Méthodologie des statistiques des transports de marchandises par route (2008) - page 2

 

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Méthodologie des statistiques des transports de marchandises par route (2008) - page 2

 

 

CHAPITRE 5. PREPARATION DE L'ENQUÊTE - GESTION
expériences précédentes. Lors de la saisie des données du questionnaire, six écrans
différents de saisie, formatés spécialement, et correspondant aux différentes parties du
questionnaire, devraient être affichés.
Sur l’écran de base, l’application de saisie des données consiste à entrer le numéro
d’immatriculation du véhicule échantillonné, l’année de l’enquête et la semaine d’enquête, à
partir du questionnaire renvoyé. Les données saisies sont vérifiées, puis les caractéristiques
d’identification du véhicule et de son exploitant apparaissent à l’écran.
Une fois vérifiées, les données figurant à la première page du questionnaire, le contenu des
champs peut être modifié. Il faut toutefois tenir compte des opérations de vérification
spécifiées préalablement. Quand on a quitté l'écran, la suite des opérations de saisie dépend
des réponses du fournisseur de données, c’est-à-dire des données enregistrées sur le
questionnaire.
Expédition des lettres
Cette fonction est utilisée pour la préparation des notes, des rappels, des étiquettes et des
listes d’adresses nécessaires pour les expéditions en masse de lettres :
− Production du premier rappel
Un premier rappel doit être envoyé aux fournisseurs de données qui n’ont pas
retourné le questionnaire dans les trois semaines qui suivent la semaine d’enquête.
Une étiquette individuelle est préparée pour chaque exploitant concerné.
− Deuxième rappel
Un deuxième rappel doit être envoyé aux fournisseurs de données qui n’ont pas
répondu au premier rappel et ce, au cours de la quatrième semaine qui suit la
semaine d’enquête. Une étiquette individuelle est préparée pour chaque exploitant
concerné.
− Troisième rappel (lorsqu’il est prévu) ou lancement de la procédure de sanction
Un troisième rappel, par téléphone cette fois-ci, doit être adressé aux fournisseurs de
données n'ayant pas répondu au deuxième rappel au cours de la cinquième semaine
qui suit la semaine d’enquête. S’il y a une obligation de réponse, une procédure de
sanction doit être lancée. Une liste des exploitants concernés est préparée.
− Production de la liste de contrôle
Une liste détaillée d’étiquettes est produite, portant sur les exploitants auxquels doit
être adressé un courrier.
Activités de clôture trimestrielles
Les activités de clôture trimestrielles comprennent les opérations liées à la fin du trimestre :
− Production de la liste des questionnaires expédiés aux exploitants, mais n'ayant pas
été retournés à la fin du trimestre
Cette opération consiste à préparer une liste détaillée des questionnaires (véhicules)
expédiés au cours du trimestre, mais n'ayant pas été retournés après un deuxième
rappel.
− Rapport sur l'état d'avancement de l’enquête
Cette opération permet d’établir un compte-rendu de l'état d'avancement.
5-16
CHAPITRE 5. PREPARATION DE L'ENQUÊTE - GESTION
5.2.4
Procédures de travail conseillées aux statisticiens
Les tâches suivantes devraient être effectuées au début de chaque semaine :
Identification de la semaine d’exécution.
Vérification des tâches en souffrance depuis les semaines précédentes. Le cas
échéant, prévoyez des ressources permettant de les accomplir en priorité absolue.
Vérification de la préparation des opérations relatives aux rappels hebdomadaires I, II
et III ou au lancement de la procédure de sanction :
- Si des opérations n'ont pas été préparées, et si nécessaire, vérifier s'il y a des
entrées en souffrance.
- Le cas échéant, procéder à leur saisie avant d’expédier les lettres.
Préparation des rappels hebdomadaires I, II et III ou lancement de la procédure de
sanction.
Vérification, avant impression, des étiquettes préparées et des différentes listes de
contrôle en affichant à l’écran l’enregistrement correspondant.
Impression des fichiers nécessaires sur une imprimante de bonne qualité.
Saisie rapide des questionnaires retournés, essentielle à un suivi correct.
Suivi hebdomadaire continu du bon déroulement de l’enquête, à savoir :
- Nombre de questionnaires transmis
- Nombre de questionnaires retournés
- Nombre de questionnaires dont les données ont été saisies dans la base
- Nombre de véhicules en réparation, non taxés, mis au rebut, etc.
5-17
Chapitre 6
COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
6-1
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
6.1
Organisation flexible de l'automatisation statistique
L'ordinateur joue un rôle de plus en plus important dans le traitement des statistiques.
Sans lui, il serait impossible de traiter les grandes quantités d'informations qui sont
nécessaires pour établir les statistiques. Néanmoins, l'utilisation des ordinateurs a
également connu une grande évolution au cours des quinze dernières années. La plupart
des pays d'Europe occidentale ont connu une évolution du système de traitement des
données : autrefois fortement centralisé, utilisant des logiciels ad hoc, le système de
traitement des données est devenu essentiellement décentralisé et flexible, utilisant des
logiciels normalisés.
6.1.1
Le processus de production statistique
La production d'informations statistiques est un processus complexe. Les données sur les
personnes, les ménages et, plus particulièrement, les transports routiers, qui sont
collectées par le biais d'enquêtes ou par d'autres moyens, doivent être transformées en
statistiques précises et utiles. Pour ce faire, le processus d'enquête passe par plusieurs
étapes :
− Collecte des données.
− Traitement des données.
− Tabulation et analyses.
− Publication.
Les première et dernière étapes sont traitées ailleurs dans le présent manuel. Cette
section concerne essentiellement les évolutions qu'ont connues les pays d'Europe
occidentale en matière de traitement et de tabulation des statistiques.
Traditionnellement, le traitement des données se décomposait en différentes phases :
− Traitement manuel des documents de base/questionnaires et préparation à la
saisie des données.
− Saisie des données par lot.
− Transfert vers l'unité centrale.
− Contrôle des données saisies par lot.
− Listes d'erreurs.
− Corrections manuelles (qui devaient à nouveau être saisies et vérifiées).
− Traitement des statistiques.
− Tabulation et analyses.
− Publication.
Cette méthode de traitement présente des inconvénients considérables. Elle prend
beaucoup de temps en raison de la répétition de la rétroaction. Comme plusieurs parties
sont impliquées, les connaissances doivent être transférées de l'une à l'autre, des
statisticiens vers les informaticiens, en l'occurrence. Plusieurs systèmes informatiques
interviennent dans l'introduction et le traitement des données, ainsi que dans leur
correction, et on peut constater une certaine inefficacité due à la spécification répétée à
chaque étape du processus : définition des enregistrements, validation des données et
contrôles de la cohérence.
6-3
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
6.1.2
Traiteme nt des données informatisé traditionnel (centralisé)
Dans la plupart des pays, l'automatisation a toujours été une activité fortement
centralisée. Il y avait un département central de l'informatique s'occupant de toutes les
activités liées aux logiciels et au matériel. Les statisticiens spécialisés devaient faire
connaître leurs souhaits longtemps à l'avance, et la traduction de ces souhaits en
systèmes informatiques se faisait par des analystes des systèmes et par des
programmeurs. Ceux-ci étaient des experts en informatique, mais pas en statistiques. Le
transfert du travail était nécessaire, car il est n'était guère possible de réunir en une seule
et même personne à la fois la connaissance des statistiques et celle de langages
informatiques et d'ordinateurs complexes. Ainsi donc, les experts en statistiques devaient
faire connaître leurs souhaits longtemps à l'avance et très clairement. En outre, il était très
difficile, sinon laborieux, d'effectuer des corrections et des modifications ultérieures, et des
problèmes de communication étaient bien souvent à l'origine de statistiques incomplètes
et accusant, pour le moins, beaucoup de retard.
S'agissant du traitement des données, la situation n'était guère meilleure. Après le codage
manuel des questionnaires entrants par la division statistique, la saisie dans l'ordinateur
était réalisée au clavier par des dactylographes spécialisé(e)s, dans la division
informatique. Les données saisies étaient vérifiées sur l'ordinateur central et les résultats
étaient transférés pour correction à la division statistique. Ce processus, qui pouvait avoir
un caractère cyclique, devait parfois être répété plusieurs fois. Lorsque les données
étaient considérées comme "propres", le véritable traitement des statistiques avait lieu sur
l'unité centrale, et les résultats étaient encore une fois transférés aux statisticiens chargés
des analyses et de la tabulation en un format convenant à la publication.
Il est clair que cette façon de travailler prenait beaucoup de temps et n'était ni très
efficace, ni très flexible. Heureusement, l'ordinateur personnel (PC) a fait son apparition et
a permis de travailler de façon totalement différente. Décentralisation, normalisation et
traitement intégré des enquêtes semblaient désormais être les maîtres mots.
6.1.3
Changement de rôles dans l'automatisation
Le PC a rendu l'informatique accessible aux non-informaticiens et ce, au propre comme
au figuré. Les PC sont apparus sur le bureau de tout le monde et ont permis d'accéder à
un environnement informatique puissant. En outre, des logiciels conviviaux ont permis aux
non-informaticiens de créer les programmes informatiques dont ils avaient besoin pour
leur travail.
Cette situation entraîna un changement des rôles des parties concernées. L'accès
simplifié à l'ordinateur permettait aux statisticiens de développer leurs propres systèmes
grâce à des outils logiciels standard et de s'occuper de leurs propres saisies et
traitements de données. En fait, les connaissances statistiques et celles qui permettaient
de faire faire le travail par l'ordinateur pouvaient être réunies en une seule et même
personne. En travaillant de façon interactive avec l'ordinateur, il devenait possible
d'intégrer les phases de saisie et de correction, et d'aboutir ainsi à une manipulation plus
flexible des données traitées et des résultats.
Le rôle du département informatique central a également changé. Cet organe exécutif est
devenu une instance directrice et de soutien. La division informatique centrale d'un office
statistique conçoit à présent la politique générale d'automatisation, élabore des outils
normalisés, assure la formation et le soutien, et fait acquérir des compétences
spécifiques.
6-4
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
Les progrès de l'ordinateur personnel et l'évolution de la manière de travailler qui en a
résulté ont également eu un effet bénéfique sur les coûts. En quelques années seulement
après l'arrivée du PC, on a assisté à une baisse de 20 % du coût de l'automatisation,
tandis que davantage d'utilisateurs (le nombre de terminaux a doublé en très peu de
temps) disposaient d'une puissance de calcul bien plus grande (puisque multipliée par
plus de 100). Ce processus se poursuit à un rythme de plus en plus rapide. La puissance
des PC qu'on peut trouver actuellement dépasse celle des unités centrales normales d'il y
a 15 ans et leurs coûts ne cessent de baisser.
Cependant, si le travail dans un environnement PC décentralisé offre des avantages, il
présente certainement aussi des inconvénients, voire des risques, dont voici les plus
importants :
− Le problème de la sécurité des données.
− La copie de sécurité des fichiers de données.
− La multiplicité des programmes pour le même travail.
− L’absence de partage des données entre utilisateurs.
L'introduction de réseaux locaux LAN (Local Area Networks) a constitué la solution à bon
nombre de ces problèmes. Chaque division possède maintenant son propre LAN. Tous
les réseaux sont interconnectés et reliés à des micro-ordinateurs et des serveurs de base
de données. La copie de sécurité des serveurs de fichiers des LAN est réalisée
quotidiennement de manière centralisée. La sécurité des données peut être améliorée en
retirant les lecteurs de disquettes de presque tous les PC. Dans la plupart des cas, seul
un PC par LAN permet d'introduire ou de retirer des données du réseau, et seulement à
certaines conditions assez strictes. Après l'introduction du LAN, la normalisation des
logiciels a été considérée comme un outil très important pour se prémunir contre les
dangers de la décentralisation. Si elle présente un petit nombre d'inconvénients (sa
moindre flexibilité, le fait qu'on peut la considérer comme paternaliste et ses lourdes
conséquences en cas de mauvais choix), elle n'en offre pas moins les avantages suivants
:
− La formation est plus efficace.
− Tout le monde parle le même langage.
− Elle nécessite moins de soutien et de maintenance.
− Elle offre une meilleure capacité d'échange.
− Il y a moins de problèmes de sélection.
− Des rabais de quantité sont possibles.
6.2
Préparation des données pour l'analyse
À ce niveau, il convient d'opérer une distinction importante entre, d'une part, les
questionnaires renvoyés qui sont rejetés, parce que le véhicule a été vendu ou volé, ou
encore parce que le transporteur a été dispensé de remplir le questionnaire, et, d'autre
part, les questionnaires qui indiquent que le véhicule n'a pas été en activité pendant la
semaine d'enquête.
Le premier ensemble, celui des ”rejets”, est traité comme si les questionnaires n'avaient
jamais été renvoyés et est exclu de la base de données d'analyse. En revanche, les
questionnaires déclarant une absence d'activité font bel et bien partie de la base de
données d'analyse car, tout comme ceux qui fournissent les détails d'une activité de
6-5
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
transport, ils procurent une vue d'ensemble du transport routier de marchandises (activité
et inactivité).
Une partie inévitable du travail de préparation des données pour l'analyse consiste à
interpréter les informations fournies dans les questionnaires. Il n'est souvent pas possible
de téléphoner aux transporteurs pour demander des éclaircissements, car ils travaillent à
l'extérieur. La principale raison pour laquelle les questionnaires doivent être interprétés
est que les transporteurs peuvent avoir omis de signaler les trajets parcourus à vide,
pensant - erronément - que ces informations ne présenteraient aucun intérêt pour
l'enquêteur.
Une fois le questionnaire interprété, certaines informations doivent être codées. Elles sont
ensuite saisies directement dans la base de données à partir d'un terminal informatique
ou d'un PC. Cette dernière solution est préférable
: il est possible de saisir les
informations dans un champ sur un écran structuré comme le questionnaire original et les
données peuvent être vérifiées immédiatement.
Dans un système informatique basé sur une unité centrale, des jours, voire des semaines,
peuvent s'écouler avant qu'une information erronée ne soit détectée, ce qui engendre,
dans des systèmes de saisie indirecte, des difficultés de gestion dues à la ressaisie des
enregistrements rejetés précédemment, car erronés. Dans les deux systèmes (saisie de
données directe ou indirecte), le responsable de l'enquête doit spécifier les contrôles à
effectuer, qui peuvent être de deux types :
Contrôles de plausibilité : vérification d'informations qui, bien qu'improbables, sont
néanmoins possibles (des parcours nationaux de plus de 750 kilomètres ou un total
hebdomadaire dépassant les 7 000 kilomètres, par exemple).
Contrôles logiques
: contrôles de positions
(le code de marchandises
dangereuses doit être compris entre 10 et 90, par exemple), contrôles de la validité
des valeurs (le code des marchandises doit être un code de division NST valide, par
exemple) et informations contradictoires (une charge utile supérieure à un poids
maximal autorisé, par exemple).
Il est préférable de limiter au minimum les contrôles de plausibilité. Si, après avoir
examiné un grand nombre d’invraisemblances potentielles détectées par le système,
l’équipe constate que la plupart des données concernées sont correctes, bien
qu’invraisemblables, elle aura tendance par la suite à laisser passer les quelques
invraisemblances qui indiquent véritablement une erreur.
Les informations préparées pour l’analyse informatique après codage et saisie doivent
contenir un élément permettant d’identifier la personne qui a codé le questionnaire. Le
questionnaire lui-même doit être paraphé par la personne qui a codé les informations. De
cette manière, si par la suite on constate qu'une personne a manifestement mal appliqué
les règles de codage, les questionnaires traités par cette personne peuvent être identifiés
et saisis à nouveau. La personne peut aussi recevoir un complément de formation pour
pouvoir saisir correctement les données.
Si les données sont saisies directement, la date de saisie doit être mentionnée sur le
questionnaire, de façon à ce qu’il soit toujours possible, si le système informatique « se
plante » et qu'une ou deux journées de travail sont perdues, d’identifier les questionnaires
à saisir à nouveau.
Il est essentiel de vérifier si les questionnaires ont été interprétés correctement et de
manière cohérente et si les bons codes ont été attribués aux variables. Il est parfaitement
possible de saisir des informations cohérentes, passant tous les contrôles informatiques,
mais qui sont en fait erronées. Il est habituellement préférable que le responsable de
l'équipe veille à ce que les questionnaires soient correctement interprétés et codifiés.
6-6
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
Le système de gestion de l’enquête doit prévoir un contrôle périodique d’identification des
questionnaires qui n’ont pas été codés/saisis bien que leur renvoi ait été enregistré.
Certains questionnaires peuvent s’être égarés dans l’attente d’être codés et saisis. Aussi,
il convient de procéder à un contrôle pour s’assurer qu’une liasse de questionnaires n’a
pas été rangée sans être codée, ni saisie.
Pour finir, une fois que les questionnaires ont été saisis/codés, ils doivent être classés
méthodiquement de façon à ce qu’un questionnaire donné puisse être facilement
retrouvé. Lorsque les informations sont traitées ultérieurement, il arrive parfois que
l’analyste tombe sur un enregistrement bizarre et improbable et demande une vérification
du questionnaire original.
6.3
Traiter la non-réponse
6.3.1
Qu'est-ce que la non-réponse ?
Prenons une enquête traditionnelle, où un échantillon est tiré d'un fichier adéquat et où on
demande aux personnes ou organisations concernées des informations relatives à cet
échantillon. Dans le cas le plus simple, les formulaires seront envoyés par la poste,
accompagnés d'une enveloppe pour la réponse.
Il serait miraculeux que tous les formulaires soient renvoyés dans les délais et qu'ils
contiennent toutes les informations demandées. Inévitablement, certains formulaires
seront renvoyés avec des réponses incomplètes (et éventuellement avec un message
d'explication ou de justification) et d'autres formulaires ne seront pas renvoyés du tout.
L'objectif poursuivi est d'obtenir des informations aussi complètes que possible, dans les
limites du raisonnable. Même si tous les efforts sont faits pour obtenir le maximum de
réponses, un enquête doit avoir une date de clôture et, à cette date, il est hautement
probable que les informations seront incomplètes.
Il est possible que l'entreprise contactée ait cessé ses activités ou que le véhicule
échantillonné ait été vendu, loué ou mis à la casse. Il ne s'agit pas là de cas de ”non-
réponse” (des informations ont été fournies en réponse au contact établi par l'équipe
d'enquête), mais cela peut constituer un avertissement et vouloir dire que la base de
sondage n'est plus à jour et que d'autres erreurs et biais peuvent être rencontrés pour
cette raison.
Un autre problème posé par les fichiers d'échantillon est que l'adresse des entreprises
contenues dans le fichier peut ne pas suffire aux services postaux pour acheminer le
questionnaire ou qu'elle peut être erronée. Le questionnaire est alors renvoyé par les
services postaux avec la mention "distribution impossible" ou "inconnu à cette adresse". Il
ne s'agit pas non plus de cas de "non-réponse" : des informations ont été obtenues
quant à l'inadaptation du fichier en tant que base d'échantillonnage pour une enquête
postale.
Ces lacunes dans les informations recherchées se classent en deux catégories.
• La première est celle des réponses inutilisables parce que les informations du fichier
sont erronées, incomplètes ou dépassées. Lors du calcul du taux de réponse global
d'une enquête, les réponses inutilisables doivent être ajoutées aux réponses
utilisables.
• L'autre catégorie est celle de la ”non-réponse” et il est utile de commencer par la
diviser en deux groupes.
6-7
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
♦ Le premier groupe est celui de la non-réponse d'une unité, à savoir qu'aucune
information n'a été reçue pour un formulaire particulier au moment de la clôture de
l'enquête
(un arbitrage sera souvent nécessaire entre exhaustivité et vitesse de
production des résultats). La non-réponse d'une unité peut se produire de plusieurs
façons, et notamment dans les cas suivants :
Aucune réponse n'est reçue de l'unité en dépit de toutes les tentatives faites
pour la contacter.
Un refus : lorsque le formulaire est renvoyé avec un refus explicite de le remplir, ou
lorsque ce refus est signifié par téléphone ou lors d'une visite. Il faut essayer de
persuader le répondant potentiel de participer à l'enquête, mais certains peuvent
persister dans leur refus.
Un refus de facto : c'est le cas lorsqu'il n'y a pas de refus explicite, mais que les
informations renvoyées sont tellement incomplètes qu'il n'est pas possible d'inclure
les données dans l'enquête.
♦ Le second groupe est celui de la non-réponse partielle, c'est-à-dire que des
informations sont reçues en réponse à certaines questions seulement du formulaire et
qu'il est possible d'utiliser les données fournies (souvent moyennant l'imputation de
certaines informations manquantes).
6.3.2
Quel sont les effets de la non-réponse ?
Au niveau le plus fondamental, la non-réponse réduit la taille de l'échantillon en-deçà de
ce qui était prévu et augmente ainsi les erreurs d'échantillonnage des estimations. Une
manière sommaire d'en tenir compte consiste à sélectionner un échantillon original qui,
après une non-réponse attendue, fournit un échantillon définitif de la taille appropriée. La
non-réponse a alors pour effet d'accroître le coût de l'enquête au-delà de ce qui aurait été
nécessaire si le taux de non-réponse avait été faible.
Cependant, le principal danger de la non-réponse est quelle peut biaiser les résultats. Si
une estimation du nombre de tonnes de fret transportées est effectuée sur la base d'un
échantillon caractérisé par un taux de non-réponse élevé sans aucun ajustement, cette
estimation donnera lieu à des conclusions erronées en tant qu'estimation pour la
population, dans la mesure où les non-répondants diffèrent des répondants.
Si, pour une variable particulière, la valeur moyenne pour les non-répondants diffère de
celle pour les répondants de d pour cent et si le taux de réponse est de r pour cent,
l'erreur dans la moyenne non ajustée pour les répondants est d(100-r/100) pour cent.
Ainsi, par exemple, si la réponse est de 90 %, la moyenne pour les répondants se situera
dans une fourchette de 2 % par rapport à la moyenne réelle si la moyenne pour les non-
répondants ne diffère pas de plus de 20 % de la moyenne pour les répondants. Avec un
taux de réponse de 50 %, une moyenne d'échantillon située dans une fourchette de 2 %
par rapport à la moyenne réelle suppose que la moyenne pour les non-répondants diffère
au maximum des 4 % de la moyenne pour les répondants; avec un taux de réponse de
20 %, l'écart maximum est de 2,5 %.
Les non-répondants sont particulièrement susceptibles d'introduire un biais dans les
échantillons d'une distribution fortement déséquilibrée avec un nombre relativement limité
de grandes entreprises si celles-ci ne sont pas correctement représentées. Dans de tels
cas, évidemment, l'enquête tâchera souvent d'inclure toutes les grandes entreprises.
6-8
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
Les informations sur les refus purs et simples sont difficiles à obtenir, bien que, pour les
enquêtes sur les entreprises, on puisse parfois établir des comparaisons des
caractéristiques des entreprises répondantes et non répondantes sur la base d'un
répertoire d'entreprises. On peut obtenir ainsi des renseignements sur ces
caractéristiques différentes. Dans la plupart des pays en général, les refus purs et simples
de répondre à une enquête obligatoire seront sans doute essentiellement le fait
d'entreprises de taille plus modeste, car les grandes entreprises prennent normalement
ces obligations au sérieux.
Il semble bien que les caractéristiques des entreprises qui répondent lentement aux
enquêtes diffèrent de celles des entreprises qui le font rapidement. Les tableaux 6-1 et
6-2 illustrent une enquête annuelle relative aux entreprises de transport par bus dans un
pays et à une analyse spéciale détaillée de l'enquête nationale sur les voyages, effectuée
auprès des ménages de ce pays.
Tableau 6-1. Rapidité de réponse des entreprises répondant à l'enquête sur les
entreprises de transport par bus, suivant leur taille
Semaine
RÉPONSES
après
Grandes entr.
Entr. Moyennes
Petites entr.
