Manuel de santé et sécurité de l'industrie de la construction (2008) - 3

 

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Manuel de santé et sécurité de l'industrie de la construction (2008) - 3

 

 

6 – 8

ANNEXE

ÉVALUER LES DANGERS LIÉS AU
STRESS DÛ À LA CHALEUR À L'AIDE
DU FACTEUR HUMIDEX

Le STTGM est l'indice le plus courant et le plus utile pour
établir des limites de stress dû à la chaleur, particulièrement
s'il y a des sources de chaleur radiante. Il a fait ses preuves
dans le cadre d'un programme de prévention des effets nocifs
dans les environnements les plus chauds.

Cependant, il peut s'avérer très compliqué de mesurer le
STTGM correctement. 

La présente section fournit une version simplifiée du STTGM
en le convertissant au facteur 

humidex

. La méthode a été

mise au point par les Centres de santé des travailleurs de
l'Ontario. Il permet aux parties d'un milieu de travail de
mesurer le stress dû à la chaleur en utilisant seulement la
température et l'humidité relative sur le lieu de travail. Les
cinq étapes suivantes aident à déterminer si les conditions
d'un lieu de travail nécessitent des mesures de réduction du
stress dû à la chaleur.

Étape 1 : Vêtements

Le plan de conversion au facteur humidex suppose
que les travailleurs portent des vêtements d'été
ordinaires (haut et pantalon léger, sous-vêtements,
chaussettes et chaussures).  

Si un travailleur porte une combinaison en coton par-
dessus ses vêtements d'été, il faut ajouter une
pondération humidex de 5 °C à la mesure du facteur
humidex d'un lieu de travail.  

Il faut également estimer un facteur de pondération
approprié à d'autres types de vêtements en les
comparant à la combinaison de coton. Par exemple,
des gants, un casque protecteur, un tablier et des
manchons protecteurs ont approximativement un peu
moins que la moitié de la résistance à l'évaporation
de la combinaison de coton; ajoutez donc un facteur
de pondération humidex de 1 °C ou 2 °C). 

Étape 2 : Formation

À elles seules, les mesures ne peuvent pas garantir
aux travailleurs une protection contre le stress dû à la
chaleur. Il est essentiel que les travailleurs sachent
reconnaître les premiers signes et symptômes du
stress dû à la chaleur et la façon de les prévenir. 

Autant que possible, les travailleurs doivent modifier
leur rythme de travail, prendre des pauses et boire
(250 ml, une tasse d'eau, toutes les 20 minutes)
aussitôt que les premiers symptômes apparaissent.
Le plan idéal de réaction au stress dû à la chaleur est
de laisser les travailleurs établir leur propre rythme en
« écoutant leur corps ».  

Étape 3 : Déterminer l'endroit de la mesure

Il faut diviser le lieu de travail en zones comportant
une exposition à la chaleur similaire.

Sélectionnez ensuite l'emplacement où prendre les
mesures dans chaque zone. 

Remarque :

La réaction

à la mesure du stress dû à la chaleur par le facteur
humidex (Tableau B) est fondée sur 

des mesures

prises en milieu de travail, 

par opposition

aux

mesures provenant des stations météorologiques ou
des relevés météo (la température à l'intérieur des

immeubles ne correspond pas nécessairement à celle
à l'extérieur).

Étape 4 : Mesurer le facteur humidex sur le lieu de
travail

L'utilisation d'un thermo-hygromètre (entre 20 $ et
60 $ dans les quincailleries et les détaillants de
fournitures de bureau) suffit pour mesurer la
température et l'humidité relative dans votre lieu de
travail. Évitez de placer le thermo-hygromètre à la
lumière directe du soleil ou en contact avec une
surface chaude. Lorsque vous avez les mesures de la
température et de l'humidité, utilisez le tableau A (ou
la calculatrice humidex au :
http://www.ohcow.on.ca/menuweb/heat_stress_calculator.htm)
pour déterminer la valeur du facteur humidex. 

Dans le tableau B, sélectionnez la colonne Humidex 1
ou Humidex 2 selon l'intensité du travail physique
effectué et le degré d'acclimatation. Vous pourrez ainsi
déterminer les étapes nécessaires pour réduire le stress
dû à la chaleur. La colonne Humidex 1 concerne le
travail modéré par un travailleur non acclimaté et le
travail lourd par un travailleur acclimaté; la colonne
Humidex 2 concerne le travail léger par un travailleur
non acclimaté (assis ou debout exigeant de légers
mouvements des bras).

Étape 5 : Tenez compte de la chaleur radiante

Dans le cas du travail extérieur effectué à la lumière
directe du soleil de10 h à 17 h, ajoutez une valeur
pondérale de 1–2 °C (calculé au prorata selon le
pourcentage de couverture nuageuse) à la valeur du
facteur humidex. 

Dans le cas du travail intérieur avec exposition à la
chaleur radiante (comme dans le cas d'une chaudière
ou d'une fournaise), utilisez le bon sens pour
déterminer si l'exposition est plus ou moins forte que
la lumière directe du soleil et appliquez la valeur
pondérale de 1–2 °C en conséquence.

Consultez les tableaux A et B aux pages
suivantes.

STRESS DÛ À LA CHALEUR

STRESS DÛ À LA CHALEUR

6 – 10

STRESS DÛ À LA CHALEUR

Humidex 1

(travail modéré non

acclimaté et travail lourd

acclimaté)

Réaction

N'ignorez jamais les symptômes d'une

personne, peu importe les résultats des

lectures!

Humidex 2

(travail léger non acclimaté (assis ou

debout exigeant de légers mouvements

des bras)

30-37

Faible

• Informer les travailleurs du risque de stress

dû à la chaleur. 

• S'assurer qu'ils ont de l'eau à portée de

main.

34-41

38-39

Modéré

• Réduire les activités physiques (p. ex.,

ralentir le rythme, travailler en équipe,
prendre des pauses).

• Boire un verre d'eau toutes les 20 à 30

minutes.

42-43

40-42

Effet 

• Réduire davantage l'activité physique.
• Boire un verre d'eau toutes les 15 à 20

minutes.

44-45

43-44

Élevé

• S'assurer que les travailleurs disposent d'un

temps de repos et de récupération suffisant.
Limiter considérablement l'activité physique.

• Boire un verre d'eau toutes les 10 à 15

minutes.

46-48

45

ou plus

Extrême

• Il est dangereux de continuer à travailler.

49

ou plus

Tableau B : Réaction 

6 – 10

7 – 1

7

STRESS DÛ AU FROID

Table des matières

- Température corporelle

- Refroidissement éolien

- Hypothermie

- Gelure

- Facteurs de risque

- Mesure de contrôle

- Limites d'exposition

Le stress dû au froid, ou 

hypothermie

, peut toucher les

travailleurs de la construction qui ne sont pas protégés contre
le froid. Le froid peut avoir une cause naturelle, les conditions
climatiques, ou artificielle, les environnements réfrigérés.

Le froid est un danger physique qui guette de nombreux
chantiers de construction. Lorsque le corps est incapable de
se réchauffer par lui-même, des maladies et des blessures
graves liées au froid peuvent survenir. Celles-ci peuvent
causer des dommages aux tissus et même la mort.

