dépresseurs du système
nerveux central.

Les matériaux fibreux

causent la « fibrose », la cicatrisation des

tissus pulmonaire dans les alvéoles. L'amiante et la silice sont des
matériaux fibreux souvent présents sur les chantiers de
construction.

Les carcinogènes

causent ou favorisent le cancer dans

différents organes du corps. Sur un chantier de construction,
l'amiante est le carcinogène le plus couramment rencontré.

Les poussières nuisibles

ne causent pas d'effets importants, à

moins d'y être exposé en forte concentration ou pendant une
longue durée. Une exposition excessive à ces substances peut
être nuisible en elle-même, mais elle peut également aggraver
une condition préexistante, comme l'emphysème, l'asthme ou la
bronchite. Les substances produisant cette poussière nuisible
incluent le plâtre, la cellulose de certaines matières isolantes et le
calcaire.

Équipement de protection des voies
respiratoires

On peut utiliser une vaste gamme d'équipement pour protéger les
travailleurs contre les dangers pour l'appareil respiratoire. Les
dispositifs varient du simple et peu coûteux masque antipoussière
jusqu'au complexe respirateur autonome. Habituellement, on
classe ces dispositifs en deux catégories : les respirateurs
d'épuration d'air et les respirateurs à adduction d'air.

Les respirateurs d'épuration d'air

Comme leur nom l'indique, ces appareils purifient l'air qui les
traverse. Il existe deux types de respirateurs d'épuration d'air :

1)

Sans moteur 

L'air est aspiré dans le masque et le filtre par la

pression négative causée par la respiration du porteur. Les
respirateurs sans moteur dépendent entièrement de la
respiration (aspirer, expirer) du porteur pour fournir un apport
suffisant d'air respirable purifié.

2)

À moteur 

Ces respirateurs possèdent un ventilateur soufflant

de l'air purifié dans le masque. (Figure 31).

Les respirateurs d'épuration d'air présentent des limites inhérentes.
Pour cette raison, il ne faut pas les utiliser aux endroits où :

il n'y a pas suffisamment d'oxygène

il y a une très grande concentration de contaminant

Il n'est pas possible de détecter le contaminant par l'odeur ou
le goût à un niveau sûr.

Avertissement : 

Les respirateurs d'épuration d'air éliminent

simplement certains dangers en suspension dans l'air. Ils
n'augmentent pas la concentration en oxygène dans l'air
ambiant et ne renouvellent pas l'apport en oxygène. Pour
cette raison, il ne faut pas les utiliser si l'air ambiant ne
contient pas une concentration en oxygène d'au moins
19,5 %.

Il existe de nombreux filtres différents conçus pour des dangers
précis, mais les respirateurs d'épuration d'air utilisent trois types de
base :

Les filtres à particules

Les filtres à cartouche à gaz/vapeur

Une combinaison de filtres à particules, à gaz et à vapeur.
Voir la figure 27.

Les filtres à particules

Ce type de filtre élimine les particules solides, comme la
poussière, les émanations et les brumes. Ils fonctionnent
comme le filtre à air d'un moteur automobile. Le respirateur
peut être un masque filtrant ou un appareil respiratoire à
filtre remplaçable. Il existe diverses classes de filtre, selon la
taille des particules à éliminer.

Lorsque le filtre à particule se remplit de poussière ou
d'émanations, il rend la respiration plus difficile, mais il est
plus efficace, car en plus de passer dans le filtre lui-même,
l'air doit également traverser la couche de particules prises
dans le filtre.

Les filtres à particule offrent une bonne protection contre les
particules, comme la poussière, les brumes et les
émanations, mais ils ne peuvent pas filtrer les gaz et les
vapeurs en raison de la très petite taille des molécules de
gaz et de vapeur.

Les filtres à particule pour respirateur d'épuration d'air sont
offerts en trois niveaux d'efficacité : 95 %, 99 % et 99,97 %.
Ces chiffres réfèrent au pourcentage de particules captées
par le filtre, selon la taille de la particule la plus difficile à
capter. Les filtres présentant ce pourcentage d'efficacité
sont beaucoup plus performants que les anciens filtres à
poussière/brumes et filtres à poussière/émanations/brumes.
Par exemple, dans le cas des travailleurs qui enlèvent de
l'isolant contenant de l'amiante ou de la peinture au plomb,
le meilleur choix est une cartouche à 99,97 % d'efficacité. Il
s'agit de la classe d'efficacité 100, auparavant appelée le
filtre HEPA.

Il a été découvert que l'huile annule la capacité filtrante de
certaines matières filtrantes. L'huile enrobe les fibres
filtrantes, empêchant leur charge électromagnétique d'attirer
et de capter les particules. Voilà pourquoi tous les filtres ont
une cote N, R ou P; pour assurer d'utiliser un filtre
approprié :

N – 

N

on résistant à l'huile

R – 

R

ésistant à l'huile

P – im

P

erméable à l'huile.

Les filtres de type N sont appropriés aux particules en
suspension, comme la poussière de bois, lorsqu'il n'y a
aucune particule d'huile dans l'air. Par exemple, on
recommanderait un filtre de type N pour enlever de la vieille
peinture au plomb. Cependant, pour vaporiser de l'huile de
décoffrage ou appliquer de l'asphalte chaud, des activités
qui produisent des particules d'huile dans l'atmosphère, il
faut plutôt utiliser un filtre de type R ou P.

Il faut utiliser les filtres de type R, résistant à l'huile, durant
un seul quart de travail, lorsqu'il y a des particules de
solvant ou d'huile dans l'atmosphère. Ce type de filtre
résiste à l'huile, mais perd sa capacité filtrante s'il demeure
en contact avec l'huile pendant une longue période.

Avant d'utiliser un filtre de type P, il faut vérifier les
instructions du fabricant pour savoir pendant combien de
temps le filtre peut être utilisé s'il a des particules d'huile
dans l'air. Les filtres de type P étaient censés être
imperméables à l'huile, mais des tests ont démontré une
diminution de la capacité filtrante dans le cas d'une
exposition à long terme à l'huile.

Avertissement :

Utilisés seul, les filtres de type N, R

et P n'offrent aucune protection contre les vapeurs
organiques.

15 – 2

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

Figure 27.

Types de filtre

Filtre à particules

Filtre à cartouche chimique gaz/vapeur

Les filtres à cartouche chimique gaz/vapeur

Ces filtres utilisent des substances pour absorber ou neutraliser
les gaz et les vapeurs. Contrairement aux filtres à particules, les
filtres à cartouche chimique deviennent de moins en moins
efficaces au fur et à mesure qu'on les utilise. Ils agissent comme
une éponge et, lorsqu'ils sont pleins, les gaz et les vapeurs
peuvent les traverser sans être absorbés. On appelle ce
phénomène « pénétration ».

Voici certains des filtres à cartouche chimique les plus courants :

Les « cartouches chimiques à vapeurs organiques »
contiennent habituellement du charbon actif afin d'éliminer les
vapeurs de produits comme le toluène, le xylène et les
essences minérales que l'on trouve dans la peinture, les
adhésifs et les nettoyants.