Total
l'envoi du
Nbre
%
Nbre
%
Nbre
%
Nbre
%
formulaire
4
6
5
21
6
197
23
224
17
8
16
13
48
14
290
34
354
27
12
45
36
118
34
581
67
744
56
16
91
73
226
65
686
79
1 000
75
20
107
86
274
80
735
85
1 116
84
24
122
98
309
90
743
86
1 174
88
Taille
124
343
865
1 332
Ce tableau montre que, à la date de clôture de l'enquête, presque toutes les grandes
entreprises avaient répondu. Les moyennes et petites entreprises de transport avaient
des taux de réponse plus faibles, mais on peut remarquer que les petites entreprises qui
ont répondu ont eu tendance à renvoyer les formulaires plus rapidement; il leur était en
effet plus facile de fournir des informations, puisque les petites entreprises avaient reçu
un formulaire simplifié.
6-9
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
Tableau 6-2. Distance moyenne parcourue par semaine et par personne suivant la
facilité de la prise de contact
Nombre de
Distance
Distance hebdomadaire
tentatives avant
hebdomadaire
moyenne parcourue par
% de
de parvenir à
moyenne parcourue
personne dans ce
ménages
contacter le
par personne
groupe et les groupes
ménage
(kilomètres)
précédents (kilomètres)
1
56
180
180
2
23
208
189
3
10
222
192
4
5
238
195
5-6
4
240
197
7-10
2
250
197
11 ou plus
0,3
267
198
Total
100
198
198
Les résultats de l'enquête nationale sur les voyages montrent que, si seule une visite avait
été faite à chaque ménage, l'estimation de la distance parcourue par semaine aurait été
inférieure de quelque 10 % à l'estimation basée sur une couverture plus complète. Les
56 % de ménages répondants qui ont su répondre lors de la première visite ont parcouru
une distance en moyenne inférieure de 18 % par semaine à celle qu'ont parcourue les
ménages contactés lors de la deuxième visite ou lors de visites ultérieures. Autrement dit,
ceux qui ont voyagé le plus avaient moins de chance d'être chez eux lorsqu'un enquêteur
se présentait à leur porte - ce qui n'est guère surprenant.
6.3.3
Que faire de la non-réponse ?
La première réponse simple est de réduire au minimum, par une utilisation judicieuse
des ressources. Une seconde réponse simple est que, si la non-réponse est élevée, on
ne peut faire grand-chose : il y a peu de chances que l'on ait une connaissance suffisante
des caractéristiques probables des non-répondants par rapport à celles des répondants
pour pouvoir effectuer des estimations sur la base d'un taux de réponse limité.
Avec des distributions fortement déséquilibrées, où un nombre relativement faible de
grandes entreprises dominent les résultats, il est souhaitable d'obtenir des estimations
individuelles pour ces entreprises. Si des rés ultats ne sont pas disponibles pour certaines
d'entre elles, quelle qu'en soit la raison, ils doivent être estimés ou ”imputés” à l’aide de
conclusions analogues. Des résultats concernant les entreprises manquantes peuvent
avoir été collectés les années précédentes et être actualisés sur la base des
changements observés dans des entreprises similaires, en tenant compte des
informations éventuellement connues sur les caractéristiques particulières des activités ou
de l'histoire récente d'une entreprise. Sinon, il peut être utile de baser les estimations sur
la moyenne des résultats relatifs aux entreprises les plus semblables sur lesquelles des
données ont été obtenues.
6-10
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
6.3.4
Non-réponse partielle
Il arrive fréquemment que, dans un ensemble de réponses à une enquête, certains
formulaires ne contiennent pas d'informations relatives à une ou plusieurs questions. Il
s'agit de la ”non-réponse partielle" mentionnée au point 3.1.
Il serait probablement trop coûteux de recontacter un seul répondant pour une seule
information manquante. Si cette information manque pour un grand nombre de
répondants, cela peut vouloir dire que la question n'a pas été comprise ou que
l'information n'est pas disponible facilement, voire pas du tout. Quand tel est le cas,
l'information recherchée par cette question ne peut pas être déduite avec un minimum de
certitude de l'enquête. Bien sûr, si le répondant doit être contacté pour une autre raison, il
faut profiter de l'occasion pour combler ces lacunes.
Plutôt que d'exclure l'intégralité du questionnaire de l'analyse (c'est-à-dire considérer qu'il
s'agit d'une non-réponse d'une unité), il est manifestement préférable d'utiliser les
informations disponibles et d'estimer les valeurs manquantes, de les ”imputer”. Il existe
nombre de façons de le faire : le rapport d'une task-force d'un service statistique officiel
en énumère pas moins de seize. Sans entrer dans les détails, voici quelques remarques à
ce sujet :
• Lorsque c'est possible, les estimations doivent être réalisées à partir d'autres
informations fournies par le questionnaire au stade de la saisie des données. Par
exemple, si le lieu de départ et de destination d'un parcours sont enregistrés, mais
que la distance parcourue manque, il est possible de réaliser une estimation
raisonnable de cette distance.
• Pour certains types d'enquête, il sera possible de réaliser une estimation de la
valeur manquante en se référant aux informations fournies antérieurement par la
même entreprise. Souvent, cela ne sera pas possible ou praticable, mais même
quand ce le sera, le correcteur de données doit envisager la possibilité que
l'omission reflète une évolution de la situation depuis l'enquête antérieure.
• La manière la plus simple de traiter la non-réponse partielle consiste à remplacer la
donnée manquante par la moyenne des unités similaires de la strate dans le reste
de l'enquête : il s'agit pour l'essentiel du principe appliqué pour le traitement de la
non-réponse d'une unité. On peut procéder soit par imputation directe des valeurs
manquantes, soit en modulant le facteur de pondération selon les différentes
questions du questionnaire.
• Dans certains cas, il sera possible de procéder à une imputation plus complexe
basée sur les informations disponibles dans un questionnaire et les moyennes
obtenues pour d'autres dans des circonstances semblables. Par exemple, si la
quantité de carburant consommée n'est pas enregistrée dans le formulaire, une
estimation pourra être faite à partir de la consommation de carburant moyenne de
véhicules similaires et de la distance parcourue par le véhicule pour lequel les
informations manquent.
Si l'imputation de données manquantes joue un rôle important dans une enquête, il y a
lieu de le signaler et d'en préciser l'ampleur dans la description des résultats. Il convient
aussi de remarquer que l'analyse des résultats peut être influencée par une imputation
simple et ce, de deux manières.
Premièrement, même si la valeur moyenne correcte est calculée pour les non-répondants
(et c'est bien sûr impossible, d'où l'apparition d'un biais), l'erreur d'échantillonnage
estimée de l'ensemble résultant des valeurs observées et imputées sera sous-évaluée. Le
tableau
6-3 fournit un exemple artificiel, montrant que l'imputation pour
20 % d'un
échantillon pour une variable donnée entraîne sur une sous-estimation de l'erreur
d'échantillonnage de 10 % (en fait, si le taux de non-réponse est identique pour toutes les
valeurs de la variable en question, l'augmentation de l'erreur d'échantillonnage est
indépendante de la distribution particulière sous-jacente).
6-11
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
Tableau 6-3. Effet de la non-réponse sur la variance
Valeurs
Nombre dans
Nombre dans
Nombre
(moyenne en
Non-réponse
l'échantillon
l'échantillon
après
tonnes, par
(20 %)
complet
définitif
imputation
exemple)
1
5
1
4
4
2
10
2
8
8
3
20
4
16
16
4
30
6
24
44
5
20
4
16
16
6
10
2
8
8
7
5
1
4
4
Total
100
20
80
100
Moyenne
4,00
4,00
4,00
4,00
Écart type
0,36
0,36
0,36
0,32
Deuxièmement, toute analyse qui essaie de relier des valeurs individuelles données d'un
poste de l'échantillon à d'autres
- par exemple, par une analyse de régression
- sera
influencée défavorablement, parce que les moyennes introduites pour les valeurs
imputées ne refléteront pas les associations présentes dans les valeurs sous-jacentes
effectives. Néanmoins, ceci concerne généralement davantage les enquêtes auprès des
ménages que celles auprès des entreprises. Dans le cas des entreprises, l'analyse
portera plus souvent sur les résultats de l'enquête, qui seront comparés à des
informations extérieures, les variations des mouvements de fret par rapport aux variations
du PIB, par exemple.
6.4
Traitement des parcours comportant plus d'un arrêt
Tous ceux qui réalisent des enquêtes à moyenne ou grande échelle doivent transformer
les données collectées de manière à ce qu’elles puissent être analysées sur ordinateur.
Toutefois, dans le cas des données qui présentent une structure complexe, une première
étape de simplification doit être effectuée au préalable, consistant souvent en une
restructuration destinée à simplifier la forme des données. C’est généralement le cas pour
les enquêtes sur le fret routier.
Le problème est que les données sont collectées sur des parcours et que ces parcours
peuvent être assez compliqués. Par exemple, un transporteur sort du dépôt à vide, fait un
premier chargement, se rend vers un second point de ramassage où il effectue un
deuxième chargement, puis dans une usine où il décharge toute la cargaison et,
finalement, rentre à vide au dépôt.
Il faut bien constater que, si nous essayons de structurer les données de façon à
conserver les détails de la relation entre les différentes parties d’un parcours, lorsque les
données sont transférées sur ordinateur, même la plus simple des analyses exige une
logique relativement complexe et, partant, l’utilisation d’un programme informatique qui ne
l'est pas moins.
Si l’équipe de codification a une bonne expérience des enquêtes sur le transport routier
de marchandises, elle est souvent capable de restructurer les détails fournis par le
transporteur dans le questionnaire de façon à préserver les détails de la relation entre les
parties du parcours, tout en veillant à ce que les principales statistiques relatives aux
tonnes et aux tonnes-kilomètres soient correctement calculées. La présente section et
celle qui suit décrivent le traitement possible des parcours comportant plus d’un arrêt
lorsque l'équipe responsable du codage possède l'expérience requise.
6-12
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
Si une enquête sur le fret routier est entreprise pour la première fois ou si l’équipe
chargée du codage n’a pas une grande expérience de ce type d’enquête, il est possible
d’utiliser l’ordinateur dans une plus large mesure si certaines informations
supplémentaires sont collectées, mais sans perte d’informations essentielles. Le point 6.6
du présent chapitre traite de cette situation. Le questionnaire type présenté au chapitre 4
et la partie du chapitre suivant relative au traitement informatique sont conçus pour ce
dernier cas de figure (c'est-à-dire une nouvelle enquête ou une équipe sans grande
expérience de ce type d’enquête).
Prenons un exemple spécifique pour illustrer les complications qui peuvent se présenter.
Un camion est chargé au dépôt avec 20 tonnes de marchandises. Il parcourt 30
kilomètres vers un point A où il décharge 10 tonnes, 15 kilomètres vers un point B où il
décharge 5 tonnes, 10 kilomètres vers un point C où il décharge le reste (5 tonnes) et 10
kilomètres à vide pour retourner au dépôt. Rappelez-vous que les statistiques principales
qu’une enquête sur le transport de marchandises par route se propose d’estimer se
réfèrent aux tonnes-kilomètres et aux tonnes transportées.
Dans cet exemple, il est facile de calculer les tonnes -kilomètres :
Tonnes-kilomètres = (20.30) + (10.15) + (5.10) = 800
Ainsi, pour le calcul des tonnes-kilomètres totales, chaque étape peut être considérée
séparément. Toutefois, le total des tonnes transportées pour le parcours décrit
précédemment est exactement de 20 tonnes. La distance totale parcourue est un
parcours de 55 kilomètres en charge et un parcours de 10 kilomètres à vide. Remarquez
que, dans ce cas de figure, la distance totale parcourue, doit être calculée comme la
somme des étapes parcourues. Le calcul des tonnes-kilomètres divisées par les tonnes
transportées ne donne pas la distance totale parcourue, comme dans le cas d’un
parcours comportant un seul arrêt. Dans le cas ci-dessus, les tonnes-kilomètres divisées
par les tonnes donnent 40, alors que le parcours total avec arrêts est de 55 kilomètres.
Si le parcours devait être fractionné en étapes distinctes, il n’y aurait aucun moyen
d'établir une distinction, au niveau informatique, entre le parcours décrit ci-dessus et un
parcours où 20 tonnes sont déchargées au point A, 10 tonnes chargées au point A,
transportées et déchargées au point B où 5 tonnes sont chargées, puis transportées au
point C où elles sont déchargées. Dans ce cas, les tonnes-kilomètres et la distance
parcourue seraient les mêmes, mais on aurait enregistré quatre parcours et le total des
tonnes transportées serait de 35 tonnes.
Revenons à la question de départ, à savoir : « comment traiter les parcours comportant
plus d’un arrêt ? » Les « parcours » - tels qu'ils sont définis à la partie B, chapitre 10 -
peuvent être classés en trois catégories :
Un arrêt
Une étape, à vide ou en charge à l'aller et ou au retour, le
trajet de retour étant considéré comme un parcours distinct.
De deux à quatre arrêts Voir ci-dessus : défini de manière très stricte; pas d’étapes à
vide.
Ramassage/distribution Il n’est pas possible de collecter les détails de chacune des
étapes du parcours (en général, les parcours comportant cinq
arrêts ou plus sont traités comme des parcours de
ramassage/distribution).
C’est l’équipe chargée du codage qui doit restructurer les mouvements, souvent assez
compliqués, des camions selon la typologie ci-dessus. La présente section expose la
méthodologie pour le traitement formel des parcours comportant plus d’un arrêt lorsque la
compétence de l’équipe de codage permet de classer les parcours par types. Une autre
méthodologie, qui fait appel à l’ordinateur, est présentée au point 6.6. Elle est utile lorsque
6-13
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
l’enquête est conduite pour la première fois ou que l’équipe de codage manque
d’expérience.
Les seuls parcours comportant « véritablement » de deux à quatre arrêts sont ceux où la
charge décroît et où il n’y a pas de chargement, ou ceux où la charge croît graduellement
et où il n’y a pas de déchargement. Ces « parcours » doivent être traités à part, car,
comme il a été indiqué précédemment, les tonnes transportées sont calculées
différemment selon le cas.
Quelques exemples peuvent faciliter la compréhension :
Origine
Destination
Marchandise
Tonnes
transportées
A
B
Vide
0
B
C
Vieux papiers
10
C
D
Vieux papiers
12
D
E
Vieux papiers
16
E
F
Papier journal
16
F
A
Vide
0
Voici un exemple simple de la façon dont les données peuvent apparaître sur un
questionnaire. Le camion semble avoir chargé de vieux papiers aux points B, C et D; les
vieux papiers ont été déchargés au point E où 16 tonnes de papier journal ont été
chargées; elles ont été déchargées au point F et le camion est revenu à vide à son dépôt,
au point A. La première tâche de l’équipe qui traite ces informations est la restructuration
des données en parcours séparés comportant soit un arrêt, soit deux à quatre arrêts (il n’y
a aucun parcours de cinq arrêts ou plus : ils relèvent d’une catégorie totalement distincte).
Le « parcours » ci-dessus doit être fractionné comme suit :
Type de parcours
Origine
Destination
Marchandise
Tonnes
1 arrêt
A
B
Vide
0
B
C
Vieux papiers
10
De 2 à 4 arrêts
C
D
Vieux papiers
12
D
E
Vieux papiers
16
1 arrêt
E
F
Papier journal
16
1 arrêt
F
A
Vide
0
Le « parcours » original a donc été restructuré en quatre nouveaux parcours. Les
véritables parcours de deux à quatre arrêts sont très rares et représentent, dans la plupart
des pays, moins de 5 % des parcours restructurés. La plupart des parcours qui, sur la
base des informations fournies dans le questionnaire, ressemblent à des parcours de
deux à quatre arrêts peuvent être restructurés sans problème en parcours comportant un
seul arrêt. Le traitement des parcours comportant cinq arrêts ou plus revêt une
importance beaucoup plus grande.
Le chapitre
11, sections
11.5 et
11.6, contient davantage d’indications pour
l’enregistrement des distances parcourues et le calcul des tonnes-kilomètres pour les
parcours comportant plus d’un arrêt dans le cadre de la mise en oeuvre du règlement n°
1172/98.
6-14
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
6.5
Traitement des parcours de ramassage et de distribution
Si un parcours comprend cinq arrêts ou plus, le transporteur n'est pas invité à fournir des
informations complètes pour chaque étape (une "étape" étant la partie d'un parcours
comprise entre deux arrêts). On lui demande plutôt de fournir les informations sommaires
suivantes.
− Origine.
− Destination finale.
− Type de marchandises.
− Distance totale parcourue en charge (LM).
− Distance totale parcourue à vide (LE).
− Poids total des marchandises distribuées (TD).
− Nombre total d'arrêts de distribution (ND).
− Poids total des marchandises ramassées (TC).
− Nombre total d'arrêts de ramassage (NC).
Les sym boles (par exemple LM pour la distance totale parcourue en charge) seront
utilisés plus loin dans cette partie pour les formules.
Il existe un risque de perte de données. Il est possible que, à l’occasion d’un parcours
comportant plusieurs arrêts, un transporteur transporte plus d’un seul type de
marchandises, mais n’enregistre que le type principal des marchandises transportées.
Seule la destination finale d’un parcours de ce type est enregistrée : on ne dispose donc
pas de données complètes et détaillées sur les flux inter-régionaux. Toutefois, la plupart
des parcours comportant plusieurs arrêts sont relativement courts et n’impliquent le
ramassage ou la distribution que d’une seule catégorie de marchandises. Le calcul du
tonnage total transporté ne pose évidemment aucun problème : le questionnaire demande
directement cette information. Cependant, pour l’estimation des tonnes-kilomètres, les
parcours comportant cinq arrêts ou plus doivent être classés selon différents types :
Type 1
Tonnes
Transportées
Distributions
1
uniquement. Il est
supposé que des
2
charges égales sont
distribuées à chaque
3
arrêt de la partie en
charge du parcours, et
que la distance entre
4
chaque arrêt est la
5
même.
Distance parcourue
L’exemple présenté ci-dessus sous forme de graphique se réfère à un parcours de
distribution comportant cinq arrêts. Après le cinquième arrêt, le véhicule est vide : aucune
distance parcourue par la suite par le véhicule (par exemple, le retour au dépôt) ne vient
6-15
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
donc s’ajouter aux tonnes-kilomètres totales. Les tonnes-kilomètres totales correspondent
à la zone située au-dessous de la ligne. Cette zone correspond à la somme d’un certain
nombre de rectangles de largeur égale, mais dont la hauteur varie; le nombre de
rectangles est égal au nombre d’arrêts de distribution et la hauteur est proportionnelle au
tonnage. D’où la formule :
Tonnes-kilomètres = ( 1 / 2) . TD . LM . (1 + 1 / ND)
Type 2
Tonnes
transportées
5
4
Ramassages
uniquement
:
comme
pour le type
1, mais
3
pour les ramas sages et
non les distributions.
Les hypothèses sont
2
identiques.
1
Distance parcourue
L’exemple ci-dessus se réfère à un parcours comportant cinq arrêts pour le ramassage et
un parcours à vide vers le premier arrêt de ramassage. Ici encore, les tonnes-kilomètres
totales correspondent à la zone au-dessous de la ligne :
Tonnes-kilomètres = (1 / 2) . TC . LM
(1 + 1 / NC)
Type 3
Distribution uniquement, comme pour le type 1, mais avec un nombre inconnu d’arrêts de
distribution (code M dans le questionnaire type
- cf. chapitre 4). Il est supposé que le
nombre d’arrêts de distribution est important et que, par conséquent,
1/NC devient
négligeable. Ainsi, les tonnes-kilomètres correspondent presque à la surface d’un triangle
rectangle dont la hauteur est égale au tonnage initial et dont la base est égale à la
distance en charge. D’où :
Tonnes-kilomètres = (1 / 2) . TD . LM
Type 4
Ramassage uniquement, comme pour le type 2, mais avec un nombre inconnu d’arrêts de
ramassage inconnu. Il est supposé que le nombre d’arrêts de distribution est important et
que, par conséquent,
1/NC devient négligeable. Ainsi, les tonnes-kilomètres
correspondent presque à la surface d’un triangle rectangle dont la hauteur est égale au
tonnage final et dont la base est égale à la distance en charge. D’où :
Tonnes-kilomètres = (1 / 2) . TC . LM
6-16
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
Type 5
Ramassages et distributions sont simultanés, sans étapes à vide. Il est supposé qu’il y a
un grand nombre d’opérations de ramassage et de distribution et que, vraisemblablement,
le nombre d’opérations de ramassage est égal au nombre d’opérations de distribution si
celles-ci sont simultanées. Par exemple, la tournée du laitier : les bouteilles vides sont
ramassées pendant que les bouteilles pleines sont distribuées à chaque adresse. Les
arrêts étant nombreux, les tonnes-kilomètres correspondent simplement à la somme des
tonnes-kilomètres des types 3 et 4. D’où :
Tonnes-kilomètres = ( 1 / 2 ) . LM . (TD + TC)
Type 6
La distribution est effectuée, puis une certaine distance est parcourue à vide et les
opérations de ramassage sont effectuées ensuite. La distance en charge pour la
distribution doit être distinguée de la distance en charge pour le ramassage. Il est
6-17
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
supposé que, à l’exception de la distance parcourue à vide, la distance entre les différents
arrêts est la même. La distance totale en charge est donc divisée proportionnellement au
nombre d’arrêts de distribution et au nombre d’arrêts de ramassage. Cela signifie que la
distance en charge pour la distribution est proportionnelle à la distance parcourue en
charge totale
: ND/(ND+NC). De même, la distance parcourue en charge pour le
ramassage est proportionnelle à la distance en charge totale : NC/(ND+NC). Ces poids
sont ensuite appliqués respectivement aux cas de type 1 et de type 2; ainsi les
hypothèses relatives à ces deux cas sont applicables. Ces valeurs sont ensuite
additionnées pour obtenir des tonnes-kilomètres. D’où :
1
1
ND
1
1
NC
Tonne-kilomètres
=
TDLM1+
+
TCLM1+
2
ND
NC +ND
2
NC
NC+ND
1
LM
soit : Tonne-kilomètres
=
(
TD(1+ ND)+TC1+ NC))
2
NC +ND
Type 7
Le nombre d’opérations de ramassage est limité, mais le nombre d’opérations de
distribution est important, comme dans le cas d’une tournée de charbon. Le tonnage
ramassé est égal au tonnage distribué; il excède en général la charge utile du véhicule. Il
s’agit là en fait d’une véritable série de parcours, chaque trajet de distribution constituant
un parcours. Toutefois, seuls les totaux des tonnes distribuées, des tonnes ramassées et
du kilométrage en charge sont fournis par le questionnaire : on traite donc les parcours
comme un parcours unique.
Il est supposé qu'un certain tonnage est d’abord ramassé, puis distribué en quantités
égales pour un nombre d’arrêts de distribution équidistants. Après la dernière opération
de distribution, un autre ramassage est effectué et les opérations de distribution
reprennent. Ces tournées doivent normalement être enregistrées dans le questionnaire
comme autant de parcours de type 1, mais il faut s'attendre à ce que le répondant l'ignore
et enregistre ces séries de parcours comme un seul parcours de distribution.
Le nombre de parcours compris dans les « séries » est égal au nombre d’arrêts de
ramassage. Il est supposé que chaque série comprend un nombre égal d’arrêts de
distribution : il y a donc ND/NC arrêts de distribution dans chaque série. De même, on
suppose qu’un tonnage égal est distribué dans chaque série et que le tonnage distribué
6-18
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
dans chaque série est donc TD/NC. On suppose enfin que la distance parcourue en
charge est la même pour chaque série et qu’elle est donc égale à LM/NC. Le calcul des
tonnes-kilomètres pour chaque série s’appuie sur le cas de TYPE 1. En remplaçant les
trois fractions dans les formules du TYPE 1, on obtient :
1
TD LM
1
Tonnes-kilomètres pour chaque série
=
1+
2
NC
NC
(
ND/NC)
Pour obtenir le total des tonnes-kilomètres, les tonnes-kilomètres de chaque série
sont multipliées par le nombre de séries (qui est égal au nombre d'arrêts de ramassage).