Voici des lieux de construction exposés au froid ou à des
conditions humides ou venteuses :

- les toits

- les cabines ouvertes ou non chauffées

-  les ponts et les autres projets près des grandes 

étendues d'eau

-  les grandes structures d'acier qui retiennent le froid ou 

qui sont exposées au froid 

-  les hauts immeubles exposés au vent

-  les salles, les cuves et les conteneurs réfrigérés.

La présente section traite de

- les effets de la surexposition au froid

- les facteurs qui aggravent ces effets 

-  les mesures de contrôle.

Afin de permettre aux travailleurs de la construction d'éviter
l'hypothermie et les gelures. 

LA TEMPÉRATURE CORPORELLE

Le corps essaie de maintenir une température interne
(corporelle) d'environ 37 °C (98,6 °F). Pour ce faire, il doit
réduire les pertes de chaleur et accroître la production de
chaleur.

Dans des conditions froides, les vaisseaux sanguins dans la
peau, les bras et les jambes se contractent, ce qui diminue
l'apport sanguin dans les extrémités du corps. De cette façon,
le sang se refroidit plus lentement et les principaux organes
demeurent au chaud. Cependant, à très basse température,
la réduction de l'apport sanguin aux extrémités peut entraîner
une baisse de température de la peau et augmenter le risque
de gelure.

LE REFROIDISSEMENT ÉOLIEN

Le refroidissement éolien combine les effets de la
température ambiante et du mouvement de l'air. On définit le
facteur de refroidissement éolien par la perte de chaleur

(exprimée en watts par mètre carré) causée par les effets de
la température ambiante et de la vitesse du vent sur la peau
exposée.

Plus le vent est fort et la température est basse dans un
environnement de travail et plus la valeur isolante des
vêtements de protection nécessaires doit être élevée. 

Le graphique 1 indique les équivalences de température
ambiante avec et sans vent. Par exemple, une température
ambiante de -12,2 °C avec un vent de 48 km/h équivaut à
une température ambiante de -45 °C sans vent. Si le vent et
la température ambiante produisent une température de
refroidissement équivalent de -32 °C (-25,6 °F), il ne faut pas
permettre l'exposition continue de la peau. La peau non
protégée gèle seulement à une température en deçà de -1 °C
(30,2 °F), peu importe la vitesse du vent. 

Si l'information météorologique n'est pas accessible, les
signes suivants peuvent aider à estimer la vitesse du vent sur
le terrain :

-  8 km/h (5 mi/h) les drapeaux bougent légèrement

-  16 km/h (10 mi/h) les drapeaux sont entièrement 

déployés par le vent 

-  24 km/h (15 mi/h) le vent soulève les feuilles de journal 

du sol

-  32 km/h (20 mi/h) le vent peut souffler la neige.

STRESS DÛ AU FROID

Graphique 1 : Équivalences de température sous
le point de congélation

Adapté de 

TLVs® et BEIs®: Threshold Limit Values® for

Chemical Substances and Physical Agents and Biological
Exposure Indices

®, American Conference of Governmental

Industrial Hygienists, 1999.

VITESSE DU VENT (km/h)

0

30°F / -1,1°C

20°F / -6,7°C

10°F / -12,2°C

0°F / -17,8°C

-10°F / -23,3°C

-20°F / -28,9°C

-30°F / -34,4°C

-40°F / -40°C

-50°F / -45,6°C

16 32 48 60

Peu de danger

(1 heure pour geler la peau)

DANGER

(1 minute pour geler la peau)

7 – 2

L'exposition au froid entraîne deux principaux problèmes
de santé : les gelures et l'hypothermie.

HYPOTHERMIE — signes et symptômes

Lorsque le corps n'est plus en mesure de maintenir sa
température corporelle en contractant les vaisseaux
sanguins, il frissonne pour accroître la production de chaleur.
Le frissonnement atteint son paroxysme lorsque la
température corporelle baisse à 35 °C (95 °F).

Le principal aspect de l'hypothermie est l'incapacité du corps
à maintenir sa température corporelle. Une température
inférieure est caractérisée par les signes et symptômes
suivants :

-  frissonnement continu — habituellement lorsque la 

température baisse à 35 °C (95 °F) 

-  comportement irrationnel et confus 

-  vivacité intellectuelle réduite

-  mauvaise coordination, présentant des effets négatifs 

évidents sur la sécurité

-  prise de décision rationnelle entravée.

De plus, les efforts intenses dans le froid peuvent contracter
les vaisseaux sanguins du cœur. Il est particulièrement
important que les travailleurs plus âgés et les travailleurs
ayant un trouble cardiaque connaissent ce problème, car il
augmente le risque d'une crise cardiaque.

HYPOTHERMIE — étapes 

Légère 

Les premiers signes de l'hypothermie incluent :

- les frissons
-  les lèvres et les doigts bleus
-  une mauvaise coordination.

Modérée

Les signes suivants incluent :

-  une incapacité mentale 
- la confusion
-  une incapacité à prendre des décisions
- la désorientation
-  l'incapacité de se protéger du froid
-  un ralentissement du rythme cardiaque
-  un ralentissement de la respiration.

Grave

Dans les cas les plus graves, l'hypothermie ressemble à la
mort. Il faut cependant traiter les patients comme s'ils sont
vivants. 

Voici quelques symptômes de l'hypothermie grave :

-  la perte de conscience
-  un ralentissement du rythme cardiaque au point où le 

pouls est irrégulier ou difficile à trouver 

- aucun frisson
-  aucune respiration apparente. 

HYPOTHERMIE — premiers soins

Il faut empêcher le corps de refroidir davantage et
commencer à le réchauffer.

-  Amenez doucement la victime à l'abri. Des mouvements 

soudains ou brusques peuvent perturber le rythme 
cardiaque.

-  Gardez la victime consciente.

-  Enlevez les vêtements humides et enroulez la victime 

dans des couvertures chaudes.

-  Réchauffez le cou, le torse, l'abdomen et l'aine, mais pas

les extrémités.

-  Appliquez directement la chaleur du corps ou utilisez des

dispositifs de réchauffement sûrs.

-  Donnez des boissons chaudes et sucrées à la victime, 

seulement si celle-ci est consciente.

-  Surveillez la respiration. Au besoin, prodiguez la 

respiration artificielle.

-  Cherchez à obtenir de l'aide médicale ou transportez 

doucement la victime à l'établissement médical le plus 
près.

GELURES — signes et symptômes

Les gelures sont une blessure courante causée par
l'exposition au froid intense ou le contact avec des objets
extrêmement froids. 

Les gelures se produisent plus couramment en touchant des
objets métalliques froids qu'en étant exposé à l'air froid parce
que la chaleur est rapidement transférée de la peau au métal.

Les parties du corps les plus couramment touchées par les
gelures sont le visage, les oreilles, les doigts et les orteils.
Lorsque les tissus gèlent, les vaisseaux sanguins sont
endommagés. Cela réduit l'apport sanguin et peut causer la
gangrène.

Les symptômes des gelures varient; il y a parfois de la
douleur, mais souvent une sensation de picotement intense.  

La première indication de gelure est l'apparence cireuse et
l'insensibilité de la peau. Lorsque les tissus deviennent durs,
les gelures deviennent une urgence médicale grave. Les
gelures graves deviennent des gerçures qui disparaissent
après une dizaine de jours. 

Une fois endommagés, les tissus demeurent plus sensibles
aux gelures.

GELURE — premiers soins

-  Réchauffez graduellement avec de la chaleur corporelle

la zone touchée par les gelures.  Ne la massez pas.