Les « cartouches chimiques à gaz acides » contiennent un
matériau qui absorbe l'acide et sert de protection contre une
concentration limitée de chlorure d'hydrogène, de dioxyde de
soufre ou de chlore.

Les « cartouches chimiques à ammoniaque » contiennent
une matière absorbante conçue spécialement pour éliminer
uniquement les gaz d'ammoniaque.

Remarque :

Pour utiliser efficacement un appareil respiratoire muni d'une
cartouche chimique à gaz ou à vapeur, le contaminant doit
présenter de bonnes caractéristiques de détection (odeur,
goût ou irritation de l'appareil respiratoire) qui permet au
porteur de savoir que la cartouche n'est plus efficace.
Lorsque le porteur sent que le contaminant commence à
traverser la cartouche, il est temps de changer celle-ci.

Si le porteur doit dépendre de l'odeur comme mesure
d'avertissement, le seuil olfactif du contaminant doit être
inférieur à la limite d'exposition.

Certaines cartouches chimiques sont offertes avec un
indicateur de fin de vie. Elles servent surtout à filtrer quelques
contaminants qui présentent de faibles caractéristiques de
détection. L'indicateur de fin de vie change de couleur pour
indiquer à l'utilisateur de changer la cartouche.

Dans le cas des contaminants présentant de faibles
caractéristiques de détection, il ne faut pas utiliser de
cartouche à moins que le fabricant de l'appareil respiratoire
puisse offrir des cartouches comportant un indicateur de fin
de vie.

Combinaison de filtre à particules et de cartouche chimique
à gaz et à vapeur

Ce type permet d'éliminer les particules, les vapeurs et les gaz
dans l'atmosphère. On l'utilise s'il y a plus d'un type de
contaminant dans l'air, ou qu'il existe un risque de plus d'un
contaminant dans l'air.

Respirateurs à adduction d'air

Les respirateurs à adduction d'air fournissent de l'air respirable
propre, provenant d'une source non contaminée, habituellement
un compresseur spécial qui se trouve dans un environnement
propre ou une bouteille contenant de l'air respirable compressé.
La qualité de l'air respirable doit respecter la norme Z180.1, 

Air

comprimé respirable et systèmes connexes

.

L'air ainsi fourni doit avoir une teneur limitée en humidité pour
empêcher la buée, la corrosion et le gel des régulateurs et des
robinets et pour prolonger la durée de vie des filtres utilisés pour
éliminer les autres contaminants.

Le « point de rosée sous pression » est un indicateur important
en regard de l'humidité. Le terme désigne la température à
laquelle l'humidité dans l'air comprimé, à n'importe quelle
pression, se condense en gouttelettes ou « rosée ». Le point de

rosée sous pression doit demeurer au moins 5 °C sous la
température ambiante la plus basse prévue. 

Par exemple, si vous travaillez à un endroit dont la température
est -10°C, le point de rosée doit être d'au moins -15°C. On peut
enlever la vapeur d'eau de l'air comprimé en utilisant un système
de séchage ou des matériaux absorbant l'eau.

Types de respirateur à adduction d'air

Il existe trois types de respirateur à adduction d'air : le respirateur
à adduction d'air pur, le respirateur à adduction d'air avec
soufflante et le respirateur autonome (RA).

Le 

respirateur à adduction d'air pur

dépend d'une canalisation

raccordant l'appareil à une bouteille d'air comprimé respirable. Un
exemple de ce type d'appareil est la cagoule de ponceuse
abrasive (figure 28).

Le 

respirateur à adduction d'air avec soufflante

aspire l'air par

une canalisation d'entrée (installée où il y a de l'air sain) et pompe
celui-ci à une pression assez faible jusqu'à la cagoule, au casque
ou au masque du travailleur.

Le 

respirateur autonome

(RA) utilise une bouteille d'air que

transporte le porteur (figure 29). Les RA sont encombrants, lourds
et exigent le remplacement fréquent de la bouteille.

Des dispositifs combinant un respirateur à adduction d'air pur et
RA sont disponibles pour le travail dans les endroits confinés et
d'autres tâches présentant de hauts risques, où il est nécessaire
d'avoir une protection de rechange (figure 30). 

Dans le cas de ces dispositifs, ou des respirateurs à adduction
d'air pur uniquement, la mobilité du porteur est considérablement
réduite par la conduite traînant derrière lui et la longueur de cette
canalisation. De plus, la canalisation peut être pincée ou se
prendre dans l'équipement. 

Si une atmosphère constitue un danger de mort immédiat, il est
nécessaire d'utiliser une combinaison de respirateur à adduction
d'air pur et de RA.

Le respirateur à adduction d'air pur et le RA sont plus chers que
les systèmes à purification d'air, mais ils procurent habituellement
une protection très supérieure.

Modes de fonctionnement

Les appareils respiratoires peuvent fonctionner dans les modes
suivants :

« pression négative » ou « à la demande »

« débit constant »

« Pression positive » ou « par pression »

Mode pression négative ou à la demande

L'air est acheminé uniquement lorsque le porteur inspire. À ce
moment, la pression dans le masque est inférieure à la pression à
l'extérieur du masque. Dans le cas d'un respirateur d'épuration
d'air, cela permet à l'air de passer dans le filtre et dans le cas d'un
respirateur à adduction d'air, cela ouvre une valve qui achemine
l'air dans le masque. Étant donné que l'air contaminé peut
s'infiltrer autour du masque à ce moment, ces dispositifs sont peu
recommandés dans des conditions de forte exposition.

Mode débit constant

Comme son nom l'indique, ce dispositif fournit au porteur un débit
d'air constant. Les appareils de protection respiratoire à épuration
d'air motorisé (PAPR) utilisent un ventilateur à pile pour aspirer l'air
par le filtre, puis l'envoyer dans le masque (figure 31). Les
respirateurs à adduction d'air à débit constant, comme la cagoule
de sableuse au jet, utilisent un simple robinet pour contrôler le
débit d'air « propre » provenant du compresseur. Le débit
minimum est de 170 litres par minute (6 pi3/min) dans le cas des
cagoules lâches ou des casques et de 115 litres par minute
(4 pi3/min) pour les masques ajustés; il faut le maintenir afin de
minimiser la pénétration d'air contaminé et fournir une quantité
suffisante d'air respirable.

15 – 3

15 – 4

Mode Pression positive ou par pression

Étant donné que les autres modes permettent une
pénétration importante d'air contaminé, il a fallu élaborer
un système maintenant une pression positive en tout
temps à l'intérieur du masque et, par le fait même,
fournissant plus d'air.

En cas de fuite, la pression positive à l'intérieur du
masque éloigne la fuite du masque plutôt que de la faire
pénétrer.

Ce type de dispositif est offert uniquement sous forme de
respirateur à adduction d'air.

