Manuel de santé et sécurité de l'industrie de la construction (2008) - 12

 

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Manuel de santé et sécurité de l'industrie de la construction (2008) - 12

 

 

26 – 16

RISQUES ÉLECTRIQUES

sur les lieux d'un projet, mine ou exploitation
minière, un avis écrit de l'occurrence doit être
adressé à un directeur, au comité mixte de la
santé et sécurité ou au représentant de la santé et
sécurité, et au syndicat, le cas échéant, par le
constructeur du projet ou le propriétaire de la
mine ou de l'exploitation minière dans les deux
jours de l'occurrence en incluant tels
renseignements et détails qu'exige la Loi.

Signalement d'incidents électriques graves à
l'ESA

Un propriétaire, entrepreneur ou exploitant
d'une installation doit faire rapport de tout
incident électrique grave au service d'inspection
de l'ESA dans les 48 heures de l'occurrence. 

Signalement d'un accident, explosion ou
incendie causant des blessures

Si une personne est rendue incapable de faire son
travail habituel ou exige des soins médicaux à
cause d'un accident, d’une explosion ou d’un
incendie sur les lieux du travail, mais sans
qu'aucune personne ne meure ni soit blessée
gravement à cause de l'occurrence, l'employeur
doit, dans les quatre jours de l'occurrence, donner
un avis écrit de l'occurrence incluant les
renseignements et détails exigés aux personnes ou
organismes suivants :

1. Le comité mixte de la santé et sécurité ou le

représentant de la santé et sécurité, et le
syndicat, le cas échéant.

2. Le directeur, si un inspecteur exige de l'aviser.

Aux fins de la Loi, des règlements et du Code
de la sécurité électrique de l'Ontario,
« blessure grave » signifie une blessure de
nature grave qui

• met la vie en danger;

• provoque l'inconscience;

• produit une perte importante de sang;

• cause la fracture d'une jambe ou d'un

bras, mais pas d'un doigt ou d'un orteil;

• conduit à l'amputation d'une jambe, bras,

main ou pied, mais pas d'un doigt ou
orteil;

• produit des brûlures sur la majeure

partie du corps; ou

• cause la perte de la vue d'un oeil.

Remarque : 

Le Règ. de l'Ont. 834

et 

le Code

de la sécurité électrique de l'Ontario

(OESC)

(vingt-troisième édition 2002) utilisent en
pratique les mêmes mots pour définir
« blessure grave ».

Aux fins de l'article 53 de la Loi, un accident
à déclaration obligatoire comprend :

• Un contact accidentel par un travailleur

ou par son outil ou équipement avec un
équipement électrique, des installations
ou des conducteurs sous tension. art. 11
Rég. O. 213/91

• Un contact accidentel par une grue,

appareils de levage semblables, pelle
rétrocaveuse, pelle mécanique ou autre
véhicule ou équipement ou sa charge
avec un conducteur électrique sous
tension à plus de 750 volts. art. 11 Rég.
O. 213/91

« Accident électrique grave » signifie

a) tout contact électrique causant la mort ou une

blessure grave* à une personne, ou

b) tout incendie ou toute explosion ou situation

qui est soupçonné d'être d'origine électrique et
aurait causé un incendie, une explosion, une
perte de vie, une blessure grave* à une
personne ou des dommages à une propriété,
ou

c) tout contact électrique avec un équipement

électrique fonctionnant à plus de 750 volts, ou

d) toute explosion ou tout incendie d'un

équipement électrique fonctionnant à plus de
750 volts.

OESC

2002

* voir la définition de « blessure grave » ci-dessus.

27 – 1

27 CADENASSAGE ET 

ÉTIQUETAGE 

TABLE DES MATIÈRES

Qu'est-ce que le cadenassage et l'étiquetage?

Formes d'énergie

Procédure

Étapes de la planification

Explication des étapes

Résumé

QU'EST-CE QUE LE CADENASSAGE ET
L'ÉTIQUETAGE?

Le cadenassage et l'étiquetage permettent à chaque ouvrier
d'intervenir sur les sources d'énergie dangereuse. De graves
accidents, qui peuvent être mortels, découlent parfois du fait que
quelqu'un tienne pour acquis que la machinerie n'est pas en
marche ou en état de provoquer des blessures,

alors que ce

n'est pas le cas

Le cadenassage

consiste à prévenir la libération d'une énergie

dangereuse. Pour ce faire, il faut souvent que les ouvriers
maintiennent un interrupteur en position « OFF (ARRÊT) » au
moyen d'un cadenas, ou isolent l'énergie des pièces en
mouvement. Ces ouvriers préviennent ainsi le risque de choc
électrique, de déplacement subit de pièces, de combustion
chimique, de chute de contrepoids et d'autres situations qui
peuvent mettre la vie en danger. Le cadenassage est une
intervention mécanique permettant de neutraliser une source
d'énergie en la désactivant, en la mettant hors tension ou par
tout autre moyen.  

L'étiquetage

permet d'avertir les autres que le dispositif est

verrouillé, et les informe du nom de la personne qui l'a verrouillé
et pour quelle raison. Il ne faut pas remettre les systèmes et
dispositifs étiquetés sous tension sans en avoir d'abord obtenu
l'autorisation des personnes dont le nom figure sur l'étiquette.

FORMES D'ÉNERGIE

La première énergie dangereuse à surveiller qui nous vient
généralement à l'esprit, c'est l'électricité. Par contre, les ouvriers
de la construction sur des chantiers industriels ou commerciaux
doivent souvent verrouiller et étiqueter une variété de sources
d'énergie. Voici les principaux types d'énergie :

électrique

: panneaux électriques, génératrices, systèmes

d'éclairage, etc.

mécanique

(énergie des pièces en mouvement) : volants,

lames, ventilateurs, convoyeurs à bande, etc.

potentielle

(énergie accumulée qui peut être libérée durant

l'accomplissement des tâches) : charges suspendues, air
comprimé, condensateurs, marchandise en vrac
accumulée, ressorts enroulés, réactions chimiques,
changement d'état (solide à liquide à gazeux), etc.

hydraulique

: presses, béliers, cylindres, grues, chariots à

fourches, etc.

pneumatique

: canalisations, compresseurs, outils, etc.

thermique

: vapeur, eau très chaude, flammes, etc. 

chimique

: matières inflammables, substances  

corrosives, vapeurs, etc. 

Certains dispositifs peuvent libérer plus d'un type d'énergie et
représenter des risques inattendus. Par exemple, une machine
peut être constituée d'une pièce électrique même si la source

principale d'énergie est hydraulique ou pneumatique, ou peut
entrer en action à certaines heures programmées à l'avance.
Avec certaines machines, la gravité et la force d'impulsion
peuvent représenter des risques inattendus. 

Vous devez connaître et maîtriser de telles conditions. Les
interrupteurs, les sources de courant, les boutons de
commande, les mécanismes de verrouillage, les sources
d'énergie pneumatiques, hydrauliques, informatisées ou
dépendantes de la gravité doivent tous être verrouillés et
adéquatement étiquetés par tous les ouvriers qui travaillent sur
les lieux. 

PROCÉDURE

Bon nombre d'usines ou d'établissements industriels ont leurs
propres procédures de cadenassage et d'étiquetage. C'est
compréhensible, puisque ces procédures sont éprouvées par
leur application par les employés de l'entreprise et pour un
système ou une machinerie donnée. 