D'où :
1
TD
NC
=
LM
1+
Total des tonnes-kilomètres
2
NC
ND
Type 8
Le nombre d’opérations de distribution est limité, mais le nombre d’opérations de
ramassage est important, comme dans le cas du ramassage des bidons de lait dans les
fermes, redistribués ensuite dans les dépôts.
C’est l’inverse d’un cas de TYPE 7. Ainsi, pour chaque série :
Tonnes ramassées =
TC
ND
Distance parcourue en charge = LM
ND
Nombre d'arrêts de ramassage = NC
ND
Le calcul des tonnes-kilomètres pour chaque série s’appuie sur le cas de TYPE 2. En
remplaçant les trois fractions dans les formules de TYPE 2, on obtient :
1
TC
LM
1
Tonnes-kilomètres pour chaque série
=
1+
2
ND
ND
(
NC /ND)
6-19
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
Pour obtenir le total des tonnes-kilomètres, les tonnes-kilomètres de chaque série sont
multipliées par le nombre de séries (qui est égal au nombre d’arrêts de distribution). D’où :
1
TD
ND
Total des tonnes-kilomètres
=
LM1+
2
ND
NC
Il est très facile de se laisser déconcerter par ces formules plutôt compliquées, mais il
n’est pas nécessaire de les mémoriser. Elles sont en effet intégrées dans le logiciel de
traitement informatique. Les tonnes-kilomètres sont estimées automatiquement lorsqu’un
parcours de cinq arrêts ou plus est classé par l’équipe de codage selon l’un des huit types
décrits ci-dessus et lorsque d’autres informations
- par exemple, le tonnage total
distribué, le nombre total de distributions - sont saisies dans le système informatique.
En résumé :
Pour les parcours comportant plus d’un arrêt, l’équipe de codage doit d’abord établir, à partir
des informations enregistrées dans le questionnaire, quelles opérations ont été véritablement
effectuées par le camion. Les informations fournies pour les parcours à arrêts multiples sont
souvent de bien moindre qualité que celles concernant les parcours “aller-retour”, plus
simples, avec arrêt unique. Pour les parcours à arrêts multiples, le personnel de codage doit
restructurer et simplifier en décomposant le parcours :
• Parcours comportant un arrêt.
• Parcours comportant de deux à quatre arrêts.
• Parcours comportant cinq arrêts ou plus.
Pour chaque parcours comportant cinq arrêts ou plus , le personnel de codage doit classer
le parcours selon l’un des huit types décrits ci-dessus. À cet égard, les statistiques suivantes,
provenant d'enquêtes réalisées sur plusieurs années dans un État membre, peuvent être
intéressantes :
Après restructuration et simplification des parcours, la ventilation des parcours simplifiés est
la suivante :
Parcours comportant un arrêt
88 %
Parcours comportant de deux à quatre arrêts
2 %
Parcours comportant cinq arrêts ou plus
10 %
Les parcours comportant cinq arrêts ou plus sont ventilés par type comme suit :
Type 1
(Distribution uniquement, nombre d’arrêts connu)
44 %
Type 2
(Ramassage uniquement, nombre d’arrêts connu)
2 %
Type 3
(Distribution uniquement, nombre d’arrêts inconnu)
10 %
Type 4
(Ramassage uniquement, nombre d’arrêts inconnu)
1 %
Type 5
(Ramassage et distribution simultanés)
18 %
Type 6
(Distribution puis ramassage)
6 %
Type 7
(Peu de ramassage, beaucoup de distribution)
5 %
Type 8
(Peu de distribution, beaucoup de ramassage)
14 %
6-20
CHAPITRE 6. COLLECTE ET SAISIE DES DONNÉES
6.6
Traitement modifié pour les nouvelles enquêtes
Le questionnaire type du chapitre 4 et le traitement informatique présenté dans le chapitre
7 ont été conçus en vue d'une enquête effectuée pour la première fois, où le personnel de
codage manque encore d’expérience pour identifier facilement les différents types de
parcours.
La partie du questionnaire relative aux parcours comportant jusqu’à quatre arrêts requiert
des informations sur le poids de la marchandise chargée et sur le poids de la
marchandise déchargée à chaque étape du parcours, plutôt que sur le poids de la
marchandise transportée. L’ordinateur établit ensuite si, à une étape intermédiaire
quelconque d’un parcours enregistré dans le questionnaire, le véhicule est vide ou s’il
transporte un éventuel chargement résiduel, avant qu’un chargement ne soit effectué à
cette étape. Les tonnes-kilomètres effectuées à chaque étape sont calculées par
l’ordinateur en fonction des données sur le tonnage chargé à cette étape, augmenté de
l’éventuel chargement résiduel de l’étape précédente. La variable relative au tonnage
transporté est calculée sur la base du poids chargé, tandis que les tonnes-kilomètres sont
calculées en multipliant le tonnage transporté par la distance parcourue en charge. Si le
chargement résiduel est nul à une étape quelconque du parcours, l’ordinateur indiquera
qu’un nouveau parcours a commencé.
Pour les parcours comportant plus de cinq arrêts, décrits dans le questionnaire type
comme parcours de ramassage et/ou de distribution (ce qui correspond à l’activité
habituelle lors de ce type de parcours à arrêts multiples), l’ordinateur peut être
programmé pour identifier les différents types de parcours énumérés au point 6.5 du
présent chapitre et effectuer les calculs appropriés.
6-21
Chapitre 7
TRAITEMENT ET ANALYSE
7-1
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
7.1
Traitement informatique et structure de l'enregistrement
7.1.1
Traitement informatique
Si les informations collectées dans les enquêtes sur le transport routier de marchandises
sont saisies dans le même format que celui dans lequel elles sont enregistrées dans le
questionnaire, même la plus simple des analyses nécessitera une logique assez complexe
(telle que celle d'un programme informatique). C'est pourquoi il est utile de les simplifier
avant de leur donner une forme qui convienne à l'analyse informatique.
La forme exacte des enregistrements informatiques dépendra bien sûr du logiciel choisi
pour l'analyse. Néanmoins, voici quelques principes généraux :
Il y aura un groupe d'enregistrements relatifs au véhicule échantillonné et à l'activité de
transport routier déclarée pour le véhicule au cours de la semaine d'enquête. Dans
chaque groupe, il y aura un enregistrement contenant des informations relatives au
véhicule; un enregistrement pour chaque parcours comprenant un arrêt; un
enregistrement pour chaque parcours comprenant deux à quatre arrêts (si le système
modifié décrit au point 6.4 du chapitre précédent est utilisé, il y aura un enregistrement
pour chaque étape d'un parcours de deux à quatre arrêts) et un enregistrement pour
chaque parcours de cinq arrêts ou plus (ramassage/distribution). En outre, pour faciliter
l'analyse des informations, un certain nombre d'enregistrements "d'étape" peuvent être
tirés des informations relatives aux véhicules et aux enregistrements de parcours.
Chaque enregistrement est composé d'un certain nombre de "variables"; par exemple, dans
le cas des enregistrements relatifs à un véhicule, l'âge de celui-ci. Ces éléments de
données sont appelés "variables" parce qu'ils varient d'un enregistrement à l'autre. Les
variables sont de deux types : d'une part, les données qui ont été collec tées directement,
dans le cadre de l'enquête, et, d'autre part, les variables dérivées , c'est-à-dire les variables
calculées soit à partir d'autres variables, soit calculées "à l'extérieur".
Les variables dérivées, calculées à partir d'autres variables pour chaque véhicule,
comprennent les tonnes totales transportées au cours de la semaine d'enquête, les tonnes-
kilomètres totales effectuées et les kilomètres parcourus au cours de cette semaine. Le
facteur de pondération, c'est-à-dire le nombre indiquant com bien d'autres véhicules du pays
sont représentés par le véhicule échantillonné, est un exemple de variable calculée à
l'extérieur.
Lors du dépouillement de l'enquête, la première tâche est de contrôler les détails des
parcours. Le personnel de codage simplifie d'abord les informations qui ont été enregistrées
par le transporteur. Il s'agit essentiellement de décomposer ce qui peut apparaître comme
des parcours à plusieurs arrêts en un certain nombre de parcours à un seul arrêt. Ensuite,
des codes doivent être attribués aux variables que le répondant n'a pas été invité à coder
(les codes NST pour les marchandises, par exemple).
Les informations, c'est-à-dire les variables constituant chaque enregistrement, sont ensuite
saisies dans le système informatique. Dans l'ancien système, évoqué au début du présent
chapitre, les données étaient saisies sur des cartes perforées ou des bandes magnétiques
avant d'être lues par le logiciel. Cette méthode de saisie des données, plutôt laborieuse, est
quasiment devenue obsolète et a été remplacée par des systèmes à "entrée directe de
données" dans lesquels les données sont introduites sur des écrans de PC au format
spécial. L'avantage de la saisie par entrée directe de données réside dans le fait que les
données peuvent être vérifiées immédiatement et que certaines des variables dérivées
peuvent être calculées. D'autres variables dérivées, telles que le facteur de pondération et le
tonnage total transporté au cours de la semaine d'enquête, doivent être ajoutées à
7-3
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
l'enregistrement plus tard, après que les enregistrements "d'étape" (cf. ci-dessous) ont été
dérivés.
Les informations relatives au véhicule obtenues au moyen du questionnaire seront
combinées aux données sur le véhicule et le propriétaire qui ont été enregistrées lors de la
sélection de l'échantillon.
7.1.2
Élaboration et application des nomenclatures
Les informations requises pour classer les données collectées et pour contrôler le traitement
de l’enquête sont stockées dans des fichiers distincts. Doivent y figurer :
• La classification de la configuration des essieux.
• La catégorie d’activité NACE Rév. 2 (à quatre chiffres).
• La classification du type de transport.
• La classification du type de parcours.
• Les codes, noms et catégories NUTS et pays.
• La nomenclature des transports d’EUROSTAT pour les marchandises (NST).
• La classification des produits dangereux.
• La classification du mode d’apparence.
• La classification de toute variable collectée par un pays en plus de celles qui sont
requises par le règlement 1172/98 (par exemple le type de carrosserie pour les camions
ou les semi-remorques).
• Les délais de renvoi du questionnaire.
7.1.3
Présentation type des fichiers informatiques
Des structures types pour les enregistrements informatiques sont présentées ci-dessous.
Elles sont basées sur le questionnaire type du chapitre 4. L’ensemble des données requises
en vertu du règlement 1172/98 (y compris les variables facultatives) y sont incluses, si l’on
n’enregistre que le principal type de marchandise transportée ainsi que la configuration
principale du véhicule durant la semaine étudiée.
On utilise l’ordinateur pour identifier les différents types de parcours et pour calculer les
tonnages transportés ainsi que les tonnes -kilomètres réalisées sur le parcours.
La structure des informations préenregistrées, présentée dans le tableau 7-1 pour le fichier
d'exploitants (OPREG) et dans le tableau 7-2 pour le fichier de véhicules (VEHREG), indique
la source des variables et les codes utilisables. Il convient de noter que toutes ces
informations sont obtenues auprès du répertoire des entreprises. Ne sont pas comprises les
informations tirées des deux premières pages du questionnaire d’enquête type figurant au
chapitre 4.
7-4
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Tableau 7-1. Structure type du fichier d'exploitants (OPREG)
Désignation du champ
Format
Longueur
Source
01.
Identificateur de l'exploitant dans l'enquête
numérique
4
02.
Identificateur de l'exploitant dans le
numérique
13
Répertoire
répertoire d'entreprises
d'entreprises
03.
Nom de l'exploitant
alphanumérique
25
Fichier
04.
Adresse de l'exploitant - localité, nom
alphanumérique
25
Fichier
05.
Adresse de l'exploitant - localité, id.
numérique
5
Fichier
06.
Adresse de l'exploitant - rue
alphanumérique
25
Fichier
07.
Adresse de l'exploitant - numéro
alphanumérique
5
Fichier
08.
Adresse de l'exploitant - code postal
numérique
6
Fichier
09.
Activité principale de l'exploitant
(code
numérique
6
Répertoire
NACE)
d'entreprises
10.
Type d'exploitant (individuel ou entreprise)
numérique
1
Fichier
Tableau 7-2. Structure type du fichier de véhicules (VEHREG)
Désignation du champ
Format
Longueur
Source
01.
Plaque d'immatriculation
alphanumérique
12
Fichier
02.
Identificateur de l'exploitant
numérique
4
OPREG.N01
03.
Type de véhicule
numérique
1
Fichier
04
Année de la première immatriculation
numérique
4
Fichier
05.
Nombre d'essieux
numérique
1
Fichier
06.
Poids (propre) à vide (kg)
numérique
5
Fichier
07.
Poids maximal autorisé en charge (kg)
numérique
5
Fichier
08.
Charge utile (kg)
numérique
5
Fichier ou (07-06)
09.
Type de carrosserie
alphanumérique
Fichier
10.
Type de carburant utilisé
alphanumérique
1
Fichier
11.
Année et semaine d'enquête
numérique
4
Enquête
12
Groupe de strates
numérique
2
Enquête
13
Statut au cours de la semaine de référence
numérique
2
Enquête
Dans la suite de l'exposé, les champs de chaque enregistrement seront référencés par le
nom de l'enregistrement et le numéro du champ dans la désignation de l'enregistrement.
Ainsi, le champ “groupe de strates” de l'enregistrement VEHREG sera référencé comme
VEHREG.N12. Lorsque le nom de l'enregistrement est omis, le champ référencé se
trouve dans le même enregistrement.
Une structure d'enregistrement type pour les données de base relatives au véhicule,
présentée au tableau 7-3 (ENTRYREC), indique la source des variables et les codes
utilisables. Elle comprend les informations tirées des deux premières pages du questionnaire
d’enquête type figurant au chapitre 4.
7-5
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Tableau 7-3. Enregistrement type pour la saisie de données de base relatives au
VÉHICULE (ENTRYREC)
Désignation du champ
Format
Longueur
Codes utilisables / source
01
Plaque d'immatriculation
AN
12
VEHREG.N01
02
Numéro de l'enregistrement
N
5
Programme
03
Date de saisie
N
2
01-31
04
Mois de saisie
N
2
01-12
05
Année de saisie
N
2
Année d'enquête ou suivante
06
Nom de l'exploitant du véhicule
AN
25
07
Code régional de l'exploitant
N
5
08
Adresse de l'exploitant - code postal
N
6
09
Adresse de l'exploitant - localité
AN
25
10
Rue
AN
25
11
Numéro
N
5
12
Code de localité
N
5
13
Type de véhicule
N
1
1, 2
14
Année de la première immatriculation
N
2(4)
1975 - année d'enquête1
15
Nombre d'essieux sur le véhicule
N
1
2 - 61
16
Poids à vide (kg)
N
5
500 - 30 0001
17
Poids maximal autorisé en charge (kg)
N
5
1 000 - 50 0001
18
Charge utile (kg)
N
5
500 - 30 0001
19
Semaine de référence de l'enquête
N
2
VEHREG.N11 (2 derniers ch.)
20
Statut au cours de la semaine de référence
N
2
21
Identificateur de l'exploitant
N
13
22
Exploitant individuel ou entreprise
N
1
1, 2
23
Type d'entreprise (activité principale)
N
6
24
Véhicule vendu ou mis à la casse
N
1
1, 2
25
Date de vente/mise à la casse
N
6
26
Nom du nouvel exploitant si le véhicule a été vendu
AN
25
27
Adresse du nouvel exploitant - code postal
AN
6
28
Code régional
N
5
29
Localité
AN
25
30
Rue
AN
25
31
Numéro
N
5
32
Le véhicule a-t-il tracté une remorque/semi-remorque au
N
1
0, 1
cours de la semaine ?
33
Nombre d'essieux sur la remorque/sem i-remorque
N
1
0 - 41
34
Charge utile de la remorque/semi-remorque (kg)
N
5
0 - 25 0001
35
Type de carrosserie du véhicule/de la semi-remorque
N
2
01 - 13
36
Type d'utilisation
N
1
1 - 4
37
Type de carburant utilisé
N
1
1 - 3
38
Carburant acheté pendant la semaine de référence
N
4
39
Jours d'utilisation/de non-utilisation
N
1
somme 40 à 46 doit = 7
40
En service
N
1
0 - 7
41
Réparations
N
1
0 - 7
42
Congés
N
1
0 - 7
43
Pas de chauffeur
N
1
0 - 7
44
Inactivité
N
1
0 - 7
45
Chauffeur en congé
N
1
0 - 7
46
Autres causes
N
1
0 - 7
47
Kilométrage parcouru pendant les 12 derniers mois
N
5
48
Utilisation du véhicule pendant les 12 derniers mois
N
2
49
Groupe de strates
N
2
VEHREG.N12
50
Possibilité d'utilisation du véhicule pour le transport combiné
N
1
51
Champ optionnel pour utilisation par le pays
N
5
52
Champ optionnel pour utilisation par le pays
N
5
1 Le programme mettra en doute la validité de la donnée si elle sort de cette fourchette, mais ces limites peuvent être
ignorées par le responsable de la saisie des données.
7-6
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Une structure d'enregistrement type pour les données relatives au parcours
(fichiers
ENTRYJY1 et ENTRYJY2), présentée au tableau 7-4 (ENTRYREC), indique la source des
variables et les codes utilisables. Ces données sont tirées des pages 3 et 4 du questionnaire
d’enquête type figurant au chapitre 4.
Tableau 7-4. Enregistrement type pour la saisie de données de base relatives aux
PARCOURS (ENTRYJY1,ENTRYJY2)
Enregistrement type pour la saisie de données de base relatives au PARCOURS NORMAL(ENTRYJY1)
Désignation du champ
Format
Longueur
Codes utilisables / source du champ
01
Plaque d'immatriculation
AN
12
ENTRYREC.N01
02
Numéro de l'enregistrement
N
5
ENTRYREC.N02
03
Type de parcours I
N
1
1 saisi par le programme
04
Numéro de séquence du parcours
N
2
saisi par le programme
05
Date du parcours
N
2
01-31
06
Mois du parcours
N
2
01-12
07
Lieu de départ
N
6
08
Dernière destination
N
6
09
Distance parcourue
N
4
10
Poids des marchandises chargées (kg)
N
5
m oins de 1,25 fois la charge utile1
11
Type de marchandises
N
3
NST
12
Marchandises dangereuses
N
2
10,20,30,41,42,43,51,52,61,62,70,80,9
0
13
Type de fret
N
1
0 - 7, 9
14
Poids des marchandises déchargées (kg)
N
5
moins de 1,25 fois la charge utile1
15
Utilisation d'une remorque
N
1
0, 1
16
Type de transport
N
1
1, 2
17
Nombre de parcours
N
2
01 - 101
18
Lieu de chargement sur un autre mode
N
6
19
Lieu de déchargement d'un autre mode
N
6
20
Autre mode utilisé
N
1
1, 2
21
Chargement volumétrique
N
1
0,1,2
22
Pays de transit A
N
3
23
Pays de transit B
N
3
24
Pays de transit C
N
3
25
Pays de transit D
N
3
26
Pays de transit E
N
3
Enregistrement type pour la saisie de données de base relatives au PARCOURS de ramassage et distribution
(ENTRYJY2) (hypothèse : pas de transit, ni de parcours internationaux)
Désignation du champ
Format
Longueur
Codes utilisables / source du champ
01
Plaque d'immatriculation
AN
12
ENTRYREC.N01
02
Numéro de l'enregistrement
N
5
ENTRYREC.N02
03
Type de parcours II
N
1
2 saisi par le programme
04
Numéro de séquence du parcours
N
2
saisi par le programme
05
Date du parcours
N
2
01-31
06
Mois du parcours
N
2
01-12
07
Lieu de départ
N
6
08
Dernière destination
N
6
09
Distance parcourue en charge
N
4
10
Distance parcourue à vide
N
4
11
Poids des marchandises chargées (kg)
N
5
moins de 1,25 fois la charge utile1
12
Poids des marchandises ramassées (kg)
N
5
moins de 1,25 fois la charge utile1
13
Type de marchandises
N
3
NST
14
Marchandises dangereuses
N
2
15
Type de fret
N
1
16
Nombre d'arrêts
N
2
4 +
17
Utilisation d'une remorque
N
1
0, 1
18
Type de transport
N
1
1,2
19
Chargement volumétrique
N
1
0,1, 2
1 Le programme mettra en doute la validité de la donnée si elle sort de cette fourchette, mais ces limites peuvent être
ignorées par le responsable de la saisie des données
7-7
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Le tableau
7-5 présente une structure type d'enregistrement pour l'ensemble des
informations de l'enquête sur le véhicule
- l'enregistrement "véhicule" (RECVEH)
- en
indiquant la source de chaque champ. Les variables dérivées pour cet enregistrement
doivent être ajoutées lorsque les enregistrements d'étape ont été dérivés. Un facteur de
pondération doit être calculé et ajouté à l'enregistrement avant que les analyses ne soient
effectuées.
Tableau 7-5. Enregistrement informatique type pour le VÉHICULE (RECVEH)1
Désignation du champ
Format
Longueur
Source du champ
01
Plaque d'immatriculation
AN
12
ENTRYREC.N01
02
Numéro de l'enregistrement
N
5
ENTRYREC.N02
03
Semaine de l'enquête
N
2
ENTRYREC.N19
04
Date de saisie
N
2
ENTRYREC.N03
05
Mois de saisie
N
2
ENTRYREC.N04
06
Année de saisie
N
2
ENTRYREC.N05
07
Statut du véhicule au cours de la semaine de
N
2
ENTRYREC.N20
l'enquête
08
Région de l'exploitant
N
2
ENTRYREC.N07
09
Exploitant individuel ou entreprise
N
1
ENTRYREC.N22
10
Entreprise de l'exploitant
N
6
ENTRYREC.N23
11
Type de véhicule
N
1
ENTRYREC.N13
12
Nombre d'essieux sur le véhicule
N
1
ENTRYREC.N15
13
Nombre d'essieux sur la remorque/semi-remorque
N
1
ENTRYREC.N33
14
Année de la première immatriculation
N
4
ENTRYREC.N14
15
Charge utile du véhicule (kg)
N
5
ENTRYREC.N18
16
Charge utile de l'unité (kg)
N
5
ENTRYREC.N18
+ENTRYREC.N34
17
Type de carrosserie du véhicule/de la semi-
N
2
ENTRYREC.N35
remorque
18
Jours d'activité
N
1
ENTRYREC.N40
19
Jours de non-activité
N
1
ENTRYREC.N39-
ENTRYREC.N40
20
Raison principale de la non-utilisation
N
1
Taille max. de ENTRYREC N40 à
N46
21
Le véhicule a-t-il tracté une remorque/semi-
N
1
ENTRYREC.N32
remorque ?