Types de masques

En plus du type de respirateur et du mode de
fonctionnement, on utilise également le type de masque
pour classifier les appareils respiratoires. Différents types
de masque sont offerts sur le marché (figure 32).

Facteurs de protection

Le facteur de protection (FP) est une mesure de
l'efficacité d'un respirateur. On mesure le FP en divisant la
concentration d'un contaminant à l'extérieur de respirateur
par la concentration du même contaminant à l'intérieur du
respirateur. Le FP est utilisé dans le cadre du processus
de sélection pour établir la concentration maximum
d'utilisation (CMU) d'un respirateur. On détermine le CMU
en multipliant la limite d'exposition légale ou
recommandée par le FP.

Par exemple, en Ontario, la limite d'exposition du
chrysotile d'amiante est de 0,1 fibre/cm

3

d'air. Si on utilise

un demi-masque muni d'un filtre N100 (PF=10), la CMU
est 1 fibre/cm

3

. On obtient cette valeur en multipliant le FP

(10) par la limite d'exposition (0,1 fibre/cm

3

). Si la

concentration d'amiante devient supérieure à 1 fibre/cm

3

durant les travaux, il faut alors utiliser un respirateur ayant
un facteur de protection plus élevé.

L'association canadienne de normalisation (CSA), la
National Institute for Occupational Safety and Health
(NIOSH) des États-Unis et l'American National Standards
Institute (ANSI) ont toute publiée des facteurs de
protection légèrement différents. Dans le présent manuel,
nous utilisons les facteurs de protection publiés par le
NIOSH.

Le degré de protection dépend du type de respirateur, du
type de masque et du principe de fonctionnement.

En général, des respirateurs à adduction d'air offrent une
meilleure protection que les respirateurs d'épuration d'air;
les masques complets sont plus efficaces que les demi-
masques et la pression positive protège mieux que la
pression négative.

Le tableau 7 présente le facteur de protection des types
de respirateurs décrits jusqu'à présent. Vous pouvez
l'utiliser pour sélectionner le dispositif le plus approprié à
chaque situation.

Les facteurs de protection indiqués dans le tableau 7 ont
été établis en mettant à l'épreuve une variété de
dispositifs portés par de nombreuses personnes; le FP
représente la moyenne du degré de protection obtenu. Le
facteur de protection pour une personne donnée peut
varier considérablement de celui indiqué dans le tableau.

Sélection d'un respirateur

Pour sélectionner le respirateur approprié à un travail précis, il est
nécessaire de connaître et de comprendre :

les caractéristiques du contaminant;

les conditions d'exposition prévues;

les limites de rendement de l'équipement;

les règlements applicables.

Il est aussi important de savoir que les poils faciaux et les
cicatrices profondes sur le visage peuvent nuire à
l'étanchéité entre le respirateur et le visage. Seule une 

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

Cagoule à adduction d'air pour sableuse

Les respirateurs à adduction d'air de type CE sont
les seuls respirateurs appropriés à l'utilisation d'une
ponceuse abrasive (sablage). Au minimum, le NIOSH
recommande l'utilisation d'un respirateur à demi-
masque hermétique à pression positive de type CE.

Figure 28

Respirateur autonome

(RA)

Figure 29

Appareil combinant un RA et un respirateur à

adduction d'air pur

Figure 30

Canalisation

vers

l'approvisionne

ment en air

Canalisation

vers

l'approvision-

nement en

air

Bouteille de réserve

d'urgence

Raccord à

15 – 5

personne qui comprend tous ces facteurs devrait pouvoir
sélectionner des respirateurs.

Avant d'utiliser ou de manipuler une substance contrôlée, il
faut consulter sa fiche signalétique. Cette fiche signalétique
indique le dispositif de protection de l'appareil respiratoire
nécessaire. En vertu du Système d'information sur les
matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT), les
utilisateurs de produits contrôlés doivent avoir accès à la fiche
signalétique de ceux-ci. La fiche signalétique doit indiquer le
type de respirateur à utiliser.

Le tableau à la fin de la présente section constitue un
guide de sélection d'un respirateur. Il est offert à titre de
guide uniquement et peut ne pas s'appliquer à tous les
cas. 

Dans le cas d'activités qui ne figurent pas dans la liste, il
est nécessaire d'obtenir les conseils d'un expert en
précisant le type de travail, la nature des matériaux
utilisés et les conditions de travail.

S'il existe un doute quant au type de protection approprié
à un travail et à un matériau précis, consultez le fabricant
du matériau, un fournisseur ou un fabricant de
respirateurs ou la CSAO. Lorsque vous voulez connaître
le type de respirateur approprié à une situation précise,
indiquez le plus d'information possible dans cette liste :

a) Le nom et la forme du matériau (huileux ou non

huileux). Si vous ne connaissez pas la forme du
matériau, supposez qu'il est huileux.

b) Le type de travail à effectuer

(p. ex. peinture, soudage).

c) La description des conditions de

travail (p. ex. dans un réservoir, à
l'extérieur).

d) La concentration d'exposition, si

vous la savez (p. ex. 150 ppm de
toluène).

e) Si le matériau sera chauffé,

vaporisé, etc.

f) Les autres matériaux utilisés dans

les parages. Le spécialiste en
respirateurs examinera cette
information et la comparera aux
données supplémentaires
suivantes :

g) La limite d'exposition permise de

poussière, de gaz ou de vapeur;
habituellement appelée TLV

®

, ou

valeur limite d'exposition*. Ces
valeurs sont utilisées avec les
facteurs de prévision présentés
dans le tableau 1 afin d'établir la
concentration maximum utilisable.

*TLV (et l'anglais Threshold Limit Value) est
une expression faisant l'objet d'une protection
par droit d'auteur de l'American Conference
of Governmental Industrial Hygienists.

h) Les propriétés physiques du

contaminant :
• Pression de vapeur — La

quantité maximale de vapeur
qui peut être générée dans les
conditions énoncées.

• Caractéristiques de détection

(p. ex. irritation, odeur, goût) —
Si la substance présente de
faibles caractéristiques de
détection (par exemple, si la
concentration minimum pouvant
être détectée par son odeur est

supérieure à la concentration d'exposition

permise), il n'est généralement pas permis
d'utiliser un respirateur d'épuration d'air.

• Types d'effet — Dans le cas d'une substance pouvant

causer le cancer, on recommande habituellement un
dispositif offrant une plus grande protection.