-  Ne dégelez pas les mains et les pieds, à moins que les 

soins médicaux soient difficilement accessibles et qu'il 
n'y ait aucun risque qu'ils gèlent de nouveau. Il est 
préférable de les dégeler à l'hôpital.

-  Appliquez des pansements stériles sur les gerçures 

pour prévenir une infection. Obtenez des soins 
médicaux.

FACTEURS DE RISQUE

Divers troubles médicaux peuvent accroître les risques de
blessures par le froid :

-  les maladies cardiaques  
-  l'asthme et la bronchite
- le diabète
-  la maladie des vibrations ou des doigts morts.

7 – 3

Consultez votre professionnel de la santé pour savoir si les
médicaments que vous prenez peuvent causer des effets
négatifs dans un environnement froid.

MESURE DE CONTRÔLE

La meilleure protection contre les risques de santé liés au
froid est d'en être conscient et d'être préparé. Les travailleurs
doivent pouvoir reconnaître les signes et symptômes d'une
surexposition en eux-mêmes et chez les autres. Une douleur
aux extrémités est l'un des premiers signes. Tout travailleur
frissonnant violemment doit aller à la chaleur.

Généralités

-  Assurez-vous que les travailleurs, particulièrement ceux 

affectés sur les ponts ou à l'air libre sur des bâtiments 
élevés, comprennent le phénomène du refroidissement 
éolien.

-  Assurez-vous que les travailleurs ont une assez bonne 

santé pour travailler dans un froid excessif, 
particulièrement ceux qui sont sujets aux facteurs de 
risque présentés dans la section précédente.

-  Assurez-vous que les travailleurs comprennent 

l'importance de consommer de la nourriture hautement 
calorique lorsqu'ils travaillent dans un environnement 
froid. Il faut prévoir des boissons tièdes et sucrées, ainsi 
que de la soupe sur le lieu de travail afin de maintenir 
l'apport calorifique et le volume de liquide.  
Le café est à déconseiller, car il accroît l'élimination de 
l'eau et la circulation sanguine aux extrémités du corps.

-  Le personnel qui travaille dans un environnement froid et

isolé, à l'intérieur ou à l'extérieur, doit travailler en 
alternance. 

-  Dans des conditions de froid extrême, il faut prévoir des 

boissons chaudes et des pauses régulières.

Vêtements

Sélectionnez des vêtements de protection appropriés au froid,
au travail et au degré d'activité physique.

-  Portez plusieurs couches de vêtement plutôt qu'une 

seule couche épaisse. L'air qui se trouve entre les 
couches constitue un isolant.

-  Portez des tissus synthétiques, comme le polypropylène,

sur la peau, car ceux-ci ne retiennent pas la sueur.  
Les vêtements ne devraient pas restreindre les 
mouvements. 

-  Dans des conditions aussi humides que froides, il faut 

s'assurer que la couche de vêtements extérieure est 
imperméable, ou à tout le moins hydrofuge. Dans 
certaines conditions, il peut s'avérer approprié de porter 
un tissu coupe-vent.

-  À une température ambiante de 2 °C (35,6 °F) ou moins,

un travailleur dont les vêtements deviennent mouillés 
doit immédiatement se changer et être traité pour 
l'hypothermie.

-  Il faut encourager le port d'un chapeau et d'un capuchon 

pour empêcher la chaleur de s'échapper par la tête et 
protéger les oreilles.  Dans certaines circonstances, il 
peut également être nécessaire de porter un passe-
montagne.

- Les chaussures serrées nuisent à la circulation 

sanguine.  Les chaussures doivent être suffisamment 
larges pour pouvoir porter soit une paire de chaussettes 
épaisses, soit deux paires de chaussettes minces. Le fait
de porter trop de chaussettes peut rendre la chaussure

trop serrée et nuire plutôt que d'être bénéfique.

-  Les travailleurs qui ont chaud durant leur travail peuvent 

ouvrir leur manteau, mais doivent garder leur chapeau et
leurs gants.

Abri

Dans le cas d'un travail constamment réalisé dans un
environnement froid, il faut prévoir des pauses de repos et de
réchauffement (voir le tableau à la page suivante). Il faut
prévoir un abri chauffé, comme une roulotte, près du lieu de
travail. Il faut encourager les travailleurs à s'y rendre à
intervalles réguliers, selon le facteur de refroidissement
éolien. 

Il faut immédiatement retourner à l'abri les travailleurs qui
frissonnent, qui présentent des signes de gelure, de fatigue,
d'étourdissements, d'irritabilité ou d'euphorie. 

Lorsqu'ils entrent dans l'abri, les travailleurs doivent enlever la
couche de vêtements extérieure pour laisser la sueur
s'évaporer. Dans certains cas, il peut être nécessaire de
changer de vêtements. 

Formation

Avant de travailler dans des conditions de froid extrême, les
travailleurs doivent connaître les procédures de santé et
sécurité. 

Cette formation doit englober :

- les vêtements et l'équipement appropriés

-  les pratiques de travail sécuritaires

-  les lignes directrices en matière de nourriture et de 

boissons

-  les facteurs de risques qui accroissent les effets de 

l'exposition au froid sur la santé

-  la façon de reconnaître les symptômes de gelure

STRESS DÛ AU FROID

Protection des mains

La dextérité manuelle est un élément clé de la sécurité et
de la production. 

-

Le travail de dextérité fine effectué pendant plus de 10

à 20 minutes dans un environnement dont la température
est inférieure à 16 °C (60,8 °F) nécessite des mesures
spéciales pour garder les mains au chaud. Parmi ces
mesures, on compte des jets d'air tiède, des appareils de
chauffage par rayonnement (à carburant ou électrique) et
des plaques de réchauffement au contact.

-

Il faut couvrir d'un isolant thermique la poignée

métallique des outils lorsque la température est inférieure
à -1 °C (30,2 °F).

-

Les travailleurs dont les tâches n'exigent pas de

dextérité fine doivent porter des gants lorsque la
température ambiante est inférieure à 16 °C (60,8 °F) dans
le cas d'un travail sédentaire, à 4 °C (39,2 °F) dans le cas
d'un travail léger et à -7 °C (19,4 °F) dans le cas d'un
travail modéré.

-

Pour prévenir les gelures au contact, les travailleurs 

doivent porter des gants isolés lorsque les surfaces 

(particulièrement les surfaces métalliques) ont une 

température inférieure à -7 °C (19,4 °F). Il faut 

avertir les travailleurs d'éviter tout contact avec ces 

surfaces.

-

Dans des conditions froides, il faut utiliser des outils et 

des machines conçues pour être utilisées avec des 

7 – 4

-  la façon de reconnaître les symptômes d'hypothermie

-  les traitements de premiers soins appropriés, y compris 

les procédures de réchauffement.

LES LIMITES D'EXPOSITION

La province de l'Ontario ne stipule aucune limite d'exposition
en ce qui a trait au travail dans un environnement froid. Le
tableau ci-dessous a été créé par le ministère du Travail de la
Saskatchewan et a été adopté par l'American Conference of
Governmental Industrial Hygienists (ACGIH). Il indique les
valeurs limites du personnel portant des vêtements
appropriés et travaillant à des températures sous le point de
congélation.

STRESS DÛ AU FROID

Température

ambiante

(ensoleillé)

Sans vent

apparent

Vent de 8 km/h

(5 mi/h)

Vent de 16

km/h (10 mi/h)

Vent de 24

km/h (15 mi/h)

Vent de 32

km/h (20 mi/h)

°C

(approx.)