Observez ces procédures, mais vérifiez également si on a isolé
toutes les sources d'énergie, car les travaux de construction
peuvent différer par rapport à l'entretien habituel des lieux. 

Le personnel de l'usine peut éteindre les machines ou les
appareils, et arrêter les manœuvres. Dans d'autres cas, des
représentants de l'usine délivreront des permis : 1) un permis de
travail pour autoriser les travaux sur leur appareillage; 2) un
permis de cadenassage pour veiller à ce qu'on observe les
procédures de cadenassage avant d'entreprendre les travaux. 

Il est essentiel de mettre les procédures de sécurité relatives au
cadenassage et à l'étiquetage par écrit. Une bonne procédure,
mise en œuvre et appliquée, permet de s'assurer qu'aucune
forme d'énergie ne peut blesser quelqu'un lorsque la source est
verrouillée.

Un document écrit des procédures permet de veiller à ce qu'on
ait bien verrouillé et étiqueté toutes les sources d'énergie avant
de commencer les travaux. Ce document doit faire mention de
ce qui suit :

exigences en matière de formation des ouvriers et des
superviseurs;

qualité, type et couleur des cadenas, des cadenas ciseaux,
des chaînes, des obturateurs, des brides pleines et d'autres
dispositifs de cadenassage; 

méthode d'identification du propriétaire du cadenas;

suivi des clés des cadenas;

couleur, forme, taille et matériau des étiquettes;

méthode de fixation des étiquettes, et renseignements à y
inscrire;

mesures de communication et d'autorisation pour éteindre
ou mettre en marche les machines et les appareils;

exigences en matière de tenue de dossiers;

étapes successives pour respecter les objectifs du
cadenassage. 

CADENASSAGE ET ÉTIQUETAGE

Sachez que

l'article 188 du Règlement concernant les chantiers de
construction (Règlement de l'Ontario 213/91) énonce les
exigences de cadenassage et d'étiquetage, y compris
celle relative à « l'obligation de disposer d'un document
écrit des procédures et de mettre ces procédures en
œuvre conformément à cet article ».

27 – 2

CADENASSAGE ET ÉTIQUETAGE

1. Délimitez les lieux. Répertoriez les appareils, machines, etc.

2. Répertoriez toutes les sources d'énergie.

3. Déterminez les pièces à cadenasser.

4. Choisissez les méthodes de cadenassage.

5. Avertissez le personnel concerné.

6. Éteignez les appareils et les machines.

7. Cadenassez les appareils et les machines.

8. Étiquetez les appareils et machines cadenassés.

9. Vérifiez... état énergétique zéro?

12. Remettez le courant.

Reste-t-il des travaux à effectuer?

13. Remettez la charge aux opérateurs.

14. Consignez la date et l'heure auxquelles vous avez enlevé les

dispositifs de cadenassage et remis l'installation en état de marche.

11. Transmettez le message que les travaux sont

terminés et que tous les ouvriers sont partis.

10. Effectuez les travaux.

Énergie dangereuse non maîtrisée

ÉTAPES DE LA PLANIFICATION

Oui

Oui

Non

Non

Les procédures de cadenassage varient en fonction des travaux et des opérations à interrompre. Le diagramme suivant vous aidera

à élaborer les procédures appropriées.

27 – 3

EXPLICATION DES ÉTAPES

ÉTAPE 1 : DÉLIMITEZ LE CHANTIER ET RÉPERTORIEZ
LES APPAREILS, LES MACHINES ET AUTRES ÉLÉMENTS
AVEC LESQUELS VOUS TRAVAILLEREZ.

Décrivez la zone de travail en notant où sont les planchers, le
nom des pièces, l'élévation, le nombre de colonnes. Indiquez
quel appareillage fera l'objet des travaux.

ÉTAPE 2 : RÉPERTORIEZ TOUTES LES SOURCES
D'ÉNERGIE.

Dressez la liste de toutes les sources d'énergie qui ont quelque
chose à voir avec l'appareillage ou la machinerie. Dressez la
liste des diverses formes d'énergie à verrouiller : électricité,
impulsion, énergie pneumatique et hydraulique, vapeur, gravité.

ÉTAPE 3 : DÉTERMINEZ LES PIÈCES À VERROUILLER OU
À ISOLER.

Déterminez quels systèmes seront touchés par les travaux à
effectuer, ou auront un impact sur les travaux, y compris les
systèmes principaux, secondaires, d'appoint ou d'urgence et
l'appareillage éloigné interconnecté.

Examinez les plans du système actuel pour déterminer les
sources éloignées d'énergie et, au besoin, déterminez et vérifiez
avec le client ou le propriétaire l'existence d'interrupteurs, de
sources de courant, de boutons de commande, de mécanismes
de verrouillage ou d'autres dispositifs requis pour isoler le
système, et où ils se trouvent.

N'oubliez pas que l'appareillage peut aussi subir le contrecoup...

• 

de la durée de la période allouée pour mener les

travaux à terme;

des appareils programmés en fonction d'un horaire.

ÉTAPE 4 : CHOISISSEZ LES MÉTHODES DE
CADENASSAGE.

Confirmez que le cadenassage de toutes les sources d'énergie
est possible. 

Il se peut que certains appareils demeurent en marche pour
maintenir le service à d'autres appareils qu'on ne peut pas
éteindre. Faites en sorte de protéger les ouvriers pendant qu'ils
travaillent à proximité d'appareils en marche. 

Les appareils qui peuvent être verrouillés doivent être verrouillés
par les méthodes les plus appropriées compte tenu des risques.

ÉTAPE 5 : AVERTISSEZ TOUT LE PERSONNEL
CONCERNÉ.

L'arrêt de certains appareils peut avoir des répercussions
ailleurs, ainsi que sur les prochains quarts de travail ou d'autres
corps de métier qui avaient prévu utiliser le système cadenassé.
Avant de procéder au cadenassage, informez tous ceux et
celles qui pourraient en subir les conséquences. 

Sur les grands chantiers ou dans les grandes usines qui
comptent de nombreux employés, vous devrez peut-être avoir
recours à des méthodes de communication particulières, ou
demander des permis ou des autorisations.

ÉTAPE 6 : ÉTEIGNEZ LES APPAREILS ET LES MACHINES.

C'est le personnel dûment formé à cette fin qui doit
éteindre les appareils, les machines ou tout autre élément
des installations, et les régler à l'état énergétique zéro.
Recherchez toutes les installations concernées et
verrouillez les sources d'énergie. La principale source
d'énergie pourrait être électrique, par exemple, mais vous
serez peut-être aussi en présence de sources d'énergie
pneumatique ou autres. Recherchez toujours toutes les
sources possibles d'énergie.

Tout appareil alimenté par l'énergie électrique,
pneumatique ou hydraulique doit être désactivé ou mis
hors tension en coupant l'alimentation ou en faisant en
sorte que l'appareil ne puisse pas fonctionner.

Assurez-vous toujours que les clients et les opérateurs
soient au courant qu'on planifie d'éteindre et de verrouiller
les appareils, les machines ou autres éléments des
installations. Dans certains cas, il peut arriver qu'on
demande au personnel ou aux opérateurs affectés à ces
installations d'éteindre des éléments, du fait qu'ils sont
dûment formés à cette fin et connaissent mieux les
installations. 