• Rendement des filtres — Dans le cas de certains gaz

et de certaines vapeurs, le filtre peut devenir saturé en
seulement quelques minutes. Il est donc essentiel de
connaître les matériaux filtrants et leur rendement face
à certains gaz et à certaines vapeurs précis.

i)

La concentration de la substance présentant un
danger immédiat pour la vie ou la santé (IDLH). Les
atmosphères IDLH constituent un danger immédiat
pour la vie ou la santé ou un danger grave, mais
retardé pour la santé (p. ex. l'exposition à de la
poussière radioactive). Un exemple de situation IDLH
et la réparation d'une fuite de chlore, où un travailleur
pourrait succomber très rapidement au gaz. Seule
une personne portant un RA ou un RA/respirateur à
adduction d'air pur, indiqués aux figures 29 et 30,
peut entrer dans une telle atmosphère.

j)

Possibilité d'absorption par la peau. Dans le cas de
certaines substances, il faut davantage s'inquiéter de
la quantité absorbée par la peau que de la quantité
de vapeur ou de gaz inhalé. Dans ces situations, il
peut s'avérer nécessaire de porter une tenue de
protection à adduction d'air.

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

Figure 31

Un appareil de protection respiratoire à
épuration d'air motorisé (PAPR) souffle
un jet d'air filtré continu sur le visage.
Dans des conditions de travail chaudes
et humides, ce type d'appareil procure
un plus grand confort que les
respirateurs d'épuration d'air non
motorisés.

Souvenez-vous : Les PAPR sont des
respirateurs à épuration d'air; il ne faut
jamais les utiliser dans une atmosphère
à faible teneur en oxygène.

Appareil de protection respiratoire à épuration d'air motorisé (PAPR)

Batterie, soufflerie et boîtier du filtre

Filtre

Ventilateur

alimenté

par

batterie

15 – 6

k)

Irritation des yeux — certains contaminants causent une
irritation des yeux, nuisant à la vue. Dans le cas de ces
contaminants, il est nécessaire de porter un masque complet.

Comme le démontrent les points a) à k), il faut tenir compte de
nombreux facteurs pour choisir un respirateur pour une situation
précise.

Remarque :

Les poils faciaux et les dispositifs de protection des
yeux peuvent nuire à l'étanchéité d'un respirateur. Les
poils faciaux entre le visage et un respirateur ajusté
peuvent causer d'importantes fuites et réduire
considérablement l'efficacité de la protection. Pour
obtenir la meilleure protection, les porteurs de
respirateur doivent être bien rasés. S'il est nécessaire
de porter des lunettes de protection dont les
branches ou les courroies passent entre le visage et
le respirateur, envisagez de porter un masque
complet.

Vérification de l'ajustement et de
l'étanchéité

Une fois le respirateur sélectionné, il faut ensuite s'assurer qu'il est
correctement ajusté. Une taille unique ne convient pas à tous.

Tous les respirateurs, sauf les cagoules et les casques, exigent un
ajustement serré du masque sur le visage.

Dans le cas d'un respirateur à pression négative (p. ex. appareil
de protection respiratoire à épuration d'air motorisé et les
respirateurs à la demande), un espace dans l'ajustement du
masque permet à l'air contaminé d'entrer dans la zone de
respiration.

Dans le cas des respirateurs à pression positive (appareil de
protection respiratoire à épuration d'air motorisé et respirateur par

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

Masque filtrant

pour les particules

Masque filtrant

avec valves d'expiration

Demi-masque à filtration

La plupart de ces respirateurs sont conçus
pour un usage unique. Ils vont par-dessus
le nez et la bouche et reposent sur le
menton, retenus par deux courroies.
Certains modèles, plus sophistiqués,
comportent des courroies réglables et une
valve d'expiration. On peut les porter plus
d'une fois s'ils ne sont pas endommagés.

Figure 32

Masque complet

Ce modèle couvre tout le visage. Il
est composé d'un cadre de
plastique ou de caoutchouc moulé
et d'une visière transparente. Étant
donné qu'il repose contre le
pourtour relativement uniforme du
visage, il offre une protection plus
grande que certains autres
masques complets. On peut utiliser
un masque complet avec un
respirateur d'épuration d'air,
d'épuration d'air motorisé ou à
adduction d'air.

Demi-masque

Ce type est utilisé uniquement avec les respirateurs d'épuration
d'air; on y fixe une ou plusieurs filtres ou cartouches. Le masque de
silicone, de thermoplastique ou de caoutchouc couvre la bouche et
le nez et couvre jusque sous le menton; habituellement, deux
courroies le tiennent en place. En règle générale, il offre une
meilleure protection que le quart-de-masque parce que la
mentonnière permet une meilleure étanchéité.

Masque

Courroie

Valve d'expiration

Valve d'inhalation

Filtre/

cartouche

remplaçable

Cagoules et casques

Contrairement aux autres types de
masque, ceux-ci n'ont pas besoin
d'être étanches pour empêcher l'air
contaminé d'entrer. Ils dépendent
plutôt d'un influx continu et important
d'air. On peut utiliser les cagoules et
les casques avec un respirateur
d'épuration d'air ou un 
respirateur à adduction 
d'air pur.

15 – 7

pression), beaucoup d'air est gaspillé dans les espaces et le
degré de protection s'en trouve réduit. De plus, l'« effet venturi »
peut permettre à l'air de s'échapper dans une zone et attirer l'air
contaminé dans le masque autour de l'air qui s'échappe.

Pour ces raisons, et d'autres raisons également, il faut ajuster les
respirateurs avec soin. Habituellement, on procède à deux types
de vérification de l'ajustement : qualitatif et quantitatif.

Essais d'ajustement qualitatifs

1)

Essai à la fumée irritante 

— Le porteur met le

respirateur muni d'un filtre à haute efficacité ou d'un
filtre à fumée. On produit un nuage de fumée irritante
autour du porteur. Si une fuite est détectée, il faut
ajuster le respirateur.

Attention :

une grande partie de la fumée utilisée

dans le cadre de ce test est très irritante pour les
yeux, le nez et la gorge. Les travailleurs doivent
garder les yeux fermés durant le test et s'éloigner de
la fumée aussitôt qu'ils détectent une fuite ou de
l'irritation.

2)

Essai à l'acétate d'isoamyle (essence de poire) 

Le porteur met le respirateur muni d'une cartouche
chimique « vapeur organique ». On passe un coton-
tige enduit d'une solution d'acétate d’isoamyle le long
du pourtour du masque (l’acétate d’isoamyle dégage
une odeur de banane très mûre). Si le porteur sent la
solution, il faut ajuster le respirateur.

Remarque :

Certaines personnes ne peuvent pas

sentir l'acétate d’isoamyle. Avant d'entreprendre
l'essai, assurez-vous que le porteur peut sentir la
solution. Utilisez deux bocaux, l'un contenant de l'eau
et l'autre, la solution d'acétate d’isoamyle. Demandez
au porteur s'il sent la différence et à quoi lui fait
penser l'odeur.

3)

Essai à la solution de saccharine

— Cet essai est

similaire à l'essai par acétate d'isoamyle, sauf qu'il
faut utiliser de la saccharine comme substance
d'essai et un respirateur à filtre antipoussière ou
antibrume ou un respirateur à haute efficacité. Si le
porteur détecte le goût ou l'odeur sucré de la
saccharine, il faut ajuster le masque.