°F

(approx.)

Période

de travail

maximale

Nbre

de

pauses

Période

de travail

maximale

Nbre

de

pauses

Période

de travail

maximale

Nbre

de

pauses

Période

de travail

maximale

Nbre

de

pauses

Période

de travail

maximale

Nbre

de

pauses

-26° à
-28°

-15° à
-19°

Pauses

normales

1

Pauses

normales

1

75

minutes

2

55

minutes

3

40

minutes

4

-29° à
-30°

-20° à
-24°

Pauses

normales

1

75

minutes

2

55

minutes

3

40

minutes

4

30

minutes

5

-32° à
-34°

-25° à
-29°

75

minutes

2

55

minutes

3

40

minutes

4

30

minutes

5

Arrêter tout

travail non

urgent

-35° à
-37°

-30° à
-34°

55

minutes

3

40

minutes

4

30

minutes

5

Arrêter tout

travail non

urgent

-38° à
-39°

-35° à
-39°

40

minutes

4

30

minutes

5

Arrêter tout

travail non

urgent

-40° à
-42°

-40° à
-44°

30

minutes

5

Arrêter tout

travail non

urgent

-43° et
moins

-45° et
moins

Arrêter tout

travail non

urgent

Horaire de travail et de réchauffement pour un quart de quatre heures

a)

Ce tableau s'applique à tout quart de travail modéré à lourd de quatre heures incluant des pauses de réchauffement de 
dix minutes dans un endroit chaud, ainsi qu'une pause prolongée (p. ex, de repas) à la fin du quart de quatre heures, 
dans un endroit chaud. Dans le cas du travail léger à modéré (mouvements physiques modérés) appliquez l'horaire de 
la ligne inférieure. Par exemple, à une température de -35 °C (-30 °F), sans vent (4e ligne), un travailleur dont les 
tâches demandent peu de mouvements doit avoir une période de travail d'une durée maximale de 40 minutes et quatre 
pauses durant son quart de quatre heures (5e ligne).

b)  Voici des instructions sommaires d'utilisation du tableau si seul le refroidissement éolien est utilisé : 1) Mettez en place 

des pauses spéciales lorsque le refroidissement éolien atteint environ 1750 W/m

2

;  2) cessez tout travail non urgent 

lorsque le refroidissement éolien s'approche de 2250 W/m

2

. En général, l'horaire de réchauffement sous-compense 

pour le vent dans le cas des températures plus chaudes, tenant pour acquis que les travailleurs sont acclimatés et 
vêtus de façon appropriée au travail d'hiver. Par ailleurs, le tableau surcompense légèrement dans le cas des 
températures réelles froides parce que les vents sont rarement puissants dans des conditions de froid extrême.

c)  Le tableau s'applique uniquement aux travailleurs portant des vêtements secs.

Source :Division de la santé et sécurité au travail, ministère du Travail de la Saskatchewan

8 – 1

8

SOINS DU DOS

Pratiquement 25 % de toutes les blessures ayant entraîné
un arrêt de travail sur un chantier de construction sont
liées au  dos. Plus de la moitié de ces blessures ont été
causées par le levage d'une charge excessive ou l'emploi
d'une mauvaise technique de levage.

Pour prévenir ce type de blessure, vous devez :

1.

adopter une bonne posture

2.

employer de bonnes techniques de levage

3.

faire de l'exercice régulièrement

Posture

Avoir une bonne posture ne signifie pas avoir une posture
droite, de type militaire. Cela signifie simplement
maintenir les courbes naturelles de votre colonne
vertébrale.

Celle-ci comporte deux courbes vers l'intérieur, au niveau
du cou et du bas du dos, et une courbe vers l'extérieur,
dans le haut du dos.

En gardant votre colonne vertébrale alignée de cette façon, vous
réduisez le stress quotidien sur votre dos et minimisez les effets
du vieillissement sur la colonne vertébrale.

Si vous travaillez dans une position accroupie, penchée
ou voutée, prenez régulièrement des pauses en vous
relevant et en vous penchant vers l'arrière trois fois.

Manipulation de matériaux

Bonne technique de levage

1.

Planifiez votre geste.
• Évaluez la charge et assurez-vous que la voie est dégagée.
• Au besoin, obtenez de l'aide.
• Au besoin, utilisez un chariot ou tout autre dispositif.

2.

Utilisez une position équilibrée en plaçant un pied légèrement
devant l'autre.

3.

Placez-vous le plus près possible de la charge.

4.

Contractez les muscles abdominaux en commençant à
soulever la charge.

5.

Au moment de lever la charge, maintenez la courbe normale
du bas du dos et utilisez vos jambes pour la soulever.

6.

Sur la plante des pieds, pivotez, ne faites pas tourner votre
dos, pour changer d'angle.

7.

Baissez votre charge doucement, en maintenant les courbes
du bas du dos.

Votre dos peut soutenir la plupart des charges, à condition
d'utiliser la bonne méthode de levage.

Évitez de lever des charges au-dessus des épaules. Ce faisant,
vous cambrez le dos et causez du stress sur les petites
articulations de la colonne vertébrale.

SOINS DU DOS

Lordose cervicale

Cyphose thoracique

Lordose lombaire

Bonne posture

Celle-ci comporte deux
courbes vers l'intérieur
(lordose), au niveau du
cou et du bas du dos, et
une courbe vers
l'extérieur (cyphose),
dans le haut du dos.

Dans le cas d'un atelier, il est essentiel
de travailler à la bonne hauteur.

Travail de
précision

Travail léger

Travail lourd

Travailler au-dessus de la tête

Si vous travaillez par-dessus votre
tête, le dos arqué pendant une
longue période, prenez
régulièrement des pauses en prenant
une position stable et en vous
penchant vers l'avant trois fois.

Autant que possible, évitez de travailler sur une échelle.
Utilisez plutôt un échafaudage, particulièrement s'il s'agit
d'un travail de longue durée ou que vous devez
transporter de lourdes charges.

Postures courantes

Normale

Le fait d'être en position
debout durant une
longue période cause
souvent une
accentuation de la
courbe de votre dos. Si
vous élevez un pied sur
un tabouret ou tout
autre objet (un annuaire
téléphonique ou une
brique fera l'affaire),
vous atténuez le stress
imposé au bas de la
colonne vertébrale.

Ensellé

L'accentuation de la
courbe du bas du dos
colle les vertèbres l'une
contre l'autre
(ensellement). Si vous
maintenez cette position
trop longtemps, vous
contractez les muscles
et les ligaments du bas
de dos, ce qui causera
des douleurs dans le
bas du dos.

Dos plat

Un dos trop peu
courbé cause une
pression accrue sur
l'avant de vos
disques. Cela peut
entraîner des
problèmes et des
douleurs aux
disques.

N'essayez pas d'attraper des objets qui tombent. Vos muscles
pourraient ne pas avoir le temps de se coordonner de façon à
protéger votre colonne vertébrale.

Poussez au lieu de tirer

. Le mouvement effectué vous permet

de maintenir les courbes naturelles du dos.

Transfert de poids

Tirez l'objet vers vous tout en transférant votre poids du côté où
vous le soulèverez.

Soulevez-le uniquement à la hauteur nécessaire.

Déplacez votre poids sur l'autre jambe tout en plaçant l'objet en
position.