22
Charge utile de la remorque (kg)
N
5
ENTRYREC.N34
23
Type de transport
N
1
ENTRYREC.N36
24
Type de carburant utilisé
N
1
ENTRYREC.N37
25
Carburant acheté pendant la semaine de référence
N
4
ENTRYREC.N38
26
Kilométrage total parcouru pendant les 12 derniers
N
5
ENTRYREC.N47
mois
27
Utilisation du véhicule pendant les 12 derniers mois
N
2
ENTRYREC.N48
28
Possibilité d'utilisation du véhicule pour le transport
N
1
ENTRYREC.N50
combiné
29
Champ optionnel pour utilisation par le pays
N
5
ENTRYREC.N51
30
Champ optionnel pour utilisation par le pays
N
5
ENTRYREC.N52
31
Nombre total de parcours dans la période de
N
2
Somme d'enregistrements
l'enquête
RECJOUR
32
Nombre total de kilomètres du véhicule - en charge
N
4
Somme de N12 d'enregistrements
dans la période de l'enquête
RECJOUR
33
Nombre total de kilomètres du véhicule
- à vide
N
4
Somme de N13 d'enregistrements
dans la période de l'enquête
RECJOUR
34
Nombre total de kilomètres parcourus dans la
N
4
N32 + N33
période de l'enquête
35
Tonnage total dans la période de l'enquête
N
4
Somme de N28 d'enregistrements
RECJOUR
36
Tonnes -kilomètres totales dans la période de
N
5
Somme de N29 d'enregistrements
l'enquête
RECJOUR
37
Groupe de strates
N
2
ENTRYREC.N49
38
Facteur d'extrapolation de l'enquête
N
6
Saisie par le programme
1 Créé à partir de ENTRYREC, OPREG et RECJOUR après création de tous les enregistrements RECJOUR
7-8
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Ce serait compliqué si, à chaque fois qu'une analyse était nécessaire, les enregistrements
de parcours devaient être traités d'une des trois façons, en fonction du type de parcours
traité. Les enregistrements d'étape peuvent être dérivés de chaque enregistrement de
parcours pour pallier ce problème et, lors des analyses, ce sont ces enregistrements qui sont
traités. Le tableau 7-6 présente un enregistrement d'étape type (RECJOUR), qui indique
comment chacune des variables est dérivée et quelle est la source des données
(enregistrement de véhicule ou de parcours).
Si le même parcours a été effectué plusieurs fois en une journée (dans le cas d'un camion
transportant du gravier d'une carrière vers une cimenterie, par exemple), il serait inefficace
que les détails de chaque parcours doivent être saisis dans l'ordinateur. Aussi, les variables
ne doivent-elles être saisies qu'une seule fois, mais le "multiplicateur de parcours" indiqué
dans le questionnaire doit être ajouté (si 10 de ces parcours ont été effectués dans la
journée, il convient d'entrer "10", par exemple) pour indiquer que 10 parcours identiques ont
été effectués . Lorsqu'un tel parcours est traité, après tous les contrôles de cohérence, pour
dériver les enregistrements d'étape, l'ordinateur produira
10 enregistrements d'étape
identiques.
7-9
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Tableau 7-6. Enregistrement informatique type pour le PARCOURS (RECJOUR)1
Désignation du champ
Format
Longueur
Source du champ ou méthode de calcul
01
Plaque d'immatriculation
N
1
ENTRYJY1.N01 ou ENTRYJY2.N01
02
Semaine de l'enquête
N
2
ENTRYREC.N19
03
Groupe de strates
N
2
ENTRYREC.N49
04
Numéro de l'enregistrement
N
4
ENTRYREC.N02
05
Type de parcours
N
1
ENTRYJY1.N03 ou ENTRYJY2.N03
Si N05=2 alors N.05 = 3 ALLER À sous-routine A
Si N05=1 alors N.05 = 1 ALLER À sous-routine B
SOUS-ROUTINE A -
PARCOURS DE DISTRIBUTION/RAMASSAGE
06
N° de séquence du parcours
N
2
ENTRYJY2.N04
07
Jour du parcours
N
1
Calculer à partir de
(ENTRYJY2.N05 et
(lundi, etc. de 1 à 7)
ENTRYJY2.N06)
avec calendrier
08
Mois du parcours
N
2
ENTRYJY2.N06
(01 à 12)
09
Lieu de départ
N
6
ENTRYJY2.N07
10
Lieu de destination
N
6
ENTRYJY2.N08
11
Parcours intérieur/international
N
1
Calculer à partir du premier chiffre de N09 et N102
12
Distance parcourue en charge
N
4
SI RECVEH.N16 = 0 ALORS vide
SINON ENTRYJY2.N09
13
Distance parcourue à vide
N
4
ENTRYJY2.N10
14
Poids
des
marchandises
N
5
ENTRYJY2.N11
distribuées
15
Type de marchandises
N
3
ENTRYJY2.N13
16
Marchandises dangereuses
N
2
ENTRYJY2.N14
17
Type de fret
N
1
ENTRYJY2.N15
18
Poids
des
marchandises
N
5
ENTRYJY2.N12
ramassées
19
Nombre d'arrêts
N
2
ENTRYJY2.N16
20
Utilisation d'une remorque
N
1
ENTRYJY2.N17
21
Type de transport
N
1
ENTRYJY2.N18
22
Type de véhicule
N
1
RECVEH.N11
23
Nombre d'essieux sur le véhicule
N
1
RECVEH.N12
24
Nombre d'essieux sur la
N
1
RECVEH.N13
remorque/semi-remorque
25
Type de carrosserie de l'unité
N
2
RECVEH.N17
(véhicule/semi-remorque)
26
Charge utile de l'unité (tonnes)
N
2.1
RECVEH.N16 / 1 000
27
Poids transporté (kg)
N
5
Si N13>0 et N14>0 et N18>0 ALORS max (N14,
N18)
SINON = N14 + N18
28
Poids après distribution (kg)
N
5
Vide
29
Tonnes totales
N
2.2
N27/ 1000
30
Tonnes -kilomètres
N
4.2
si N13>0 et N14>0 et N18>0
alors
N12*0,25*(N14+N18)*(N19+2)/(N19*1
000)
sinon N12*0,5*(N14+N18)*(N19+1)/(N19*1 000)
31
Distance totale du parcours
N
4
N12 + N13
32
Chargement volumétrique
N
1
ENTRYJY2.N19
33
Transport combiné et pays de
Vide (on suppose que les parcours de distribution
à
transit
et de ramassage ne seront pas internationaux)
40
41
Facteur
d'extrapolation
de
N
4.2
Saisie du programme
l'enquête
TRAITER ENSUITE L'ENREGISTREMENT SUIVANT
NOTES :
1 Créé à partir de ENTRYREC, ENTRYJY2, RECVEH.
2 Pour le type de parcours : si le premier chiffre de N09=0 et que le premier chiffre de N10 = 0,
alors N11 = 0 (parcours intérieur), sinon "message d'erreur".
7-10
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Tableau 7-6 (suite). SOUS-ROUTINE B pour l'enregistrement informatique type du
PARCOURS (RECJOUR) 1
- PARCOURS NORMAUX
Désignation du champ
Format
Long.
Source du champ ou méthode de calcul
06
N° de séquence du parcours
N
2
ENTRYJY1.N04
07
Jour du parcours
N
1
Calculer à partir de (ENTRYJY1.N05 et ENTRYJY1.N06)
(lundi, etc. de 1 à 7)
avec calendrier
08
Mois du parcours (01 à 12)
N
2
ENTRYJY1.N06
09
Lieu de départ
N
6
ENTRYJY1.N07
10
Lieu de destination
N
6
ENTRYJY1.N08
11
Parcours intérieur/international
N
1
Calculer à partir du premier chiffre de N09 et N10 2
12
Distance parcourue en charge
N
4
SI ENTRYJY1.N10 = 0 ALORS vide SINON ENTRYJY1.N09
13
Distance parcourue à vide
N
4
SI ENTRYJY1.N10 = 0 ALORS ENTRYJY1.N09
ET N05 = 4
14
Poids des marchandises chargées
N
5
ENTRYJY1.N10
15
Type de marchandises
N
3
ENTRYJY1.N11
16
Marchandises dangereuses
N
2
ENTRYJY1 champ 12
17
Type de fret
N
1
ENTRYJY1.N13
18
Poids des marchandises déchargées
N
5
ENTRYJY1.N14
19
Nombre d'arrêts
N
1
N19 = 1
20
Utilisation d'une remorque
N
1
ENTRYJY1.N15
21
Type de transport
N
1
ENTRYJY1.N16
22
Type de véhicule
N
1
RECVEH.N11
23
Nombre d'essieux sur le véhicule
N
1
RECVEH.N12
24
Nombre
d'essieux
sur
la
N
1
RECVEH.N13
remorque/semi-remorque
25
Type de carrosserie de l'unité
N
2
RECVEH.N17
(véhicule/semi-remorque)
26
Charge utile de l'unité (tonnes)
2.1
RECVEH.N16 / 1 000
27
Poids transporté (kg)
N
5
N14
28
Poids après distribution
N
5
N14 - N18
29
Tonnes totales
N
2.2
N27 / 1000
30
Tonnes -kilomètres
N
4.2
N12*N27 / 1 000
31
Distance totale du parcours
N
4
N12 + N13
32
Chargement volumétrique
N
1
ENTRYJY1.N21
33
Lieu de chargement - transport par un
N
6
ENTRYJY1.N18
autre mode
34
Lieu de déchargement du transport
N
6
ENTRYJY1.N19
par un autre mode
35
Autre mode de transport
N
1
ENTRYJY1.N20
36
Pays de transit A
N
3
ENTRYJY1.N22
37
Pays de transit B
N
3
ENTRYJY1.N23
38
Pays de transit C
N
3
ENTRYJY1.N24
39
Pays de transit D
N
3
ENTRYJY1.N25
40
Pays de transit E
N
3
ENTRYJY1.N26
41
Nombre de parcours
0
SI ENTRYJY1.N17
>
1
REPRODUIRE
N-1
ENREGISTREMENTS IDENTIQUES SUPPLÉMENTAIRES
"RECJOUR"
PUIS ENREGISTREMENT SUIVANT
SI ENTRYJY1.N17 = 1 ET N28 = 0
ALORS ENREGISTREMENT SUIVANT
SI ENTRYJY1.N17 = 1 ET N28 > 0
ALORS SOUS-ROUTINE C POUR ENREGISTREMENT
SUIVANT
SI ENTRYJY1.N17 = 1 ET N28 < 0
ALORS MESSAGE D'ERREUR ET ENREGISTREMENT
SUIVANT
42
Facteur d'extrapolation de l'enquête
N
4.2
Saisie du programme
NOTES : 1 Créé à partir de ENTRYREC, ENTRYJY1, RECVEH
2 Pour le type de parcours : si le premier chiffre de N09=0 et le premier chiffre de N10 = 0 alors N11 = 0
(parcours intérieur)
Si le premier chiffre de N09=0 et le premier chiffre de N10 = 1 alors N11 = 1 (parcours international)
Si le premier chiffre de N09=1 et le premier chiffre de N10 = 0 alors N11 = 1 (parcours international)
Si le premier chiffre de N09=1 et le premier chiffre de N10 = 1 et N09 # N10 alors N11= 2 (trafic tiers)
Si le premier chiffre de N09=1 et le premier chiffre de N10 = 1 et N09 = N10 alors N11= 3 (cabotage)
7-11
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Tableau 7-6 (suite) - SOUS-ROUTINE C pour l'enregistrement informatique type du
PARCOURS (RECJOUR)1 - PARCOURS COMPORTANT DE DEUX À QUATRE ARRÊTS
Désignation du champ
Format
Long.
Source du champ ou méthode de calcul
10
Lieu de destination
N
6
N10 = ENTRYJY1.N08
11
Parcours intérieur/international
N
1
Calculer à partir du premier chiffre de N09 et N10 2
12
Distance parcourue au cours de
N
4
ENTRYJY1.N09
l'étape
14
Poids des marchandises chargées
N
5
ENTRYJY1.N10
18
Poids des marchandises déchargées
N
5
ENTRYJY1.N14
19
Nombre d'arrêts
N
1
N19 + 1
27
Poids transporté
N
5
N28 + N14
28
Poids après distribution
N
5
N27 - N18
29
Tonnes totales
N
2.2
MAXIMUM (N29 , N18/1 000)
30
Tonnes -kilomètres
N
4.2
N30 + N12*N27/1000
31
Distance totale du parcours
N
4
N31 + N12
32
Chargement volumétrique
N
1
SI ENTRYJY1.N21 = 2 ALORS N32 = 2
33
Lieu de chargement - transport par un
N
6
SI N33 = vide ALORS ENTRYJY1.N18
autre mode
34
Lieu de déchargement du ransport
N
6
SI N33 = vide ALORS ENTRYJY1.N19
par un autre mode
35
Autre mode de transport
N
1
SI N33 = vide ALORS ENTRYJY1.N20
36
Pays de transit A
N
3
SI N33 = vide ALORS ENTRYJY1.N22
37
Pays de transit B
N
3
SI N33 = vide ALORS ENTRYJY1.N23
38
Pays de transit C
N
3
SI N33 = vide ALORS ENTRYJY1.N24
39
Pays de transit D
N
3
SI N33 = vide ALORS ENTRYJY1.N25
40
Pays de transit E
N
3
SI N33 = vide ALORS ENTRYJY1.N26
41
Fin du parcours ?
0
SI N28
= 0 ALORS N05 = 2 ET ENREGISTREMENT
SUIVANT
SI N28
>
0 ALORS SOUS-ROUTINE C POUR
ENREGISTREMENT SUIVANT
SI N28
<
0 ALORS MESSAGE D'ERREUR ET
ENREGISTREMENT SUIVANT
42
Facteur d'extrapolation de l'enquête
N
4.2
saisie du programme
NOTES : 1 Créé à partir de ENTRYREC, ENTRYJY1, RECVEH
2 Pour le type de parcours :
Si le premier chiffre de N09=0 et le premier chiffre de N10 = 0, alors N11 = 0 (parcours intérieur)
Si le premier chiffre de N09=0 et le premier chiffre de N10 = 1, alors N11 = 1 (parcours international)
Si le premier chiffre de N09=1 et le premier chiffre de N10 = 0, alors N11 = 1 (parcours international)
Si le premier chiffre de N09=1 et le premier chiffre de N10 = 1 et N09 pas = N10, alors N11= 2
(trafic tiers)
Si le premier chiffre de N09=1 et le premier chiffre de N10 = 1 et N09 = N10, alors N11= 3
(cabotage)
7.2
Le calcul des facteurs de pondération pour l’enquête
7.2.1
Principes généraux
La technique appliquée pour estimer les totaux pour la population sur la base de
l'échantillon définitif est la pondération
(parfois appelée extrapolation), qui suppose
implicitement que les non-répondants présentent les mêmes caractéristiques que les
répondants. Pour réduire au minimum le biais possible évoqué au chapitre précédent, la
pondération est effectuée séparément pour des sous-échantillons (strates) de l'échantillon
principal dont on attend qu'ils soient relativement homogènes et pour lesquels il existe
une probabilité assez grande que les non-répondants aient une expérience similaire à
celle des répondants.
7-12
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Le dénominateur du facteur de pondération pour une strate de l’enquête doit correspondre
au nombre de véhicules actifs (c’est-à-dire au nombre d’enregistrements A1 transmis à
Eurostat) augmenté du nombre de véhicules qui ne sont pas en service durant la période
d’enquête, alors qu’ils peuvent être considérés comme faisant partie intégrante du stock de
véhicules actifs. Il convient de noter que les enregistrements A1 ne doivent PAS être
envoyés à Eurostat lorsque les véhicules sont déclarés inactifs durant une période
d'enquête, alors qu’ils peuvent être considérés comme faisant partie intégrante du
stock de véhicules actifs. Une nouvelle vérification d’erreur a été mise en place afin
d’identifier l’envoi de tout enregistrement de ce type.
Le numérateur du facteur de pondération pour une strate d’enquête doit correspondre au
parc total de véhicules dans cette strate multiplié par le nombre de périodes d'enquête
pertinentes. Si la période d'enquête (laps de temps pour lequel des données sont requises
en ce qui concerne l'activité de transport de tout véhicule sélectionné) est une semaine et si
l’enquête porte sur un trimestre, le nombre de périodes d’enquête concernées serait
normalement de 13 (ou parfois 14).
À titre d'exemple, le tableau
7-7 présenté à la page suivante montre les facteurs de
pondération à utiliser pour une enquête nationale relative au fret routier à l'intérieur du pays.
Un échantillon définitif de 16 852 véhicules a été tiré d'une population de 437 657 véhicules.
Cet échantillon a été tiré, de façon indépendante, d'une matrice de huit types de véhicules de
marchandises par 12 régions du pays. Les taux de sondage et les réponses ont été
différents dans chaque cellule de la matrice (bien que la réponse globale ait dépassé 95 %).
On peut supposer raisonnablement qu'un petit véhicule rigide non-répondant dans la région
« North » sera bien représenté par les 166 autres véhicules similaires couverts par l'enquête
- certainement mieux que par des véhicules articulés de la région « South-East ». Ces 166
véhicules représentent en fait 7 638 petits véhicules rigides de la région « North », soit la
population totale de ces véhicules dans cette région. C'est pourquoi, dans l'analyse, chaque
véhicule de l'échantillon de ce groupe est réputé représenter
46,01 véhicules dans la
population
(7 638/166), soit
2 393 véhicules-semaines
(52 . 46,01) lors du calcul des
estimations annuelles. (En pratique, l'analyse est un peu plus complexe, puisqu'elle est faite
sur une base trimestrielle et utilise une estimation de la population moyenne de véhicules au
cours de la période).
Dans certains cas, d'autres totaux de contrôle peuvent être disponibles et doivent
normalement être utilisés pour le calcul des facteurs de pondération.
7-13
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Tableau 7-7. Extrapolation d'une enquête relative au transport routier intérieur
Population
North
North Midlands
North West
West Midlands
East Midlands
East
South
West
South East
Metropolitan
South West
North East
Total
Véhicules rigides
Jusqu'à 7,5 t
7 638
15 183
20 484
21 047
12 945
10 322
5 236
12 467
10 684
25 643
8 189
3 610
153 490
Entre 7,5 et 14 t
1 752
3 236
4 541
5 720
3 659
2 185
1 212
3 189
2 985
5 504
1 775
695
36 453
Entre 14 et 17 t
4 357
7 691
10 457
11 761
7 911
5 487
2 543
7 198
5 344
11 766
4 734
2 140
81 651
Entre 17 et 25 t
1 405
2 077
2 601
3 490
2 082
1 645
927
2 526
1 370
2 711
1 557
1 072
23 463
Plus de 25 t
1 426
2 386
3 566
3 596
2 896
2 135
858
2 636
1 674
4 452
1 600
892
28 107
Total véhicules rigides
16 579
30 843
41 640
45 614
29 493
21 744
10 816
28 017
22 047
50 078
17 854
8 410
323 164
Véhicules articulés
Entre 3,5 et 30 t
703
1 201
2 014
2 661
1 534
978
455
1 084
872
1 484
562
169
13 717
Entre 30 et 33 t
812
1 733
2 768
2 832
2 375
1 620
422
1 296
1 095
3 355
605
363
19 277
Plus de 33 t
6 023
8 936
10 267
8 930
9 632
9 418
2 491
6 029
4 440
7 841
4 381
3 112
81 499
Total
véhicules
7 538
11 870
15 049
15 049
13 541
12 016
3 368
8 409
6 407
12 680
5 548
3 644
114 493
articulés
Total général
24 117
42 713
56 689
56 689
43 034
21 744
14 184
36 425
28 454
62 758
23 402
12 054
437 657
Échantillon définitif
Véhicules rigides
Jusqu'à 7,5 t
166
163
167
170
162
165
158
172
157
156
237
102
1 975
Entre 7,5 et 14 t
110
99
105
108
104
118
94
115
109
103
149
64
1 278
Entre 14 et 17 t
193
196
190
184
182
193
184
189
192
187
273
122
2 285
Entre 17 et 25 t
86
92
89
90
83
100
93
91
96
91
92
72
1 075
Plus de 25 t
132
145
148
148
131
152
134
146
148
139
178
108
1 709
Total véhicules rigides
687
695
699
700
662
728
663
713
702
676
929
468
8 322
Véhicules articulés
Entre 3,5 et 30 t
111
114
115
132
116
113
74
114
108
117
87
23
1 224
Entre 30 et 33 t
142
207
218
228
215
204
72
188
190
218
119
66
2 067
Plus de 33 t
431
443
451
459
431
474
391
449
433
416
514
347
5 239
Total
véhicules
684
764
784
819
762
791
537
751
731
751
720
436
8 530
articulés
Total général
1 371
1 459
1 483
1 519
1 424
1 519
1200
1 464
1 433
1 427
1 649
904
16 852
Facteurs de pondération
Véhicules rigides
Jusqu'à 7,5 t
2 393
4 844
6 378
6 438
4 015
3 253
1 736
3 769
3 539
8 548
1 797
1 841
Entre 7,5 et 14 t
828
1,700
2,249
2,754
1,830
963
671
1,442
1,424
2,779
619
565
Entre 14 et 17 t
1,174
2,112
2,862
3,234
2,260
1,478
719
1,981
1,445
3,272
902
912
Entre 17 et 25 t
850
1,174
1,520
2,017
1,304
856
518
1,443
742
1,549
880
774
Plus de 25 t
562
856
1,249
1,263
1,150
730
333
939
588
1,666
467
429
Véhicules articulés
Entre 3,5 et 30 t
329
548
910
1 048
688
450
320
494
420
660
336
383
Entre 30 et 33 t
297
435
660
646
574
574
305
358
300
800
265
286
Plus de 33 t
727
1 049
1 049
1 012
1 162
1 162
331
698
533
980
443
466
7-14
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
7.2.2
Méthode à suivre lorsque le fichier des véhicules est fiable et
mis à jour régulièrement
Les facteurs de pondération sont calculés chaque trimestre pour chaque groupe (strate)
de véhicules de l’échantillon stratifié. Essayer de calculer ces facteurs de pondération
pour chaque période d’enquête
(semaine) ou même d’élaborer des facteurs de
pondération mensuels reviendrait à se compliquer inutilement la tâche. Calculer un
facteur de pondération par trimestre pour chaque strate permet d’avoir une précision
suffisante.
Soit N le nombre total de véhicules d'un groupe (strate) dans le fichier des véhicules au
milieu du trimestre de référence.
Remarque : ce nombre ne correspond pas à celui utilisé lors du tirage de l’échantillon. Ce
nombre se rapporterait au trimestre précédent de l’année.
Soit S le nombre de questionnaires utilisables dans ce groupe (y compris ceux relatifs aux
véhicules qui ne sont pas en service pendant la semaine de référence) et renvoyés pour
les treize semaines du trimestre de référence. Le facteur qui doit alors être appliqué aux
véhicules et aux enregistrements des parcours pour les véhicules échantillonnés du
groupe de référence de l’échantillon stratifié pour ce trimestre est le suivant :
13 . N / S
La raison pour laquelle N est multiplié par 13 est que l’échantillon se réfère à des
véhicules-semaines. La donnée S relative aux véhicules-semaines a été obtenue à partir
de l’enquête; le nombre de véhicules-semaines pour tous les véhicules de ce groupe au
niveau national est le nombre total de véhicules figurant dans le fichier (N) multiplié par le
nombre de semaines du trimestre (=13).
7.2.3
Méthode à suivre lorsque le fichier des véhicules est
manifestement obsolète et inexact
Dans le chapitre sur la non-réponse, on a souligné que, lorsque ces enquêtes sont
réalisées pour la première fois, il n’est pas rare de découvrir que le fichier des véhicules
n'est pas aussi correct que ce que les responsables de la tenue de ce fichier ne le
prétendaient. Ce fichier peut inclure de nombreux véhicules qui ont été vendus ou
envoyés à la casse, de même que des véhicules qui n’entrent pas dans le cadre de
l’enquête (par exemple, des véhicules pour le transport de marchandises de moins d’une
tonne ou des véhicules spéciaux qui ne sont pas adaptés au transport de marchandises,
comme les grues).
Dans ces cas, il convient de prendre en compte les inexactitudes du fichier des véhicules.
Le calcul des facteurs de pondérations selon la méthode décrite au point
7.2.2
entraînerait une surestimation des tonnages et des tonnes-kilomètres, car cela reviendrait
à partir de l’hypothèse que les véhicules envoyés à la casse ou sortant du cadre ont fourni
(en moyenne) les mêmes prestations que les véhicules couverts par l’enquête, ce qui
n’est évidemment pas le cas.