4)

Essai à l'aérosol Bitrex 

— Pour ce test, le porteur

met le masque muni de n'importe quel filtre à
particules. On place ensuite une cagoule ou une
enveloppe d'essai sur la tête et les épaules du
porteur. On vaporise ensuite du Bitrex dans la
cagoule ou l'enveloppe. Le Bitrex est une solution très
amère qui se détecte très facilement si elle pénètre
l'étanchéité du masque. Si le porteur ne goûte pas le
Bitrex, c'est que le respirateur est correctement
ajusté.

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

Tableau 7 :  Facteurs de protection (selon le NIOSH)

Type de respirateur

Type de masque

Pression dans

le masque

Type de

cartouche

Forme de danger

Facteur de

protection

Épuration d'air

Demi-masque filtrant

N

n.d.

Particule

10

Demi-masque

N

1

Particule, gaz, vapeur

10

Masque complet

N

1

Particule

10

Masque complet

N

2

Particule

50

Masque complet

N

3

Gaz, vapeur

50

Épuration d'air motorisé

Casque / cagoule lâche

C

1

Particule, gaz, vapeur

25

Masque étanche

C

3

Gaz, vapeur

50

Masque étanche

C

2

Particule

50

À adduction d'air pur

Demi-masque

N

n.d.

Particule, gaz, vapeur

10

Demi-masque

P

n.d.

Particule, gaz, vapeur

1 000

Masque complet

N

n.d.

Particule, gaz, vapeur

50

Masque complet

P

n.d.

Particule, gaz, vapeur

2 000

Cagoule ou casque

C

n.d.

Particule, gaz, vapeur

25

RA

*

Demi-masque

P

n.d.

Particule, gaz, vapeur

1 000

RA

*

Masque complet

N

n.d.

Particule, gaz, vapeur

50

RA

*

Masque complet

P

n.d.

Particule, gaz, vapeur

10 000

*

RA ou respirateur à adduction d'air pur comportant une
bouteille d'urgence permettant de quitter un
environnement dangereux

La cartouche peut limiter le facteur de protection.
Consultez le fabricant.

N

Négative

C

Débit constant

P

Positive

n.d. Sans objet

1

Tout respirateur approprié homologué par le NIOSH

2

Filtre à haute efficacité pour les particules de l'air
(HEPA)

3

15 – 8

Essais d'ajustement quantitatifs

Dans le cadre de ces essais, le porteur met un respirateur
spécial comportant une sonde à l'intérieur du masque. Le
porteur entre ensuite dans une chambre ou une cabine
d'essai, laquelle contient une concentration connue d'un
gaz, d'une vapeur ou d'un aérosol précis.
L'échantillonnage de l'air à l'intérieur du masque permet
d'établir la quantité de fuite. Cette méthode n'est
cependant pas appropriée à la plupart des projets de
construction.

Vérification de l’étanchéité par l'utilisateur

Chaque fois qu'un utilisateur met son respirateur, il doit en
vérifier l’étanchéité à l'aide de la méthode pression
négative-positive.

1)

Essai par pression négative

— Le porteur met son

respirateur et l'ajuste pour être relativement
confortable. Il bloque ensuite les entrées d'air avec
les mains ou un couvercle en plastique, puis aspire
doucement (figure 33). Si le respirateur est
correctement ajusté, il s'affaissera légèrement et
empêchera l'air d'entrer dans le masque. En cas de
fuite, il faut ajuster le masque de nouveau jusqu'à ce
que l'ajustement soit satisfaisant.

2)

Essai par pression positive

— Le porteur met son

respirateur et l'ajuste pour être relativement
confortable. Il couvre ensuite la sortie d'air du
respirateur et expire doucement (figure 34). Le
masque doit se gonfler en s'éloignant du visage du
porteur, mais il ne doit y avoir aucune fuite.

Entretien du respirateur

Comme tout autre équipement, il faut faire l'entretien des
respirateurs. Voici les principaux points à couvrir.

1) Il faut changer les filtres dans les situations

suivantes :

Il faut changer les filtres
antipoussière/brume/fumée lorsqu'il est difficile de
respirer normalement par l'appareil.

Il faut changer la cartouche chimique lorsqu'on
peut sentir ou goûter le gaz ou la vapeur.

Il faut changer les filtres à l'intervalle indiqué par
le fabricant ou lorsqu'il est endommagé.

2) Il faut vérifier les valves d'aspiration et d'expiration

avant d'utiliser le respirateur.

3) Il faut remplacer le masque, les courroies, les filtres,

les valves ou toute autre pièce endommagée par une
pièce « d'origine ».

4) Il faut nettoyer le masque à l'eau et au savon doux

aussi souvent qu'il est nécessaire pour le garder
propre et en condition d'être porté.

5) Il faut attribuer chaque respirateur exclusivement à un

travailleur.

6) S'il faut attribuer un respirateur à plus d'un travailleur,

l'appareil doit être désinfecté après chaque utilisation
(consulter le fabricant pour connaître une méthode

d'assainissement/désinfection acceptable).

7) Il faut vérifier les canalisations, les valves et les

régulateurs des respirateurs à adduction d'air de la
façon indiquée par le fabricant.

8) Il faut faire l'entretien des RA et des bouteilles à haute

pression d'air comprimé respirable conformément à la
version courante des normes Z180.1 

Air comprimé

respirable et systèmes connexes et Z94.4 Choix,
utilisation et entretien des respirateurs de la CSA

.

9) Il faut faire l'entretien des compresseurs et des

systèmes de filtration de la façon indiquée par le
fabricant.

10) Consultez le fabricant pour connaître la méthode de

remplacement des cartouches.

Homologations et normes

Les normes les plus couramment mentionnées en matière
de protection de l'appareil respiratoire en Amérique du
Nord sont les critères d'essai de la National Institute for
Occupational Safety and Health (NIOSH).

La NIOSH est un organisme du gouvernement des États-
Unis dont l'une des principales activités consiste à faire
l'essai d'équipement de protection de l'appareil
respiratoire et à l'homologuer. La NIOSH publie d'ailleurs
tous les ans une liste des dispositifs homologués.

L'Association ontarienne de la sécurité dans la
construction recommande d'utiliser uniquement
l'équipement de protection de l'appareil respiratoire
homologué par le NIOSH. Un spécialiste compétent en
protection de l'appareil respiratoire doit évaluer avec soins
les dispositifs qui n'ont pas été homologués avant que
ceux-ci puissent être utilisés.

L'Association canadienne de normalisation a émis deux
normes relatives aux dispositifs de protection de l'appareil
respiratoire. Toute personne responsable d'un programme
de respirateur doit en prendre connaissance :

Z180.1 

Air comprimé respirable et systèmes

connexes

dresse la liste des critères de pureté de l'air

et des systèmes d'adduction

Z94.4 

Choix, utilisation et entretien des respirateurs

présente des recommandations sur ces trois aspects
du sujet.

Ces normes sont protégées par droits d'auteurs par la
CSA. On peut se procurer des exemplaires de ces
normes à

Canadian Standards Association
178 boul. Rexdale
Rexdale (Ontario)
M9W 1R3
416-747-4000     www.csa.ca

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

Couvrez les

entrées

d'air et

essayez

d'inhaler.