Lorsque vous déterminez quels appareils et machines
doivent être éteints et verrouillés, songez aux différentes
sources d'énergie qui pourraient exister dans les
installations. 

ÉTAPE 7 : INSTALLEZ LES CADENAS.

Une fois le circuit mis hors tension et verrouillé par la
personne dont c'est la responsabilité, chaque ouvrier
concerné doit se protéger en installant son cadenas
personnel sur l'appareil isolé.

N'oubliez pas

: même si l'appareil est déjà verrouillé, vous

n'êtes pas protégé tant que vous n'avez pas installé votre
propre cadenas.

Chaque ouvrier doit conserver sa clé une fois son cadenas en

place. Seul l'ouvrier responsable
du cadenas doit avoir une clé.

N'oubliez pas... 

Le seul fait d'enlever un

fusible ne constitue pas un
cadenassage. Il serait facile de
remplacer le fusible.  Il faut
enlever le fusible et verrouiller la
boîte.  

Le cadenas fixé à un

élément ne doit pas empêcher
l'accès aux boutons de
commande et au dispositif
d’isolement des sources
d’énergie d'une autre installation.

Cadenas

Les cadenas doivent être d'excellente
qualité, du type cadenas à tige, nécessiter
une clé et porter le numéro de leur utilisateur. 

Cadenas multiples et barres de
cadenassage

Lorsque plusieurs ouvriers ou corps de métier travaillent sur une
machine, vous pouvez ajouter des cadenas au moyen d'une
barre de cadenassage. Vous pouvez ajouter autant de cadenas
que vous voulez en installant une autre barre de cadenassage
dans le dernier trou de la première.

CADENASSAGE ET ÉTIQUETAGE

Les procédures internes adoptées par le propriétaire
ou le client ont préséance sur les présentes
procédures, du moment qu'elles ne contreviennent pas
aux codes ou lois en vigueur.

27 – 4

Autres dispositifs de cadenassage

cadenas ciseaux

: comportent des trous pour

les cadenas et doivent être composés d'acier
trempé. 

Chaînes

: doivent être de très bonne qualité et

permettre un ajustement serré.

Blocs ou cales

: empêchent ou restreignent le

mouvement de certaines pièces.

Obturateurs ou brides pleines

:

plaques métalliques solides
insérées dans les raccords à
brides, afin d'empêcher la libération
de liquides ou de gaz.

Tiges et pinces

: doivent être

faites d'un matériau de très bonne
qualité et conçues pour bien
s'ajuster.

ÉTAPE 8 : ÉTIQUETAGE

En vertu de l'article 188 du Règlement concernant les chantiers
de construction (Règlement de l'Ontario 213/91), chaque ouvrier
concerné par le cadenassage doit fixer une étiquette solide à
son cadenas personnel.  On doit y lire le nom de l'ouvrier, le
nom de son employeur, la date et l'heure du cadenassage, le
chantier concerné et la raison du cadenassage.

L'étiquette ne garantit pas en soi que la machine ou l'installation
soit verrouillée.  Elle fournit seulement des renseignements.

Il faut apposer une affiche sur l'installation qui indique que...

il ne faut pas alimenter l'appareil ni le mettre en marche; 

il ne faut pas altérer ni enlever les dispositifs de protection,
les cadenas, les conducteurs de terre temporaires, les
chaînes, les étiquettes, et autres dispositifs de sécurité
jusqu'à ce que : 

a) les travaux soient terminés; 
b) tous les ouvriers aient enlevé leur cadenas

personnel.

Il faut tenir à jour un registre de tous les appareils cadenassés
ou mis hors service de quelque façon que ce soit, afin qu'on
puisse remettre tous ces dispositifs en marche une fois les
travaux terminés.

ÉTAPE 9 : VÉRIFIEZ L'ÉTAT ÉNERGÉTIQUE ZÉRO.

Après qu'un ouvrier dûment formé à cette fin ait coupé
l'alimentation de toute source de courant ou bloqué toute source
de produit de l'installation, vérifiez si tous les employés sont
sortis. En faisant très attention, essayez de mettre l'appareil en
marche manuellement. Vérifiez si l'appareil fonctionne ou si des
pièces bougent. Si rien ne se produit, confirmez que toutes les
sources d'énergie sont à l'état énergétique zéro.

Vérifiez l'installation, afin de vous assurer que toutes les
composantes électriques sont mises hors tension et
désactivées, y compris les mécanismes de verrouillage et les
appareils dépendants qui pourraient alimenter l'installation de
façon mécanique ou électrique. 

ÉTAPE 10 : EFFECTUEZ LES TRAVAUX.

Effectuez et terminez les travaux demandés.

ÉTAPE 11 : TRANSMETTEZ LE MESSAGE QUE LES
TRAVAUX SONT TERMINÉS ET QUE TOUS LES
OUVRIERS SONT PARTIS. 

Assurez-vous qu'il ne reste plus personne à proximité des
appareils, machines ou installations cadenassés.

N'enlevez que 

votre propre

étiquette et 

votre propre

cadenas.

Dites au personnel qui avait été informé du cadenassage
que les appareils, machines ou installations ne sont plus
cadenassés.

ÉTAPE 12 : REMETTEZ LE COURANT.

Remettez l'installation en état de marche et les interrupteurs en
position ON (MARCHE). Demandez au personnel dûment
formé à cette fin de remettre la machinerie ou l'appareillage en
marche. 

ÉTAPE 13 : REMETTEZ LA CHARGE AUX OPÉRATEURS

À la fin des travaux, la personne responsable du cadenassage
doit remettre officiellement la charge de l'appareillage ou de
l'installation au personnel de l'usine.

ÉTAPE 14 : CONSIGNEZ LA DATE ET L'HEURE
AUXQUELLES VOUS AVEZ ENLEVÉ LES DISPOSITIFS DE
CADENASSAGE ET REMIS L'INSTALLATION EN ÉTAT DE
MARCHE.

Cette dernière étape est importante. Elle permet de conserver des
renseignements très utiles qui pourraient se perdre autrement.
Les employés qui ont participé au cadenassage pourraient être
transférés à un autre lieu de travail. Les propriétaires ou les
opérateurs pourraient avoir besoin de ces renseignements au cas
où ils devraient à nouveau arrêter les opérations.

RÉSUMÉ

Le cadenassage assure la sécurité d'un seul mécanicien ou de
centaines d'ouvriers d'une usine. Dans l'un et l'autre cas, il faut
disposer d'un document écrit des procédures de cadenassage
sécuritaire et d'étiquetage, les mettre en œuvre et suivre les
étapes une à la fois.

Les procédures de cadenassage et d'étiquetage vous assurent
que...  

on a répertorié et cadenassé toutes les sources d'énergie;

une source d'énergie ne sera pas rétablie par inadvertance
pendant les travaux; 

l'entretien, la réparation, l'installation et autres travaux
pourront être effectués en toute sécurité;

on a tenu les dossiers à jour. 

CADENASSAGE ET ÉTIQUETAGE

Cadenas ciseaux

Obturateur / bride
pleine

Recto

Verso

28 – 1

28 RECULER LES
VÉHICULES

Les véhicules et la machinerie qui reculent sur un
chantier de construction posent un grave problème
pour les ouvriers au sol.

Il arrive trop souvent que des ouvriers perdent la vie
après avoir été renversés par un camion à benne ou
une machine.