Si vous devez transporter l'objet sur une longue distance, utilisez des
poignées de transport. Encore mieux, si la surface est dure et lisse, utilisez un
chariot à placoplâtre.

Levage à deux personnes

Les deux personnes doivent être d'une hauteur semblable. Avant
de lever la charge, ils doivent déterminer la façon de s'y prendre
et qui dirigera l'opération.

Dans le cas du levage à deux personnes d'une longue charge, la
personne responsable doit s'assurer que les deux personnes
transportent la charge du même côté et qu'elle a le champ de
vision libre. Commencez par lever la charge jusqu'à la taille.
Levez-la ensuite de la taille aux épaules.

Transport dans un escalier

Utilisez vos muscles abdominaux pour mieux vous
supporter et protéger votre dos. Autant que
possible, la personne la plus grande
ou la plus forte doit être la plus basse.

Équilibre

Autant que possible, évitez de
transporter une charge à une main.
Distribuez la charge de façon
équilibrée des deux côtés. S'il n'est
pas possible de distribuer le poids
des deux côtés du corps, comme
dans le cas d'un seau, étendez le
bras libre ou placez-le sur la
hanche pour améliorer votre équilibre.

Aide mécanique

Autant que possible, utilisez un chariot
à deux ou à quatre roues pour
transporter les outils et l'équipement.

Si les conditions le permettent,
envisagez d'utiliser des palettes.

SOINS DU DOS

Si les feuilles se trouvent sur le plancher, utilisez la même technique
que pour le levage des longues pièces de bois. Levez d'abord l'un
des extrémités.

Lorsque vous manipulez des matériaux en feuille,
utilisez la bonne technique pour protéger votre dos.
Autant que possible, entreposez les matériaux en
feuilles à une hauteur pratique, au-dessus du sol
sur des pièces de bois ou des tréteaux.

Matériau en feuilles

Saisissez la
feuille au milieu
du long côté.

Soulevez la feuille et
glissez-la jusqu'au
milieu de la pile.

Pliez les genoux et maintenez la
courbe normale du bas de dos.
Saisissez la feuille par-dessus et
par-dessous, au milieu.

Transportez
la feuille en
gardant le
dos droit.
Évitez de
vous
pencher sur
un côté.

Un échafaud à roulettes et quelques pinces à tuyau
peuvent s'avérer utiles pour transporter des objets
lourds, comme un moteur ou un entraînement, s'il
n'est pas possible d'utiliser un dispositif comme un
chariot élévateur.

8 – 2

8 – 3

Les brouettes à deux roues sont
beaucoup plus faciles à
manœuvrer que celles à une
roue. Elles offrent un meilleur
équilibre et une stabilité accrue
sur le sol mou, ce qui diminue le
stress au dos.

Il peut être utile d'employer une
table élévatrice et des roulettes
dans le cas des pièces lourdes.
Ces tables sont légères, peuvent
transporter des charges de

quelques centaines de kilos et on peut ajuster leur hauteur de
trente centimètres à plus d'un mètre.

Exercice

Le travail de construction renforce certains muscles et en
atrophie d'autres, causant ainsi un déséquilibre
musculaire. Un programme d'exercice régulier peut aider
à prévenir cette condition.

Un bon programme d'exercice comporte quatre parties de base :
1.  échauffement
2.  exercices principaux
3.  renforcements et étirements
4.  récupération

Échauffement

Il s'agit d'un programme d'exercice général. Consultez votre
médecin avant d'entreprendre un programme d'exercice.

Si vous avez des inquiétudes ou que vous ressentez des
douleurs pendant que vous faites les exercices, arrêtez
et consultez votre médecin.

1. Marcher sur place

Départ : Position debout.

Geste : Soulevez le bras et la jambe opposée.

Assurez-vous que le talon touche au sol.
 Faites ce mouvement de trois à
cinq minutes.

2. Faire des cercles avec les bras

Départ : Position debout, les bras à

l'horizontale, légèrement devant
les épaules, les paumes
vers le sol et les pieds à la
largeur des épaules.

Geste : Faites des mouvements circulaires

des bras pendant 15 à
0 secondes. Relaxez. Répétez
l'exercice de trois à cinq fois.

Programme d'étirement

Les exercices d'étirement suivants sont
particulièrement appropriés avant le début du travail. On
peut, cependant, les faire en tout temps. Peu importe le
moment, il est très bénéfique de faire un bref réchauffement
(marche rapide ou course sur place) avant de commencer.

Il faut effectuer ces exercices d'une façon lente et en
contrôle en maintenant les étirements pendant quelques
secondes. Évitez les mouvements brusques et exagérés qui
pourraient déchirer les fibres musculaires.

3. Les genoux à la poitrine

Départ : Appuyez-vous solidement à l'aide d'une 

main.

Geste : Ramenez un genou vers la poitrine et 

saisissez-le de votre main libre. 
Maintenez l'étirement pendant 
30 seconds. Baissez la jambe au sol et 
répétez l'exercice avec l'autre jambe. 
Répétez l'exercice trois fois par jambe.  

4. Étirement aux hanches

Départ : Position debout, une jambe devant l'autre. Placez

une main au-dessus du genou de la jambe
avancée.

Geste : Pliez doucement le genou de la 

jambe avancée tout en gardant 
le pied de l'autre jambe bien 
au sol. Maintenez l'étirement 
pendant 20 à 30 secondes. 
Répétez le mouvement avec
l'autre jambe. Répétez l'exercice
trois fois par jambe.

5. Étirement de la cuisse

Départ : Appuyez-vous solidement d'une 

main.

Geste : Repliez une jambe vers l'arrière et 

saisissez la cheville de votre main 
libre. Tirez doucement la cheville vers 
le corps tout en maintenant le tronc bien
droit. Maintenez l'étirement pendant 20 à
30 secondes; répétez le mouvement avec
l'autre jambe. Répétez l'exercice trois fois 
par jambe.

6. Étirement des mollets

Départ : Position debout, légèrement

éloignée d'un soutien solide,
appuyé sur ce soutien avec les
mains. Pliez une jambe vers l'avant; l'autre
jambe, vers l'arrière, doit être bien droite.

Geste : Avancez lentement les hanches, en

gardant au sol le talon de la jambe vers
l'arrière. Maintenez l'étirement pendant
30 secondes; relaxez; répétez le
mouvement avec l'autre jambe. Répétez
l'exercice trois fois par jambe.

7. Étirement du tendon du jarret

Départ : Placez l'arrière du talon sur une plateforme, à

une hauteur confortable. Pliez légèrement la
jambe qui vous soutient.

Geste : En regardant droit devant, penchez-

vous légèrement sur les hanches
jusqu'à ce que vous sentiez un
étirement à l'arrière de la jambe
appuyée. Maintenez l'étirement
pendant 30 secondes; répétez le
mouvement avec l'autre jambe.
Répétez l'exercice trois fois par
jambe.

SOINS DU DOS

9 – 1

9

MOISISSURES

De plus en plus d'entreprises de construction sont embauchées
pour enlever des moisissures toxiques dans des immeubles
contaminés. La présente section explique :

ce que sont les moisissures

où se trouvent les moisissures

pourquoi il faut s'en préoccuper

quels peuvent être leurs effets sur la santé

comment on peut les repérer

la façon sécuritaire de les enlever

La présente section couvre également les obligations des
employeurs et d'autres obligations stipulées dans la 

Loi sur la

santé et la sécurité au travail de l'Ontario.