Figure 33

Vérification de l'étanchéité -

pression négative

Couvrez la

valve

d'exhalation et

essayez

d'exhaler.

Figure 34

Vérification de l'étanchéité -

15 – 9

Revue

La présente section dresse une liste des principales objections sur les respirateurs et explique pourquoi ces
énoncés sont vrais ou faux. Ce tableau constitue une revue pratique des principaux points du présent chapitre.

1)

Tous les respirateurs sont identiques.

(Faux)

On utilise la plupart des respirateurs, particulièrement les
respirateurs d'épuration d'air, pour certains types de
dangers uniquement. Par exemple, les masques
antipoussière sont appropriés pour la poussière, mais ne
sont pas efficaces contre les gaz et les vapeurs.

2)

Une taille unique convient à tous.

(Faux)

La plupart des fabricants offrent trois tailles de masque
(petit, moyen, grand) pour assurer un ajustement adéquat.
Dans certains cas, aucune des trois tailles ne fournit un
ajustement adéquat; il est alors nécessaire d'utiliser un
produit d'une autre marque.

3)

Les respirateurs rendent la respiration

(Vrai)

Dans le cas des respirateurs d'épuration d'air, l'air est

plus difficile.

aspiré par un filtre; il est donc nécessaire de faire plus
d'efforts pour respirer.

La plupart des respirateurs à pression / respirateurs à
adduction d'air exigent un effort supplémentaire pour
actionner les valves d'inhalation et d'expiration.

4)

Les respirateurs d'épuration d'air 

(Faux)

Ces respirateurs ne font que filtrer des gaz, 

fournissent  de l'oxygène.

des vapeurs, de la poussière, des brumes ou des
émanations précises; ils n'augmentent pas la teneur en
oxygène dans l'air.

5)

La plupart des respirateurs

(Vrai)

Sauf dans le cas des respirateurs jetables et à usage
unique,

nécessitent un certain entretien.

tous les respirateurs nécessitent un certain degré
d'entretien.

6)

N'importe quelle source d'air comprimé

(Faux)

L'air comprimé respirable doit être « propre » et

peut convenir pour un respirateur

exempt de monoxyde de carbone, de brume d'huile et

à adduction d'air.

d'autres contaminants.

7)

Les facteurs de protection sont les 

(Faux)

Les facteurs de protection indiqués dans le tableau 7

mêmes pour tous.

sont des moyennes obtenues en soumettant un grand
nombre de porteurs à des tests. Les facteurs de protection
d'une personne précise peuvent différer considérablement
de ceux indiqués dans le tableau.

8)

Les respirateurs sont le meilleur 

(Faux)

Une bonne ventilation est le meilleur moyen de contrôler

moyen de

contrôler les dangers pour l'appareil respiratoire.
les dangers pour l'appareil respiratoire, mais elle n'est pas
applicable dans de nombreux chantiers de construction.

9)

La teneur en humidité de

(Vrai)

Si l'air comprimé respirable d'une bouteille présente une 

l'air comprimé est un facteur important.

teneur trop élevée en humidité, les régulateurs peuvent
geler et couper l'alimentation en air. L'humidité peut
également endommager les bouteilles de stockage.

10) On peut interchanger des pièces

(Faux)

Le fait d'utiliser des composants mal ajustés ou mal
assortis d'appareils provenant de différents fabricants.
annule l'homologation du NIOSH et peut entraîner une
défaillance du respirateur, ce qui pourrait causer des
risques sérieux pour le porteur.

11) L'ajustement d'un respirateur

(Faux)

Peu importe l'efficacité d'un respirateur contre

n'est pas important.

des dangers précis, celui-ci doit être correctement ajusté
pour empêcher les fuites d'air contaminé à l'intérieur du
masque. Seul les cagoules et les casques ne sont pas
soumis aux mêmes principes d'ajustement, mais il faut
tout de même les ajuster, jusqu'à un certain point.

12) Les respirateurs autonomes (RA) et les

(Vrai)

Ils comportent aussi des inconvénients

respirateurs à adduction d'air pur

qui font en sorte qu'on ne peut pas les utiliser dans toutes 

fournissent la meilleure protection.

les situations.

15 – 10

13) Il faut examiner les respirateurs

(Vrai)

Les courroies endommagées, les valves manquantes ou
mal insérées et chaque fois qu'on les utilise.
les autres problèmes peuvent rendre le dispositif
inefficace.

14) Chaque tâche présente un seul danger 

(Faux)

Il y a souvent plus d'un danger présent.

pour l'appareil respiratoire.

Par exemple, l'application de peinture au pistolet produit
une brume et des vapeurs et le soudage produit des
émanations et des gaz.

15) On peut équiper les respirateurs

(Vrai)

De nombreux fabricants offrent des filtres

de filtres appropriés pour plus d'un

qui permettent d'éliminer simultanément la poussière, 

danger.

les émanations et les vapeurs.

16) Il ne faut pas porter plus d'une fois

(Vrai)

Des respirateurs bon marché sont conçus pour

les masques à utilisation unique.

servir une seule fois. Une fois que les courroies ont été
étirées, elles peuvent ne pas fournir une protection
adéquate.

17) Les respirateurs offrent une protection

(Faux)

Chaque respirateur présente des limites dont le

absolue.

porteur doit être conscient. La protection n'est pas
seulement assurée par le respirateur lui-même, mais aussi
par son utilisation correcte.

18) Il est facile de choisir un respirateur

(Faux)

Dans de nombreux cas, mêmes les spécialistes en

pour une tâche précise.

protection de l'appareil respiratoire ont de la difficulté à
sélectionner le dispositif approprié.

19) Les respirateurs nuisent au port des 

(Vrai)

De nombreux respirateurs peuvent nuire à l'ajustement 

lunettes  de protection.

des lunettes de protection. Il peut s'avérer nécessaire de
porter un masque complet.

20) Il est important de porter un dispositif 

(Vrai)

L'homologation par le NIOSH signifie que le dispositif est 

homologué par le NIOSH.

conforme à une série de normes minimales de conception
et de rendement. Les respirateurs qui n'ont pas été
homologués peuvent offrir une protection similaire, mais
la seule preuve est alors les affirmations des experts du
fabricant.

21) La barbe et la moustache ne nuisent

(Faux)

Sauf dans le cas des cagoules et de certains casques, 

pas à l'efficacité des respirateurs.

la barbe et la moustache entraînent de nombreuses fuites
et réduisent considérablement l'efficacité des respirateurs.
Pour obtenir la meilleure protection, les porteurs de
respirateur doivent être bien rasés.

Sommaire

L'équipement de protection de l'appareil respiratoire peut prévenir des maladies et les décès causés par les dangers
pour l'appareil respiratoire. Cependant, pour fournir la protection maximum, l'équipement doit être sélectionné,
ajusté, porté et entretenu adéquatement.