Toute personne au sol, sur un terrain où des véhicules
et de la machinerie reculent, est en danger. En dix ans,
on a compté plus de 20 décès dus à un véhicule qui
reculait sur un chantier de construction.

Angles morts

Le principal problème pour un conducteur de véhicule
ou de machinerie qui recule, c'est la limite du champ de
vision.

Autour d'un camion à benne ou de machineries lourdes
comme un bulldozer et une niveleuse, il y a des angles
morts où le conducteur ne voit rien ou ne voit pas grand
chose.

Si quelqu'un se trouve dans un angle mort, le
conducteur ne le verra pas. Et si cette personne est
penchée ou agenouillée, le conducteur la verra encore
moins.

Par conséquent, le conducteur ou l'opérateur doit se fier
à des miroirs ou à une personne qui le dirige pour
reculer sans renverser quelqu'un ou foncer dans
quelque chose. La figure 1 illustre les angles morts de
la machinerie habituelle sur un chantier de construction.

Ce sont les camions à benne et les grues qui
accrochent le plus souvent les lignes électriques
aériennes. Si vous prévoyez utiliser une grue, un
camion à benne, etc. près de conducteurs d'électricité
aériens, faites attention à ne pas toucher les fils
électriques. Si la machinerie circule non loin de la
distance minimale permise des lignes électriques
aériennes (reportez-vous au chapitre sur les dangers
de l'électricité du présent manuel), risquant ainsi
d'empiéter sur cette zone, l'entrepreneur doit avoir
adopté des procédures, mises par écrit, visant à réduire
la possibilité que la machinerie empiète sur la zone de distance
minimale.

Prévention des accidents

Quatre mesures permettent de prévenir les blessures et les
décès lorsque les véhicules et la machinerie reculent :

1)

la planification du chantier

2)

les personnes qui dirigent les conducteurs

3)

la formation

4)

les dispositifs électroniques

La planification du chantier

Dans la mesure du possible, les planificateurs doivent organiser
la circulation de la machinerie de manière à réduire la nécessité
de reculer (figure 2).

Il faut réduire au minimum les déplacements du personnel au
sol là où des camions et de la machinerie circulent dans des
espaces restreints, comme durant les travaux d'excavation. Si
possible, une barrière peut protéger les ouvriers : par exemple,
en séparant la zone d'excavation de la zone de banchage
(figure 3).

RECULER LES VÉHICULES

Figure 1 – Les zones sombres correspondent aux angles morts.

Figure 2

28 – 2

On peut également réduire les risques associés aux véhicules
qui reculent en interdisant l'accès aux ouvriers au sol. Par
exemple, lorsque c'est possible, on peut installer un
échafaudage en escalier pour permettre l'accès des ouvriers
aux excavations profondes.

Près des zones de chargement et de déchargement, on peut
installer une palissade ou des cordages qui délimitent les
passages pour piétons.

Les personnes qui dirigent les
conducteurs

Pour certains projets, il est impossible d'éviter que les véhicules
ou la machinerie reculent sur le chantier. Ils doivent souvent se
déplacer au même endroit que d'autres véhicules, des
machines ou des piétons.

Vous devez avoir recours à une personne qui surveille ou qui

dirige le conducteur si...

a)

le conducteur du véhicule ou de la machine ne voit pas
complètement le trajet à parcourir.

b)

une personne est menacée par le véhicule ou la machine
en marche, ou par son chargement.

c)

une partie de la machine risque d'empiéter sur la zone de
distance minimale des lignes électriques aériennes. (Au
sujet des distances minimales, reportez-vous au chapitre du
présent manuel sur les risques reliés à l'électricité.)

La personne chargée de diriger le conducteur doit être un
ouvrier compétent. Cet ouvrier ne doit pas avoir d'autres tâches
à accomplir que celle-là.

Avant qu'un ouvrier occupe ce poste, l'employeur doit lui avoir
fourni des directives adéquates sous formes verbale et écrite,
dans un langage que cette personne comprend. L'employeur
doit laisser sur les lieux un exemplaire des directives écrites
ainsi qu'un enregistrement de la formation.

L'ouvrier qui dirige le conducteur doit porter une veste
(habituellement de nylon) orange clair ou fluorescente sur
laquelle se trouvent, devant, 2 bandes verticales jaunes de
5 centimètres de largeur, et au dos, 2 bandes du même genre
en diagonale de manière à former un « X ». Ces bandes
doivent être rétroréfléchissantes et fluorescentes. La veste doit
être ajustable et être détachable devant et sur les côtés.

La nuit, cette personne doit porter des bandes
rétroréfléchissantes argentées autour des bras et des jambes.

La personne qui dirige le conducteur doit bien voir le trajet à
parcourir par le véhicule, la machine ou la charge, et doit
pouvoir surveiller les portions de ce véhicule, de cette machine
ou de cette charge que le conducteur ne peut pas voir. La
personne qui dirige le conducteur doit constamment regarder ce
dernier, et le voir clairement, en tout temps pendant que le
véhicule ou la machine se déplace (figure 5), et doit pouvoir
communiquer avec le conducteur au moyen de signaux
normalisés de la main, faciles à comprendre (figure 6). La
personne qui dirige le conducteur doit avertir les autres ouvriers
au sol de l'arrivée d'un véhicule ou d'une machine, et doit avertir
le conducteur de tout danger le long du trajet.

La formation

Il est essentiel de donner des
directives aux conducteurs et
opérateurs de machinerie, aux
personnes qui dirigent les
conducteurs et aux ouvriers au
sol, en vue de réduire les dangers
associés aux véhicules et à la
machinerie qui reculent.

Par exemple, tous les ouvriers de
la construction doivent être au
courant des angles morts, cette
zone autour de tous les véhicules
qui sont partiellement ou
complètement invisibles pour le
conducteur ou l'opérateur, même
dans les miroirs (figure 1).

Une formation plus précise peut
ensuite porter sur les points
suivants.

RECULER LES VÉHICULES

Figure 3

Figure 5

Recule

Dégagement

Arrête

Change de direction

Figure 6

28 – 3

Ouvriers au sol

Apprenez à travailler en toute
sécurité à proximité des camions et
de la machinerie.

Informez-vous des conséquences
des angles morts (figure 7).

Évitez d'aller ou de vous tenir dans
un angle mort.

Regardez le conducteur ou
l'opérateur avant de vous
approcher du véhicule ou de la
machine.

Faites connaître vos intentions au
conducteur ou à l'opérateur.

Si possible, entrez ou sortez du
chantier par un autre endroit que la
rampe d'accès des véhicules.

Évitez de vous tenir et d'avoir une conversation près des
trajets des véhicules, des travaux de nivellement ou autres
activités lorsque de la machinerie lourde avance et recule.

Conducteurs et opérateurs

Obéissez toujours à l'ouvrier qui vous dirige ou à la
personne qui surveille. Si plus d'un ouvrier a été chargé de
diriger les conducteurs, arrêtez votre véhicule et prenez le
temps de déterminer à quel ouvrier vous devez obéir.

Si possible, restez dans la cabine là où d'autres machines
pourraient reculer.

Assurez-vous du bon état de tous les miroirs et de leur bon
fonctionnement, et assurez-vous qu'ils sont ajustés de
manière à offrir la meilleure visibilité.

Klaxonnez deux fois avant de reculer.