Que sont les moisissures?

Les moisissures sont des microorganismes qui, dans le cadre
de leur cycle reproducteur, produisent des milliers de
minuscules particules appelées spores. On reconnaît
habituellement une colonie de moisissures par son aspect
coloré et laineux. Les moisissures peuvent avoir pratiquement
n'importe quelle couleur : rouge, bleu, brun, vert, blanc ou noir.
Si les moisissures sont dérangées par le mouvement de l'air ou
une manipulation, elles libèrent leurs spores dans l'air. Dans les
conditions environnementales appropriées, ces spores peuvent
former d'autres colonies de moisissures.

Où trouve-t-on des moisissures?

On peut trouver des moisissures n'importe où, à l'extérieur et à
l'intérieur. Les moisissures intérieures proviennent
habituellement d'une source extérieure, comme la terre ou la
végétation. Les moisissures se développent le mieux dans un
environnement sombre et humide. Elles peuvent pousser à la
température ambiante sur divers matériaux de construction, y
compris le papier peint, les panneaux de particules, les
carreaux de plafond, le placoplâtre et le contreplaqué.

Les travailleurs de la construction peuvent être exposés aux
spores toxiques lorsqu'ils travaillent dans des bâtiments qui ont
été endommagés par l'eau, à la suite d’une inondation, d'une
fuite de tuyau ou d'une fuite dans la structure même.

Pourquoi faut-il s'en préoccuper?

Dans les bâtiments endommagés par l'eau ou qui ont un
problème continu d'humidité, certaines moisissures qui se
développent le mieux dans l'eau pourraient se reproduire à un
rythme supérieur à la normale et potentiellement causer des
effets nocifs sur la santé. La moisissure 

Stachybotrys

chartarum

(anciennement appelée as 

Stachybotrys atra

) est

particulièrement à surveiller, car on peut la trouver en grandes
colonies et elle cause des effets nocifs sur la santé.

La moisissure Stachybotrys

a particulièrement attiré l'attention

parce qu'on l'a découverte dans des salles de classe mobiles
qui présentaient continuellement des problèmes d'humidité.
Elle a l'apparence de petites taches noires et croît bien sur les
matériaux de cellulose imbibés, comme le papier peint, les
carreaux de plafond, le placoplâtre et des matières isolantes
contenant du papier.

En plus de la 

Stachybotrys

, le personnel des chantiers de

construction travaillant dans des bâtiments endommagés par
l'eau peut être exposé à d'autres moisissures toxiques, comme

Fusarium, Aspergillus

et 

Penicillium

.

Quels effets les moisissures peuvent-elles causer sur la
santé?

Le mouvement de l'air et la manipulation de matériaux
contaminés peuvent libérer des spores toxiques dans l'air. Ces
spores causent des effets nocifs sur la santé en produisant des
substances toxiques appelées mycotoxines. Une fois libérées,
les spores toxiques doivent entrer en contact avec la peau ou
être inhalées pour que les symptômes apparaissent. Ce n'est
pas tous les travailleurs exposés qui développeront des
symptômes.

L'exposition aux moisissures toxiques peut causer une

irritation de la peau, des yeux, du nez et de la gorge,
entraînant ainsi des symptômes semblables à une réaction
allergique, comme la difficulté à respirer, le nez qui coule et
les yeux qui pleurent.

On a également signalé d'autres symptômes, comme de
la fatigue et des maux de tête.

Les travailleurs allergiques aux moisissures peuvent subir
des attaques d'asthme.

Certains travailleurs exposés à la moisissure 

Stachybotrys

ont également signalé une sensation de brûlure dans le
nez, des saignements de nez, une toux grave et une
déficience du système immunitaire. 

La moisissure

Stachybotrys

ne cause pas d'infection et ne se propage

pas d'une personne à une autre.

Les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont
plus sensibles aux maladies liées aux moisissures et ne
doivent pas travailler dans une zone contaminée par les
moisissures. 

Comment peut-on identifier les moisissures?

Les propriétaires des bâtiments potentiellement contaminés
doivent effectuer, à leurs frais, une évaluation afin de
déterminer si le bâtiment est réellement contaminé. Cette
évaluation doit inclure une inspection du bâtiment, ainsi que
l'analyse d'un lot d'échantillons.

La moisissure sur une surface visible n'est parfois que la pointe
de l'iceberg. Étant donné que la moisissure favorise un
environnement sombre et humide, elle peut ne pas être à la
vue. Il faut donc effectuer une inspection exhaustive des zones
endommagées par l'eau. Cette inspection inclut l'examen des
cavités, derrière le placoplâtre, sous les tapis et au-dessus des
carreaux de plafond. 

Les moisissures ne sont pas toutes toxiques. C'est le type de
moisissure et la superficie de la contamination qui dicteront les
précautions à prendre. 

L'échantillonnage en lot et l'analyse en laboratoire servent à
documenter le type de moisissure qui croît sur les surfaces.
L'échantillonnage consiste à gratter la surface contaminée dans
un sac de plastique refermable et à faire parvenir le
prélèvement, par envoi le lendemain, à un laboratoire certifié.

Les laboratoires certifiés participent au programme
Environmental Microbiology Proficiency Analytical Testing de
l'American Industrial Hygiene Association. Le laboratoire choisi
doit employer un mycologue compétent (une personne qui
étudie les moisissures), capable d'analyser l'échantillon et
d'établir si la moisissure peut constituer un danger pour la
santé.

Selon la présence de la moisissure visible, des traces de
dégâts d'eau et des symptômes correspondant à une réaction
allergique ou à des substances toxiques à la moisissure, il peut
s'avérer nécessaire de sauter l'étape de l'analyse et de passer
directement à la correction du problème (l'enlèvement de la
moisissure).

La personne chargée de prélever les échantillons ou d'effectuer
l'inspection doit être adéquatement protégée pour du travail de
niveau 1 (voir le tableau à la page suivante) et doit s'assurer de
ne pas perturber la moisissure inutilement.

Comment peut-on enlever la moisissure de façon
sécuritaire?

Il faut enlever les moisissures toxiques. Cependant, il faut
préalablement mettre en place des mesures de contrôle
spéciales afin de prévenir l'exposition des travailleurs et
empêcher que les spores se propagent de la zone de
construction à d'autres zones. Cela s'applique tout
particulièrement à la moisissure 

Stachybotrys

en raison de ses

effets potentiellement graves sur la santé.

Le degré de contamination détermine la mesure correctrice à
prendre afin d'empêcher la propagation des moisissures
toxiques.

Remarque :Il faut remédier à la cause de la moisissure avant

9 – 3

de tenter d'enlever celle-ci.

Il faut ensuite procéder à une inspection de trois à six mois
après l'enlèvement pour s'assurer que la moisissure n'a pas
réapparu.

Obligations en vertu de la loi

Bien qu'aucune réglementation ontarienne n'adresse
directement le problème de la moisissure, un employeur, en
vertu de la 

Loi sur la santé et la sécurité au travail,

doit

prendre toutes les précautions raisonnables dans les
circonstances pour protéger un travailleur. Les pratiques de
travail proposées par Environnement Canada dans

Contamination fongique dans les immeubles publics :
guide facilitant la détermination et la gestion des
problèmes 

constituent une norme raisonnable.