Il existe deux méthodes pour tenir compte des inexactitudes du fichier de véhicules, mais
le facteur de pondération obtenu est le même. La première méthode consiste à inclure
dans “S” (nombre de questionnaires utilisables) les réponses fournissant des informations
positives sur la situation du véhicule, c'est-à-dire à inclure le nombre de véhicules
envoyés à la casse ou sortant du cadre, parce que la proportion de ce type de véhicules
dans l’enquête est représentative de leur proportion dans le fichier des véhicules. Lorsque
le véhicule a été vendu ou donné en location, lorsque la société a cessé ses activités ou
que le questionnaire n’a pas pu être distribué, il est impossible d’utiliser ces données car il
7-15
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
n’y a aucune information positive permettant de déterminer si le véhicule existe toujours et
s'il est toujours utilisé.
Soit S' le nombre de véhicules envoyés à la casse ou sortant du cadre dans le groupe de
référence enquêté pendant les 13 semaines du trimestre de référence.
Le facteur qui doit alors être appliqué aux enregistrements des véhicules et des parcours
pour les véhicules échantillonnés dans le groupe de référence de l’échantillon stratifié
pour ce trimestre est le suivant :
13 . N / (S+S')
La deuxième méthode consiste à modifier "N" (nombre de véhicules figurant dans le
fichier). À cet effet, on réduit N dans une mesure correspondant à la proportion de
véhicules envoyés à la casse et sortant du cadre sur le total des questionnaires utilisables
et de véhicules envoyés à la casse et sortant du cadre déclarés lors de l'enquête.
N modifié devient N’.
Le facteur qui doit être appliqué aux enregistrements des véhicules et des parcours pour
les véhicules échantillonnés dans le groupe de référence de l’échantillon stratifié pour ce
trimestre est le suivant :
13 . N'/S
N' = N . S/(S+S')
x N'/S = 13 . N/S . S/(S+S') = 13 . N/(S+S')
7.3
Calcul des erreurs-types de l'échantillon de l'enquête
Pour estimer les erreurs-types de l'enquête, les calculs suivants doivent être effectués sur
la base des données d'enquête brutes, c'est-à-dire avant que les données ne soient
multipliées par les facteurs de pondération pour fournir des estimations de chiffres
nationaux. Les calculs peuvent être effectués pour n'importe quelle période, mais le sont
généralement pour une année. Cependant, si l'enquête est la première de ce type, il peut
être utile de les effectuer pour le premier trimestre ou semestre de l'année afin d'utiliser
les résultats pour améliorer le plan d'échantillonnage de l'année suivante.
Pour les calculs de précision, il convient d’utiliser le nombre de véhicules actifs (en
service) en guise de taille réelle de l’échantillon. Lorsque le nombre de véhicules inactifs
ne représente qu’une petite fraction du total, l’ajout des véhicules inactifs (c’est—à-dire
des véhicules qui ne sont pas sensés avoir été mis en service durant la période de
référence) ne modifierait pratiquement pas les résultats et les hypothèses théoriques
sous-jacente peuvent être justifiées. Dans les cas où les transports internationaux sont
étudiés séparément, seules les données relatives au nombre de véhicules en service sont
généralement disponibles.
Toutefois, lorsqu'une forte proportion de véhicules n'est pas en service, l'hypothèse sous -
jacente d'une distribution normale - ou distribution de Gauss (en forme de cloche) - des
véhicules pour une variable est ouverte à débat. Dans les cas où un grand nombre de
véhicules enregistrent zéro tonne-kilomètre (par exemple), le fait de les inclure dans la
distribution par tonnes-kilomètres des véhicules actifs aurait pour effet de produire une
distribution en cloche comportant un pic supplémentaire au point zéro, soit une
distribution assez éloignée de la forme «normale» posée en hypothèse pour la théorie à
appliquer. Étant donné que la plupart des enquêtes sur le transport routier de
marchandises comptabilisent un nombre sensible de véhicules parmi les véhicules qui ne
sont pas en service, il convient de n’utiliser que les données sur les véhicules actifs dans
les calculs de précision en raison des contraintes liées à l'hypothèse sous -jacente de la
7-16
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
distribution «normale». Dans ces calculs, la population totale hypothétique est considérée
comme la population totale susceptible d’avoir été active au cours de la période de
référence de l'enquête.
Le point 7.3.1 illustre la procédure de calcul des erreurs-types pour les tonnes totales et
les tonnes-kilomètres totales dans le cas d'une enquête annuelle. La même méthode peut
servir à calculer l'erreur-type pour toute variable collectée dans l'enquête.
Le chapitre 3, "Préparation de l'enquête
- plan d'échantillonnage", fournit davantage
d'informations sur la théorie de l'échantillonnage stratifié et le calcul de ces erreurs-types.
7.3.1
Calculs à effectuer sur la base de l'enquête par sondage pour
estimer les erreurs dans les tonnes et les tonnes-kilomètres
totales
Pour CHAQUE VÉHICULE de l'échantillon dont une activité a été enregistrée (c'est-à-dire,
tous les véhicules, à l'exclusion de non-réponses, des véhicules mis à la casse ou non
concernés et des véhicules n'étant pas en activité durant la semaine d'enquête) :
− Calculer les tonnes totales transportées par le véhicule au cours de la semaine
d'enquête ( = T).
− Mettre ce chiffre au carré ( = T2 ).
− Calculer les tonnes -kilomètres du véhicule au cours de la semaine d'enquête ( = K )
− Mettre ce chiffre au carré ( = K2 ).
L'échantillon sera stratifié en un certain nombre de groupes (normalement par type de
véhicule, région, etc.).
Pour CHAQUE GROUPE DE STRATES, calculer :
− Le nombre de véhicules du groupe pour lesquels les calculs ci-dessus ont été
effectués (=n).
− La somme des T pour les véhicules du groupe.
− La somme des T2 pour les véhicules du groupe.
− La somme des K pour les véhicules du groupe.
− La somme des K2 pour les véhicules du groupe.
Pour simplifier, supposons qu'il y avait 1 000 véhicules dans une strate dont a été tiré un
échantillon de dix véhicules, parmi lesquels deux n'ont enregistré aucune activité et un a été
mis à la casse. Voici les tonnes et tonnes-kilomètres totales pour chacun des autres
véhicules :
Tonnes (T)
Tonnes-
Carré de T (=T2)
Carré de K (=K2)
kilomètres (K)
Véhicule 1
50
300
2 500
90 000
Véhicule 2
40
200
1 600
40 000
Véhicule 3
10
100
100
10 000
Véhicule 4
20
200
400
40 000
Véhicule 5
30
400
900
160 000
Véhicule 6
10
200
100
40 000
Véhicule 7
30
400
900
160 000
Somme de tous
190
1 800
6 500
540 000
les véhicules
7-17
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Pour chaque groupe stratifié, obtenir l'information du nombre de véhicules figurant dans le
fichier des véhicules à la moitié de la période d'enquête
(on suppose 1 000 pour
l'exemple).
Modifier ce chiffre comme indiqué au point 7.2.3 si le fichier de véhicules est quelque peu
périmé
(1 000 . (10 - 1)/10 = 900.
Multiplier ce chiffre par le nombre de semaines de la période d'enquête (900 . 52 =
46 800) (la raison de cette multiplication est que l'échantillon de l'enquête concerne en fait
l'activité exercée en semaines-véhicules).
Multiplier ce chiffre par la proportion que représentent les véhicules actifs dans le total des
véhicules actifs et inactifs de l'échantillon définitif ( = N ). Dans l'exemple ci-dessus :
N = 1 000 . (10 - 1)/10 . 52 . 7/(7 + 2) = 46 800 . 7/(7+2) = 36 400
Introduisez ces chiffres aux endroits appropriés des tableurs, dont vous trouverez des
exemples plus loin (tableau 7.8 pour les tonnes et tableau 7.9 pour les tonnes-kilomètres).
Les calculs à effectuer pour les colonnes E, F, H et I des tableurs sont indiqués au-
dessous du tableau correspondant. Les chiffres de l’exemple ci-dessus ont été introduits
dans la première rangée du tableau 7.8 en guise d’illustration. Les tableaux 7.8A et 7.9A
ont été intégrés à titre d’aide supplémentaire
: ils contiennent des chiffres types qui
pourraient être obtenus à l’aide d’une enquête sur le transport de marchandises par route
dans un État membre de l’UE et font apparaître les calculs qui seraient effectués pour
obtenir le pourcentage d’erreur-type. Dans le cas de certains États membres, il est possible
que la taille de l’échantillon sur un an soit bien plus grande (multiplication par 10) que la taille
de l’échantillon dans cet exemple. Le pourcentage d’erreur-type (95 % de confiance) pour le
total de la variable estimée à partir de l’enquête est indiqué en caractères gras dans le coin
droit au bas du tableau. Comme cela a déjà été précisé pour la section 3.4.1, le
pourcentage d’erreur-type d’un total est identique à celui de la moyenne de la variable.
7.4
Utilisation des erreurs d'échantillon estimées pour améliorer la
précision des enquêtes futures
Nous allons voir comment les erreurs-types d'une enquête en cours peuvent être utilisées
pour améliorer le plan d'échantillonnage d'une enquête ultérieure.
Le tableau 7.10 est un exemple de tableur pouvant servir à optimiser la conception d'une
enquête par sondage pour une année ultérieure. Les données saisies sont identiques à
celles des tableaux 7.8 et 7.9, mais on peut saisir dans une colonne supplémentaire (G) la
taille d'échantillons souhaitée pour l'année ultérieure sur la dernière rangée du tableau.
Après les calculs indiqués au-dessous du tableau 7.10, le tableur indiquera la taille
d'échantillon souhaitée pour chaque groupe stratifié et l'erreur d'échantillon attendue pour
chaque groupe et globalement. Il faut remarquer que ces calculs indiqueront la taille
réellement nécessaire de l'échantillon de véhicules actifs. Ce nombre devra être
augmenté pour tenir compte du nombre attendu de véhicules inactifs et sortant du cadre
de l'enquête ainsi que pour des non-réponses anticipées.
Il est peu probable que l'échantillon stratifié optimum sera le même pour la variable
"tonnes" que pour la variable "tonnes-kilomètres". Comme cela a été indiqué au chapitre
3, "Préparation de l'enquête - plan d'échantillonnage", les tailles d'échantillon figurant à la
colonne G du tableur peuvent être ajustées jusqu'à l'obtention d'un ensemble satisfaisant
d'erreurs d'échantillon pour ces deux variables importantes.
7-18
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Tableau 7.8. Tableur pour le calcul des erreurs-types de l'enquête
Écart moyen et écart type par groupe de poids : tonnes
Données de l'enquête - (non extrapolées)
Véhicules-
Erreur-type (en %)
Type de véhicule
semaines
Somme des
autour de la
Taille de
Sommes
Sommes
Tonnes
(charge utile)
Écart type
dans le
carrés
moyenne (95 % de
l'échantillon
des tonnes
des carrés
moyennes
pays
confiance)
Symboles
ni
Σ ti
Σ ti2
tI
si
Ni
ssi
% seI
Véhicules rigides
Groupe de ch. utile 1
7
190
6 500
27,14
14,96
36 400
42 362 666 667
40,83
Groupe de ch. utile 2
Groupe de ch. utile 3
Etc.
Véhicules articulés
Groupe de ch. utile 1
Groupe de ch. utile 2
Tous types de
véhicules
B
C
D
E
F
G
H
I
Pour chaque rangée de "groupe de charge utile" :
Saisir dans colonne B = nombre de véhicules actifs de l'échantillon
colonne C = somme du nombre de tonnes transportées par les véhicules de l'échantillon appartenant à ce groupe
colonne D = somme des carrés du nombre de tonnes transportées par chaque véhicule de l'échantillon appartenant à ce groupe
colonne G = nombre de véhicules pertinents du groupe dans le pays, multiplié par le nombre de semaines couvertes par l'enquête
Calculer
colonne E = colonne C / colonne B
colonne F = racine carrée de { colonne D / (colonne B - 1) - colonne E * colonne E * colonne B / (colonne B - 1)}
colonne H = colonne F * colonne F * colonne G * colonne G / colonne B
colonne I = 1,96 * colonne F * 100 / (colonne E * racine carrée de colonne B) (les chiffres sont des pourcentages)
Pour la rangée "Tous types" :
ajouter les données dans les colonnes B, C, D, G, H.
colonne E = somme de (colonne E * colonne G pour chaque groupe de charge utile) divisée par la colonne G de la rangée "Tous types".
colonne I = 1,96 * racine carrée de la colonne H * 100 / (colonne E * colonne G) - (le chiffre est un pourcentage).
7-19
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Table 7.8A. Exemple de tableur pour le calcul des erreurs-types pour les tonnes
Écart moyen et écart type par groupe de poids : tonnes
Données de l'enquête - (non extrapolées)
Erreur-type
Véhicules-
(en %) autour
Type de véhicule
semaines
Somme des
Taille de
Sommes
Sommes des
Tonnes
de la moyenne
(charge utile)
Écart type
dans le
carrés
l'échantillon
des tonnes
carrés
moyennes
(95 % de
pays
confiance)
Symboles
ni
Σti
Σ
ti2
tI
si
Ni
ssi
% seI
Camion 1.5< 5.0
115
8 603
16 373 016 500
74.81
93.36
990 600
7.44E+13
22.81
Camion 5.0< 7.0
73
11 601
7 208 293
158.92
272.96
647 140
4.27E+14
39.40
Camion 7.0< 10.0
155
25 629
9 421 877
165.35
183.48
692 328
1.04E+14
17.47
Camion 10.0< 12.0
424
145 179
160 608 651
342.40
512.03
813 176
4.09E+14
14.23
Camion 12.0< 15.0
371
201 224
275 400 342
542.38
670.34
396 708
1.91E+14
12.58
Camion 15.0< 20.0
432
520 564
1 698 191 206
1 205.01
1 576.29
497 484
1.42E+15
12.34
Camion 20+
271
288 309
937 938 973
1 063.87
1 529.00
310 388
8.31E+14
17.11
Tracteur routier
2 324
3 733 262
15 828 079 564
1 606.40
2 057.19
2 047 552
7.63E+15
5.21
Tous types de
4 165
4 934 371
18 900 000 000
782.42
6 395 376
1.11E+16
4.13
véhicules
B
C
D
E
F
G
H
I
7-20
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Tableau 7.9. Tableur pour le calcul des erreurs-types de l'enquête
Écart moyen et écart type par groupe de poids : tonnes-kilomètres
Données de l'enquête - (non extrapolées)
Erreur-type
Véhicules-
(en %) autour de
Type de véhicule
semaines
Sommes de
Taille de
Sommes des
Sommes des
T-km
la moyenne
(charge utile)
Écart type
dans le
carrés
l'échantillon
t-km
carrés
moyennes
(95 % de
pays
confiance)
Symboles
ki
Σ ki
Σ ki2
ki
si
Ni
ssi
% seI
Véhicules rigides
Groupe de ch. utile 1
Groupe de ch. utile 2
Groupe de ch. utile 3
Etc.
Véhicules articulés
Groupe de ch. utile 1
Groupe de ch. utile 2
Tous
types
de
véhicules
B
C
D
E
F
G
H
I
Pour chaque rangée de "groupe de charge utile" :
Saisir dans colonne B = nombre de véhicules actifs de l'échantillon
colonne C = somme du nombre de tonnes transportées par les véhicules de l'échantillon appartenant à ce groupe
colonne D = somme des carrés du nombre de tonnes transportées par chaque véhicule de l'échantillon appartenant à ce groupe
colonne G = nombre de véhicules pertinents du groupe dans le pays, multiplié par le nombre de semaines couvertes par l'enquête
Calculer
colonne E = colonne C / colonne B
colonne F = racine carrée de { colonne D / (colonne B - 1) - colonne E * colonne E * colonne B / (colonne B - 1)}
colonne H = colonne F * colonne F * colonne G * colonne G / colonne B
colonne I = 1,96 * colonne F * 100 / (colonne E * racine carrée de colonne B) (les chiffres sont des pourcentages)
Pour la rangée "Tous types" :
ajouter les données dans les colonnes B, C, D, G, H.
colonne E = somme de (colonne E * colonne G pour chaque groupe de charge utile) divisée par la colonne G de la rangée "Tous types".
colonne I = 1,96 * racine carrée de la colonne H * 100 / (colonne E * colonne G) - (le chiffre est un pourcentage).
7-21
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Table 7.9A. Exemple de tableur pour le calcul des erreurs-types pour les tonnes-kilomètres
Écart moyen et écart type par groupe de poids : tonnes-kilomètres
Données de l'enquête - (non extrapolées)
Erreur-type
(en %)
Véhicules-
Type de véhicule
Sommes
autour de la
Taille de
Sommes
Sommes des
T-km
semaines dans
(charge utile)
Écart type
de carrés
moyenne
l'échantillon
des t-km
carrés
moyennes
le pays
(95 % de
confiance)
Symboles
ki
Σ ki
Σ ki2
ki
si
Ni
ssi
% seI
Camion 1.5< 5.0
115
46 993
54436761
408.63
555.94
990 600
2.64E+15
24.87
Camion 5.0< 7.0
73
59 937
2.19E+08
821.05
1 534.61
647 140
1.35E+16
42.88
Camion 7.0< 10.0
155
221 392
9.32E+08
1 428.34
2 000.26
692 328
1.24E+16
22.05
Camion 10.0< 12.0
424
1 287 928
1.25E+10
3 037.57
4 502.78
813 176
3.16E+16
14.11
Camion 12.0< 15.0
371
1 583 729
2.02E+10
4 268.81
6 019.20
396 708
1.54E+16
14.35
Camion 15.0< 20.0
432
2 371 783
2.87E+10
5 490.24
6 034.29
497 484
2.09E+16
10.36
Camion 20+
271
1 678 355
2.15E+10
6 193.19
6 407.30
310 388
1.46E+16
12.32
Tracteur routier
2 324
57 213 623
2.24E+12
24 618.60
18 966.34
2 047 552
6.49E+17
3.13
Tous types de
4 165
64 463 740
2.33E+12
9 561.60
6 395 376
7.6E+17
2.79
véhicules
B
C
D
E
F
G
H
I
7-22
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
Tableau 7.10. Tableur pour le calcul des erreurs-types de l'enquête de l'année suivante
Groupe de poids : tonnes
(répéter pour les tonnes-kilomètres)
DONNEES DE L'ENQUETE DE
CETTE ANNEE (NON
Échantillon nécessaire
Véhicules-
Erreur-type (en %)
Colonne F
Type de véhicule (charge
EXTRAPOLEES)
semaines
Sommes
autour de la
* colonne
utile)
Taille pour
dans le
des carrés
moyenne (95 % de
Taille de
Sommes
Sommes
Tonnes
H
Écart type
l'année
pays
confiance)
l'échantillon
des tonnes
des carrés
moyennes
suivante
Symboles
nI
Σ ti
Σ ti2
ti
si
mi
si
NisI
ssi
% seI
Véhicules rigides
Groupe de ch. Utile 1
Groupe de ch. Utile 2
Groupe de ch. Utile 3
Etc.
Véhicules articulés
Groupe de ch. Utile 1
Groupe de ch. Utile 2
Tous
types
de
M
véhicules
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
Pour chaque rangée de "groupe de charge utile" :
Saisir dans colonne B = nombre de véhicules actifs de l'échantillon
colonne C = somme du nombre de tonnes transportées par les véhicules de l'échantillon appartenant à ce groupe
colonne D = somme des carrés du nombre de tonnes transportées par chaque véhicule de l'échantillon appartenant à ce groupe
colonne H = nombre de véhicules pertinents du groupe dans le pays, multiplié par le nombre de semaines couvertes par l'enquête
Calculer
colonne E = colonne C / colonne B
colonne F = racine carrée de { colonne D / (colonne B - 1) - colonne E * colonne E * colonne B / (colonne B - 1)}
colonne G = "M" (= rangée "Tous types" colonne G) *colonne I/rangée "Tous types" colonne I
colonne J = colonne F * colonne F * colonne H * colonne H / colonne G
colonne K = 1,96 * colonne F * 100 / (colonne E * racine carrée de colonne G) (les chiffres sont des pourcentages)
Pour la rangée "Tous types" :
la colonne G est choisie et saisie au départ
ajouter les données dans les colonnes B, C, D, H, I, J
colonne E = somme de (colonne E * colonne H pour chaque groupe de charge utile) divisée par la colonne H de la rangée "Tous types".
colonne K = 1,96 * racine carrée de la colonne J * 100 / (colonne E * colonne H) - (le chiffre est un pourcentage).
7-23
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
7.5
Le calcul d'estimateurs non biaisés
S'il y a un taux de réponse complet ou presque complet à une enquête réalisée à partir
d'un fichier de qualité, on peut calculer des estimateurs non biaisés ou presque non
biaisés à l'aide de la formule fournie au chapitre 3.
Dans certaines enquêtes, le fait de garantir l'anonymat des répondants a permis d'obtenir
un taux de réponse de quasi 100 %. Il presque certain que ce ne serait pas possible dans
les cas des transporteurs routiers.
Si un sous-échantillon de non-répondants pouvait être tiré et s'il fournissait un taux de
réponse de 100 %, il serait possible de calculer des estimateurs non biaisés. Cependant,
vu la nature de la non-réponse dans les enquêtes sur le transport de marchandises par
route, cette technique semble impossible quand bien même on pourrait se permettre cet
exercice coûteux en ressources et en temps.
C'est pourquoi il faut accepter qu'il y ait une certaine non-réponse. Il s'agit de faire en
sorte que les meilleures estimations possibles soient produites à partir des données
effectivement collectées. Lorsque la non-réponse n'est pas réduite, il est extrêmement
important de maintenir le biais dans des limites raisonnables. Le point 3.1.5 du chapitre 3
montre les mesures importantes qui doivent être prises pour réduire ce biais.
Il est possible d'élaborer des estimateurs à l'aide de modèles de réponse. Chaque modèle
est basé sur un ensemble d'hypothèses relatives à la distribution effective réelle mais
inconnue, de la réponse. L'application de ces modèles prend beaucoup de temps et est
fréquemment considérée comme un exercice de recherche plutôt que comme un outil
d'application du statisticien d'enquête soucieux du bon déroulement quotidien de l'enquête
sur le transport routier de marchandises.
Un exemple de modèle de réponse possible et assez simple illustrera la nature des
calculs qui doivent être effectués. Si l'enquête a été stratifiée par charge utile, chaque
strate sera constituée de réponses d'entreprises appartenant à l'une des deux catégories
suivantes : les entreprises classées comme faisant partie du secteur du transport et les
autres. L'hypothèse est que le taux de réponse est différent dans ces deux groupes. Dans
le modèle, les estimations
(tonnes et tonnes-kilomètres totales) sont calculées
séparément pour chacun des deux groupes de chaque strate. Ces chiffres sont comparés
avec l'estimation obtenue lorsqu'il n'est pas tenu compte d'une possible différence entre
les taux de réponse.
Une autre approche possible est d'utiliser les informations relatives aux temps mis pour
répondre. Dans la plupart des enquêtes sur le transport routier de marchandises, les
personnes interrogées reçoivent des rappels si elles n'ont pas renvoyé leur réponse à une
certaine date. La procédure d'enquête peut permettre jusqu'à trois rappels. En
l'occurrence, il est supposé que l'activité des véhicules qui est déclarée pour cette date
diffère de celle qui est déclarée par ceux qui répondent après le premier rappel, et ainsi
de suite pour les deuxième et troisième rappels. C'est pourquoi une estimation du
tonnage moyen transporté par les véhicules déclaré jusqu'au moment de l'envoi du
deuxième rappel est meilleure qu'une estimation basée sur les déclarations reçues à la
date prévue. De même, on obtient une meilleure estimation en utilisant des résultats
basés sur les questionnaires renvoyés après le deuxième rappel et une estimation encore
meilleure en utilisant tous les résultats reçus avant la date de clôture de l'enquête. On
suppose donc qu'il existe une relation entre l'activité des véhicules et le temps mis pour
répondre à l'enquête.