L'Association ontarienne de la sécurité dans la construction peut vous aider à choisir un respirateur et à former les
travailleurs sur l'utilisation, le soin et l'entretien des appareils. Pour obtenir de plus amples renseignements,
communiquez avec la CSAO.

15 – 11

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

15 – 11

Amiante : Voir le chapitre du présent manuel portant sur l'amiante.

Efficacité et type du filtre

95

100

95

100

Vapeur

organique 

95+

vapeur

organique

100+

vapeur

organique

95

100

100+

vapeur

organique

HEPA

Facteur de protection établi*
(NIOSH 1987)

10

10

10

10

10

10

10

10

50

50

50

1 000

10 000

Épuration d'air

Adduction d'air

Demi-masque

Masque complet

Respirateur

d’épuration

d'air motorisé

(PAPR)

à masque

étanche

Cagoule ou

casque

Type CE du

NIOSH,

pression

positive

(par

pression)

Demi-

masque,
pression

positive

(par

pression)

RA ou 

RA +

adduction

d'air pur,

masque

complet et

pression

positive

Masque filtrant

Masque élastomérique

Guide de sélection d'un respirateur pour

les principales activités de construction

Plomb

Application au pinceau ou au
rouleau d'un enduit contenant du
plomb

Facultatif

N, R, ou P

Pulvérisation d'un enduit contenant
du plomb

Cagoule

ou

casque

Enlèvement de revêtements ou de
matériaux contenant du plomb par
raclage ou ponçage à l'aide d'outils
non motorisés

N, R ou P

Enlèvement de revêtements ou de
matériaux contenant du plomb par une
méthode autre que le raclage ou le
ponçage et à l'aide d'outils manuels non
motorisés

Facultatif

N, R, ou P

Enlèvement de revêtements ou de
matériaux contenant du plomb à l'aide
d'un gel ou d'une pâte chimique et d'un
linge en tissu laminé fibreux

Facultatif

N, R, ou P

Enlèvement de revêtements ou de
matériaux contenant du plomb par
raclage ou ponçage à l'aide d'outils non
motorisés à l'aide d'outils motorisés non
muni d'un système de collecte de la
poussière comportant un filtre HEPA
(poussière en suspension @ 0,05
mg/m³)

Masque

complet

(suite à la page suivante)

N = Non résistant à l'huile    R = Résistant à l'huile      P = imPerméable à l'huile     
OV = Cartouche pour vapeur organique

indique une protection appropriée. S'il y a de la brume d'huile, il faut utiliser un filtre de type R ou P. 

*

Facteur de protection établi : Le facteur de protection déterminé par le NIOSH, le National Institute for Occupational Safety and Health des États-Unis. Il s'agit
d'une mesure de l'efficacité d'un type de respirateur et d'un filtre approprié. Plus le chiffre est élevé, meilleure est la protection. Vous pouvez utiliser un respirateur
procurant un degré de protection supérieur à celui recommandé pour la tâche. Toutefois, il ne faut jamais utiliser un respirateur présentant un facteur de protection
inférieur.

Ces recommandations procureront un degré de protection adéquat dans la plupart des circonstances. Des facteurs comme la ventilation, la durée de l'exposition et
les caractéristiques du porteur peuvent influer sur le degré de protection d'un respirateur. Si vous ne savez pas quel respirateur utiliser pour une tâche précise,
communiquez avec le fabricant de respirateurs ou avec la CSAO, au 1 800 781-2726, www.csao.org. 

15 – 12

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

15 – 12

Guide de sélection d'un respirateur pour les principales activités de construction

Plomb (suite)

Enlèvement de revêtements ou de
matériaux contenant du plomb par
raclage ou ponçage à l'aide d'outils non
motorisés à l'aide d'outils motorisés
muni d'un système de collecte de la
poussière comportant un filtre HEPA
(poussière en suspension maintenue à <
0,05 mg/m³)

Facultatif

N, R, ou

P

Sablage de revêtements ou d'un
matériau contenant du plomb

Sablage
de type

CE;

pression
positive;

demi-

masque
étanche

Enlèvement à sec de mortier
contenant du plomb à l'aide d'outil
à couper électrique ou
pneumatique

Masque

complet

étanche

Soudage ou coupage à haute
température de revêtements ou de
matériaux contenant du plomb à
l'intérieur ou dans un espace confiné

Masque
complet
étanche

Soudage ou coupage à haute
température de revêtements ou de
matériaux contenant du plomb à
l'extérieur; travail à long terme ou si
le matériau n'a pas été pré-dénudé

Masque

complet

étanche

Soudage ou coupage à haute
température de revêtements ou de
matériaux contenant du plomb qui a été
pré-dénudé; à court terme seulement

N, R, ou

P

Brûlage d'une surface contenant
du plomb

Masque

complet

étanche

Soudage

Facultatif

N, R, ou P

Installation ou enlèvement de tôle
contenant du plomb

Facultatif

N, R, ou P

Installation ou enlèvement d'emballage,
de métal blanc ou de tout autre
matériau similaire contenant du plomb

Facultatif

N, R, ou P

(suite à la page suivante)

N = Non résistant à l'huile    R = Résistant à l'huile      P = imPerméable à l'huile     
OV = Cartouche pour vapeur organique

Efficacité et type du filtre

95

100

95

100

Vapeur

organique 

95+

vapeur

organique

100+

vapeur

organique

95

100

100+

vapeur

organique

HEPA

Facteur de protection établi*
(NIOSH 1987)

10

10

10

10

10

10

10

10

50

50

50

1 000

10 000

Épuration d'air

Adduction d'air

Demi-masque

Masque complet

Respirateur

d’épuration

d'air motorisé

(PAPR)

à masque

étanche

Cagoule

ou casque

Type CE

du NIOSH,

pression

positive

(par

pression)

Demi-

masque,
pression

positive

(par

pression)

RA ou 

RA +

adduction

d'air pur,

masque

complet et

pression

positive

Masque filtrant

Masque élastomérique

15 – 13

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

15 – 13

Guide de sélection d'un respirateur pour les principales activités de construction

N = Non résistant à l'huile    R = Résistant à l'huile      P = imPerméable à l'huile     
OV = Cartouche pour vapeur organique

Plomb (suite)

Démolition ou nettoyage
d'installations de fabrications de
produits contenant du plomb

Masque

complet

étanche

Démolition manuelle de murs en
plâtre contenant de la peinture au
plomb à l'aide d'une masse ou
d'un autre outil similaire

N, R, ou

P

Enlèvement de poussière
contenant du plomb à l'aide d'un
système d'extraction des brumes

Pression

à la

demande;

masque
complet

Enlèvement ou réparation d'un
système de ventilation servant à
contrôler l'exposition au plomb

Masque
complet
étanche

Une activité qui peut exposer un travailleur
à la poussière, aux émanations ou à la
brume de plomb et qui n'est pas une
activité de type 1, de type 2 ou de type 3b