S'il n'y a personne pour surveiller, sortez et faites
rapidement le tour de votre véhicule. Si la voie est libre,
reculez immédiatement (figure 8).

Arrêtez le véhicule si vous ne voyez plus la personne qui
surveille, l'ouvrier qui vous dirige ou toute autre personne.

Les personnes qui dirigent les conducteurs

Restez vigilant, afin de détecter les situations dangereuses
et de réagir.

Apprenez et utilisez les signaux normalisés de circulation
sur le chantier (figure 6).

Portez une veste orange clair ou fluorescente, ainsi qu'un
casque de sécurité de couleur éclatante, afin qu'on vous
voie bien.

Servez-vous d'un dispositif de signalisation, comme un
porte-voix électrique, dans les espaces restreints comme
les zones d'excavation.

Informez-vous sur les limites de manœuvre des véhicules
et de la machinerie.

Apprenez où sont les angles morts du conducteur ou de
l'opérateur.

Tenez-vous là où vous voyez bien et là où le conducteur ou
l'opérateur peut vous voir.

Regardez le conducteur ou l'opérateur avant de faire des
signaux ou de changer de place.

Les dispositifs électroniques

Depuis l'an 2000, les avertisseurs audibles, qui se font entendre
automatiquement lorsqu'un véhicule se met en marche arrière,
sont obligatoires sur les camions à benne.

Ces avertisseurs automatiques peuvent être très avantageux en
présence de seulement un ou deux véhicules. Mais leur fonction
d'avertissement perd énormément de son efficacité sur un
chantier très bruyant.

C'est un problème assez courant de ces dispositifs lorsque leurs
sons se font entendre continuellement en marche arrière, en
particulier là où plusieurs véhicules circulent en même temps.

De nouveaux dispositifs munis d'une sorte de radar qui détecte
les objets ou les personnes à une distance pré-déterminée
semblent plus efficaces, mais ne sont pas encore faciles à
obtenir ni largement utilisés.

Le recours à d'autres technologies, comme le capteur
infrarouge ou le détecteur de chaleur, ou la télévision en circuit
fermé, est limité par les effets de la vibration, de la poussière et
des saletés, courantes dans les chantiers.

RECULER LES VÉHICULES

Figure 7 – Cette illustration montre que, si certains ouvriers au sol sont visibles pour le conducteur,
d'autres ne le sont pas. Le conducteur ne peut pas voir les personnages sombres qui passent dans les
angles morts devant et derrière le camion. 

Figure 8

29 – 1

29 DIRECTION DE LA 

CIRCULATION

Remarque aux superviseurs

Il faut donner des directives verbales et écrites à la personne
assignée à la direction de la circulation (PDC) concernant ses
tâches. Ce chapitre vous aidera à vous conformer aux
exigences en matière de directives écrites en vertu du
paragraphe 69(4) du Règlement concernant les chantiers de
construction.

La personne qui dirige la circulation des véhicules :

a)

doit être un ouvrier compétent;

b)

ne doit pas effectuer d'autres tâches que celle de diriger la
circulation;

c)

doit se tenir à l'endroit le moins dangereux possible par
rapport à la circulation;

d)

doit recevoir des directives adéquates par écrit et
verbalement, dans un langage que cette personne peut
comprendre, concernant la direction de la circulation des
véhicules. Ces directives doivent décrire les signaux à utiliser.

De plus, on doit laisser les directives écrites sur les lieux.

Quels sont les objectifs de la direction
de la circulation?

Protéger les ouvriers de la construction et les véhicules du
public en dirigeant la circulation.

Arrêter la circulation lorsque certaines tâches l'exigent.
Autrement, amener les véhicules à ralentir, afin d'éviter les
embouteillages et les délais.

Permettre d'effectuer les travaux de construction
efficacement et en toute sécurité.

S’assurer d'accorder la priorité aux véhicules du public
avant la machinerie.

De quels accessoires ai-je besoin?

Personnels

Casque de sécurité réglementaire.

Bottes de sécurité homologuées CSA grade 1 (marque
CSA triangulaire verte à l'extérieur, étiquette rectangulaire
verte à l'intérieur).

Vêtement, habituellement un gilet, qui couvre le thorax et
respecte les exigences suivantes :

-

couleur fluorescente ou orange clair

-

deux bandes verticales jaunes de 5 cm de largeur à
l'avant, et qui couvrent au moins 500 cm

2

-

deux bandes jaunes diagonales de 5 cm de largeur au
dos, formant un X, et qui couvrent au moins 570 cm

2

-

des bandes rétroréfléchissantes et fluorescentes

-

La veste en nylon doit être ajustable et détachable sur
les côtés et le devant.

Nous recommandons que les vêtements soient conformes à la
norme CSA Z96-02 — notamment un vêtement CSA classe 2,
niveau 1 ou 2. 

Panneau

Le panneau qui sert à diriger la circulation doit être 

octogonal, avoir 450 mm de largeur et être installé sur une
perche de 1,2 m de longueur.

Le panneau doit avoir au moins la rigidité d'un contreplaqué
de 6 mm d'épaisseur.

Un côté du panneau doit être rouge et rétroréfléchissant à
haute intensité, et porter le mot STOP (ARRÊT) en lettres

blanches rétroréfléchissantes, de 150 mm de hauteur.

L'autre côté doit être vert jaune, fluorescent,
rétroréfléchissant à haute intensité et fluorescent de type
microprisme, avec une bordure en forme de losange de
317 mm x 317 mm, et porter le mot SLOW
(RALENTISSEZ) en lettres noires de 120 mm de hauteur.

À la tombée de la nuit

Le paragraphe 69.1(4) du Règlement concernant les chantiers
de construction stipule que vous devez porter des bandes
rétroréfléchissantes argentées autour des bras et des jambes,
ou des bandes équivalentes rehaussant la visibilité sur les côtés
et couvrant au moins 50 cm

2

par côté.

Les mesures suivantes sont recommandées :

Portez un casque de protection avec rubans réfléchissants.

Servez-vous d'une lampe de poche munie d'un cône rouge,
en plus du panneau, et apportez des piles de rechange.

Placez des feux orange clignotants devant votre poste.

Tenez-vous à un endroit bien éclairé sous des lampadaires
temporaires ou permanents, ou illuminé par une voiture
stationnée. (Tenez-vous complètement dans la zone
éclairée, afin de ne pas créer une silhouette).

Quelles qualités doit posséder la
personne qui dirige la circulation?

Une bonne santé, une bonne vision et une bonne audition;
une vivacité physique et mentale.

Un jugement mature et une nature agréable.

Une bonne capacité d'évaluation de la vitesse et de la
distance, en vue de prévoir la circulation des véhicules
venant vers lui ou elle.

Un permis de conduire de préférence.

L'aptitude à donner des directives simples aux conducteurs,
de leur expliquer les risques et de répondre à leurs
questions.

Aimer, comprendre et respecter les responsabilités de sa
tâche.

Comment dois-je me préparer à chaque
tâche?