Il faut remarquer que l'hypothèse retenue pour le modèle proposé au paragraphe
précédent peut ne pas être correcte. Cela dit, au point 6.3.2 du chapitre 6, le tableau 6-2
7-24
CHAPITRE 7. TRAITEMENT ET ANALYSE
illustre une situation similaire pour l'enquête nationale sur les voyages : on y constate que
la distance moyenne parcourue par semaine et par personne augmente considérablement
en fonction du nombre de tentatives qui ont dû être faites pour contacter une personne.
Le modèle postule que, si ces quatre estimations sont représentées sur un graphique par
rapport au nombre de véhicules couverts sur lesquels ces estimations sont basées et
qu'une droite du meilleur ajustement est calculée pour ces points, on obtient une
estimation optimale là où la droite rencontre l'endroit correspondant au nombre total
d'unités (répondants plus non-répondants) de l'enquête. Il va de soi que, lorsque l'enquête
est stratifiée, ces calculs doivent être effectués séparément pour chaque strate.
Ces calculs nécessitent beaucoup plus de ressources que celles qui seront normalement
affectées à l'enquête et que requiert l'enregistrement précis des dates de réception des
réponses. Pour cette raison, l'utilisation de modèles de réponse pour l'estimation doit
rester l'exception et n'est acceptable que comme exercice de recherche.
Il serait faux de croire que les modèles ci-dessus ou tout autre modèle de réponse sur
lesquels sont basés les ajustements des estimations, apportent une réponse complète et
précise au problème de la non-réponse. Ces modèles essaient simplement de dépasser
l'hypothèse selon laquelle la non-réponse est distribuée de façon aléatoire dans
l'échantillon.
La bibliographie contient les titres de plusieurs publications traitant de ces modèles de
réponse.
7-25
Chapitre 8
PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
8-1
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
8.1
Méthodes de production
La réussite d’une enquête se mesure non seulement par un taux de réponse élevé et une
production rapide des informations collectées, mais également par l’utilisation qui est faite
des données produites. Une politique efficace de publication et de diffusion est donc requise.
Dans la plupart des pays, il n’est plus d’usage de concevoir et de produire un grand
nombre de tableaux lors de la première analyse de l’enquête, et de tenter de répondre à
toutes les demandes de données à partir de ces tableaux. Lorsque l’analyse et la
production de données issues d’enquêtes nécessitaient encore l’intervention de
programmeurs chargés de concevoir des logiciels spécifiques, les statisticiens n’avaient
d’autre choix que d’accepter ces restrictions. Aujourd’hui, de nombreux systèmes de
recherche de données en ligne permettent d’obtenir une masse bien plus diversifiée
d’informations issues d’enquêtes.
Cependant, de nombreuses demandes de données introduites par lettre, par téléphone
ou par fax ne peuvent être satisfaites immédiatement à l'aide des tableaux standard. Il est
possible de répondre assez rapidement à un grand nombre de ces demandes
d’informations à partir d’une enquête si un système adéquat de recherche de données en
ligne a été mis en place.
8.2
Stratégies de publication et de diffusion
Même en ce qui concerne la publication traditionnelle sur papier, les méthodes de
préparation ont changé de manière significative. Grâce aux solutions de publication
assistée par ordinateur (PAO), les utilisateurs peuvent produire des documents prêts à la
photo, d’une qualité rivalisant avec les compositions typographiques traditionnelles (à
condition qu’une imprimante de bonne qualité soit utilisée). Même les tableurs permettent
aujourd’hui de modifier de nombreuses manières la taille et la police des caractères,
d’insérer des notes en bas de page, etc. Un tableau reprenant les données d'enquête
peut être créé au moyen d’un logiciel d’analyse d’enquête et ce tableau peut être
transféré par voie électronique vers un tableur ou un progiciel de PAO, qui permettra
d’apporter les modifications nécessaires aux en-têtes, à la colonne des titres, aux notes
en bas de page, etc. Le tableau peut ainsi être imprimé sous une forme prête à la photo.
Un temps précieux peut être gagné grâce à cette technique, qui rend inutiles les
opérations de transcription et de correction et qui permet d’éviter les erreurs qui ont pu
être commises par le passé lorsque ces opérations étaient nécessaires pour les
compositions typographiques traditionnelles.
Outre la publication traditionnelle sur papier des tableaux de données, l’utilisation de
supports électroniques, tels que les disquettes, les CD-ROM et Internet, devrait
également être envisagée.
8.3
Contrôle de la divulgation des tableaux de données
Il est important que les données figurant dans les tableaux publiés soient basées sur un
nombre suffisant de rapports d’enquête pour que les estimations soient fiables. Il importe
également d’éviter que des informations relatives à une société particulière ne soient
divulguées par inadvertance dans les données publiées sous forme tabulaire. C’est
pourquoi il convient d’instaurer un système de contrôle de ces données.
Les instituts nationaux de statistique de nombreux pays exercent un contrôle de la
divulgation sous une forme ou une autre. Dans la plupart des cas, ce contrôle vise à garantir
la non-publication des chiffres d’une cellule d’un tableau si ceux-ci ne sont pas basés sur un
nombre minimum d’enregistrements, généralement cinq ou dix. Eurostat a décidé, à l’instar
8-3
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
de certains États membres, de ne pas publier les cellules de tableaux basées sur moins de
dix enregistrements.
À première vue, cette procédure semble relativement simple. Cependant, en y regardant de
plus près, l’on constate que l’application d’un système de contrôle de la divulgation pose
quelques sérieux problèmes. Si une seule cellule d’un tableau est dissimulée, la valeur
manquante peut facilement être déduite en soustrayant du total général le total des chiffres
des autres cellules de cette rangée (ou de cette colonne). Par conséquent, s’il convient de
dissimuler la valeur correspondant à une cellule particulière, la valeur d’une autre cellule de
la même rangée (ou de la même colonne) devra être occultée également. Cependant, même
ces précautions ne suffisent pas. Pour que la non-divulgation des données puisse être
garantie, les valeurs d’au moins deux cellules doivent être cachées pour chaque rangée (et
colonne) dans laquelle la valeur d’une cellule doit être dissimulée.
Toutefois, la dissimulation de certaines valeurs pourtant publiables, dans le seul but d’éviter
toute divulgation involontaire peut poser des problèmes. En effet, certaines des informations
cachées pourraient s’avérer essentielles à la compréhension du message présenté dans le
tableau.
La valeur d’une cellule peut parfois être dissimulée en l’ajoutant à une cellule contiguë. Les
informations relatives aux cellules combinées sont publiées à travers la frontière des deux
cellules. Cette pratique présente des inconvénients identiques à ceux décrits au paragraphe
précédent. En effet, si une cellule particulière d’une rangée (ou d’une colonne) doit être
dissimulée dans un tableau, d’autres cellules devront être traitées de la même manière afin
d’éviter toute divulgation. De plus, la combinaison de rangées ou de colonnes contiguës
n'est pas toujours justifiable sur le plan de la cohérence.
8.4
Profil d’une publication standard
8.4.1
Introduction
Que ce soit au niveau de la conception ou de la structure, il convient de toujours garder à
l’esprit la manière dont une publication est susceptible d’être utilisée par le public visé.
Les spécialistes du domaine concerné se satisferont normalement de tableaux détaillés et
de notes explicatives adéquates, tandis que le grand public préférera des textes
descriptifs et des graphiques.
Une description de la méthodologie de l’enquête devrait être incluse pour informer
l’utilisateur du champ couvert par l’enquête, de la base de sondage, du plan
d’échantillonnage, du questionnaire utilisé, des taux de non-réponse et des méthodes
d’estimation utilisées. Si une publication présente les résultats d’une enquête annuelle et
que la méthodologie n’a pas changé, il suffira d’inclure la description de la méthodologie
dans une publication sur trois, ce qui permettra de réduire le prix de vente de la
publication. Chaque publication devrait cependant renvoyer à la dernière édition
contenant la description de la méthodologie.
8.4.2
Exemples de tableaux
Ce paragraphe propose une série de tableaux qui pourraient constituer la base d’une
publication standard présentant les résultats d’une enquête relative au transport de
marchandises par route au niveau national. Le chapitre 15 du présent manuel contient la
liste des informations tabulées qu’Eurostat a l’intention d’élaborer à partir des données
transmises en vertu du règlement 1172/98. Cet ensemble d’informations est beaucoup
plus étendu que ce qui est proposé dans le présent chapitre, ce qui ne doit pas laisser
8-4
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
entendre qu’une publication de niveau national doit comprendre tous ces éléments.
Toutefois, la liste d’Eurostat vise à fournir des idées aux pays qui souhaiteraient élaborer
d’autres tableaux dans le cadre de leurs propres publications.
Les quatre premiers tableaux (tableaux 8-1 à 8-4) fournissent un aperçu sommaire des
résultats, tandis que les huit tableaux suivants (tableaux 8-5 à 8-12) contiennent des
informations plus détaillées. Tous ces tableaux devraient être modifiés en fonction des
informations collectées, pour éviter de produire des tableaux contenant un grand nombre
de cellules vides. Par exemple, le tableau 8-7 devrait être modifié de manière à ne
montrer que les pays pour lesquels au moins une entrée positive. En outre, il conviendrait
de prévoir un tableau fournissant des informations sur le transport de marchandises par
route entre les régions d’un même pays.
Comme nous l'avons suggéré ci-dessus, un texte et des graphiques commentant les
résultats rendraient ces informations beaucoup plus compréhensibles pour le lecteur non
spécialisé.
Tableau 8-1. Résumé de l'activité par type de parcours et de transport
Pour compte propre
Pour compte d'autrui
Total
Type de parcours
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Parcours en charge
Parcours sur le territoire
national
Parcours internationaux
Trafic tiers
Cabotage
Ensemble des parcours en
charge
Parcours à vide
Véhicule-kilomètres
Véhicule-kilomètres
Véhicule-kilomètres
Parcours sur le territoire
national
Parcours internationaux
Ensemble des parcours à vide
Tableau 8-2. Résumé de l'activité par charge utile et type de transport
Type de parcours et
Pour compte propre
Pour compte d'autrui
Total
charge utile
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Parcours sur le territoire national
Charge utile 1
Camions de moins de 5 tonnes
Camions de 5 à 9,9 tonnes
Camions de 10 tonnes et plus
Tracteurs routiers
Autres parcours
Charge utile 1
Camions de moins 5 tonnes
Camions de 5 à 9,9 tonnes
Camions de 10 tonnes et plus
Tracteurs routiers
Ensemble des parcours
Charge utile 1
Camions de moins de 5 tonnes
Camions de 5 à 9,9 tonnes
Camions de 10 tonnes et plus
Tracteurs routiers
1 Chaque pays devrait choisir les tranches de charge utile les plus faciles à calculer.
8-5
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
Tableau 8-3. Résumé des véhicules-kilomètres parcourus par type de parcours et
de transport
en milliers de véhicule-kilomètres
Type de parcours et de transport
En charge
À vide
Total
Pour compte propre
Parcours sur le territoire national
Parcours internationaux
Trafic tiers
Cabotage
Ensemble des parcours pour
compte propre
Pour compte d'autrui
Parcours sur le territoire national
Parcours internationaux
Trafic tiers
Cabotage
Ensemble des parcours pour
compte d’autrui
Total
Parcours sur le territoire national
Parcours internationaux
Trafic tiers
Cabotage
Ensemble des parcours
Tableau 8-4. Véhicules-kilomètres parcourus par type de parcours, de véhicule et
de transport
en milliers de véhicule-kilomètres
Type de parcours et de
Pour compte propre
Pour compte d'autrui
Total
véhicule
En charge
À vide
En charge
À vide
Parcours sur le territoire
national
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-
remorque
Tracteur routier seul
Total
Autres parcours
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-
remorque
Tracteur routier seul
Total
Ensemble des parcours
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-
remorque
Tracteur routier seul
Total
8-6
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
Tableau 8-5. Transports nationaux par type de transport et de marchandises
Nature des marchandises
Pour compte
Pour compte
Total
(division NST)
propre
d'autrui
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
Total marchandises
Tableau 8-6. Transports nationaux selon le type de transport, la longueur du
parcours et le type de marchandises transportées
Type de transport et
20 divisions NST de marchandises (tonnes)
Tkm
longueur du parcours
1
2
3
19
20
Total
a. Pour compte propre
de 0 à 49 km
de 50 à 149 km
de 150 à 499 km
500 km et plus
Total
b. Pour compte
d’autrui
de 0 à 49 km
de 50 à 149 km
de 150 à 499 km
500 km et plus
Total
c. Total
de 0 à 49 km
de 50 à 149 km
de 150 à 499 km
500 km et plus
Total
8-7
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
Tableau 8-7. Transports nationaux par type de véhicule et de transport
Pour compte
Pour compte
Total
Type de carrosserie du véhicule
propre
d'autrui
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Camions
Benne - à plateau/à ridelles
Benne basculante
Citerne
Fourgon à température dirigée
Fourgon ordinaire
Bétaillère
Autre
Total
Tracteur routier et semi-remorque
1
Benne - à plateau/à ridelles
Benne basculante
Citerne
Fourgon à température dirigée
Fourgon ordinaire
Bétaillère
Autre
Total
Ensemble des véhicules
Benne - à plateau/à ridelles
Benne basculante
Citerne
Fourgon à température dirigée
Fourgon ordinaire
Bétaillère
Autre
Total
1
Type de carrosserie de la semi-remorque
Tableau 8-8. Transports nationaux de marchandises dangereuses
Pour compte
Pour compte
Total
Marchandises dangereuses
propre
d'autrui
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Matières et objets explosibles
Gaz
Matières liquides inflammables
Matières solides inflammables
Matières sujettes à l’inflammation spontanée
Matières qui, au contact de l'eau, dégagent des
gaz inflammables
Matières comburantes
Peroxydes organiques
Matières toxiques
Matières infectieuses
Matières radioactives
Matières corrosives
Matières et objets dangereux divers
Marchandises dangereuses totales
8-8
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
Table 8-9.
Transports nationaux par type de fret et de transport
Pour compte
Pour compte
Total
Type de fret
propre
d'autrui
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Tonnes
Tkm
Vrac liquide
Vrac solide
Grands conteneurs
Autres conteneurs
Marchandises palettisées
Marchandises
pré-
élinguées
Unités
mobiles,
autopropulsées,
animaux
vivants
Autres unités mobiles
Autres types de fret
Total toutes marchandises
8-9
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
Tableau 8-10. Transports internationaux par type de marchandises et par pays
d’origine ou de destination
Transport pour compte propre
20 divisions NST de marchandises (tonnes)
Tkm
1
2
3
4
19
20
Total
1. Tonnage des marchandises en provenance de :
A. Total États de l’UE
dont :
Autriche
Belgique
Royaume-Uni
B. Total autres États
dont :
Albanie
Biélorussie
Turquie
Ukraine
Autres États européens
États d’Afrique du Nord
Proche et Moyen Orient
Autres pays
2. Tonnage des marchandises expédiées vers :
A. Total des États de
l’UE
dont :
Autriche
Belgique
Royaume-Uni
B. Total autres États
dont :
Albanie
Biélorussie
Turquie
Ukraine
Autres États européens
États d’Afrique du Nord
Proche et Moyen Orient
Autres pays
8-10
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
Tableau 8-10. (suite)
Transport pour compte d’autrui
20 divisions NST de marchandises (tonnes)
Tkm
1
2
3
4
19
20
Total
1. Tonnage des marchandises en provenance de :
A. Total des États de
l’UE
dont :
Autriche
Belgique
Royaume-Uni
B. Total autres États
dont :
Albanie
Biélorussie
Turquie
Ukraine
Autres États européens
États d’Afrique du Nord
Proche et Moyen Orient
Autres pays
2. Tonnage des marchandises expédiées vers :
A. Total des États de
l’UE
dont :
Autriche
Belgique
Royaume-Uni
B. Total autres États
dont :
Albanie
Biélorussie
Turquie
Ukraine
Autres États européens
États d’Afrique du Nord
Proche et Moyen Orient
Autres pays
8-11
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
Tableau 8-11. Tonnes transportées selon le type de transport, le type de véhicule et
la configuration des essieux
Nombre d’essieux
Total en
Type de transport
2
3
4
autre
tonnes
Pour compte propre
Parcours sur le territoire national
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Autres parcours
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Ensemble des parcours pour compte propre
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Pour compte d'autrui
Parcours sur le territoire national
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Autres parcours
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Ensemble des parcours pour compte d’autrui
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Total
Parcours sur le territoire national
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Autres parcours
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Ensemble des parcours
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
8-12
CHAPTER 8. PUBLICATION ET DIFFUSION AU NIVEAU NATIONAL
Tableau 8-12. Tonnes-kilomètres effectuées selon le type de transport, le type de
véhicule et la configuration des essieux
Nombre d’essieux
Total en
Type de parcours
2
3
4
autre
tonnes
Pour compte propre
Parcours sur le territoire national
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Autres parcours
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Ensemble des parcours pour compte
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Pour compte d'autrui
Parcours sur le territoire national
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Autres parcours
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Ensemble des parcours pour compte
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Total
Parcours sur le territoire national
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Autres parcours
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
Ensemble des parcours
Camion
Camion avec remorque
Tracteur routier et semi-remorque
Total
8-13
PARTIE B
Recommandations pour les variables -
Définitions et notes explicatives
PARTIE B - TABLE DES MATIÈRES
Recommandations pour les variables - Définitions et notes
explicatives
Chapitre 9
CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX DÉFINITIONS ET AU
RÈGLEMENT SUR LES EXIGENCES DE PRÉCISION
9-1
9.1
Nomenclatures et définitions en matière de statistiques des transports par route...9-3
9.2
Couverture des statistiques des transports routiers
9-3
9.3
Données relatives au véhicule
9-4
9.4
Données relatives au parcours
9-5
9.4.1
Encodage du lieu de chargement/déchargement
9-5
9.4.2
Index de codes (ILSE)
9-6
9.5
Données liées à la marchandise
9-6
9.5.1
Remarques générales
9-6
9.5.2
La marchandise
9-7
9.6
Exigences de précision
9-9
9.6.1
Règlement de la Commission sur les exigences de précision
9-9
9.6.2
Application du règlement sur les exigences de précision lorsque le stock de
véhicules est limité
9-10
Chapitre 10
DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
10-1
10.1
Définition et codification des variables
10-3
Partie 10.1.1 Variables générales
10-5
Partie 10.1.2 Variables relatives au véhicule
10-27
Partie 10.1.3 Variables relatives au parcours
10-49
Partie 10.1.4 Variables relatives à la marchandise
10-75
10.2
Index alphabétique des variables
10-84
Chapitre 9
CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX
DÉFINITIONS ET AU RÈGLEMENT SUR LES
EXIGENCES DE PRÉCISION
9-1
CHAPITRE 9. CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX DÉFINITIONS ET AU
RÈGLEMENT SUR LES EXIGENCES DE PRÉCISION
9.1
Nomenclatures et définitions en matière de statistiques des transports
par route
Les statistiques permettent de donner un aperçu en chiffres des phénomènes de masse
dans la société, l'économie ou la nature. En clair, les statistiques tentent de décrire les
différentes facettes de la société au moyen de chiffres. En statistiques, les définitions et les
nomenclatures sont indispensables. Sans variables bien définies et groupées, il est
impossible de fournir une description compréhensible et comparable d'un phénomène
donné. Ce chapitre fournit une description statistique du transport routier dans le contexte
particulier de l'Union européenne.
Les statistiques des transports de marchandises par route dans l'Union européenne ont été
fixées pour l'essentiel par la directive 87/546/CEE de juin 1987. Cette directive a été modifiée
en juillet 1989 par la directive 89/462/CEE. Une révision complète a été entreprise en 1990,
qui a abouti à la publication du règlement (CE) nº 1172/98 du Conseil du 25 mai 1998. Ce
règlement prévoit l'établissement par les États membres du relevé statistique des transports
de marchandises nationaux et internationaux par route.
Selon l’avis d’Eurostat et des États membres, tel qu’il a été rapporté lors des réunions du
groupe de travail sur les statistiques du transport par route, le principal objectif du
règlement (CE) n°1172/98 du Conseil est la collecte de données précises sur le tonnage des
marchandises transportées par route et leur lieu de chargement et de déchargement, le
nombre de tonnes-kilomètres réalisées et les kilomètres effectués en charge et à vide par les
véhicules (actuellement, cette dernière variable est facultative).
Par conséquent, les informations à déclarer dans les enregistrements (de marchandises) A3
devraient être celles des expéditions selon le chargement et le déchargement des
marchandises. Si les enregistrements A3 donnaient des informations en fonction des arrêts
du véhicule (étapes d’un parcours), il pourrait y avoir pour les parcours à arrêts multiples une
sur- ou une sous-déclaration du tonnage des marchandises transportées et des tonnages
déchargés aux lieux d’arrêt.
Sans trop entrer dans les détails, les principales caractéristiques de la collecte de données
sont énumérées ci-dessous :
-
Couverture des statistiques des transports routiers conformément au règlement.
-
Données relatives au véhicule.
-
Données relatives au parcours.
-
Données relatives à la marchandise.
-
Recommandations sur les exigences de précision.
9.2
Couverture des statistiques des transports routiers
Le règlement sur le transport routier s'applique aux transports nationaux et internationaux de
marchandises par route effectués à l'aide de véhicules routiers automobiles de transport de
marchandises immatriculés dans un État membre. Le règlement ne s'applique pas :
-
Aux véhicules commerciaux dont le poids ou les dimensions excèdent les limites
normalement autorisées.
-
Aux véhicules agricoles, aux véhicules militaires et aux véhicules appartenant aux
administrations publiques à l'exception des véhicules routiers utilisés par les
entreprises publiques, telles que les administrations routières, les entreprises des
chemins de fer, les fournisseurs d’électricité ou les entreprises de gestion des
déchets.
9-3
CHAPITRE 9. CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX DÉFINITIONS ET AU
RÈGLEMENT SUR LES EXIGENCES DE PRÉCISION
-
Aux véhicules que les États membres ont la faculté d'exclure, car leur charge utile ou
leur poids maximal autorisé en charge est inférieur à une certaine limite. Cette limite
ne peut pas excéder 3,5 tonnes de charge utile ou six tonnes de poids maximal
autorisé pour les véhicules automobiles isolés.
Le transport national est défini comme étant le transport routier s'effectuant dans les limites
du territoire d'un État membre. En conséquence, tant le chargement que le déchargement
ont lieu dans le même pays. Dans le cas du transport international, le lieu de chargement ou
de déchargement est situé dans un autre pays. Les statistiques des transports routiers
internationaux, fondées sur le concept de nationalité, se distinguent des statistiques des
autres modes de transport, qui reposent sur le concept de territorialité.
Les statistiques fondées sur le concept de territorialité reflètent les entrées et les sorties de
marchandises/véhicules d'un pays, indépendamment de la nationalité du véhicule qui réalise
le transport. Elles dressent, en fait, le tableau complet des transports internationaux de
marchandises du pays déclarant.
Les statistiques fondées sur le concept de nationalité reflètent uniquement les opérations
des véhicules immatriculés dans le pays déclarant (transports effectués par les véhicules
nationaux à partir du/vers le pays déclarant et opérations dans/entre des pays tiers).
Les données statistiques collectées sur la base du concept de territorialité reflètent le flux
total de marchandises et de véhicules vers/à partir d'un pays. On peut donc affirmer que les
statistiques fondées sur le concept de territorialité fournissent le tableau le plus complet des
transports vers/à partir d'un pays et répondent le mieux aux besoins de la plupart des
utilisateurs.
Actuellement, la collecte des données pour les statistiques des transports routiers est
essentiellement fondée sur des enquêtes (par sondage) effectuées auprès des entreprises
de transports ou consistant à prélever directement dans un fichier de véhicules des
échantillons de véhicules immatriculés dans le pays déclarant.
Autrefois, les frontières jouaient un rôle important dans le processus de collecte des données
relatives aux statistiques des transports routiers internationaux. Depuis l'introduction du
document administratif unique en 1998, les États membres de l'UE ne sont plus autorisés à
collecter des statistiques aux frontières intra-communautaires
«physiques», en ce qui
concerne le transport de marchandises par des transporteurs communautaires. Depuis le 1er
janvier 1993, même les documents douaniers, qui constituaient une source potentielle de
données pour les statistiques des transports intra-communautaires, ont été supprimés.