Les employeurs ont le devoir d'expliquer aux travailleurs la
méthode sure d'enlèvement et de manipulation des matériaux
contaminés aux moisissures. Les travailleurs, eux, ont le devoir
d'appliquer les directives. Les propriétaires de bâtiment doivent
s'assurer que les entrepreneurs respectent les bonnes
procédures d'enlèvement.

Le tableau à la page en regard présente un sommaire des
procédures de contrôle des moisissures recommandées par
l'Environmental Protection Agency des États-Unis.

Le graphique explique, pour divers types de matériaux,
comment prévenir la croissance de la moisissure dans les 24 à
48 heures suivant des dégâts d'eau et donne également des
conseils généraux sur l'enlèvement. Cette information est
fournie uniquement à titre de résumé des procédures de base
et ne constitue pas un guide détaillé sur l'enlèvement de la
moisissure et ne doit pas être utilisée de cette façon.

De prime abord, le graphique semble compliqué, mais il
devient clair lorsqu'on suit une étape, ou un anneau, à la fois.

1

Commencez au centre.

2

Dans le premier anneau, déterminez le type de
matériau visé.

3

L'anneau suivant présente les gestes à poser dans les
premières 24 à 48 heures de dégâts d'eau PROPRE. Les
gestes sont numérotés 1, 2, 3, 4 et ainsi de suite. Chaque
geste est expliqué dans la colonne de droite 

Gestes à

poser dans les 24 à 48 heures

.

4

Passez à l'anneau suivant si la moisissure est apparente et
qu'il s'est écoulé plus de 48 heures depuis le dégât d'eau.
Déterminez si la zone contaminée a une superficie de 10 à
100 pi2 (0,9 m2 à 9,2 m2) ou de plus de 100 pi2 (9,2 m2).

5

Passez à l'anneau suivant et suivez la méthode de
nettoyage indiquée pour la superficie de la zone
contaminée. Les méthodes sont représentées par les
lettres A, B, C et D et sont expliquées dans la colonne

Méthodes de nettoyage

.

6

L'anneau suivant permet de déterminer le niveau approprié
d'équipement de protection individuelle. Les niveaux sont
indiqués par la lettre M, L ou F dans la colonne 

ÉPI

.

7

Enfin, le dernier anneau détermine le degré de
confinement nécessaire; le cas échéant, il doit être L
(limité) ou C (complet). Ces exigences sont expliquées
dans la colonne 

Confinement

.

Gestes à poser dans les 24 à 48 heures

Les gestes présentés concernent les dégâts d'eau propre. Si
vous savez ou soupçonnez que l'eau est contaminée par des
polluants d'égouts, des polluants chimiques ou des polluants
biologiques, communiquez avec un professionnel. N'utilisez
pas de ventilateur à moins d'être certain que l'eau soit propre
ou sanitaire. Si de la moisissure est apparue ou que les
matériaux sont mouillés depuis plus de 48 heures, consultez
les 

Méthodes de nettoyage

du tableau.

1. Jetez tous les articles sans valeur. 
2. Photocopiez les documents ayant de la valeur, puis jetez-

les. 

3. Gelez (dans un congélateur sans givre ou un caveau à

viande) ou surgelez.

4. Utilisez un aspirateur à liquide pour enlever l'eau.
5. Utilisez des déshumidificateurs pour baisser le niveau

d'humidité.

6. Utilisez des ventilateurs ou des chaufferettes pour

accélérer le séchage.
• N'utilisez pas une chaufferette pour sécher un tapis.
• Soyez prudent si vous utilisez une chaufferette pour

sécher un plancher de bois dur.

7. Jetez et remplacez. 
8. Peut être séché sur place, s'il n'y a pas de gonflement et

que les coutures sont intactes. Sinon, jetez et remplacez.

9. Ventilez les cavités.

10. Dans le cas du bois traité ou fini, des revêtements de

plancher dures poreux (linoléum, carreaux de céramique,
vinyle) et non poreux (métal, plastique), utilisez un
aspirateur ou essuyez à l'aide d'un linge et d'un détergent
doux, puis laissez sécher; au besoin, récurez les taches. 

11. Dans le cas d'un revêtement de plancher poreux ou d'un

tapis, assurez-vous que le sous-plancher est sec. Au
besoin, nettoyez et séchez le sous-plancher en suivant les
instructions du tableau selon le type de matériau. 

12. Il faut enlever les lambris mouillés des murs pour les faire

sécher.

MOISISSURES

9 – 4

Méthodes de nettoyage

Les méthodes présentées concernent les dégâts d'eau propre.
Si vous savez ou soupçonnez que l'eau est contaminée par
des polluants d'égouts, des polluants chimiques ou des
polluants biologiques, communiquez avec un professionnel.
Les renseignements indiqués dans la présente sont des lignes
directrices uniquement. D'autres professionnels peuvent
préférer d'autres méthodes de nettoyage. Consultez la section

Gestes à poser dans les  24 à 48 heures

du tableau si les

matériaux sont mouillés depuis moins  de 48 heures et qu'il n'y
a aucune moisissure visible. Si un  problème de moisissure
n'est pas réglé rapidement, certains articles pourraient devenir
irréparables. Au besoin, consultez un spécialiste en
restauration. 

A. Aspirez l'eau des matériaux. (Dans le cas des matériaux

poreux, certains fragments ou spores de moisissure
demeureront incrustés, mais ne croîtront pas si le matériau
est entièrement sec.) Dans le cas des tapis et de certains
meubles rembourrés, le nettoyage à la vapeur peut
constituer une solution de rechange.

B. À l'aide d'un linge mouillé et d'une solution de détergent

(sauf dans le cas du bois, où vous devez utiliser un
nettoyant pour le bois), essuyez les surfaces; au besoin,
récurez les taches.

C. Une fois le matériau complètement sec, utilisez un

aspirateur à particule à haute efficacité (HEPA). Éliminez le
contenu de l'aspirateur HEPA dans des sacs de plastique
étanches.

D. Enlevez les matériaux endommagés par l'eau et placez-les

dans des sacs de plastique étanches dans la zone de
confinement, le cas échéant. Éliminez-les comme des
déchets normaux . Lorsque la zone est sèche, nettoyez-la
à l'aide d'un aspirateur HEPA.

ÉPI (équipement de protection
individuelle)

Faites appel à un professionnel pour déterminer l'ÉPI approprié
à chaque situation, particulièrement lorsque la zone
d'enlèvement et le potentiel de risque d'exposition et d'effets sur
la santé croissent. Soyez prêt à hausser les exigences en
matière d'ÉPI si la zone contaminée est plus grande que prévu.

M

Minimum – Gants, appareil respiratoire N-95, lunettes ou
protection des yeux.

L

Limité – Gants, appareil respiratoire N-95 ou demi-masque
avec filtre HEPA, combinaison jetable, lunettes ou
protection des yeux.

C

Complet – Gants, combinaison complète jetable, casque,
couvre-chaussures, appareil respiratoire à masque
complet avec filtre HEPA .

Confinement 

Faites appel à un professionnel pour déterminer la mesure de
confinement appropriée à chaque situation, particulièrement
lorsque la zone d'enlèvement et le potentiel de risque
d'exposition et d'effets sur la santé croissent.

A

Aucune mesure nécessaire

L

Limitée – Du sol au plafond, confinez la zone à l'aide de

feuilles de polyéthylène en prévoyant des fentes d'entrée
et un rabat. Maintenez une pression négative dans la
zone à l'aide d'un ventilateur muni d'un filtre HEPA.
Bloquez les entrées et les sorties d'air dans la zone.