Avant de commencer, assurez-vous de connaître...

le type de chantier de construction où vous travaillerez :
revêtement, installation de tuyaux, nivellement, déblais et
remblais, etc.

le type de machinerie sur place : décapeuses, camions,
compacteurs et niveleuses.

comment on utilisera la machinerie : par exemple, en
travers de la route, le long de l'accotement, dans les fossés
ou sur un pont.

s'il vous faut protéger les ouvriers qui installeront les
accessoires de direction de la circulation comme les
panneaux, les délinéateurs, les cônes et les barrières.

toutes les modalités du contrat qui concernent l'utilisation de
la route (par exemple, de nombreux contrats interdisent de
travailler durant les heures de pointe en ville.)

le type de circulation : par exemple, une grande route à
deux voies, dans une courbe ou sur une colline, au moyen
d'un détour ou de la fermeture de toutes les voies sauf une
seule. Cette dernière solution est très répandue et
nécessite qu'une personne veille à ce que les véhicules ne
circulent pas dans les deux directions en même temps.
(Reportez-vous à la page suivante.) Dans certains cas,
quand les deux personnes assignées à la direction de la
circulation ne se voient pas, il en faut une troisième qui les
voit tous deux pour faire passer les messages. (Reportez-
vous à « Position de la personne qui dirige la circulation » à
la page suivante).

DIRECTION DE LA CIRCULATION

29 – 2

Que dois-je vérifier tous les jours?

Assurez-vous que le panneau
STOP-SLOW (ARRÊT-
RALENTISSEZ) n'ait pas été
endommagé et vérifiez si la
hauteur du panneau et la
grandeur des lettres sont
règlementaires.

Le panneau indiquant votre
présence (TRAFFIC CONTROL
PERSON AHEAD) (UNE
PERSONNE DIRIGE LA
CIRCULATION) doit être placé à
une distance suffisante pour que les conducteurs la voient à
temps.

Enlevez ou recouvrez tous les panneaux de circulation au
moment de partir ou si la direction de la circulation est
temporairement interrompue.

Entendez-vous avec le superviseur pour les pauses repas
et santé, et pour aller aux toilettes.

Où dois-je me tenir?

Tenez-vous à la distance correcte du chantier. Reportez-
vous au tableau PDC ci-dessous.

Ne vous tenez pas sur la portion laissée ouverte de la route
et faites toujours face à la circulation qui vient vers vous.

Restez vigilant. N'oubliez pas la machinerie autour de vous
tout en surveillant la circulation qui vient vers vous sur la
route.

Restez seul. Ne laissez pas les ouvriers se regrouper
autour de vous.

Restez à votre poste. Vous asseoir est risqué parce que
vous diminuez ainsi votre visibilité et la capacité d'un
conducteur de vous apercevoir.

Adaptez les distances aux conditions de la route, aux
conditions climatiques et à la vitesse. N'oubliez pas :
- Les véhicules doivent disposer de suffisamment d'espace

pour s'arrêter si vous le leur demandez. (Cette distance
est au moins le double si la route est mouillée ou glacée.) 

- Tenez-vous là où vous pouvez voir les véhicules qui

viennent vers vous et là où les conducteurs peuvent vous
voir à au moins 150 mètres (500 pieds).

- Évitez le risque d'être heurté dans le dos par la

machinerie des autres ouvriers.

Si le chantier est sur une colline ou dans une courbe, il faut
trois PDC ou d'autres moyens de communication. La tâche
de la PDC du milieu est de transmettre les messages entre
les deux autres. 

Une fois que votre superviseur vous a assigné à un poste
de direction de la circulation, observez les alentours pour
voir où vous pourriez vous enfuir, c'est-à-dire où vous
pourriez aller pour éviter d'être heurté par un véhicule au
cas où, pour une raison quelconque, le conducteur
ignorerait vos directives.
Si cela se produit, protégez-vous en vous éloignant du
véhicule et avertissez les autres membres de l'équipe.

Où est-ce que je n'ai pas le droit de
diriger la circulation?

L'article 69 du Règlement 213/91 de l'Ontario précise que :

l'ouvrier ne doit pas diriger la circulation de plus d'une
voie à la fois dans la même direction. 
p. 69(2)

l'ouvrier ne doit pas diriger la circulation si la vitesse limite
habituellement affichée sur cette voie publique est
supérieure à 90 kilomètres-heure. 
p. 69(3)

Comment dois-je donner les directives?

Servez-vous du panneau STOP-SLOW (ARRÊT-
RALENTISSEZ) et de vos bras, tel qu'illustré ci-dessous.

DIRECTION DE LA CIRCULATION

Positions typiques sur une route à deux voies

TABLEAU DE LA PDC

VITESSE
AFFICHÉE

60 km/h OU MOINS, UNE VOIE
OU RÉDUCTION À UNE VOIE
DANS CHAQUE DIRECTION

70 km/h À 90 km/h, UNE VOIE
OU RÉDUCTION À UNE VOIE
DANS CHAQUE DIRECTION

DEGRÉ DE
CIRCULATION

DISTANCE DE LA
PDC
DU CHANTIER

FAIBLE

10 à 15 m

FAIBLE

30 à 40 m

ÉLEVÉ

20 à 30 m

ÉLEVÉ

40 à 50 m

Remarque :

Sur une colline ou dans une courbe, il faut trois PDC ou

d'autres moyens de communication.
La tâche de la PDC no 2 est de transmettre les messages entre les
PDC no 1 et no 3.

Position de la personne assignée à la

direction de la circulation

Courbe

Colline

29 – 3

Tenez fermement le panneau de façon à ce que les
conducteurs qui viennent vers vous le voient complètement.

Donnez beaucoup de directives aux conducteurs. Ne
montrez pas le panneau STOP (ARRÊT) lorsque le
conducteur est trop près de vous. Un véhicule qui se
déplace à 50 kilomètres-heure (30 milles à l'heure) a besoin
en moyenne de 45 mètres (150 pieds) pour s'arrêter. Plus
le véhicule va vite, plus cette distance augmente.

Lorsque vous montrez le panneau SLOW
(RALENTISSEZ), évitez de faire arrêter complètement la
circulation. Une fois que les conducteurs ont ralenti, faites-
leur signe d'avancer lentement.

Lorsque vous montrez le panneau STOP (ARRÊT),
indiquez fermement de la main où vous voulez que le
premier véhicule s'arrête. Une fois que le premier véhicule
s'est arrêté, avancez au milieu de la route afin que le
deuxième véhicule puisse vous voir.

Avant de permettre aux véhicules immobilisés de repartir,
assurez-vous que ceux qui viennent dans la direction
opposée se sont arrêtés et que le dernier véhicule encore
mobile a dépassé votre position. Tournez votre panneau et
retournez sur l'accotement.

Restez vigilant et ne quittez pas les voitures qui viennent
vers vous des yeux. Lorsque vous signalez de la main,
soyez ferme et positif.

Coordonnez vos actions avec les feux de signalisation
voisins, afin d'éviter les délais, embouteillages et confusions
inutiles.

Ne dirigez pas la circulation au moyen d'un drapeau.

Dans certaines situations, la circulation est permise dans
les deux voies, mais à vitesse réduite. Il y a alors deux
personnes pour diriger la circulation, une dans chaque
direction. Étant donné que les conducteurs peuvent être
confus s'ils voient le côté STOP (ARRÊT) de l'autre voie,
vous devrez modifier les panneaux. Couvrez le côté STOP
(ARRÊT), afin qu'on ne voie pas cette forme et cette
directive familières. Ainsi, on ne risque pas que les
conducteurs s'arrêtent de façon inattendue.

Comment puis-je augmenter la sécurité
pour moi-même et les autres?

Ne vous laissez pas distraire en parlant aux autres ouvriers
ou aux piétons. Si vous devez parler à un conducteur,
restez à votre position et faites-le brièvement.