En principe, il est possible de transformer les données sur le transport routier intra-UE,
collectées conformément au concept de nationalité, en données conformes au concept de
territorialité. L'exemple simplifié figurant ci-après vise à clarifier cette question.
L'Allemagne et les Pays-Bas collectent leurs données sur les transports internationaux de
marchandises par route au moyen d'enquêtes directes auprès des entreprises nationales.
Les statistiques nationales fondées sur ces enquêtes ne donnent qu'un aperçu des
transports internationaux effectués par les entreprises en question. Dans le cadre du
règlement, il est prévu que ces données soient également transmises à Eurostat. Si l'on
suppose que le transport routier entre ces pays n'est effectué que par des transporteurs
allemands ou néerlandais, Eurostat sera en mesure de fournir une vue d'ensemble des flux
complets entre ces deux pays, en agrégeant les deux séries de données.
9.3
Données relatives au véhicule
Les statistiques sur les transports routiers dans l’Union européenne portent sur les transports
effectués à l’aide de véhicules commerciaux immatriculés dans le pays déclarant.
9-4
CHAPITRE 9. CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX DÉFINITIONS ET AU
RÈGLEMENT SUR LES EXIGENCES DE PRÉCISION
Un véhicule commercial est défini comme tout véhicule isolé (camion) ou toute combinaison
de véhicules routiers automobiles pour le transport de marchandises, tels que des camions
avec remorque et des véhicules tracteurs avec remorque ou semi-remorque.
Un véhicule est immatriculé dans un pays lorsqu'il figure dans un fichier de véhicules
automobiles commerciaux tenu par un organisme officiel, que cet enregistrement aille ou non
de pair avec la délivrance d'une plaque d'immatriculation. On s'est posé la question de savoir
si c'était le véhicule tracteur (tracteur) ou le véhicule tracté (remorque, semi-remorque) qui
entrait en ligne de compte pour l'inclusion dans les statistiques nationales. Le règlement (CE)
n° 1172/98 du Conseil précise bien que c'est le véhicule tracteur (véhicule automobile
routier) qui constitue l'élément déterminant du point de vue des informations statistiques.
La subdivision en transport «pour compte propre» et transport «pour compte d'autrui» est
considérée comme un élément lié à l'entreprise, au véhicule ou au parcours, en fonction des
règlements sur le transport routier de marchandises en vigueur dans un pays donné et selon
la méthodologie mise en œuvre dans les enquêtes. Bien que ces concepts ne soient pas
définis dans le règlement, ils figurent dans le Glossaire des statistiques de transport publié
conjointement par Eurostat, la CEMT et la CEE-ONU. Le transport «pour compte d'autrui»
est défini comme un transport rémunéré de marchandises ou de passagers pour le compte
de tiers. Le transport «pour compte propre» est défini comme un transport de marchandises
ou de passagers qui n'est pas réalisé pour compte d'autrui.
9.4
Données relatives au parcours
Le règlement distingue les types de parcours suivants :
-
Parcours en charge comprenant une seule opération élémentaire de transport.
-
Parcours en charge comprenant plusieurs opérations de transport, mais n'étant pas
considéré comme un circuit de ramassage ou de distribution.
-
Parcours en charge de type circuit de ramassage ou de distribution.
-
Parcours à vide.
9.4.1
Encodage du lieu de chargement/déchargement
Le lieu de chargement/déchargement des marchandises joue un rôle important dans les
statistiques des transports routiers. Pour un parcours en charge, le lieu de chargement est le
premier lieu où des marchandises sont chargées dans le(s) véhicule(s) routier(s) de
transport de marchandises, qui auparavant étai(en)t entièrement vide(s) (ou le lieu où un
tracteur routier est attelé à une semi-remorque chargée). Toujours pour un parcours en
charge, le lieu de déchargement est le dernier lieu où des marchandises sont déchargées du
véhicule routier de transport de marchandises qui, à partir de là, est entièrement vide (ou le
lieu où le tracteur routier cesse d'être attelé à une semi-remorque). Dans le cas d'une
combinaison d'un camion avec une (des) remorque(s), le parcours en charge se termine
lorsque le camion et la (les) remorque(s) sont complètement vides.
Pour un parcours à vide, le lieu de chargement est le lieu de début du parcours à vide et le
lieu de déchargement est le lieu de fin du parcours à vide.
Le règlement prévoit que le lieu de chargement/déchargement est codifié selon le niveau 3
de la NUTS, pour les États membres de l'Union européenne. La NUTS 2006 est à utiliser à
partir de l'année de référence 2008. Il convient de noter que la nomenclature NUTS est
révisée tous les trois ans et que la version actuelle de cette nomenclature doit être utilisée.
En ce qui concerne les États qui ne font pas partie de l’Union européenne, mais qui sont
parties contractantes de l'accord sur l'Espace économique européen (EEE), la codification
est celle qui est utilisée dans la liste des régions administratives fournies par les pays tiers
9-5
CHAPITRE 9. CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX DÉFINITIONS ET AU
RÈGLEMENT SUR LES EXIGENCES DE PRÉCISION
concernés (liste des régions administratives des pays non-membres de l'UE). Pour les pays
n’appartenant pas à l’EEE, ce sont les codes pays «2-alpha ISO-3166» qui seront utilisés (cf.
annexe 2 du présent manuel, règlement (CE) 2691/1999 de la Commission, annexe G). Pour
de plus amples informations sur ces nomenclatures, il convient de se référer à «Ramon», le
serveur de nomenclatures d’Eurostat : http://ec.europa.eu/eurostat/ramon.
Pendant une période transitoire, l’article
5 du règlement n°
1172/98 ne requérait un
encodage régional complet que pour les parcours situés sur le territoire national. Comme il
existe à présent des conditions techniques permettant l'utilisation d'une codification régionale
efficace tant pour le transport national qu'international, conformément à l’annexe G du
règlement 1172/98, l’article 1 du règlement n° 833/2007 de la Commission stipule que « la
période transitoire visée à l’article 5 du règlement n° 1172/98 prend fin le 31 décembre
2007 ».
9.4.2
Index de codes (ILSE)
Eurostat a élaboré un index de codes visant à aider les États membres à identifier
correctement le code NUTS 3 de toute localité. Cet outil a été soumis pour la première fois
aux États membres lors de la réunion du groupe de travail de mai 1999, sous le nom «ILSE»
(Index of Locations for Statistics in Europe). Il comprend des fichiers de données contenant
des tableaux de correspondance entre les noms de localité et les codes NUTS 3, de même
qu’une application permettant aux utilisateurs de trouver ces fichiers de données. Depuis
lors, le logiciel ILSE continue d’être amélioré et actualisé.
La version actuelle d’ILSE
(1.6.001) est mise en œuvre à l’aide de la langue de
programmation Visual Basic 6.0 et utilise MS Access en tant qu’environnement de base.
ILSE est une application autonome pour Windows XP (SP2). La base MS Access, sur
laquelle est fondée ILSE, est élaborée à partir d’informations disponibles auprès d’Eurostat.
Les sources sont la base SIRE des communes ou des entités administratives équivalentes,
la base PC2NUTS des codes postaux et des informations «localités» et la base BGN/NIMA
des noms géographiques (index).
ILSE a été mis à jour en 2007 afin d’inclure les nouveaux Etats membres et les codes NUTS
2006. Des mises à jours régulières d’ILSE sont effectuées afin de prendre en compte les
modifications apportées à la nomenclature NUTS.
Les codes postaux sont disponibles pour tous les grands Etats membres, la Norvège et la
Suisse. Le Luxembourg constitue une région de niveau NUTS 3, de sorte qu’il n’est pas
nécessaire d’intégrer des tableaux de conversion pour ce pays. Dans le cas de la Grèce, le
nombre de codes postaux est très faible. Il s’ensuit que les informations de haut niveau sur
les codes postaux sont suffisantes pour reporter ces codes sur les cartes des régions NUTS
3. Deux critères de recherche sont disponibles pour retrouver une localité : une recherche
normale et une recherche «fuzzy» utilisant un algorithme Trigram.
9.5
Données liées à la marchandise
9.5.1
Remarques générales
En général, pour le transport de marchandises, les aspects importants du fret sont les
suivants :
• Type de fret (forme).
• Marchandise.
• Caractère dangereux de la marchandise, le cas échéant.
9-6
CHAPITRE 9. CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX DÉFINITIONS ET AU
RÈGLEMENT SUR LES EXIGENCES DE PRÉCISION
L'idéal serait de disposer d'une nomenclature qui combinerait tous ces aspects, mais en
pratique cela n'est pas possible. Dans la plupart des cas, la documentation de base qui doit
être utilisée pour établir les statistiques des transports n'est généralement pas assez
détaillée pour que l'on puisse en tirer des informations aussi complexes. Cela a conduit, par
exemple, à l'élaboration d'une nomenclature distincte pour le type de fret dans le cadre de la
Commission économique des Nations unies pour l'Europe, il y a quelques années. En
principe, le type de fret (essentiellement la façon dont les marchandises sont conditionnées
en vue de leur transport (pour autant qu'elles le soient)) semble être l'élément principal dans
le monde du transport. Il détermine le type de véhicule à utiliser. Cependant, étant donné
qu'il existe un lien étroit entre le type de marchandise et le type de fret (la marchandise
détermine dans une large mesure le type de fret), il est indispensable de disposer
d'informations sur le type de marchandise pour qu'il soit possible de formuler des pronostics
sur le type de fret.
On pourrait être tenté de penser que la marchandise offre suffisamment d'indications sur sa
nature dangereuse, le cas échéant. Il n'en est rien. C'est pourquoi, une nomenclature
distincte s'avère nécessaire. Les règlements sur le transport des marchandises dangereuses
sont tels que tout transporteur engagé dans le transport de ces marchandises n'aura aucun
mal à fournir les données requises.
Le transport est une «activité dérivée». En d’autres termes, le transport n’est pas un but en
soi. Il est toujours étroitement lié à d’autres activités telles que le commerce, l’industrie et
l’agriculture. On pourrait se demander si, à long terme, il est vraiment souhaitable et
nécessaire d'établir une classification distincte pour les statistiques des transports, si ce n'est
pour des raisons de continuité.
Le transport étant une activité dérivée, il serait peut-être souhaitable d'utiliser pour les
statistiques des transports les mêmes nomenclatures que celles utilisées pour les activités
auxquelles le transport est étroitement associé, au lieu d'employer une nomenclature des
marchandises distincte. Dans ce cas, il ne serait pas nécessaire d'utiliser ces nomenclatures
dans tous leurs détails, mais on pourrait se contenter (des agrégats) des niveaux supérieurs.
L'utilisation d'une nomenclature facilitant le lien entre les statistiques de transport et celles
des activités qui y sont associées présente des avantages évidents. «Une transition" vers,
par exemple, le SH (Système harmonisé) ou la CPA (Classification statistique des produits
associée aux activités), présente toutefois l'inconvénient de la discontinuité. La NST n'est
pas seulement utilisée dans le cadre de certaines statistiques nationales, mais est aussi
intégrée par des utilisateurs dans des modèles et d'autres applications, voire dans des
systèmes administratifs.
9.5.2
La marchandise
A partir de l’année de référence 2008, la NST 2007 est «la» nomenclature de marchandises
à utiliser dans l’ensemble des statistiques communautaires des transports.
La NST (Nomenclature uniforme de marchandises pour les statistiques de transports) est
entrée en vigueur en application d'une recommandation de la Commission de la
Communauté économique européenne aux États membres en 1961.
La NST a été élaborée en étroite collaboration avec des experts des six premiers États
membres de la Communauté économique européenne
(CEE), de la Commission
économique des Nations unies pour l'Europe (CEE-NU) ainsi que d'autres organismes
internationaux. Elle a été entièrement mise en concordance avec la CSTE (Classification de
marchandises pour les statistiques de transport en Europe).
Afin d'harmoniser et d'améliorer les statistiques européennes sur les transports, un nombre
limité de modifications, entrées en vigueur le 1er janvier 1967, ont été introduites après
1961. Jusqu’en 2007, cette nomenclature est connue sous le nom de NST/R (Nomenclature
9-7
CHAPITRE 9. CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX DÉFINITIONS ET AU
RÈGLEMENT SUR LES EXIGENCES DE PRÉCISION
uniforme des marchandises pour les statistiques de transport révisée) et elle est utilisée pour
tous les modes de transport dans les publications statistiques communautaires.
Lors d’une réunion Eurostat qui s’est tenue en mars 2000, le principe d’une nouvelle
nomenclature de biens visant à se substituer à la NST/R a été approuvé. La proposition de
nouvelle classification repose essentiellement sur le fait que le critère de classification des
biens est l'activité économique dont les biens concernés sont issus. Cette approche est
identique à celle qui a été utilisée pour la CPA (2008) dont la structure (divisions) est la
même que pour la NACE Rév. 2. Aussi la NST 2007 sera-t-elle basée sur les catégories de
la CPA et non sur la forme physique des biens.
Initialement, la NST/R a été établie à partir de la NIMEXE (Nomenclature des marchandises
pour les statistiques du commerce extérieur de la Communauté et du commerce entre ses
États membres). Depuis le
1er janvier
1988, la nomenclature tarifaire et statistique
communautaire en vigueur est la Nomenclature combinée (NC), qui remplace les anciennes
nomenclatures communautaires NIMEXE
(statistique) et TDC
(tarifs douaniers). La
Nomenclature combinée s'aligne sur le Système harmonisé de désignation et de codification
des marchandises (SH). Le principe de la nouvelle classification NST 2007 repose sur le fait
que le critère de classification des biens est l'activité économique dont les biens sont issus.
Cette approche est identique à celle qui a été utilisée pour la CPA (2008) dont la structure
(divisions) est la même que pour la NACE Rév. 2.
La nomenclature NST 2007 prend en compte l’activité économique dont les biens sont issus.
Cela signifie que chaque élément de la NST 2007 est lié à un élément de la CPA
(Classification des Produits par Activité) et de la NACE
(Nomenclature statistique des
activités économiques dans la Communauté européenne), elles-mêmes cohérentes avec les
nomenclatures correspondantes des Nations Unies, CPC et ISIC.
NST 2007 (Nomenclature uniforme des marchandises pour les statistiques de
transport)
La NST 2007 compte 81 positions, regroupées en 20 divisions, auxquelles correspond un
code systématique à 3 chiffres :
• Les deux premiers chiffres indiquent la division.
• Le troisième chiffre indique le groupe au sein de cette division.
Les critères de classement des 81 positions sont la nature des marchandises, leur degré de
transformation, les conditions de transport et la quantité transportée.
Dans les statistiques du transport routier de marchandises, les 20 divisions de la NST 2007
sont utilisées pour encoder les types de marchandises transportées. La NST 2007 contient
également une table de correspondance avec la CPA 2008.
Pour de plus amples informations sur les nomenclatures susmentionnées, il convient de se
référer
à
«Ramon»,
le
serveur
«Classifications»
d’Eurostat
Les informations suivantes sont disponibles dans CIRCA :
• La correspondance entre la NST 2007 et la NST/R (au niveau 3 chiffres).
• La correspondance entre la NST 2007 et la CPA 2008.
9-8
CHAPITRE 9. CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX DÉFINITIONS ET AU
RÈGLEMENT SUR LES EXIGENCES DE PRÉCISION
CPA 2008 (Classification statistique des produits associée aux activités)
La CPA est la classification officielle des produits par activité de l’Union européenne. La CPA
inclut l’ensemble des activités économiques, à savoir les biens et les services, et fournit dans
l’Union européenne un cadre commun pour la comparaison des statistiques sur les biens et
services. La CPA est liée à la NACE (Nomenclature statistique des activités économiques
dans la Communauté européenne) et les quatre premiers chiffres des éléments de la CPA
sont identiques au code NACE correspondant à l’activité économique dont les biens sont
issus. La CPA est aussi liée à la nomenclature Prodcom et à la Nomenclature Combinée,
autres nomenclatures européennes de produits. La version 2008 de la CPA 2008 est plus
détaillée que ses versions antérieures et contient plus de 300 positions au niveau 6 chiffres.
9.6
Exigences de précision
Lors d‘une réunion du groupe de travail sur les statistiques du transport routier qui s’est
tenue à Luxembourg en mai 1999, Eurostat a présenté un document (Road/99/8) relatif aux
exigences de précision nécessaires pour se conformer aux dispositions de l’article 4 du
règlement n° 1172/98 du Conseil. Ce document présentait des propositions spécifiques
formulées par Eurostat concernant
(a) des mesures de la précision,
(b) la taille de
l’échantillon, (c) l'échantillonnage réparti dans le temps et (d) le taux de réponse.
À cette époque, Eurostat a manifesté son intention de ne pas adopter rapidement un
règlement officiel de la Commission et préférait déterminer des objectifs basés sur les
bonnes pratiques en vigueur dans la majorité des États membres. Des méthodes
d'échantillonnage efficaces permettraient d'obtenir des résultats de meilleure qualité sans
pour autant accroître la charge pesant sur les entreprises.
L’expérience acquise au cours des quatre années suivantes grâce aux enquêtes menées par
les États membres en application du règlement n° 1172/98 a révélé que la majorité des pays
étaient en mesure d'atteindre les objectifs concernant les mesures de la précision et
l’échantillonnage réparti dans le temps. L’objectif fixé pour le taux de réponse a été difficile à
atteindre pour certains pays en raison essentiellement de problèmes de qualité des
répertoires d'échantillons.
9.6.1
Règlement de la Commission sur les exigences de précision
Sur la base de l’expérience ainsi acquise, le règlement n° 642/2004 de la Commission
relatif aux exigences de précision applicables aux données collectées en vertu du
règlement (CE) n° 1172/98 du Conseil relatif au relevé statistique des transports de
marchandises par route a été approuvé à des fins de formalisation des exigences de
précision à respecter. Une copie de ce règlement figure à l’annexe 5 du présent manuel.
a) L’article premier du règlement n° 642/2004 de la Commission fixe les périodes à
couvrir dans une enquête . Les méthodologies d'échantillonnage des États membres
doivent couvrir toute période possible d'une année en vue d'éviter les distorsions. Si
certaines des périodes d'un trimestre ne sont pas couvertes, il est difficile de calculer et
d'appliquer des facteurs de pondération pour tenir compte des variations des activités de
transport au cours du trimestre en question (en raison, par exemple, de périodes de
vacances ou de mauvais temps).
Lorsque le stock total de véhicules de transport de marchandises susceptibles d’être
inclus dans l’enquête par un État membre est inférieur à 25.000 véhicules ou que le stock
total de ces véhicules actifs dans le transport international est inférieur à 3.000 véhicules,
une enquête doit couvrir au minimum 7 semaines sur les 13 que compte un trimestre.
9-9
CHAPITRE 9. CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX DÉFINITIONS ET AU
RÈGLEMENT SUR LES EXIGENCES DE PRÉCISION
b) L’article 2 du règlement prescrit le pourcentage d’erreur-type des estimations
annuelles pour les trois principales variables de transport collectées par les États
membres dans les enquêtes menées en application du règlement 1172/98. La mesure de
la précision requise est le pourcentage d'erreur-type (95% de confiance) des estimations
annuelles concernant les tonnes transportées, les tonnes-kilomètres réalisées et le
nombre total de kilomètres parcourus en charge pour le volume total et le volume national
des transports de marchandises par route. Il est calculé en divisant l'erreur-type du
paramètre estimé par la valeur estimée du paramètre et en multipliant par 1,96 fois 100.
On se reportera au chapitre 3.4 et à la page 10-20 pour d’autres précisions sur l’erreur-
type.
Le règlement n° 642/2004 de la Commission énonce que le pourcentage d’erreur-type
(95% de confiance) des estimations annuelles concernant les six variables mentionnées
ci-dessus ne dépassera pas + 5%. Comme à l’article premier, la limite est rehaussée à +
7% maximum pour les pays dans lesquels le stock total de véhicules relevant du champ
d’application de l’enquête est inférieur à 25.000 ou lorsque le stock total de véhicules
actifs dans le transport international est inférieur à 3.000 véhicules.
c) L’article 3 du règlement définit les données qu'un État membre doit communiquer
chaque trimestre afin de permettre à Eurostat de calculer la taille de l'échantillon ainsi que
les taux de réponse et de qualité du répertoire. Ces informations doivent être
communiquées dans le format du tableau B des tableaux supplémentaires
(voir le
chapitre 13-3 ou l’annexe au règlement n° 642/2004 pour les détails du tableau). Les
données contenues dans le tableau B doivent se rapporter au trimestre complet couvert
par la période d’enquête, des données mensuelles n’étant pas nécessaires.
L’article 3 définit également le taux de réponse et le taux de qualité du répertoire pour les
besoins du présent règlement. Le taux de réponse qui mesure le pourcentage d’unités
de l'échantillon à qui le questionnaire a été envoyé et pour lesquelles une réponse a été
reçue (utilisable ou non, en dehors des refus de participer), est défini comme « le nombre
de questionnaires envoyés aux unités d'échantillonnage moins à la fois le nombre d'unités
refusant de participer et le nombre d’unités pour lesquelles aucune information n'a été
reçue, divisé par le nombre de questionnaires envoyés, exprimé en pourcentage ».
Le taux de qualité du répertoire est défini comme le « nombre de questionnaires
utilisables envoyés par les unités d’échantillonnage, divisé par le nombre de
questionnaires envoyés moins ceux classés comme non-réponse » exprimé en
pourcentage.
d) L'article
4 du règlement exempte l'État membre dont le stock total de véhicules
utilisés dans les transports internationaux de marchandises est inférieur à
1.000 véhicules, de l'application du règlement.
9.6.2
Application du règlement sur les exigences de précision lorsque le
stock de véhicules est limité
Pour les États membres dont le stock de véhicules total est relativement limité, les articles
1.2 et 2.2 du règlement imposent des conditions moins strictes que pour les autres pays. De
même, l'article 4 ne fait pas obligation à un État membre qui compte un nombre très limité de
véhicules utilisés dans le transport international d’appliquer le présent règlement.
Certains États membres exécutent des enquêtes distinctes sur les transports nationaux et
internationaux de marchandises par route, en particulier lorsque le transport international
représente un très faible pourcentage du transport total. D’autres pays appliquent une
enquête unique pour couvrir la totalité du transport de marchandises par route.
9-10
CHAPITRE 9. CONCEPTS GÉNÉRAUX SE RAPPORTANT AUX DÉFINITIONS ET AU
RÈGLEMENT SUR LES EXIGENCES DE PRÉCISION
Lorsque le stock total de véhicules de transport de marchandises relevant du champ
d'application de l'enquête est inférieur à 25.000 dans un État membre, les articles 1.2 et 2.2
du règlement s'appliquent, que le pays mène une enquête ou des enquêtes distinctes sur les
transports nationaux et internationaux des marchandises par route.
Lorsque le stock total de véhicules actifs dans le transport international est inférieur à
3.000 véhicules, quel que soit le stock total de véhicules relevant du champ d’application de
l’enquête dans ce pays, les articles 1.2 et 2.2 du règlement s'appliquent également.
Lorsque le stock total de véhicules de transport de marchandises actifs dans le transport
international est inférieur à
1.000 véhicules quel que soit le stock total de véhicules
concernés dans ce pays, l'État membre n’est pas tenu d’appliquer le règlement. Eurostat
souhaiterait alors que l’État membre s’efforce d’atteindre les exigences de précision définies
aux articles 1.2 et 2.2 pour le volume national du transport de marchandises par route.
9-11
Chapitre 10
DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET
CODES
10-1
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
10.1
Définition et codification des variables
Les définitions de l’ensemble de variables visées dans le règlement (CE) n° 1172/98 du
Conseil sont exposées ci-après (y compris, le cas échéant, les codes à utiliser pour ces
variables lorsque les données sont soumises à Eurostat en application du règlement).