C

Complet – Utilisez deux couches de feuilles de

polyéthylène ignifuge et une antichambre. Maintenez la

pression négative de la zone à l'aide d'un ventilateur
muni d'un filtre HEPA dont la sortie est à l'extérieur du
bâtiment. Bloquez les entrées et les sorties d'air dans la
zone.

Notes en fin de chapitre

a)

Les meubles rembourrés ne sécheront peut-être pas
entièrement en 48 heures. Dans le cas d'articles ayant une
valeur monétaire ou sentimentale, consultez un spécialiste
en restauration.

b)

Respectez les instructions de lessive du fabricant.

10 – 1

10 ÉQUIPEMENT DE 

PROTECTION INDIVIDUELLE

INTRODUCTION

L'équipement de protection individuelle (ÉPI) est un élément
commun à tous les travailleurs de la construction.

L'ÉPI est conçu pour les protéger contre des dangers pour
leur sécurité ou leur santé. Par exemple, le casque de
protection, les lunettes de protection et les bottes de sécurité
sont conçus pour prévenir les blessures ou en réduire la
gravité advenant un accident.

D'autres ÉPI, comme des dispositifs de protection de l'ouïe
ou des appareils respiratoires, sont conçus pour prévenir les
maladies et autres effets néfastes pour la santé.

Il est important de se rappeler que l'ÉPI procure seulement
une protection; il réduit le risque, mais n'élimine pas le
danger.

Le présent chapitre du manuel traite précisément des ÉPI
permettant aux utilisateurs :

d'évaluer les dangers et de sélectionner une méthode
de contrôle appropriée

de repérer et d'interpréter la réglementation relative à l'ÉPI

d'utiliser et d'entretenir l'ÉPI efficacement.

Exigences légales

Bien que l'ÉPI soit utilisé par tous les corps de métiers, il varie
selon les personnes, les tâches et les conditions du chantier.

De même, les exigences légales en matière d'équipement de
protection individuelle varient; il faut donc consulter les articles
appropriés des règlements de la construction  (règlement de
l'Ontario 213/91) en vertu de la 

Loi sur la santé et la

sécurité au travail

.

La 

Loi sur la santé et la sécurité au travail

impute aux

employeurs et aux superviseurs la responsabilité de s'assurer
que les travailleurs portent l'ÉPI obligatoire. Par contre, cela
ne signifie pas que ceux-ci doivent fournir l'ÉPI; ils doivent
simplement s'assurer que les travailleurs l'ont en main.

Pour ce qui est de travailleurs, la Loi stipule qu'ils ont
l'obligation de porter l'ÉPI exigé par l'employeur. Cette
mesure permet de régler les cas où la réglementation n'exige
pas d'ÉPI, mais que l'employeur a établi une politique de
santé et sécurité supplémentaire, comme dans le cas du port
obligatoire de lunettes de sécurité.

Le règlement de la construction (règlement de l'Ontario
213/91) stipule en termes généraux que ces vêtements, cet
équipement ou ces dispositifs de protection doivent être
portés « lorsqu'il est nécessaire de protéger le travailleur
contre les dangers auxquels il pourrait être exposé. » Il exige
également que les travailleurs soient formés pour utiliser leur
équipement et en faire l'entretien.

Stratégies de contrôle

L'équipement de protection individuelle doit être le dernier
recours en matière de protection. Les meilleures solutions
résident dans les mesures de contrôle d'ingénierie qui
permettent d'atténuer le risque le plus possible. On classe les
mesures de contrôle d'ingénierie en cinq catégories :

Substitution

Autre méthode de travail

Isolation

Confinement

Ventilation

Substitution

Cette mesure de contrôle remplace une substance chimique
par une autre moins toxique pour effectuer une tâche donnée.
Un exemple courant de ce type de mesure est l'utilisation de
l'isolant de silicate de calcium (fibre de verre) au lieu de
l'amiante. La substitution est une mesure de contrôle efficace,
pourvu que la substance de remplacement soit moins
toxique.

Autre méthode de travail

Cette mesure consiste simplement à effectuer une tâche
d'une façon moins dangereuse. Par exemple, la peinture au
pinceau ou au rouleau génère beaucoup moins d'émanations
que la peinture au pistolet. De même, l'enlèvement de
l'amiante mouillé génère 100 fois moins de poussière que
l'enlèvement à sec. Il faut s'assurer que le changement
apporté rend le travail plus sécuritaire.

Isolation

L'isolation garde le travailleur loin du danger. Par exemple,
dans une carrière, l'opérateur d'un concasseur est isolé de la
poussière dans une cabine à air filtré et conditionné.

Confinement

On peut confiner une substance pour contenir ses émissions
toxiques. Il peut s'agir simplement de poser le couvercle sur
un récipient de solvant ou confiner un chantier d'enlèvement
de l'amiante à l'aide de feuilles de polyéthylène (figure 1). On
peut également
construire un
confinement autour
d'un compresseur
pour en réduire le
bruit. Le
confinement ne doit
pas restreindre
l'accès s'il est
nécessaire
d'effectuer de
l'entretien des lieux
ou de l'équipement.

Ventilation

Une mesure de
contrôle d'ingénierie
couramment
employée consiste
à diluer le contaminant dans l'air à l'aide d'un système de
ventilation générale. La ventilation locale est meilleure, car
elle permet d'éliminer le contaminant. La ventilation générale,
elle, peut utiliser de gros ventilateurs afin de déplacer de
grands volumes d'air et faciliter l'échange d'air. Cette méthode
n'est cependant pas appropriée aux matières très toxiques.

La ventilation
locale capte les
contaminants et
les enlève à la
source. Par
exemple, dans
un atelier, on
peut installer
une hotte pour
enlever la
poussière et la
fumée. Sur les
chantiers, on
peut utiliser des
extracteurs de
fumée portatifs
(figure 2). 

Souvenez-vous : Bon nombre des systèmes de filtration
enlèvent seulement la fumée, et non les gaz ou les
émanations.

ÉQUIPEMENT DE PROTECTION INDIVIDUELLE

Figure 1

Confinement

Figure 2

10 – 2

Équipement de protection individuelle

S'il n'est pas possible d'appliquer l'une des cinq mesures de
contrôle d'ingénierie, on peut utiliser l'équipement de
protection individuelle en dernier recours.

Les règlements citent souvent
l'Association canadienne de normalisation
(CSA) ou toute autre norme relative à
l'équipement afin d'identifier l'équipement
acceptable qui respecte des exigences
données. L'équipement homologué par la
CSA est marqué du logo CSA. Par
exemple, il existe une norme CSA pour :

• La protection de la tête - CSAZ94.1M1992
• La protection des yeux - CSAZ94.3-99
• La protection des pieds - CSAZ195-M1992

Dans le cas de la protection de l'appareil respiratoire, les
normes de la National Institute for Occupational Safety and
Health (NIOSH) et l'équipement homologué par celle-ci sont
habituellement la référence utilisée en Amérique du Nord.

Dans le cas des gilets de sauvetage, la certification de
Transport Canada est la norme de référence.

Consultez les chapitres suivants sur des types d'ÉPI précis.

ÉQUIPEMENT DE PROTECTION INDIVIDUELLE

 

 

 

 

 

 

 

 

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