Si vous communiquez au moyen d'un poste émetteur-
récepteur avec un collègue qui dirige aussi la circulation,
observez les mesures de précaution suivantes :

-

Déterminez comment vous communiquerez chaque
directive et observez ces règles chaque fois.

-

Parlez d'une voie claire et ferme.

-

Faites des essais 

avant 

de commencer votre quart de

travail et apportez des piles de rechange.

-

Évitez les conversations inutiles.

-

N'utilisez pas de poste émetteur-récepteur dans les
zones de minage.

Lorsque deux ouvriers dirigent la circulation, vous devez
toujours pouvoir vous voir, afin de coordonner vos
panneaux STOP-SLOW (ARRÊT-RALENTISSEZ). Vous
devez vous comprendre. Si vous changez votre panneau
STOP (ARRÊT) à SLOW (RALENTISSEZ) ou vice-versa,
vous devez avertir l'autre en bougeant le panneau de bas
en haut ou d'un côté à l'autre. Ainsi, les mouvements de
circulation seront coordonnés. Un poste émetteur-récepteur
est la meilleure façon de communiquer.

Si vous ne pouvez pas vous regarder l'un l'autre, il faut
qu'une troisième personne vous voie tous les deux.

Quels sont mes droits en vertu de la loi?

Vous trouverez de plus amples renseignements sur les
exigences en matière de direction de la circulation dans

l'

Ontario Traffic Manual, Book 7 : Temporary Conditions

,

que vous pouvez vous procurer par le biais de ServiceOntario
Publications (1 800 668-9938). Demandez l'article 170076. Vous
pouvez le télécharger gratuitement du site
www.mto.gov.on.ca/french/transrd/index.html en faisant une
recherche dans le catalogue de la bibliothèque avec les mots
Ontario Traffic Manual.

Ces renseignements s'appliquent à toute personne ou
organisation qui effectue des travaux de construction, d'entretien
ou de services publics sur les routes de l'Ontario.

Le Règlement concernant les chantiers de construction de la

Loi sur la santé et la sécurité au travail 

rend obligatoire la

protection des personnes assignées à la direction de la
circulation. Cette obligation concerne non seulement les
vêtements et accessoires de protection personnels, mais
également les mesures et dispositifs de protection contre les
dangers associés à la circulation des véhicules. La sécurité doit
être traitée en priorité lors de la planification de la direction de la
circulation. Les règlements de la 

Loi sur la santé et la

sécurité au travail 

sont appliqués par le ministère du Travail.

Les personnes assignées à la direction de la circulation n'ont
aucun pouvoir en vertu du 

Code de la route

et ne sont pas

des agents de la paix. Si des problèmes surviennent, faites ce
qui suit :

Informez votre superviseur des cas de conduite
dangereuse.

Gardez à portée de la main un carnet et un crayon, afin de
pouvoir noter des numéros de plaque.

Demandez à votre superviseur d'appeler la police dans les
cas difficiles ou inhabituels.

N'utilisez jamais la force envers un conducteur et ne passez
pas votre colère sur un véhicule. 

Surveillez toujours l'arrivée d'un véhicule des services
d'urgence. Les ambulances ainsi que les véhicules des
services de police et de lutte contre les incendies ont
toujours priorité sur tous les autres véhicules.

N'oubliez pas

Faites toujours face aux véhicules qui viennent vers vous.

Pensez à l'avance à une façon de vous enfuir.

Portez vos vêtements de protection.

Assurez-vous de pouvoir bien communiquer avec vos
collègues qui dirigent aussi la circulation.

Restez vigilant en tout temps.

Soyez courtois.

Diriger la circulation est une tâche exigeante et souvent ingrate,
mais c'est toujours une tâche importante. Votre aptitude à bien
remplir cette tâche dépend grandement de votre attitude.

DIRECTION DE LA CIRCULATION

30 – 1

MONTER DANS UN VÉHICULE ET EN DESCENDRE

30 MONTER DANS UN 

VÉHICULE ET EN 
DESCENDRE

Tous les ans, des
travailleurs se blessent en
montant dans un véhicule
ou en descendant d'un
camion, d'une pelle
rétrocaveuse ou d'un autre
véhicule utilisé dans la
construction. Apprenez à
monter dans ces véhicules
et à en descendre.

Trois points
d'appui

Lorsque vous montez ou
descendez, vous devez
constamment avoir trois
points d'appui sur la
machinerie. C'est-à-dire
que vous devez avoir une
main et deux pieds, ou
deux mains et un pied sur
la machine –

en tout

temps.

À moins de prendre cette
précaution, vous risquez
une chute.

Trois points d'appui
forment un triangle de
points d'ancrage qui
change de forme pendant
que vous montez ou
descendez de la machine (figure 1). C'est lorsque le
centre de ce triangle est le plus près de votre centre de
gravité que vous êtes le plus stable. Votre poids doit être
également réparti entre les trois points d'appui. Cela
signifie que vous devez éviter les mouvements de côté
qui pourraient vous déséquilibrer.

N'oubliez pas

Faites toujours face à la machine ou à l'échelle.

Ne montez dans la machine ou ne descendez de la
machine que lorsque celle-ci est immobile.

Vous pouvez arrêter de maintenir trois points d'appui
uniquement en arrivant au sol, sur la cabine du
véhicule ou sur une plateforme stable.

Prenez votre temps.

Faites encore plus attention lorsqu'il pleut, qu'il neige
ou qu'il se forme de la glace, ou lorsque les
conditions climatiques sont dangereuses.

Évitez de porter des vêtements lâches ou usés qui
risqueraient de s'accrocher dans la machine.

Montez dans le véhicule ou descendez du véhicule à
l'endroit le plus sécuritaire (habituellement indiqué par
le fabricant).

Au besoin, modifiez le véhicule de manière à pouvoir
y monter ou en descendre en toute sécurité.

La réglementation sur la construction stipule que toute la
machinerie utilisée dans la construction doit permettre à
l'opérateur d'entrer dans la cabine sans danger, et doit
être munie de surfaces antidérapantes là où l'opérateur
doit marcher ou monter.

Assurez-vous que la machinerie soit conforme à la loi.
Assurez-vous de toujours éliminer la boue, la glace, la
neige, la graisse, les débris et toute autre matière
dangereuse des marchepieds, chenilles, marches, points
d'ancrage et plateformes. L'entretien vous permet, à vous
et à vos collègues, d'être en sécurité!

Figure 1

31 – 1

EXCAVATION DE TRANCHÉES

31 EXCAVATION DE 

TRANCHÉES

Table des matières

Survol

Types de sol

Causes d'effondrement

Protection contre les effondrements

Autres dangers et précautions

Procédures d'urgence

Survol

Décès

Un nombre considérable de décès et de blessures sur les
chantiers d'égouts et d'aqueduc sont directement liés à
l'excavation de tranchées.

Les décès dans les tranchées sont principalement causés
par des effondrements. La mort est le résultat de la
suffocation ou de l'écrasement d'un travailleur enfoui par
le sol qui s'effondre. 

Plus de la moitié des contacts avec des fils électriques
impliquent des câbles enfouis. Avant de creuser, il faut
précisément marquer l'emplacement des services de gaz,
d'électricité et autres dans la zone d'excavation. Si le
service pose un danger, il doit être coupé et déconnecté. 