Les variables sont réparties en quatre catégories :
• Les variables générales.
• Les variables relatives au véhicule.
• Les variables relatives au parcours.
• Les variables relatives à la marchandise.
À l'intérieur de ces quatre catégories, les variables sont classées dans l'ordre logique des
définitions. Si les données correspondant à une variable doivent être transmises à
Eurostat en application du règlement, la référence de champ d'Eurostat pour
l'enregistrement informatique est indiquée (voir partie C, chapitre 11).
Un grand nombre de variables figurant dans le règlement ont déjà été définies dans le
Glossaire des statistiques de transport (voir introduction, partie IV). La version française
du règlement utilise à plusieurs reprises une formulation légèrement différente pour
certaines variables. Lorsque la formulation utilisée pour définir les variables de ce chapitre
provient du glossaire, elle est suivie de la formulation alternative du règlement.
Pour faciliter le repérage, une nouvelle page correspond à chaque nouvelle variable. À la
fin du chapitre figure un index alphabétique des variables, qui renvoie à la page où débute
la définition de chaque variable.
10-3
Partie 10.1.1
Variables générales
10-5
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Pays déclarant
Référence de champ pour l'enregistrement informatique <Rcount>
Première occurrence dans le règlement
Le terme équivalent «État membre» est utilisé à l'article premier.
Définition
On entend par «pays déclarant» tout État membre de l'Union européenne ou tout pays
appartenant à l’association européenne de libre-échange (AELE). L'Islande est exemptée
de transmettre les données exigées par le présent règlement.
Nomenclature et codes à utiliser
États membres de l'UE (codes de pays à deux lettres de la NUTS) et pays de l’AELE.
États membres de l'UE
Autres pays
Nom de pays
Code
Nom de pays
Code
Belgique
BE
Islande
IS
Bulgarie
BG
Liechtenstein
LI
République tchèque
CZ
Norvège
NO
Danemark
DK
Suisse
CH
Allemagne
DE
Estonie
EE
Grèce
GR
Espagne
ES
France
FR
Irlande
IE
Italie
IT
Chypre
CY
Lettonie
LV
Lituanie
LT
Luxembourg
LU
Hongrie
HU
Malte
MT
Pays-Bas
NL
Autriche
AT
Pologne
PL
Portugal
PT
Roumanie
RO
Slovénie
SI
République slovaque
SK
Finlande
FI
Suède
SE
Royaume-Uni
UK
10-7
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Année
Référence de champ pour l'enregistrement informatique <Year>
Première occurrence dans le règlement
Article 7
Définition
Temps nécessaire à la terre pour effectuer une révolution autour du soleil
Source de la définition
Dictionnaire
Explications et exemples
Pour les besoins du règlement, une année ne doit pas nécessairement corres pondre
exactement à une année civile. L'année se compose des quatre trimestres couvrant la
majeure partie des jours entrant en ligne de compte dans l'année calendaire. Elle peut
inclure certains jours de l'année précédente et/ou de l'année suivante.
Par exemple, dans un pays donné, la collecte des données du premier trimestre 1999
peut avoir commencé le 4 janvier et celle du quatrième trimestre de la même année peut
s'être terminée le 2 janvier 2000.
Codes à utiliser
Il convient d'utiliser les quatre chiffres de l'année, c'est-à-dire 1999, 2000 ou 2001, le cas
échéant.
10-8
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Trimestre (d’une année)
Référence de champ pour l'enregistrement informatique <Quarter>
Première occurrence dans le règlement
Article 5
Définition
Le quart d'une année
Source de la définition
Dictionnaire
Explications et exemples
Pour les besoins du règlement, il n'est pas nécessaire que le trimestre coïncide avec les
mois calendaires correspondants ou que le premier trimestre débute le 1er janvier.
Un trimestre comprend normalement 13 semaines. Une année peut occasionnellement
être composée de 53 semaines. Si c'est le cas, le quatrième trimestre de l'année doit
nécessairement durer 14 semaines.
Le début du premier trimestre peut coïncider avec le premier jour de l'année qui
correspond au premier jour habituel d'une période d'observation. Par exemple, si la
période d'enquête s'étend sur une semaine et si le premier jour de chaque période est un
lundi, mais que le 1er janvier est un samedi, comme c'est le cas en 2000, le premier
trimestre doit alors durer 13 semaines et débuter le lundi 3 janvier.
Nomenclature et codes à utiliser
Description
Code
Premier trimestre
Q1
Deuxième trimestre
Q2
Troisième trimestre
Q3
Quatrième trimestre
Q4
10-9
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Eurostat
Première occurrence dans le règlement
Article 2
Définition
Le service de la Commission de la production des statistiques communautaires.
Source de la définition
Article 2 du règlement (CE) n° 1172/98 du Conseil
10-10
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Mode de transport
Terminologie alternative
Moyen de transport
Première occurrence dans le règlement
Annexe A
Définition
Une des six principales formes de transport
Explications et exemples
Les principaux modes de transport sont : Le transport aérien.
Le transport maritime.
Le transport ferroviaire.
Le transport routier.
Le transport par voies navigables intérieures.
Le transport par oléoducs.
L'annexe A du règlement (CE) n° 1172/98 du Conseil préfère le terme «moyen de
transport» au terme habituel «mode de transport».
10-11
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Route
Première occurrence dans le règlement
Dans le titre du règlement
Définition
Voie de communication utilisant une assise stabilisée autre que des rails ou des pistes
pour avion, ouverte à la circulation publique et destinée essentiellement à l'usage des
véhicules routiers automobiles se déplaçant par leurs propres roues.
Source de la définition
Glossaire des statistiques de transport, partie B, paragraphe I.01.
Explications et exemples
Sont inclus les routes passant sous et sur les ponts, les tunnels, les structures d'appui, les
embranchements, les carrefours et les échangeurs. Les routes à péage sont également
incluses. Les pistes cyclables spécialisées sont exclues.
Dans l'optique du règlement, l'élément le plus important de la définition est le fait que la
route soit ouverte à la circulation publique.
10-12
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Transport routier
Première occurrence dans le règlement
Article 1
Définition
Tout mouvement de marchandises et/ou de voyageurs à bord d'un véhicule routier, sur un
réseau routier donné
Source de la définition
Glossaire des statistiques de transport, partie B, paragraphe V.01.
Explications et exemples
Lorsqu'un véhicule routier est transporté par un autre véhicule, seuls les mouvements du
véhicule qui réalise le transport (moyen de transport actif) sont pris en compte.
10-13
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Transport national
Première occurrence dans le règlement
Article 5
Terminologie alternative
Peut-être désigné par le terme transport «intérieur»
Définition
Transport routier entre deux lieux (un lieu de chargement et un lieu de déchargement)
situés dans le même pays, effectué par un véhicule immatriculé dans le pays en question.
Source de la définition et explications
Dans le Glossaire des statistiques de transport, le transport routier national est défini
comme étant le transport routier à l'intérieur d'un même pays, quel que soit le pays dans
lequel le véhicule est immatriculé (partie B, paragraphe V.02.). Autrement dit, la définition
est fondée sur le concept de territorialité (voir chapitre 9, point 9.2).
Pour les besoins du règlement, une définition restreinte du transport routier national a été
adoptée, afin d'exclure le cas où le chargement et le déchargement ont lieu tous deux
dans le même pays, alors que le véhicule routier automobile n'est pas immatriculé dans le
pays en question. Ce type de transport particulier est appelé «cabotage».
Le transport national peut inclure le transit (sans chargement ou déchargement) par un
pays tiers. À titre d'exemple, un parcours de Lille à Strasbourg (transport national pour la
France) peut inclure un transit par le Luxembourg afin d'emprunter l'autoroute.
10-14
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Transport international
Première occurrence dans le règlement
Article 5
Définition
Transport routier entre deux lieux (un lieu de chargement et un lieu de déchargement)
situés dans deux pays distincts et cabotage routier. Un tel transport peut nécessiter un
transit par un ou plusieurs autres pays.
Source de la définition et explications
Dans le Glossaire des statistiques de transport (partie B, paragraphe V.04), le transport
routier international est défini comme le transport routier entre deux lieux (un lieu de
chargement et un lieu de déchargement) situés dans deux pays différents,
indépendamment du pays dans lequel le véhicule est immatriculé. Cette définition intègre
donc les transports déclarés effectués par des tiers
(conformément au concept de
nationalité), c’est-à-dire les transports entre deux pays effectués par un transporteur d’un
pays tiers.
Pour les besoins du règlement, une définition élargie du transport routier international a
été adoptée afin d'y inclure le «cabotage» - ce terme désigne le fait que le chargement et
le déchargement ont lieu tous deux dans le même pays, alors que le véhicule routier
automobile n'est pas immatriculé dans le pays en question.
Aux termes du règlement, les transports routiers internationaux se subdivisent en 4
catégories :
• Expédition internationale - chargement dans le pays déclarant et déchargement dans
un autre pays.
• Destination internationale - déchargement dans le pays déclarant et chargement dans
un autre pays.
• Transport effectué par des tiers - chargement et déchargement dans deux pays
différents autres que le pays déclarant.
• Cabotage - chargement et déchargement dans un même pays autre que le pays
déclarant.
Pour un transporteur allemand, les types de transport suivants sont des transports
internationaux :
Chargement en Allemagne et déchargement en Belgique.
Chargement en Italie, transit par l'Autriche et déchargement en Allemagne.
Chargement au Royaume-Uni, transit par la France, la Belgique, l'Allemagne et l'Autriche,
puis déchargement en Hongrie.
(La page suivante de ce chapitre, consacrée au «cabotage», donne des exemples de
cette forme de transport).
10-15
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Cabotage
Première occurrence dans le règlement
Bien que le cabotage routier ne soit pas mentionné en tant que tel dans le règlement,
cette forme de transport doit être incluse dans le relevé statistique transmis à Eurostat.
Définition
Cabotage routier : transport routier entre deux lieux (un lieu de chargement et un lieu de
déchargement) situés dans un même pays, effectué par un véhicule immatriculé dans un
autre pays. Un tel transport peut nécessiter un transit par un ou plusieurs autres pays.
Source de la définition
Glossaire des statistiques de transport, partie B, paragraphe V.03.
Explications et exemples
Dans l'optique du concept de territorialité, le cabotage constitue une forme de transport
national. Cependant, les données sur le cabotage routier doivent être considérées comme
faisant partie du transport international, étant donné que le règlement requiert de collecter
des statistiques par pays et qu'en l'espèce, l'opération n'est pas effectuée dans le pays ou
le véhicule est immatriculé.
À titre d'exemple, si un véhicule immatriculé au Royaume-Uni charge des marchandises à
Londres et les décharge à Paris, il s'agit d'un parcours international. Si ce véhicule charge
ensuite des marchandises à Paris et les décharge à Lille (France), il s'agit d'une opération
de cabotage, considérée comme un parcours international au sens du règlement. Si le
même véhicule charge ensuite des marchandises à Lille et les décharge à Londres, il
s'agira de nouveau d'un parcours international.
Note
Le terme «cabotage» est emprunté aux transports maritimes et désigne dans ce contexte
le transport par mer de marchandises entre deux ports situés dans le même pays, quelle
que soit la nationalité du navire.
10-16
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Trafic tiers
Première occurrence dans le règlement
Bien que le trafic tiers ne soit pas mentionné en tant que tel dans le règlement, cette
forme de transport doit être incluse dans le relevé statistique transmis à Eurostat.
Définition
Transport routier international effectué par un véhicule routier automobile immatriculé
dans un pays tiers.
Source de la définition
Glossaire des statistiques de transport, partie B, paragraphe V.05.
Explications et exemples
Par pays tiers, il faut entendre tout pays autre que le pays de chargement ou de
déchargement.
Un véhicule immatriculé aux Pays-Bas chargeant des marchandises en Allemagne et les
déchargeant en Espagne (ce qui implique un transit par la France) constitue un exemple
de trafic tiers.
10-17
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Échantillon - taille d'échantillon
Première occurrence dans le règlement
Article 7
Définition
Échantillon
Partie d'une population ou sous-ensemble tiré d'un ensemble
d'unités, obtenu au moyen d'un processus donné ou autrement,
généralement en opérant une sélection délibérée, en vue d'étudier
les propriétés de la population mère ou de l'ensemble de référence.
Taille d'échantillon Nombre d'unités de sondage que doit comporter un échantillon.
Dans le cas d'un échantillon à plusieurs étages, ce nombre se
réfère au nombre d'unités du dernier étage de l'échantillon.
Source de la définition
A Dictionary of Statistical Terms, Kendal et Buckland (Longman 1975)
Explications et exemples
L’expérience acquise à partir des enquêtes sur le transport de marchandises par route
réalisées par les États membres en application du règlement n° 1172/98 montre que la
précision des estimations des variables est, en général, largement associée au nombre
d’enregistrements
(véhicules) fournissant des informations pour les estimations. Ce
commentaire s’applique à tous les pays menant des enquêtes concernant le transport de
marchandises par route conformément aux dispositions du règlement n° 1172/98. La
relation n’est pas exacte. Pour certains pays, les types de travaux entrepris et la nature
géographique des zones avoisinantes ainsi que la stratification de l’enquête qui peut être
réalisée sont susceptibles de donner des résultats d’une meilleure précision ou d’une plus
large précision que la moyenne.
Si un pays mène une enquête dans laquelle l'unité d'échantillonnage primaire est une
entreprise plutôt qu'un véhicule de transport de marchandises par la route, la taille de
l'échantillon doit être plus grande pour obtenir la même estimation de précision fournie par
une enquête où l'unité d'échantillonnage primaire sont les véhicules routiers, en raison de
l’effet de recoupement de l’échantillon (voir le chapitre 3.4.5 sur l’échantillonnage par
grappes et à plusieurs degrés).
D’une façon générale, si une enquête sur le transport de marchandises par route contient
un minimum de 5.000 fichiers de véhicules (enregistrements A1), le pourcentage d'erreur-
type (95% de confiance) des estimations annuelles des tonnes transportées, tonnes-
kilomètres réalisées ou kilomètres parcourus en charge sera inférieur à
+ 5%. Voir le
chapitre 9.6 et la page 10-20 pour des informations sur le pourcentage d'erreur-type.
L’article premier du règlement n° 642/2004 de la Commission (voir chapitre 9.6 et
annexe 5) définit les périodes couvertes par l’enquête . Les méthodologies
d’échantillonnage des États membres doivent couvrir toute période possible d’une année,
le but étant d’éviter les distorsions. Si certaines des périodes d’un trimestre ne sont pas
couvertes, il est difficile de calculer et d’appliquer des facteurs de pondération pour les
variations des activités de transport (par suite de périodes de vacances et de mauvais
temps) au cours du trimestre en question.
Lorsque le stock total de véhicules de transport de marchandises susceptible d'être inclus
dans l'enquête par un État membre est inférieur à 25.000 véhicules ou lorsque le stock
total de véhicules actifs dans le transport international est inférieur à 3.000 véhicules,
l'enquête porte au minimum sur 7 des 13 semaines que compte un trimestre.
10-18
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Taux de non-réponse
Première occurrence dans le règlement
Article 7
Définition
Il se produit une non-réponse dans une enquête par sondage si aucune communication
de quelque forme que ce soit n'a pu être établie au cours de la période d'enquête avec
l'unité statistique sollicitée ou si l'unité en question a signifié son refus de participer à
l'enquête. Si une réponse a été reçue, mais que l'information n'a pu être comptabilisée
dans l'enquête en raison de la mauvaise qualité ou du caractère incomplet des réponses
aux questions, il s'agit également d'une non-réponse. La proportion de ces unités dans
l'échantillon est appelée «taux de non-réponse».
Source de la définition
Article 3 du règlement n° 642/2004 de la Commission
Explications et exemples
Il arrive que l'impossibilité d'obtenir des informations de la part d'un individu (ou d'une
unité) désigné(e), pour des raisons telles que la présence d'une information erronée dans
le fichier à partir duquel l'échantillon est prélevé (véhicule vendu, mis au rebut ou loué,
entreprise ayant cessé son activité, etc.) soit également considérée comme une non-
réponse. Néanmoins ces réponses inutilisables ne constituent pas une non-réponse. En
effet, si cette information avait été connue de l'équipe chargée de l'enquête, l'unité en
cause aurait été exclue de la base de sondage dès le début.
Les termes «réponse incomplète» ou «réalisation incomplète» peuvent être utilisés dans
les cas où des informations sur la plupart des aspects de l'unité de sondage sont
disponibles, mais pas sur tous les aspects souhaités.
L’article 3 du règlement n° 642/2004 de la Commission relatif aux exigences de précision
applicables aux données collectées en vertu du règlement (CE) n° 1172/98 du Conseil
relatif au relevé statistique des transports de marchandises par route définit les
informations qu'un État membre doit communiquer chaque trimestre pour permettre à
Eurostat de calculer la taille de l'échantillon, ainsi que les taux de réponse et de qualité du
répertoire. Les données sont fournies dans le format du tableau B des tableaux
supplémentaires (voir chapitre 13-3 ou l'annexe au règlement n° 642/2004 pour les détails
sur le tableau). L'article 3 définit également le taux de réponse et le taux de qualité du
répertoire pour les besoins du présent règlement.
Le taux de réponse qui mesure le pourcentage d’unités de l'échantillon à qui le
questionnaire a été envoyé et pour lesquelles une réponse a été reçue (utilisable ou non,
en dehors des refus de participer), est défini comme « le nombre de questionnaires
envoyés aux unités d'échantillonnage moins à la fois le nombre d'unités refusant de
participer et le nombre d’unités pour lesquelles aucune information n'a été reçue, divisé
par le nombre de questionnaires envoyés, exprimé en pourcentage ».
Le taux de qualité du répertoire est défini comme le « nombre de questionnaires
utilisables envoyés par les unités d’échantillonnage, divisé par le nombre de
questionnaires envoyés moins ceux classés comme non-réponse » exprimé en
pourcentage.
Le règlement n° 642/2004 de la Commission ne spécifie pas de niveau de taux de
réponse requis. Lors d’une réunion du groupe de travail sur les statistiques du transport
routier qui s’est tenue à Luxembourg en juillet 2002, Eurostat a présenté un document
(Road 2003/9/EN) contenant des propositions spécifiques sur le taux de réponse.
Eurostat a proposé que les États membres visent à réaliser un taux de réponse minimum
de 90% et un taux de qualité du répertoire minimum de 75%.
10-19
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Erreur-type
Première occurrence dans le règlement
Article 7
Définition
Racine carrée positive de la variance de la distribution d'échantillonnage d'une statistique.
Source de la définition
A Dictionary of Statistical Terms, Kendal et Buckland (Longman 1975)
Explications et exemples
Dans une estimation ou une prévision, la valeur estimée ou prévue est délimitée par un
intervalle de valeurs, déterminé au moyen d'erreurs-types, d'intervalles de confiance ou
de méthodes semblables, au sein duquel la valeur est censée se situer avec une certaine
probabilité. Cet intervalle est appelé «intervalle d'erreur».
Dans une enquête par sondage, il faut estimer un certain nombre de paramètres, parmi
lesquels figure généralement la valeur moyenne (moyenne) ou totale d'une variable.
L'erreur-type mesure la variation de la moyenne ou de la valeur totale du paramètre
estimé. Chaque unité de l'échantillon fournit une valeur du paramètre, ce qui permet
ensuite de calculer une estimation de la valeur moyenne et de l'écart-type. Cet écart-type
(la racine carrée de la variance) mesure la variation des valeurs du paramètre observées
sur l'ensemble des unités de l'échantillon.
Lorsque la taille de l'échantillon ne représente qu'un petit pourcentage de la taille de la
population d'ensemble et dans le cas d'un échantillonnage simple au hasard, l'erreur-type
de la moyenne est égale à l'écart-type de l'échantillon divisé par la racine carrée positive
du nombre d'observations de l'échantillon. Quant à l'erreur-type de la valeur agrégée du
paramètre, elle est égale à l'erreur-type de la moyenne multipliée par le nombre total
d'unités de la population à partir de laquelle l'échantillon a été prélevé. Les formules pour
le calcul des erreurs-types dans le cas d'échantillons stratifiés sont indiquées dan la partie
A, chapitre 3.
La mesure transmise à Eurostat doit être dénommée «pourcentage d’erreur-type de
l’estimation
(confiance de
95%)». Elle est calculée en divisant l'erreur-type du
paramètre estimé par la valeur estimée du paramètre, puis en multipliant le tout par une
quantité égale à 1,96 fois 100. Elle peut aussi être calculée en multipliant le coefficient de
variation du paramètre par une quantité égale à 1,96 fois 100.
L’article 2 du règlement n° 642/2004 de la Commission (voir le chapitre 9.6 et l'annexe 5)
stipule que le pourcentage d'erreur-type (95% de confiance) requiert que les estimations
annuelles pour les trois principales variables de transport collectées par les États
membres dans le cadre des enquêtes menées en vertu du règlement n° 1172/98 ne
dépassera pas + 5%. La limite est portée à + 7% maximum pour un pays où le stock total
de véhicules de transport de marchandises relevant du champ d’application de l’enquête
est inférieur à 25.000 véhicules ou que le stock total de véhicules actif dans le transport
international est inférieur à 3.000 véhicules.
10-20
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Intervalle de confiance
Première occurrence dans le règlement
Article 7
Définition
En supposant qu'il soit possible de définir deux statistiques t1 et t2 (qui soient uniquement
des fonctions des valeurs de l'échantillon) telles que Pr (t1 Ω θ Ω t2)
=α, où θ est un
paramètre à estimer et α une probabilité constante donnée, l'intervalle délimité par t1 et t2
est appelé intervalle de confiance.
Si l'on affirme que θ est compris dans cet intervalle, la proportion de α cas où cette
affirmation sera vraie par rapport au nombre total d'affirmations est égale, en moyenne, à
α.
Source de la définition
A Dictionary of Statistical Terms, Kendal et Buckland (Longman 1975).
Explications et exemples
Dans une estimation ou une prévision, la valeur estimée ou prédite est délimitée par un
intervalle de valeurs, déterminé au moyen d'erreurs-types, d'intervalles de confiance ou
de méthodes semblables, au sein duquel la valeur est censée se situer avec une certaine
probabilité. Cet intervalle est appelé «intervalle d'erreur».
L'intervalle de confiance de 95% d'un paramètre est l'intervalle calculé en additionnant à
et en soustrayant de la valeur estimée du paramètre l'erreur-type du paramètre multiplié
par
1,96. Il est souvent utile d'exprimer l'intervalle de confiance sous forme de
pourcentage de la valeur estimée, surtout lorsque l'on souhaite comparer les intervalles
de confiance de plusieurs enquêtes ou la précision des estimations de plusieurs
paramètres pour une même enquête.
10-21
CHAPITRE 10. DÉFINITION DES VARIABLES, NOMENCLATURES ET CODES
Administration centrale
Première occurrence dans le règlement
Article 1
Définition
Organisme appartenant au gouvernement central d'un pays
Explications et exemples
Par référence aux nomenclatures des activités, les classes suivantes sont concernées :
NACE Rév. 2 - Nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté
européenne, JO L 216 du 21 août 2007.
SECTION O ADMINISTRATION PUBLIQUE
Division 84 Administration publique et défense; sécurité sociale obligatoire
Groupe 84.1 Administration générale, économique et sociale
84.11 Administration publique générale
84.12 Administration publique (tutelle) de la santé, de la formation, de la culture et
des services sociaux, autre que sécurité sociale
84.13 Administration publique (tutelle) des activités économiques
Groupe 84.2 Services de prérogative publique
84.21 Affaires étrangères
84.22 Défense
84.23 Justice
84.24 Activités d'ordre public et de sécurité
84.25 Services du feu et de secours
Groupe 84.3 Sécurité sociale obligatoire
84.30 Sécurité sociale obligatoire
10-22

 

 

 

 

 

 

 

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