Masque
complet
étanche

Peinture

Pulvérisation de peinture au latex

N, R ou P

(petite

échelle)

N, R ou P

(petite

échelle)

N, R ou P

(grande
échelle)

Alkydes, émails et scellants : Application
au pinceau ou au rouleau à l'intérieur
dans un endroit bien ventilé

R ou P

Alkydes et émails : Pulvérisation de
peinture dans un endroit bien ventilé

R ou P

Alkydes et émails : peinture dans
un endroit confiné

Peinture époxyde ou polyuréthane 
pulvérisée

Peinture au plomb pulvérisée

N, R, ou P

Stucco pulvérisé

R ou P

Efficacité et type du filtre

95

100

95

100

Vapeur

organique 

95+

vapeur

organique

100+

vapeur

organique

95

100

100+

vapeur

organique

HEPA

Facteur de protection établi*
(NIOSH 1987)

10

10

10

10

10

10

10

10

50

50

50

1 000

10 000

Épuration d'air

Adduction d'air

Demi-masque

Masque complet

Respirateur

d’épuration

d'air motorisé

(PAPR)

à masque

étanche

Cagoule

ou casque

Type CE

du NIOSH,

pression

positive

(par

pression)

Demi-

masque,
pression

positive

(par

pression)

RA ou 

RA +

adduction

d'air pur,

masque

complet et

pression

positive

Masque filtrant

Masque élastomérique

15 – 14

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

15 – 14

Guide de sélection d'un respirateur pour les principales activités de construction

Toiture

Enlèvement de matériaux de toiture
(toiture multicouche, sans amiante)

R ou P

R ou P

R ou P

Thermosoudage de revêtement
d'étanchéité

N, R, ou P

N, R, ou P

Revêtement d'étanchéité 
collée

N, R, ou P

Opérateur de chaudière de tout
(asphalte)

N, R, ou P

+OV

Silice

Bris du béton à l'extérieur

N, R, ou P

N, R, ou P

Concassage du béton et du gravier

N, R, ou P

N, R, ou P

Ponçage de la pierre

N, R, ou P

N, R, ou P

Sablage - Soit  

>

1 % de silice

dans le matériau de sablage ou 

>

1

% de silice dans le matériau sablé

Ponçage du placoplâtre

Dans le cas d'une

application à court

terme, un masque

filtrant peut être

approprié.

N, R, ou P

N, R, ou P

Gâchage mécanique du béton ou
du mortier

N, R, ou P

N, R, ou P

Perçage du béton ou de la pierre
outre les activités de creusement 
ou de construction de route

N, R, ou P

N, R, ou P

Broyage d'asphalte utilisé comme
revêtement de route

N, R, ou P

N, R, ou P

Chargement d'une bétonnière ou d'une
trémie avec du sable siliceux (sable
composé d'au moins 95 % de silice) ou
de la farine de silice (sable fin composé
d'au moins 95 % de silice)

N, R, ou P

N, R, ou P

Toute autre activité d'un projet qui
nécessite la manipulation d'un matériau
contenant de la silice et qui fait en sorte
que le travailleur puisse être exposé à 
de la silice en suspension

N, R, ou P

N, R, ou P

(suite à la page suivante)

Efficacité et type du filtre

95

100

95

100

Vapeur

organique 

95+

vapeur

organique

100+

vapeur

organique

95

100

100+

vapeur

organique

HEPA

Facteur de protection établi*
(NIOSH 1987)

10

10

10

10

10

10

10

10

50

50

50

1 000

10 000

Épuration d'air

Adduction d'air

Demi-masque

Masque complet

Respirateur

d’épuration

d'air motorisé

(PAPR)

à masque

étanche

Cagoule

ou casque

Type CE

du NIOSH,

pression

positive

(par

pression)

Demi-

masque,
pression

positive

(par

pression)

RA ou 

RA +

adduction

d'air pur,

masque

complet et

pression

positive

Masque filtrant

Masque élastomérique

N = Non résistant à l'huile    R = Résistant à l'huile      P = imPerméable à l'huile     
OV = Cartouche pour vapeur organique

15 – 15

PROTECTION DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

15 – 15

Guide de sélection d'un respirateur pour les principales activités de construction

N = Non résistant à l'huile    R = Résistant à l'huile      P = imPerméable à l'huile     
OV = Cartouche pour vapeur organique

Silice (suite)

Entrée, pendant moins de 15
minutes, dans une zone
d'enlèvement à sec ou de sablage
du mortier, où la poussière en
suspend est visible, à des fins
d'échantillonnage.

Dans le cas d'une
application à court
terme, un masque
filtrant peut être
approprié.

N, R, ou

P

N, R, ou P

Entrée dans une zone de sablage
d'une durée de plus de 15 minutes

Dans le cas des activités à court terme

ou des activités utilisant des outils ou

de l'équipement muni de mesures de

contrôle adéquates (ventilation locale

ou eau), un respirateur demi-masque

peut être approprié.

N,R, ou P

Méthode de nettoyage à sec à la
suite d'une activité de sablage

N,R, ou P

Enlèvement de matériau réfractaire
contenant de la silice à l'aide d'un
marteau perforateur

N,R, ou P

Perçage du béton ou de la pierre
dans le cadre d'activités de creusage
ou de construction de route

N,R, ou P

Utilisation d'un outil mécanique pour couper,
meuler ou polir du béton, de la maçonnerie,
du terrazzo ou un matériau réfractaire

N,R, ou P

Utilisation d'un outil mécanique pour enlever
un matériau contenant de la silice

N,R, ou P

Utilisation à l'intérieur d'un outil
mécanique pour briser et enlever le
béton, la maçonnerie, la pierre, le
terrazzo ou un matériau réfractaire

N,R, ou P

Creusage (utilisation d'une machine
de perçage de galerie, creusage,
isolation en treillis d'un tunnel)

N,R, ou P

Jointement saillant et meulage de
surface

N,R, ou P

Enlèvement à sec du mortier à
l'aide d'un outil électrique ou
pneumatique

N,R, ou P

Utilisation à l'extérieur d'air
comprimé pour enlever la
poussière de silice

N,R, ou P

Efficacité et type du filtre

95

100

95

100

Vapeur

organique 

95+

vapeur

organique

100+

vapeur

organique

95

100

100+

vapeur

organique

HEPA

Facteur de protection établi*
(NIOSH 1987)

10

10

10

10

10

10

10

10

50

50

50

1 000

10 000

Épuration d'air

Adduction d'air

Demi-masque

Masque complet

Respirateur

d’épuration

d'air motorisé

(PAPR)

à masque

étanche

Cagoule

ou casque

Type CE

du NIOSH,

pression

positive

(par

pression)

Demi-

masque,
pression

positive

(par

pression)

RA ou 

RA +

adduction

d'air pur,

masque

complet et

pression

positive

Masque filtrant

Masque élastomérique

 

 

 

 

 

 

 

Content      ..     3      4      5      6     ..