Blessures

Voici les principales causes d'absence résultant de blessure
dans l'industrie des égouts et de l'aqueduc :

• matériau tombant dans la tranchée

• trébuchement et chutes lorsque les travailleurs

montent sur l'équipement ou en descendent

• déchargement d'un tuyau

• manutention et placement des cadres et des

couvercles de trou d'homme ou de bassin
hydrologique

• manutention et placement de tuyaux ou d'autres

matériaux

• renversement par de l'équipement mobile

• chute en descendant ou en sortant de l'excavation

• trébuchement sur de l'équipement ou le sol excavé

• chute dans la tranchée

• exposition à des gaz toxiques, irritants ou

inflammables

Plusieurs de ces blessures sont directement liées à
l'excavation de tranchées.

Règlements

Les superviseurs et les ouvriers de l'industrie des égouts et
de l'aqueduc doivent se familiariser avec la section sur les
excavations dans le Règlement concernant les chantiers
de construction.

Il est important de comprendre, par exemple, les termes

« tranchée » et « excavation ». Une excavation est un trou
dans le sol causé par l'enlèvement de matériaux. Une
tranchée est une excavation dont la profondeur dépasse la
largeur (figure 1).

La section sur les excavations dans le Règlement
concernant les chantiers de construction explique
différents types de sol et définit les méthodes d'étaiement
et de boisage à employer pour chaque type. Elle explique
également les exigences en matière de systèmes
d'étaiement qui doivent être conçus par des ingénieurs
professionnels.

Différence entre une excavation et une tranchée

Figure 1

Excavation

Tranchée

10 pi

5 pi

10 pi

5 pi

31 – 2

EXCAVATION DE TRANCHÉES

Types de sol

Le type de sol détermine la résistance et la stabilité
de parois de la tranchée.

L'identification des types de sol exige des
connaissances, de la compétence et de l'expérience.
Même le sol dur peut contenir des failles en veines
ou en couches qui le rendent instable lors de
l'excavation.

Le contremaître ou le superviseur doit être informé
au sujet des types de sol présents sur le chantier et
planifier la protection en conséquence. Ces
connaissances doivent comprendre la conscience
que le type et l'état du sol peuvent varier sur de très
courtes distances. Il n'est pas anormal que le sol
change complètement sur une distance de 50 mètres
ou que le sol devienne complètement saturé d'eau
sur une distance encore plus courte.

Le Règlement concernant les chantiers de
construction définit quatre types de sol.

Type 1 —

Il est difficile de planter une pioche dans

le sol de type 1. Il est donc souvent décrit comme
étant du « sol difficile à creuser ». En effet, le sol est
si dur qu'il est pratiquement du roc.

Lors de l'excavation, les parois du trou semblent
lisses et lustrées. Les parois demeurent verticales et
aucune eau n'apparaît sur les parois de la tranchée.

Si exposées au soleil pendant plusieurs jours, les
parois de sol de type 1 perdent leur lustre, mais
demeurent intactes, sans fissures ni effritement.

Si exposé à la pluie ou à du temps pluvieux, le sol
de type 1 peut s'effriter sur les rebords de
l'excavation.

En règle générale, les sols de type 1 comprennent de
la « croûte », de l'argile consolidée et certains tills.

Type 2 —

Il est relativement facile d'enfoncer une

pioche dans le sol de type 2. Il peut être facilement
creusé avec une rétrocaveuse, mais le creusement
manuel est difficile.

Dans le sol de type 2, les parois de la tranchée
demeureront verticales pendant une courte période
de temps (peut-être plusieurs heures) sans que des
fissures de tension apparaissent. Toutefois, si les

parois restent exposées à l'air et au soleil, des
fissures apparaissent à mesure que le sol s'assèche.
Le sol commencera à se fissurer et à s'ébraser dans
la tranchée.

Les sols de type 2 sont typiquement de l'argile
limoneuse et des tills moins denses.

Type 3 —

Le sol de type 3 se retrouve souvent en

construction aux endroits qui ont fait l'objet d'une
excavation antérieure. Le sol de type 3 est excavé
sans difficulté avec une rétrocaveuse hydraulique.

Lorsque sec, le sol de type 3 glisse entre les doigts
pour former une pile conique sur le sol. Le sol de
type 3 sec ne demeurera pas à la verticale et les
côtés de l'excavation s'effondreront dans une pente
naturelle d'environ 1 pour 1 selon le niveau
d'humidité.

Le sol de type 3 libèrera de l'eau lorsqu'on le fait
vibrer avec la main. S'il est mouillé, le sol
demeurera à la verticale pendant une courte période.
Il sèche rapidement, cependant, et les vibrations
produites pendant l'excavation causeront le
glissement de mottes ou de pans solides dans la
tranchée.

Tout le matériau remblayé ou dérangé
antérieurement devrait être traité comme du sol de
type 3. Les autres sols de type 3 habituels
comprennent le sable, les matériaux granuleux et les
argiles limoneuses ou mouillées.

Type 4 —

Le sol de type 4 peut être excavé sans

difficulté avec une rétrocaveuse hydraulique. Le
matériau s'écoulera très facilement et doit être étayé
et retenu afin de pouvoir creuser à une profondeur
importante.

En raison de sa haute teneur en humidité, le sol de
type 4 est très sensible à la vibration et aux autres
conditions qui peuvent causer l'écoulement du
matériau.

Le sol de type 4 typique comprend les fondrières de
mousse et autres dépôts organiques à haute teneur
en humidité, le sable mouvant, les argiles
limoneuses à haute teneur en humidité et les argiles
leta. Les argiles leta sont très sensibles à tout
dérangement.

31 – 3

EXCAVATION DE TRANCHÉES

Causes d'effondrement

Souvent, les propriétés du sol varient
considérablement du haut au fond de la tranchée et

aussi le long de celle-ci.

Plusieurs facteurs tels que des fissures, l'eau, les
vibrations, la météo et des excavations antérieures
peuvent affecter la stabilité de la tranchée (figure 2).
Le temps est un facteur critique. Certaines tranchées
peuvent demeurer ouvertes pendant de longues
périodes, puis s'effondrer soudainement sans raison
apparente.

La figure 3 montre les causes typiques
d'effondrement. 

Les principaux facteurs affectant la stabilité d'une
tranchée sont le type de sol, l'humidité, les
vibrations, la surcharge, l'excavation antérieure, des
fondations existantes et la météo.

Teneur en humidité

La quantité d'humidité dans le sol a un grand effet
sur la résistance du sol.

Une fois la tranchée creusée, les parois de
l'excavation sont exposées à l'air. La teneur en
humidité du sol commence à changer presque
immédiatement et la résistance des parois s'en
trouvera affectée.

Plus une excavation demeure exposée à l'air libre

Une tranchée ouverte pendant une période prolongée peut s'effondrer sans

raison apparente.

Les vibrations causées

par la machinerie

affectent la stabilité.

Le remblayage
est moins stable
que le sol non
dérangé.

Une surcharge, comme une pile de déblais, produit plus de pression sur la

paroi de la tranchée.

Figure 3

Grande charge

Pluie

Étaiement insuffisant

Vibration

Fissures

Canalisation brisée

Nappe phréatique élevée

Infiltration d'eau

Affaissement

Figure 2 – Plusieurs facteurs affectent la stabilité d'une tranchée.

 

 

 

 

 

 

 

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